Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 20:46

Troisième victoire juridique d’affilée pour l’association Recon’Nexans-Essex. Les deux premières avaient été obtenues, début juillet, devant la cour d’appel d’Amiens ; elles portaient sur le licenciement sans cause réelle et sérieuse (pour les ex-Nexans) et le préjudice d’anxiété lié à l’exposition à l’amiante. Cette décision laissée supposer que la troisième bataille, relative à la reconnaissance du site Nexans (comprenant Essex et la SCCC) comme amianté était bien engagée. Cela s’est confirmé.

«La commission des accidents du travail et des maladies professionnelles a émis un avis favorable au projet d’arrêté d’inscription de l’établissement Nexans. Il y a maintenant une phase de recueil des observations de l’employeur. Le projet d’arrêté d’inscription sera ensuite soumis à un circuit interministériel de signature». La publication de l’arrêté au Journal Officiel n’interviendra qu’à l’issue de cette procédure. Cela peut prendre entre 3 et 6 mois.

L’intérêt pour les salariés «qui ont entre 50 et 60 ans» est de bénéficier du «dispositif préretraite amiante», le principe étant de leur attribuer une annuité supplémentaire pour trois années d’ancienneté. Les ex-salariés concernés pourront ainsi toucher «65 % de leur salaire brut mensuel antérieur».

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 12:55

Depuis ce matin 7h, des salariés du site de Simpa à Vendeuvre sont en grève. Les ouvriers du site de Torcy doivent également débrayer. «Aujourd’hui il ne s’agit plus de se battre pour éviter la casse sociale, il faut se battre pour que la société existe encore». Les salariés souhaitent que le potentiel repreneur, le fonds d’investissement Quantum, dépose «une offre crédible et financée.  Dans le cas contraire on court à la liquidation totale». Dans sa première lettre d’intention, Quantum indiquait pouvoir apporter 3 millions d’euros, mais l’offre effectivement déposée propose un financement à hauteur d’1,2 millions d €.

Des discussions sont en cours ce jeudi avec le repreneur potentiel en présence de l’administrateur judiciaire et de représentants de l’État.

Quant aux salariés, ils devraient poursuivre leur mouvement demain.

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:25

Les deux tiers des chauffeurs de la RDTA sont mobilisés ce lundi matin à Charleville-Mézières. Le trafic des bus scolaires a été particulièrement perturbé. L'inquiétude des chauffeurs vient de la restructuration des transports de l'agglomération Charleville-Sedan à l'horizon 2017.

Ils réclament un rendez-vous avec le président du conseil général qu'ils ont eu dans la journée.

Le début d'un accord est en place. La grève a été levée ce lundi après-midi.

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 09:51

Plus d’un an après l’annonce du plan social qui allait mener à la fermeture de l’usine Elba des Écrevolles, un courrier du ministère du Travail remet en cause le motif économique de cette fermeture. L’usine spécialisée dans le matériel de bureautique, qui employait 62 salariés, a été revendue, ses machines ont été mises à la casse ou vendues à un concurrent allemand.

À l’exception de six salariés protégés (délégués du personnel ou représentants syndicaux), l’ensemble du personnel de l’usine a été licencié. Aujourd’hui, trois anciens salariés ont retrouvé un CDI, les autres enchaînent les contrats d’intérim quand ils ont de la chance. Ayant échoué à plusieurs reprises à licencier les salariés protégés, le groupe Hamelin a décidé de demander la liquidation judiciaire de la SAS Elba Troyes, laquelle liquidation a été prononcée par le tribunal de commerce de Caen le 17 septembre.

Le refus de l’inspection du travail d’autoriser le licenciement des salariés protégés, «suivi du refus du ministre, faisait peser sur l’entreprise une charge exceptionnelle qui n’était pas prévue». Dans son avis rendu le 6 août, le ministère du Travail contestait le motif économique des licenciements, ce qui, selon le directeur général du groupe Hamelin «n’est pas dans ses attributions». Pour lui, «l’administration a outrepassé ses prérogatives».

Ce n’est pas l’avis de l’avocat des salariés depuis que ceux-ci ont décidé de contester leurs licenciements devant les prud’hommes de Troyes et pour qui la décision ministérielle est du pain bénit. «Une trentaine à une quarantaine de dossiers» seront déposés à cet effet mi-octobre.

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 07:27

C’est la première fois que des postiers de Laon sont sanctionnés suite à une grève, celle du 19 mai 2014 à Laon.

«Onze de nos collègues ont été convoqués en conseil de discipline pour entrave à la liberté du travail. La direction leur reproche d’avoir empêché des véhicules de sortir alors que notre action était purement symbolique et se déroulait dans une ambiance bon enfant. Deux autres sorties étaient accessibles».

Huit des onze grévistes mis en cause connaissent déjà leur sanction : sept d’entre eux écopent de sept jours de mise à pied, sans traitement, et le huitième, quinze jours «au prétexte qu’il avait un comportement incitatif».

«Cette sanction, c’est quelque chose de terrible pour eux. Certains n’avaient jamais fait parler d’eux et du jour au lendemain, on les traduit devant un conseil de discipline, parfois après vingt ans de boutique. Psychologiquement, c’est difficile. Certains sont la seule source de revenus du foyer, d’autres sont des mères de famille célibataires. Cela représente un manque à gagner d’environ 450 euros. Dans un budget, c’est beaucoup».

Pour la CGT-Fapt, la sanction financière constitue une double peine. Pour compenser la perte de salaire qui en découle, elle a décidé de lancer un appel aux dons et a souhaité y associer le grand public «car c’est aussi pour les usagers que nous nous battons, pour défendre un service public de qualité». 900 euros ont déjà été collectés. Pour que chacun puisse obtenir une compensation de ce qu’il a perdu, la CGT-Fapt estime qu’il faudrait réunir 5 000 euros.

Les dons sont à faire parvenir à CGT-Fapt, 7 rue Roger-Salengro, 02000 Laon

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 11:26

Les salariés «frondeurs» de Nexans et d’Essex – environ la moitié sur un potentiel de 330 – ont donc eu raison de se battre, de ne pas se contenter uniquement des indemnités accordées par leur ancien employeur.

Les ex-salariés du site de Chauny ont donc gagné définitivement les deux combats qu’ils avaient engagés : le licenciement sans cause réelle et sérieuse, et le préjudice d’anxiété lié à l’exposition à l’amiante. Dans le premier cas, la justice leur a accordé «entre 40 000 et 60 000 € en fonction des situations d’ancienneté» ; dans le second cas, tout le monde s’est vu attribuer une indemnité de 8 000 €. Le préjudice d’anxiété concernait aussi les anciens d’Essex.

Tous les retraités, partis avant la fermeture successive d’Essex, Nexans wires et la SCCC, vont également pouvoir attaquer en justice sur cet aspect.

L’association Recon’Nexans-Essex a une troisième et dernière bataille à remporter : faire reconnaître l’ensemble du site industriel comme amianté. Une décision devrait intervenir prochainement.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 16:58

Un demandeur d’emploi attend toujours d’être payé de sa mission du mois de mai. Travail qu’il avait effectué pour les services de la Préfecture, puisqu’il s’agissait de la mise sous pli des bulletins pour les élections Européennes.

«Il a d’abord été dit que nous allions recevoir le paiement fin juin, début juillet. Puis ça a été repoussé fin août, et fin septembre. Aux dernières nouvelles ça pourrait être fin octobre-début novembre, et moi j’attends».

Le montant du salaire prévu avoisine les 270 euros. Chaque enveloppe rapporte 49 centimes, et le contractuel a fermé 5 500 enveloppes. Ce qui représente environ 270 euros pour ces deux journées… sans compter la fameuse prime pour le travail pendant le week-end.

Côté préfecture, la réponse a été assez laconique. «Les personnes seront payées en octobre. Nous devions attendre l’aval du ministère de l’Intérieur pour payer les contractuels».

Quant à savoir si ce sera le 10, le 15, le 25 ou le 30 octobre, mystère ?

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 16:56

Le syndicat Force ouvrière s’est présenté ce vendredi matin à la barre du tribunal de grande instance de Charleville-Mézières dans le cadre de sa demande d’annulation des transferts de contrats entre Electrolux et la Société ardennaise industrielle (SAI).

Le jugement a été mis en délibéré. La décision sera rendue mercredi 5 novembre prochain.

Jeudi après-midi, une réunion de sortie de crise entre la direction locale et une délégation de salariés grévistes était organisée. Ils ont obtenu la mise en place d’une cellule psychologique et une souplesse sur la production compte tenu de la mauvaise ambiance qui règne parmi les salariés ainsi que la garantie que l’entreprise ne lancera pas de poursuites judiciaires contre les grévistes.

Les grévistes ont également obtenu un rendez-vous en fin de matinée à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) pour qu’elle se prononce sur le PSE.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 14:08

La CGC, la CFDT et ... la CGT ont validé ce mercredi le PSE à la grande surprise du syndicat majoritaire FO opposé au PSE en l'état.

La colère gronde sur le site de Revin qui reste bloqué ce jeudi. Les salariés en colère ont désormais rendez-vous ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Charleville à l'appel de FO afin d'obtenir les mêmes garanties que les 190 personnes partantes et demander l’annulation du transfert des contrats de travail vers la SAI et la Selni. «La SAI est une société tampon, du jamais vu juridiquement en France».

Un financement qui devra être assuré par le groupe Electrolux, selon FO, pour les 186 emplois restants jusqu’en 2021.

Un PSE sur fond de division syndicale au plus grand désarroi de certains salariés grévistes.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 10:03

Au terme d’une audience marathon de 3 h 30, le tribunal de commerce de Troyes a prononcé hier la liquidation judiciaire du groupe Simpa avec poursuite d’activité sur deux mois.

Pour autant, l’entreprise de fenêtres et escaliers, basée à Vendeuvre-sur-Barse (Simpa), Torcy-le-Grand (Arbat) et Lusigny-sur-Barse (Escao) peut être encore en partie sauvée.

Quant à F-Tech, l’autre société du groupe Simpa basée dans le Nord, le tribunal l’a mise en liquidation judiciaire sans poursuite d’activité. Déposée à la dernière minute, l’offre de reprise de Menuiserie Cap-Champenois n’a pas été pour l’heure acceptée : elle permettrait pourtant de sauver l’emploi de 65 des 97 salariés de F-Tech.

Pour la direction de Simpa, «Le mot liquidation peut faire peur, mais c’était prévu et c’est normal. Cette liquidation va permettre de mettre en place le plan social et toutes les mesures qui vont avec. Maintenant, l’offre de reprise du Fonds d’investissement allemand Quantum, la seule qui concerne l’ensemble du groupe, prévoit de reprendre 250 des 420 salariés aubois. Le tribunal a laissé à Quantum jusqu’à jeudi minuit pour améliorer son offre sur le périmètre de reprise et sur l’emploi, et jusqu’au mardi 7 octobre pour finaliser le plan de financement. L’offre des Allemands est plus ramassée mais elle est pérenne : la reprise de 250 salariés correspond à la réalité du marché actuel. Quantum apporterait 3 M€, 1 M€ en fonds propres et 2 M€ en comptes courants. Si le tribunal valide l’offre de reprise des Allemands, les conditions sont très bonnes pour un redémarrage, malgré le traumatisme social des licenciements».

Une autre offre de reprise partielle a par ailleurs été déposée par l’actuel dirigeant de la société Escao, associé à d’autres cadres, pour reprendre uniquement la PME de Lusigny-sur-Barse qui compte 80 salariés. Mais cette offre se heurte au projet des Allemands de reprendre la totalité des sites aubois.

Après l’audience marathon du tribunal de commerce, les représentants des salariés restaient très partagés : «On est dans un état d’esprit très mitigé. On connaît depuis hier les postes qui seront supprimés… On a 170 salariés qui risquent de perdre leur emploi. On s’attendait à de la casse, mais pas autant. C’est très dur ».

«C’est carrément une reprise au rabais avec un chantage à l’emploi. Ils rachètent l’entreprise pour 25 000 € pour ne reprendre que 250 des 420 salariés. On ne sera plus en mesure d’avoir une entité industrielle. Ce qui intéresse Quantum, c’est Simpe, la filiale de Simpa qui compte 400 ouvriers en Roumanie. Cela fait peur».

Arbat, l’usine de Torcy-le-Grand fermerait ses portes dans le cadre du projet allemand. «Sur les 59 salariés CDI, les Allemands proposent à 31 des 59 salariés en CDI de travailler à Vendeuvre, en mettant en place une navette mais uniquement pour 18 mois. Et après ?».

Chez Escao, on reste également inquiet : «Est-ce que l’argent des Allemands sera suffisant pour faire tourner l’entreprise ? Chez nous, il y aurait 15 licenciements sur les 80 salariés. Cela fait près de 20 %».

Le Fonds d’investissement allemand a déjà en tout cas posé ses premiers jalons dans l’Aube : le managing director de Quantum Capital Partners, était mardi après-midi à Vendeuvre-sur-Barse pour une première réunion avec le Comité d’entreprise.

C’est mardi que le tribunal de commerce de Troyes prendra sa décision sur la reprise du groupe.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 10:05

«Depuis février et l’arrivée du nouveau directeur, des salariés sont victimes de pressions, de brimades et de discriminations. Les risques psychosociaux sont de la responsabilité de l’employeur, qui doit les prévenir. Dans le cas présent, ce n’est pas fait», rappelle la responsable de la CGT de Soissons.

Aucun salarié ne s’exprime publiquement, «ils craignent des représailles, et vu l’ambiance dans le magasin, ils ont raison. C’est pour cela que nous sommes là pour les soutenir». Des employés ont été reçus à la direction régionale à Chaulnes et une pétition proposée aux clients du magasin a déjà réuni près de 200 signatures. «Elle s’est faite en deux heures, le temps de la distribution de tract. Un moment qui nous a d’ailleurs valu les foudres de la direction, où quelques insultes ont fusé, nous n’avons pas compris».

Pour l’heure, une quinzaine de dossiers sur 24 salariés, pourraient être déposés auprès du conseil des Prud’hommes, pour non-respect du code du travail.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 09:58

La grève entamée lundi par certains salariés d’Electrolux dure toujours ce mercredi.

Hier, les manifestants ont mis en place un "chemin de feu" fait de palettes incendiées menant à une citerne de gaz à moitié pleine. Ils menaçaient de faire sauter l’usine si les négociations ne reprenaient pas.

Ce matin, une soixantaine de salariés s’est réunie en plein milieu de la cour de l’usine. Le brasier a été rallumé.

FO, à l'origine de la grève, affirme ne pas contrôler une partie des grèvistes.

Cette grève s’inscrit dans le contexte de la reprise de l’usine par le groupe Selni. C’est ce mercredi que les syndicats et le nouveau dirigeant doivent signer le PSE.

Partager cet article
Repost0