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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 22:03

Malgré la crise, le tribunal de commerce de Troyes constate de moins en moins de procédures collectives (redressement ou liquidation judiciaire).

En 2013, il n’en a ouvert que 259, soit 7 % de moins qu’en 2012. Et comme il ne s’agissait le plus souvent que de petites structures, des commerces ou des entreprises artisanales, ces procédures n’ont concerné que 695 salariés, soit moins qu’en 2012 (905 salariés) et beaucoup moins qu’en 2011 (1 857 salariés).

Mais toutes les suppressions d’emploi ne se jouent toutefois pas devant le tribunal de Troyes, soit parce que l’entreprise auboise n’est pas du ressort du tribunal, soit parce qu’il s’agit de plans sociaux ne mettant pas en jeu l’entreprise.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 22:00

Déception, dépit, frustration et colère sourde ont gagné la plupart des grévistes. Après quinze jours d’une grève menée nuit et jour en 3x8, les salariés qui voulaient «partir la tête haute» semblent bien fatigués. Les délégués syndicaux avaient pourtant lâché du lest en débloquant l’usine et en révisant à la baisse leur revendication : 30 000 € au lieu de 50 000 € de supra légale.

Vendredi, le directeur leur a proposé 26 000 €. «Soit on signe à 26 000 €, soit il va à la Direccte et décide tout seul. C’est du chantage. On se fait avoir quand on voit l’argent qu’ils ont. Mais on n’a pas le choix».

À contrecœur, les syndicats devraient donc signer ce jeudi l’accord. Le temps de régler quelques détails importants. Les primes pour la création d’entreprise (10 000 €) et la formation (8 000 €) semblent actées. Comme le maintien de la mutuelle pendant un minimum de 9 mois. Mais pour le reclassement, les syndicats veulent prolonger de deux mois le maintien des salaires fixé à 4 mois et 7 mois selon l’âge. Autre pierre d’achoppement, le paiement des quinze jours de grève : «Le directeur veut qu’on les prenne sur nos jours de congé ! C’est hors de question».

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 21:25

C’est l’épilogue d’une très longue affaire commencée il y a quatre ans. L’histoire de 34 salariés soissonnais qui ont eu gain de cause après avoir été licenciés de leur entreprise BSL Industries à Soissons.

La décision de justice rendue par la cour d’appel d’Amiens le 18 décembre dernier est intervenue suite à la décision du conseil de prud’hommes de Soissons de débouter les ex-BSL. La cour d’appel a tranché en leur faveur.

Une excellente nouvelle pour les plaignants qui ont obtenu chacun entre 20 000 et 60 000 euros d’indemnisation (selon l’ancienneté), alors que le conseil des prud’hommes leur avait dans un premier temps accordé entre 4 000 et 7 000 euros d’indemnités compensatrices.

La décision, exécutoire, est un soulagement pour les anciens salariés car elle leur assure, même dans le cas d’un renvoi en cassation, que leurs indemnités leur seront versées, normalement courant février.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 21:04

Les 68  salariés du site Sapa de Pinon ont appris la nouvelle ce lundi. L’entreprise, anciennement appelée Hydro aluminium extrusion france, va fermer ses portes. Une «procédure d’information-consultation» a débuté entre la direction du groupe norvégien et les représentants du personnel pinonais.

La direction explique la fermeture du site par les «contraintes significatives sur le marché de l’extrusion de l’aluminium que la société rencontre depuis 2009». Depuis près d’un an, les salariés subissaient des périodes de chômage.

«Au cœur du projet de restructuration du groupe, se trouvait la fermeture de notre site. Nous nous sommes réunis ce mardi matin et avons rencontré la direction».

Une journée morte est prévue ce jeudi. «Nous installerons des affiches. Nous allons marquer le coup. Nous ferons voir aux gens que l’entreprise va fermer, puis aviserons au fur et à mesure des négociations».

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 20:57

L’Etat avait homologué un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) le 16 octobre dernier. Ce mardi matin les 57 des 62 salariés de cette entreprise de fabrication de portes de garage l’ont contesté devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

Ils estiment que ce plan n’est pas à la hauteur des moyens du groupe qui a distribué près de 90 millions d’euros à ses actionnaires ces trois dernières années. Le plan de sauvegarde, lui ne s’élève qu’à 100 000 euros. Une bien maigre compensation.

Ce mardi matin, lors de l’audience devant le Tribunal Administratif de Châlons, le rapporteur public s’est prononcé en faveur des salariés.

L'affaire a été mise en délibéré au 11 février.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:50

Elba octobre 2013Il n’a pas fallu longtemps au groupe de papeterie normand Hamelin pour fermer le site Elba de Troyes.

La fermeture a été annoncée au début du mois de juillet 2013 par le directeur général du groupe à l’occasion d’un comité extraordinaire d’entreprise. La même annonce était faite à Villeurbanne, dans le Rhône, et à La Monnerie, dans le Puy-de-Dôme. Deux autres sites, un en Italie et l’autre en Grande-Bretagne, devaient connaître le même sort que les trois sites français.

Quelques jours plus tôt, la loi sur la sécurisation de l’emploi était devenue applicable, ce qui faisait de la fermeture des sites Elba de Troyes, Villeurbanne et La Monnerie le premier plan social nouvelle version.

Après quelques contretemps, un plan de sauvegarde de l’emploi (signé par le délégué syndical CFDT) a été soumis début septembre à la Direction régionale des entreprises, de la consommation, de la concurrence et de l’emploi (Direccte) pour validation, dont les employés venaient tout juste d’être formés à la nouvelle réglementation. Fin novembre, les lettres de licenciement étaient parties, les salariés étaient invités à rester à domicile. Ne restaient sur place que de l’administratif, les salariés protégés et l’équipe de maintenance chargée de démonter les machines (vendues pour certaines à la concurrence en Allemagne), soit une dizaine de personnes sur les 66 que comptait le site quelques semaines plus tôt, contrats à durée déterminée inclus.

Les machines non vendues ont fini à la benne, comme les pancartes à l’entrée du site, démontées il y a près de deux semaines, peu de temps avant que les derniers salariés ne ferment la porte derrière eux.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:29

La Maison de l’emploi et de la formation (Mef) du grand Laonnois prend en charge 2 600 personnes par an. 30 % retrouvent un emploi et 30 % entrent en formation.

La structure associative qui compte 35 salariés, va devoir se séparer de trois ou quatre d’entre eux, à la suite d’un plan de licenciement économique.

Le problème que rencontre la maison de l’emploi, c’est de devoir poursuivre ses actions envers les demandeurs d’emploi, avec des dotations financières en baisse constante. «Imaginez que depuis quatre ans, chaque année nous perdons 21 % de notre budget. À côté de ça nous devons faire avec un territoire, où les offres d’emploi ne se bousculent pas».

«Il faut savoir que nous devons lancer nos actions le 2 janvier, et nous avons les versements de subventions au cours ou après le premier semestre. C’est assez compliqué au niveau de la gestion. Nous subissons les indécisions nationales, sauf que nous gérons des hommes et pas des sommes d’argent. Les conséquences sont tout autres. Le plus paradoxal c’est que nous sommes là pour favoriser l’emploi et nous sommes contraints de licencier…».

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 19:03

Marche-KME-20140118.jpgUne marche pour l'avenir. C'est sous ce mot d'ordre que la CGT et la CFDT ont défilé cet après-midi dans les rues de Givet.

Derrière les banderoles, 400 personnes environ ont répondu à leur appel. Un élan de solidarité en faveur de la fonderie KME, menacée de fermeture depuis plus d'un an.

Avec près de 13% de chômeurs, le nord des Ardennes est l'un des bassins d'emplois les plus sinistrés de France.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 18:37

860 salariés en 2005, deux plans sociaux en 8 ans, des départs volontaires, du chômage partiel, un directeur partagé sur deux sites, un exécutif qui annonce de l’activité pour deux ans seulement…

La Matt, société axonaise basée à Montcornet, l’une des multiples que possède le groupe Trèves, fabriquait chaque jour 10 000 plages arrières de voitures toutes marques il y a dix ans. Dix fois moins aujourd’hui. «La société a des sites partout dans le monde. Ça part dans les pays émergents».

Elle emploie 165 personnes dont certaines sont contraintes de chômer plusieurs jours. «On est cinquante-quatre de concernés cette semaine. Un groupe reste chez lui les lundis et mardis, l’autre le reste de la semaine».

Aujourd’hui, quatre presses avec quatre équipes de 15 personnes tournent vraiment.

Quatre syndicats sont présents dans l’entreprise, avec la CGT, FO, la CFDT et la CFTC, majoritaire, mais aucune intersyndicale n’a vu le jour jusqu’à présent. Lors du dernier comité d’entreprise, le 12 décembre, personne n’a suivi la CGT lorsqu’elle a sollicité un droit d’alerte (qui permet d’engager une analyse comptable de l’entreprise par un cabinet indépendant).

Une réunion se déroulera lundi en mairie de Montcornet, qui rassemblera  député (ou son représentant), le maire, le président de la communauté de communes le conseiller général, les partenaires sociaux et peut-être le directeur de l’usine. «L’objectif, c’est de sauver l’entreprise. Ou de réindustrialiser le site».

Cela fait deux ans que l’atelier 4 déserté ne trouve pas de locataire. La Matt, c’est 17 000 m2 de locaux vieux de 40 ans alors qu’au Cateau, près de l’autoroute, une usine neuve du même groupe avec un effectif jeune tourne bien. 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 11:03

Basée à Sedan, Transports Michaux œuvrant dans le transport international de marchandises, également dotée d’une antenne rémoise située sur la zone industrielle de la Pompelle, serait en restructuration.

La vente du site rémois a été officialisée le 30 décembre, pour un peu plus de deux millions d’euros. «On a un bail de 23 mois et 6 mois de loyer déjà payés. On ne va pas fermer le site de Reims, on l’a vendu parce qu’il fallait du cash».

La direction a proposé à certains de ses salariés rémois une mutation au siège de l’entreprise, à Sedan. «Une quinzaine de chauffeurs ont accepté d’être transférés,Il y avait encore une centaine d’employés sur Reims en début d’année dernière. Il doit en rester trente. L’entreprise achetait des camions tout neufs et les facturait sur le dépôt de Reims. Après, ils étaient ramenés à Sedan. L’idée, c’était d’engendrer le maximum de frais sur le site de Reims pour pouvoir justifier ensuite sa non-rentabilité».

Selon plusieurs salariés, entre 50 et 60 emplois pourraient être menacés sur les 250 que comptent les deux sites.

«Il n’y aura pas de plan de sauvegarde de l’emploi, seulement des départs volontaires», selon le PDG. Pas question pour autant d’en préciser le nombre.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 10:31

Electrolux-20140117.jpgQuatre-vingt-quinze pour cent des salariés étaient en grève, hier après-midi, sur le site de l’entreprise Electrolux à Revin, selon les chiffres de l’intersyndicale. Pour manifester leur désapprobation avec leur hiérarchie, les 360 employés comptabilisés ont bloqué les camions afin qu’ils ne puissent pas acheminer les produits finis.

Ce coup de colère est parti d’une réunion avec la direction locale, mercredi soir, qui a mis le feu aux poudres. La rencontre portant sur la négociation annuelle obligatoire, soit les conditions de travail et les salaires, s’est conclue par un échec, selon les salariés. «Il n’y a pas eu de négociation, la direction locale a mandaté une personne, sans réel pouvoir, et qui nous a mis devant le fait accompli». Contrairement à l’année dernière, où une augmentation de salaire de 6 % leur avait été accordée, la direction leur a accordé en 2014 une hausse de 0,5 %.

«C’est une insulte de se voir traiter de la sorte. C’est de la provocation et l’absence de la direction locale pendant notre grève est de la lâcheté. S’ils veulent la paix sociale et que tout se passe bien dans le projet de rachat par Selni, ils devront prendre en considération nos revendications».

Dans le même temps, le conseil des prud’hommes de Charleville-Mézières était saisi en référé de la demande de quatre salariés («représentants du personnel CGT, agissant en éclaireurs pour les collègues», selon leur avocat) réclamant l’annulation de retenues sur salaire pour des débrayages le 5 septembre dernier. Ce jour-là, après une réunion d’information convoquée par l’intersyndicale, des débrayages avaient effectivement perturbé les lignes de montage A, B et C.

Mais seuls 115 ouvriers ont été décomptés grévistes, «alors qu’aucun réel pointage n’a été effectué pour savoir qui était en grève ou qui ne pouvait pas travailler». Pour la direction, la production, ce jour-là, a bien été inférieure de 81 % à la normale. Le conseil rendra son délibéré le 30 janvier.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 10:22

Trois mois de négociations auront été nécessaires pour établir ce PSE. Si les organisations syndicales ne l'ont pas signé, symboliquement, cela n'entrave pas la procédure.

«On a envoyé le 20 décembre 2013 à la Direccte notre demande d'homologation de notre PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi. […] L'avis de la Direccte devra être formulé le 14 janvier».

Une nouvelle organisation va donc rapidement se mettre en place. Une grande partie des équipes postées - ceux qui travaillent en 5-8 - va passer en journée pour les six semaines de mise en sécurité. Soit environ une trentaine sur les 43 concernés.

Des «cabinets spécialisés» accompagnent le reclassement de chacun des employés, pour que tous retrouvent un travail. «Si 100 % des salariés le voulaient, il est certain qu'en interne c'est possible», assure le directeur. Sauf que la moitié d'entre eux vise des postes externes au groupe Arkema.

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