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13 août 2023 7 13 /08 /août /2023 12:16
Les mésaventures de Jean-Yves l’épouvantail

Dans le Lot, le samedi 5 août, deux gendarmes ont débarqué sur le marché de la petite commune de Lalbenque à la recherche d’un épouvantail fabriqué par un enfant de 10 ans. Deux gendarmes en uniforme sont venus exiger sa disparition de l’espace public 

Jean-Yves est un postier d’un petit village du Lot, la droiture d’un balai, la régularité d’une horloge. Bien sous tous rapports, il cache aussi une face plus sombre puisque anarchiste. Le postier punk arbore de larges lunettes de soleil, de la ferraille autour du cou, une crête jaune hirsute, porte un jean troué et un grand tee-shirt noir avec une inscription «ACAB», pour «All cops are bastards» (littéralement «Tous les flics sont des bâtards»), qui, plus qu’elle ne dénonce chacun des policiers, dénonce le système policier. Jean-Yves est tellement anarchiste, qu’il s’est même attiré les foudres de la gendarmerie de son village, Lalbenque, dans le Lot. 

Jean-Yves est un épouvantail, fait d’un vieux jean recyclé, d’une marmite en émail usée et directement issu de l’imagination d’un petit garçon de 10 ans. Il a été présenté aux habitant·es de Lalbenque lors d’un concours d’épouvantails dans le cadre du festival culturel occitan, Estiv’oc. Le dernier jour du festival, sur le marché de Lalbenque où Jean-Yves concourait pour la place du meilleur épouvantail du village, ce sont des gendarmes bien réels qui sont venus, sur demande de leur hiérarchie, réprimer un manche à balai. Joséphine, l’épouvantail féministe qui retrouve une seconde jeunesse après la mort de son mari, et Julia, qui adore effrayer les oiseaux et écouter les chansons de Daniel Balavoine n’ont, elles, pas été inquiétées par les services de gendarmerie. 

Entre les courgettes, les tomates et les savons, les passant·es s’arrêtent, sourient, lâchent parfois un petit commentaire sur les épouvantails et continuent leurs courses. L’un d’eux, visiblement courroucé, s’arrête au stand du festival et se présente comme policier en civil. Avant de partir, celui qui se présente comme un policier en civil aurait lancé : «Si les gendarmes passent là, ils peuvent vous contrôler et vous mettre un procès-verbal.» Quelques heures plus tard, effectivement, deux gendarmes de Lalbenque arrivent.

La venue des gendarmes jure un peu avec l’ambiance bon enfant de la fin du marché, alors que les maraîchers rangent leurs étals, les enfants boivent du jus de pomme et les adultes du cidre, tous se partagent quelques bonbons et des chips. Ils sont une petite quinzaine à venir fêter la fin du concours d’épouvantails, les prix ont été distribués, les enfants s’amusent entre eux et leurs parents prennent des nouvelles des voisins et des amis. «Et là, les gendarmes demandent sérieusement à voir l’épouvantail, comme s’ils étaient à la recherche d’une vraie personne, c’était grotesque»«Ils sont arrivés de manière très hostile. Ils nous assurent que des gens sur le marché ont été choqués. Je ne suis pas sûre du pluriel…» La scène devient rocambolesque : les gendarmes somment une bénévole de lire à haute voix ce qu’il y a écrit sur le tee-shirt de Jean-Yves, désormais au centre de toutes les attentions. Ils lui demandent si elle sait ce que ça veut dire puis s’agacent, le ton monte. «Ils disent que c’est très grave, un appel à la haine, ils m’ont dit qu’il y aurait sûrement des suites à “ça” et qu’ils attendaient la décision de leur hiérarchie…» 

«Je leur ai rappelé qu’ils parlaient d’un épouvantail, une caricature créée par un petit garçon, en référence à une BD. Je suis montée en pression parce que, vu le contexte, les violences policières qui se sont décuplées depuis la mort de Nahel… De constater que, même dans notre village de 1 800 habitants au fin fond du Lot, on pouvait palper cette autorité-là, cette volonté de censure, c’était extrêmement énervant. On était tous très choqués.»

Reste qu’à Lalbenque, l’épouvantail qui a gagné le concours cette année est Jean-Yves, avec 34 voix sur 80. Son créateur a reçu les félicitations de ses camarades, un sachet de bonbons, des produits d’artisans locaux et, indirectement, les réprimandes des gendarmes.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:57

En un peu plus de 40 ans, la consommation française d’électricité a augmenté de 280 % ! Mais elle ne représente qu’environ 24 % de l’énergie consommée.

Depuis plusieurs, on nous fait peur en nous disant que nous risquons d’avoir des coupures d’électricité et qu’il faut réduire sa consommation (sachant qu’en France, on a privilégié le chauffage électrique…).

(...)

En 2015, 54 % de la consommation électrique française était le fait de la grande industrie et des PMI/PME (59,7 % pour la région Grand Est). Le secteur résidentiel (y compris de bureau) compte pour environ 35% de la consommation électrique en France métropolitaine, malgré la RT 2012 (Réglementation Thermique qui s’applique en France aux permis de construire de certains bâtiments tertiaires depuis le 28 octobre 2011 et de tous les bâtiments résidentiels depuis le 1er janvier 2013) qui a déjà entraîné une chute du chauffage électrique dans les logements neufs.

Donc, si on exclut le chauffage électrique, la part restant au particulier reste faible. Pas de quoi nous faire culpabiliser !

Pour en savoir plus, voir la pièce jointe

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 08:59
Les oeuvres censurées

Les oeuvres censurées

L’association Artistes et Peintres du Pays Baralbin expose des œuvres à la maison des arts de Bar-sur-Aube installée en 2015 dans l'ancien tribunal a eu la surprise de voir 3 tableaux de son président, Arnaud Salinas, retirés de l’exposition.

Une femme voilée mais légèrement vêtue. Une croix pour expier les pêchés de chair. Deux femmes qui s'enlacent. Voilà les toiles qui font polémique.

La municipalité de Bar-sur-Aube affirme avoir été alertée par des parents, ce qui a conduit à écourter l'exposition. "Ils étaient un petit peu provocateurs et ils n'étaient pas compatibles avec le climat social qu'il y avait à cette période-là. Il y avait également le passage des enfants, qui ont 5 ans dans cette école pour les plus petits", explique l'adjointe au maire de Bar-sur-Aube, chargée de la culture.

"Les moeurs ont l'air d'évoluer. On repart dans l'autre sens, j'ai l'impression que ça régresse un petit peu. Il faut faire attention", indique l'artiste. "Ce n'est pas de la colère, c'est un peu une tristesse de ne pas pouvoir montrer intégralement ce que l'on fait."

La municipalité promet toute latitude aux peintres qui s'exprimeront au Château Tassin, l'autre espace culturel de la ville.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 09:50
Primitive fête ses 35 ans

35 ans de L'EGREGORE sur Primitive (depuis 1981), mais aussi 3 ans sur Manie Vesle (1978-1981); ça se fête...

Le 23 octobre au Temps des Cerises à partir de 13h30

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 12:25
Reims : la police municipale va être armée

"La situation aujourd'hui en France de facto change les missions de la police municipale (…) Armer les policiers municipaux ne va pas en faire des cow-boys …" dixit Xavier Albertini.

"Faire de Reims une ville plus sûre pour les administrés", Arnaud Robinet au sujet de l'armement Police municipale.

A l'instar de la police nationale, les policiers municipaux seront désormais équipés d'armes létales dans la cité des sacres. Si l’opposition a voté contre, la police municipale sera bel et bien armée progressivement. 80 revolvers vont être mis à disposition par l’État.

La police municipale est dotée de gilet pare-balles depuis 2014. Seule l’unité de nuit est équipée d’armes non létales, flash ball et taser

Les policiers municipaux qui ne souhaiteraient pas être armés se verront proposer un reclassement.

Ce n’est pas l’armement de la police (quelle qu’elle soit) qui va régler les problèmes sociaux auxquels la société est confontrée…

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 10:40

C’est un droit depuis 1975. Si l’hôpital de Rethel dispose d’un centre périnatal de proximité, aucun IVG n’y est pratiqué depuis plusieurs années, faute de médecins pratiquant cet acte médical essentiel.

D’après des estimations, près de 100 actes par an pourraient être réalisés sur le territoire.

«Actuellement, les médecins envoient les patientes qui souhaitent subir une interruption volontaire de grossesse à Reims. Ce n’est pas normal qu’un hôpital de proximité ne propose pas cette activité», reconnaît le directeur du Groupe hospitalier Sud Ardenne.

Une solution serait à l’étude.

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 21:17
Jamais deux sans trois.

Pour la troisième fois depuis le début du mois un train est sorti des voies ferrées aux environs de la commune de Suippes dans la Marne.

Il s’agit d’un train militaire qui a déraillé sur quelques centimètres aux alentours de 15h30. C’est une nouvelle fois, au niveau du passage à niveau de la route qui conduit à Somme-Suippe que l’accident s’est produit. Aucune personne n’a été blessée. L’état des rails est mis en cause.

Suite à ces accidents à répétition, les autorités et les élus s’attendent à de nouveaux cas dans la journée de demain. Un nombre important de trains doit emprunter cette portion de voies, le risque de sorties de voies est donc élevé.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 13:47

Un homme a porté plainte pour diffamation après l’audition, le 15 janvier, de son fils de 9 ans par la gendarmerie de Villers-Cotterêts parce qu’il aurait crié «Allah akbar, vive le Coran» pendant une minute de silence en hommage à Charlie Hebdo.

L’enfant avait été entendu le 15 janvier par la gendarmerie de Villers-Cotterêts, en présence de son père, dans le cadre d’une enquête pour apologie du terrorisme.

Les soupçons pesant sur l’enfant «sont, sur le plan de la matérialité des faits, totalement infondés. On est dans une cantine municipale qui accueille plusieurs écoles, pendant la minute de silence, il n’y a aucun témoin qui entend ce garçon de 9 ans venir dire Allah akbar, vive le Coran.  C’est un autre enfant qui vient (le) dire après coup à sa mère qui est l’une des employées de la cantine, qui le dit à la personne qui encadre la cantine, un signalement est rédigé, (…) on prévient la brigade de gendarmerie», a affirmé le procureur de Soissons.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 13:36

Le 20 janvier, la mairie de Buchères indique aux parents d’Enzo que leur fils n’ayant pas mangé à la cantine du 5 au 15 janvier sans justificatif d’absence, les repas seront facturés. Les parents affirment avoir demandé une inscription à partir du 16 janvier et sont reçus par le maire le soir même.

Le 23 janvier, suite à la fin houleuse de l’entretien du 20 janvier, le maire exclut Enzo de toutes les structures d’activités et de service de la commune. Le maire a d’ailleurs porté plainte, le 26 janvier, auprès de la gendarmerie de Bréviandes, pour injures et menaces.

Le 26 janvier, le maire interdit l’accès de la cantine à Enzo. L’équipe enseignante lui achète un sandwich et demande à son papa de venir le récupérer. «La directrice m’a dit que le maire lui avait demandé d’appeler la gendarmerie pour qu’ils récupèrent Enzo, ce qu’elle s’est refusé de faire. Elle a contacté sa hiérarchie pour payer un sandwich à mon fils».

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 20:35

Le massacre perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo est un acte ignoble, à condamner sans réserve.

Le choc émotionnel est immense, et nous pensons en premier lieu aux proches des victimes. La tristesse et la colère sont d’autant plus fortes que nous savons à qui va profiter ce crime.

Hollande nous vante la France rassemblée, appelle à l’"unité nationale". Le "modèle français du vivre-ensemble" n'est pas "attaqué". Ce "modèle" est un mythe destiné à couvrir le racisme structurel à l'oeuvre en France, et personne ne nous forcera à le défendre face à la "barbarie" qui le menacerait.

La lutte contre toutes les forces rétrogrades ne peut être menée dans le cadre d’une "unité nationale" factice, avec des responsables politiques qui, à droite comme à gauche, ont attisé la haine et sont en partie responsables du chaos actuel :

  • parce qu’ils ont soutenu le développement de forces islamistes armées pour divers motifs géostratégiques depuis les années 1980 ;
  • parce qu’ils ont mené ou soutenu des interventions militaires désastreuses en Afrique et au Moyen-Orient, pour des motifs impérialistes ;
  • parce qu’ils ferment les frontières à celles et ceux qui tentaient de fuir l’enfer en traversant la Méditerranée ;
  • parce qu’ils entretiennent la stigmatisation des travailleurs immigrés et de leurs enfants, en particulier lorsqu’ils sont supposés musulmans ;
  • parce qu’ils vont, profitant de l’émotion légitime dans la population, et sous couvert d’antiterrorisme, aggraver les lois liberticides.

Notre solidarité avec les victimes de la terreur, nous l’exprimerons en toute indépendance de leur "unité nationale".

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 19:55

Mieux que les propositions du MEDEF…

L’idée a été lancée par l’office de tourisme d’Hautvillers l’an passé, après de multiples demandes d’étrangers désireux de connaître les vendanges de l’intérieur. «Dix personnes avaient vendangé à Tauxières-Mutry. C’était très sympathique».

D’où le renouvellement de l’opération cette année. En partenariat avec des viticulteurs et restaurateurs du cru. «Cette fois-ci, nous proposons trois journées : à Cumières, Cormoyeux et Chaumuzy». À chacune sa spécificité, avec visite d’un pressoir ici, dégustation comparative de deux champagnes là, ou repas chez le viticulteur… En parallèle, une animation originale est proposée aux visiteurs dans l’après-midi. Comme une croisière promenade sur la Marne ou la visite d’une cave aux coquillages.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:37

Ne pas encourager les sans-abri à manger et à voler... C'est en quelque sorte le message adressé aux clients du Monoprix de Reims.

Pour pallier les problèmes «de vol et d'insécurité, causé en grande partie par les sans domicile» installés près de l'établissement, l'enseigne demande à ses clients, sur une affiche collée près des caisses, d'éviter de leur donner de l'argent ou à manger. Au passage, le magasin précise: «Ce que nous demandons n'est pas évident mais nécessaire».

Signé de la direction, le message a été retiré mercredi matin.

Monoprix Reims : pas de mendiants chez nous
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