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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 09:25

C’est un contrôle comme il s’en pratique à chaque vendange qui a révélé la situation. Vendredi en fin d’après-midi, les gendarmes, accompagnés par les agents de la Mutualité sociale agricole, des services de l’hygiène et des douanes se sont rendus dans une maison de Fleury-la-Rivière.

Sur place, ils ont découvert que 240 Polonais, engagés pour les vendanges, logeaient dans des conditions insalubres. Selon les premiers éléments recueillis sur place, ils auraient été jusqu’à 12 personnes dans une pièce prévue pour en accueillir seulement quatre. En outre, ils auraient été nourris avec des aliments périmés.

Les bénévoles de la Croix-Rouge sont arrivés à Damery, vendredi à 18 heures. À la salle des fêtes, mise à disposition par la municipalité, ils ont installé un «CAI», entendez, un «centre d’accueil des impliqués». Une procédure déployée dans des situations dites d’urgence. 97 des 240 vendangeurs y ont été pris en charge pour la nuit.

La majorité des cueilleurs polonais sont repartis en car au cours du week-end. Il en restait encore quelques-uns hier «pour terminer le travail».

Du côté de l’enquête, celle-ci est actuellement confiée aux gendarmes d’Épernay dans le cadre de ce que l’on appelle l’enquête de flagrance.

Elle pourrait durer jusqu’à seize jours, beaucoup d’éléments restants à vérifier, notamment la présence de contrats de travail, ce qui semblerait ne pas être le cas. Ces Polonais pourraient avoir été logés par un prestataire qui louait ensuite leurs services aux vignerons de la région. Aucune personne n’a donc été mise en examen pour l’instant et aucune garde à vue n’était en cours hier soir. Ce n’est qu’à l’issue de cette enquête et des synthèses fournies par les différentes administrations qui ont pris part au contrôle que le parquet de Châlons-en-Champagne décidera s’il convient d’engager ou non des poursuites.

240 vendangeurs polonais logés dans une maison insalubre
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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 11:29

Environ 450 personnes se sont réunies ce samedi matin, à 10 heures, place d'Armes à Vitry-le-François, pour contester la fermeture la maternité décidée en juillet dernier.

A 11 heures, le cortège a pris la direction de l'hôtel de Ville. Des délégations CGT de la Marne sont venues apporter leur soutien aux manifestants.

A l'appel de l'intersyndicale, les manifestants ont déposé une motion à la mairie ainsi qu'à la sous-préfecture de la ville. 

Avec cette suppression, les femmes enceintes devraient se diriger vers les maternités de Saint-Dizier ou de Châlons-en-Champagne.

400 personnes manifestent pour la maternité
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 15:10

Mercredi, l’intersyndicale CGT-CFDT-FO-CGC faisait le point devant les salariés réunis en assemblée générale. L’occasion de rappeler les actions engagées par les représentants du personnel. Une délégation a été ainsi reçue par le préfet de l’Aube le 10 septembre puis par le député maire de Troyes, François Baroin, le 11 septembre. Le préfet s’est ainsi engagé à envoyer un courrier invitant les actionnaires saoudiens à venir en France discuter de l’avenir de Petitjean. «Ce courrier a bien été envoyé, mais pour l’instant nous n’avons aucun retour». Les négociations avec la direction sur le plan de sauvegarde pour l’emploi se poursuivent. Par ailleurs, l’intersyndicale a saisi le tribunal de commerce afin qu’il apporte son expertise sur une situation financière jugée confuse : le plan social, et ses 120 licenciements, s’appuie en effet sur des comptes 2013 qui n’ont pas été certifiés par les commissaires aux comptes. Le tribunal auditionnera les différentes parties le 29 septembre.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 19:50

En grève depuis l’annonce de la fermeture du site, mardi dernier, les 70 salariés d’Air Liquide étudiaient hier les conditions d’une reprise.

Gagner plus en travaillant moins. C’est en somme ce que la direction d’Air Liquide Welding France a offert ses salariés du site de Châlons-en-Champagne, en grève depuis une semaine. Pour qu’ils reprennent le travail, et en attendant la conclusion du plan social, elle leur octroie une prime de 1 000 euros par mois travaillé, à la condition qu’ils fournissent au moins 50 % de la quantité de produits attendue.

Les 70 salariés de l’usine d’Air Liquide Welding France, «dernier site français de production de consommables de soudage», se réunissaient, ce matin, en assemblée générale pour donner (ou non) leur aval à cette reprise « molle ».

Le secrétaire du comité central d’établissement et délégué syndical CFTC (majoritaire à Châlons) poursuivait les négociations afin «d’obtenir de meilleures mesures d’âge, de congés de reclassement et d’indemnités supra légales. Le Plan de sauvegarde de l’emploi doit être à la hauteur de la maison mère, à savoir Air Liquide, cotée au CAC 40, qui a engrangé 1,7 milliard d’euros de bénéfices».

Le délégué syndical n’oublie pas le volet économique : «Benoist Apparu s’emploie à obtenir du groupe Air Liquide une nouvelle activité sur ce site de 15 000 m2 avec un maximum d’embauches

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 19:49

Le tribunal de commerce, qui devait se prononcer sur la reprise de l’entreprise Simpa, a repoussé sa décision au 29 septembre. Il accorde ainsi un nouveau délai à des sociétés ou investisseurs pour leur permettre de préciser et de boucler leur dossier.

Pour le moment, une seule offre de reprise globale a été déposée par un fonds d’investissement allemand. Cette offre prévoit 170 licenciements sur les 450 salariés répartis sur les trois sites aubois du fabricant de portes, fenêtres et escaliers.

Le groupe Simpa qui fabrique des portes, fenêtres et escaliers a été placé en redressement judiciaire le 29 juillet dernier.

La semaine dernière, les salariés avaient manifesté devant leur usine de Vendeuvre-sur-Barse pour faire part de leur inquiétude concernant les licenciements.

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 19:47

L’inquiétude gagne du terrain dans les ateliers et bureaux de Vachette (Assa Abloy), face à la menace de délocalisation de deux gammes de produits vers les pays de l’Est ou l’Asie.

Après un mouvement de grève qui avait duré six jours fin juillet, des salariés de la marque Vachette, commercialisée par le groupe Assa Abloy, se sont réunis pour assister à une prise de parole des délégués syndicaux. Ces derniers ont exprimé leurs inquiétudes face à une cinquantaine d’ouvriers le matin, devant le site de Sainte-Savine. Et ont rencontré le personnel administratif en début d’après-midi, au siège d’Assa Abloy, sur le parc du Grand Troyes. Une trentaine de personnes étaient présentes.

Le nœud du problème est le projet d’externalisation formulé par la direction, pour deux familles de produits (les verrous mécaniques et les serrures monopoint à larder). À elles deux, ces productions représentent environ 4 % du chiffre d’affaires de Vachette. Un chiffre diffusé par la direction dans un communiqué de presse daté du 1er septembre le délégué CGT : «De nombreuses heures supplémentaires sont effectuées sur ces productions et une centaine d’intérimaires y travaillent depuis un an, alors on a des doutes quant aux 4 % !»

Dans ce communiqué, on y lit que «le transfert des deux familles de produits se ferait dans des sociétés du groupe, soit en Europe de l’Est, soit en Asie. Il n’aurait pas d’impact sur l’emploi des permanents du site mais pourrait amener à la suppression de 21 postes d’intérimaires».

Une phrase qui n’a rien de rassurant pour le délégué CFTC : «Si on supprime les postes d’intérimaires, c’est pour produire moins, et donc générer moins d’argent. À terme, tous les effectifs sont concernés en cascade».

Pour le directeur général d’Assa Abloy France, «Ce projet de délocalisation a pour seul objectif la restauration de la compétitivité de ces gammes de produits, dont les prix de vente (…) sont en moyenne 30 à 50 % plus élevés que ceux du marché. Et les ventes sont en constant recul depuis 3 ans».

Les collaborateurs permanents travaillant actuellement sur ces gammes seraient redéployés sur d’autres lignes de produits.

 «Vous vous rendez compte, plusieurs dames ici ont des maris qui travaillent chez Petitjean ou chez Simpa. Que vont devenir leurs familles ? Avant, on nous parlait de pérennité. Maintenant, le seul argument qui compte est la rentabilité».

Très remontés, les délégués ont lancé plusieurs actions pour délits d’entrave auprès de la Direccte, estimant que «la direction ne délivre pas les informations demandées en temps et en heure».

 

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 19:55

Mieux que les propositions du MEDEF…

L’idée a été lancée par l’office de tourisme d’Hautvillers l’an passé, après de multiples demandes d’étrangers désireux de connaître les vendanges de l’intérieur. «Dix personnes avaient vendangé à Tauxières-Mutry. C’était très sympathique».

D’où le renouvellement de l’opération cette année. En partenariat avec des viticulteurs et restaurateurs du cru. «Cette fois-ci, nous proposons trois journées : à Cumières, Cormoyeux et Chaumuzy». À chacune sa spécificité, avec visite d’un pressoir ici, dégustation comparative de deux champagnes là, ou repas chez le viticulteur… En parallèle, une animation originale est proposée aux visiteurs dans l’après-midi. Comme une croisière promenade sur la Marne ou la visite d’une cave aux coquillages.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 08:30

«Même si on voit la situation se dégrader, ces chiffres sont quand même surprenants. On ne peut que tirer la sonnette d’alarme !». Jeudi, dans une étude nationale rendue publique, le Secours populaire estimait en effet que «la pauvreté s’étend et s’enracine».

Tous les feux glissent vers le rouge écarlate : après avoir payé loyer et charges incompressibles, les personnes aidées par l’association vivent en moyenne avec 5,60 euros par jour et «672 euros à quatre (alors que le seuil de pauvreté est de 977 euros mensuels)» ; selon le huitième baromètre annuel Ipsos sur la perception des pauvretés par les Français, «66 % disent avoir un proche dans la précarité»  ; «86 % disent craindre la précarité pour leurs enfants» et «43 % déclarent ne plus être en mesure de mettre de l’argent de côté à la fin du mois».

Le nombre de familles bénéficiant sur le département de la Marne de l’aide alimentaire a été de nouveau battu lors de cette rentrée, pour laquelle 2 717 d’entre elles, soit 9 509 personnes, se sont inscrites. «C’est 10 % de plus qu’à la rentrée 2013, et ce chiffre augmentera en novembre-décembre comme tous les ans». Et environ deux fois plus qu’en 2006… À partir des permanences de Reims, l’association née en 1936 a affiné le profil des familles aidées en quatre catégories : 40 % sont des «familles monoparentales», catégorie en nette hausse depuis des années, 32 % sont des «couples avec enfant», 23 % des « personnes seules sans enfant » et 5 % des « couples sans enfant ». Parmi les familles aidées, 57 % des «chefs de famille» sont au chômage, ce qui signifie que 43 % possèdent un emploi… «Moins payées, plus précaires, les femmes sont particulièrement touchées par la pauvreté».

Et si le nombre de pauvres augmente, les dons faits à l’association apparaissent quant à eux en baisse sensible depuis deux ans. Un chiffre, encore : 348 tonnes de produits alimentaires avaient été distribuées en 2010, 465 en 2011, 389 en 2012 et… 306 en 2013. Parmi les sources d’approvisionnement, seuls les collectes et dons du Secours populaire se révèlent stables ; en revanche, les achats, déterminés par les capacités financières de l’association, ont baissé d’un tiers ainsi que les dotations PEAD (fonds européen d’aide aux plus démunis) et PNA (programme national d’aide alimentaire). Pas de quoi envisager l’avenir avec optimisme.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 16:03

Dix-neuf emplois vont disparaître d’ici la fin de l’année du côté de la GHV à Châlons-en-Champagne.

Le 31 décembre selon nos informations. En effet, au premier étage de la galerie commerciale, le centre d’appels Bosch fera bientôt de l’histoire ancienne.

Installé en juin 2010, ce call center devait devenir un des axes majeurs de la société quant aux prestations de services pour les secteurs de l’industrie, de la culture et des médias.

Si une trentaine de Châlonnais sont initialement embauchés, le projet prévoit cent cinquante créations de poste. L’objectif ne sera jamais atteint.

«Nous avions choisi Châlons pour sa proximité avec Paris mais cela n’a jamais vraiment fonctionné. Il y avait de bonnes compétences mais également des manques. Par exemple, nous avions du mal à trouver du personnel qualifié pour gérer les appels sortants. Nous allons fermer ce site et celui de Forbach pour faire un centre d’appels à Freyming-Merlebach avec deux cents salariés». 

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:42

Les salariés de Simpa ont levé ce mercredi, en début d’après-midi, leur barrage mis en place sur la D 619 à Vendeuvre-sur-Barse. Entamé mardi matin, le mouvement social a permis de faire entendre la voix des salariés, très inquiets quant à l’avenir du groupe qui emploie 430 personnes dans le département.

En redressement judiciaire, Simpa a jusqu’au 15 septembre pour trouver un repreneur.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:39

Ce mercredi matin, les 70 salariés de l’entreprise châlonnaise Air Liquide Welding France ont eu la confirmation de la mauvaise nouvelle apprise ce mardi, à savoir qu’ils allaient perdre leur emploi d’ici la fin de journée. Employeur de poids à Châlons-en-Champagne, Air Liquide Air Liquide Welding France a déjà fermé deux de ses trois unités locales ces dernières années. Il s’agit donc de son dernier site dans la préfecture de la Marne. Cette fermeture risque d’avoir un impact sur une quarantaine d’emplois induits. 

Un impact négatif pouvait être à craindre concernant un autre site de la société implanté à Vatry. Il s'avère que ce dernier, selon la direction, doit faire l'objet d'un projet de réorganisation de ses activités. Elle emploie environ 80 personnes.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 16:39

Un mois après la mise en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Troyes, les salariés de la menuiserie Simpa de Vandeuvre sur Barse manifestent depuis ce matin devant les portes de l'usine. Le groupe a jusqu'au 15 septembre pour trouver un repreneur et pour l'heure aucun dossier de reprise n'a été déposé au Tribunal de commerce. 

Le groupe Simpa emploie 430 salariés sur trois sites et reste à ce jour le plus gros employeur privé du département.

Les salariés craignent un plan de licenciement massif. La fermeture des ateliers de fabrication de portes et de fenêtres serait une catastrophe pour la région.

En début d’après-midi, un comité d’entreprise devait se tenir à Vendeuvre en présence de l’administrateur judiciaire.

Les employés de Simpa ont décidé de reconduire leur mouvement de grève mercredi. Ils bloqueront à nouveau la RD 619 à partir de 7 heures.

Barrage filtrant devant l'usine Simpa
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