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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 10:25

"Agents Tnex en colère", pouvait-on lire mardi matin sur la banderole tenue par quelques salariés devant la centrale nucléaire. Ces salariés, ce sont ceux de la société Tnex, un sous-traitant qui s’occupe du nettoyage industriel. Ils sont une vingtaine à y travailler et tous étaient en grève ce mardi. La raison ? des conditions de travail qui se dégradent mais surtout, et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, des CDD payés plus que les CDI qu’ils remplacent.

Alors, plus déterminés que jamais, les employés ont décidé d’agir. Aux environs de 7 h 15 mardi matin, ils se sont postés devant l’entrée de la centrale nucléaire. Pendant que certains tenaient des banderoles, d’autres se sont postés de chaque côté de la rue pour stopper les voitures. Pour la plupart des salariés d’EDF ou de sous-traitant venant commencer leur journée de travail. «Et ça se passe bien, les gens sont compréhensifs».

 

Mouvement de grève des salariés de Tnex

«Sans Tnex, la centrale sera vite handicapée car c’est eux, entre autres, qui lavent les tenues en zones protégées du personnel. Au bout de deux jours, c’est déjà un problème pour le fonctionnement du site».

Concrètement, ils demandent une égalité de traitement dans les taux horaires à qualification égale, une revalorisation des frais kilométriques (actuellement à 13,26 € pour tous), la transformation de la prime d’avantage acquis en 13e mois (ce dernier ne peut pas être supprimé au contraire de la prime), ainsi que le remplacement des salariés en congés, l’embauche de personnel et l’organisation d’élections de délégué du personnel.

«Et puis, ils ont des salaires à la ramasse. L’ancienneté n’est presque pas prise en compte. L’une des employées est là depuis 20 ans et touche 10,02 € de l’heure !»

Pour le délégué syndical, les revendications vont encore plus loin. Il aimerait une convention collective de site, unique pour chaque employé, sous-traitant ou non. Un point sur lequel la direction du site n’a pas souhaité s’exprimer. Par contre, elle rappelle avoir mis en place en 2013 un cahier des charges social. «C’est une base commune pour mieux encadrer le recours à la sous-traitance. Elles ne pourront pas se voir attribuer un marché si elles ne respectent pas certaines conditions sociales comme la prise en compte de l’ancienneté par exemple».

Juste après leur mouvement, les salariés Tnex ont rencontré leur directeur. Il s’est engagé à vérifier leurs affirmations notamment concernant l’égalité et les grilles de salaires. La prime de transport est quant à elle conventionnelle et devra être négociée en novembre lors des négociations annuelles obligatoires. La direction s’est également engagée à une meilleure communication sur le site au travers du chef de site.

Ils attendent les réponses concernant les salaires. Elles devraient arriver lundi.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 10:17

Les salariés baralbins du fabricant de matelas, banquettes, clic-clac et canapés, n’ont reçu que 80 % de leur salaire en juillet. Vendredi dernier, la plupart ont perçu les 20 % manquants. Une nouvelle positive qui ne suffit pas à rassurer des salariés encore dans le flou : «On ne sait pas à quelle sauce nous allons être mangés».

Le groupe d’ameublement, qui emploie 1 800 personnes en France, dont près de 500 à Bar-sur-Aube, est plombé par une dette colossale. Le moratoire négocié avec l’État sur les dettes fiscales et sociales a été revu à plusieurs reprises pour permettre à l’entreprise d’honorer ses engagements. Fin juin, la direction du groupe a demandé un nouvel étalement.

Sauf que mi-juillet, les versements promis n’étaient pas au rendez-vous. Au total, les dettes fiscales et sociales atteignent à ce jour environ 40 millions d’euros. La Commission des chefs de services financiers de Seine-et-Marne (le siège de Cauval est à Torcy), organisme qui accorde aux entreprises rencontrant des difficultés financières des délais de paiement, a donc révoqué l’échéancier et demandé un paiement immédiat.

Une décision dénoncée par la direction du groupe d’ameublement qui a contre-attaqué en saisissant le tribunal administratif de Melun. Ce dernier a cependant débouté la société. Dans son ordonnance rendu le 14 août, il considère que «Cauval a bénéficié d’un plan de règlement des dettes fiscales et sociales et de l’assurance chômage le 26 juin 2014. Cette décision précisait que le plan de règlement serait dénoncé en cas d’absence de paiement avant le 17 juillet d’une somme de 7 828 849 €». Les versements n’ayant pas été effectués, le plan a donc été logiquement supprimé.

«La décision du tribunal administratif a remis les compteurs à zéro. On entre maintenant dans une nouvelle négociation. Une partie de billard à trois bandes entre la commission des chefs de services financiers, le ministère du Redressement productif et Gilles Silberman». Le vice-PDG du groupe espère une nouvelle fois décrocher un accord pour rééchelonner ses dettes, en jouant sur la perte d’emplois en cas de refus des pouvoirs publics.

Un coup de poker déjà vu qui ne fonctionnera pas éternellement sans un geste de bonne volonté, autrement dit, un apport financier de la direction : «Nous en avons marre de racheter nos emplois tous les six mois. Il faut arrêter de prendre l’Urssaf pour une banque et d’escroquer l’État. Plus personne n’est dupe. De toute façon, même si l’État autorise à nouveau un rééchelonnement de la dette du groupe, cela ne réglera pas la situation de fonds. Le groupe est trop endetté. Si nos dirigeants fortunés, Gilbert Wahnich, Gilles Silberman et Franck Ullman veulent vraiment sauver l’entreprise et les emplois, ils n’ont qu’à mettre de l’argent sur la table», taclent plusieurs salariés baralbins adhérents de la CGT.

Les négociations actuellement en cours devraient connaître leur épilogue avant la fin de la semaine.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:35

Sans véritable surprise, ce mardi 12 août, le tribunal de commerce de Sedan a décidé de la poursuite de l’activité des boulangeries Huart (neuf enseignes à Charleville-Mézières, Flize, Gespunsart et Sedan) tout en prolongeant la période d’observation jusqu’au 11 septembre prochain. L’instance judiciaire réunie en chambre du conseil le mardi 5 août, avait exigé des garanties financières de la part de Pierre Huart. Le chef d’entreprise a pu présenter les 40 000 euros nécessaires à la continuité de l’activité.

Présents ce mardi à Sedan, certains salariés assurent qu’ils n’ont pas encore été payés. Aujourd’hui, ils exigent un dialogue de la part de leur patron.

Dans ce contexte, difficile donc pour l'avocat des employés de se montrer optimiste. «Ces 40 000 euros permettront tout juste à Monsieur Huart de régler les salaires de juin et de juillet», évoquant au passage les diverses procédures qui ont abouti aux Prud’hommes et pour lesquelles les assurances devront débourser près de 90 000 euros.

De son côté, Pierre Huart confiait qu’il allait prochainement s’adjoindre le renfort d’un associé et qu’il souhaitait la nomination d’un médiateur dans ce difficile dossier.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:29

Selon des données publiées par Pôle Emploi le 11 août 2014, fin juin 2014, le nombre d’intérimaires s’établit à 612 600 en valeur corrigée des variations saisonnières. Il connait une hausse par rapport à fin mai 2014 (+ 0,9 %) et progresse de 7,0 % sur un an.

Le volume moyen journalier d’emplois intérimaires durant le mois de juin 2014 est de 414 400, en valeur corrigée des variations saisonnières. Ce volume évolue de + 0,1 % par rapport à mai 2014. En rythme annuel (juin 2013 à juin 2014), l'intérim en volume augmente de 9,5 %.

La répartition par secteur d'activité de l'emploi intérimaire diffère sensiblement de celle de l'emploi salarié total. En effet, l’emploi intérimaire est prépondérant dans l'industrie et la construction. L’industrie représente 17,7 % de l'emploi salarié total (près de 3,26 millions de salariés), mais emploie 45,6 % des intérimaires. La construction représente 19,4 % de l’emploi intérimaire contre 8,1 % de l’emploi salarié total (1,4 million). Inversement, 74,1 % des salariés travaillent dans le secteur tertiaire (19,35 millions) contre seulement 34,4 % des intérimaires.

Le taux de recours à l’intérim est de 9,0 % dans l’industrie, de 8,4 % dans la construction et de 1,8 % dans le secteur tertiaire. Le taux de recours moyen, tous secteurs confondus, est de 3,8 %.

En juin par rapport à mai, les effectifs intérimaires dans l’industrie sont en hausse (+ 2,4 %). L’emploi intérimaire augmente de 0,7 % dans le tertiaire. En revanche, l’emploi intérimaire baisse dans la construction (- 2,6 %).

Les intérimaires sont majoritairement des hommes (73,2 %). Par rapport à fin juin 2013, leur part baisse de 0,9 point. Sur un an, les effectifs intérimaires augmentent plus pour les femmes (+ 10,8 %) que pour les hommes (+5,8%). Contrairement à la tendance générale, les effectifs intérimaires masculins augmentent plus vite que ceux de leurs homologues féminins dans les secteurs du tertiaire (+ 10,7 % pour les femmes contre + 12,1 % pour les hommes). Même constat dans l’industrie où les effectifs masculins augmentent de 12,1 % alors que les effectifs féminins progressent de 11,5 %. Dans la construction, les effectifs intérimaires augmentent chez les femmes (+ 0,9 %) alors qu’ils baissent pour les hommes (- 9,3 %).

La population des intérimaires est relativement jeune : 46,6 % d’entre eux ont moins de 30 ans en juin 2014. Par rapport à fin juin 2013, les intérimaires de 20 à 40 ans ont vu leur part baisser (- 0,6 point). La part des intérimaires de 40 à 49 ans est stable. Les intérimaires de moins de 20 ans voient leur part augmenter.

Les emplois intérimaires sont très majoritairement des emplois d’ouvriers : 40,9 % pour les ouvriers qualifiés et 38,2 % pour les ouvriers non qualifiés. Sur un an par rapport à fin juin 2013, les parts des ouvriers non qualifiés (+ 2,8 points) et des employés (+ 0,2 point) progressent. La part des cadres et professions intermédiaires est stable. Les ouvriers qualifiés voient leur part baisser (- 3,0 points). Sur un an, seule la catégorie des ouvriers qualifiés voit ses effectifs baisser (- 0,3 %). Les autres catégories socioprofessionnelles voient leurs effectifs augmenter : + 15,4 % pour les ouvriers non qualifiés, + 9,2 % pour les employés et + 8,0 % pour les cadres et professions intermédiaires.

La répartition régionale de l’emploi intérimaire est relativement proche de celle de l’emploi salarié total. Cependant, les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur font partie des régions qui possèdent les plus faibles taux de recours à l'intérim (respectivement 2,4 % et 2,9 %) en raison du faible poids de leur industrie. A l'opposé, les taux de recours les plus élevés se situent dans des régions plus industrialisées comme les régions Haute-Normandie (5,5 %), Pays de la Loire, Franche-Comté (5,4 % chacune), Centre (+5,3 %) et Picardie et Bretagne (5,1 % chacune).

En juin par rapport à mai, l’emploi intérimaire progresse dans 12 régions. Les régions Bretagne et Pays de la Loire enregistrent les plus fortes hausses (respectivement + 9,0 % et + 5,9 %). Elles sont suivies par les régions Champagne-Ardenne et Nord-Pas-de-Calais (respectivement + 5,5 % et + 4,3 %). Les plus fortes baisses des effectifs intérimaires s’observent dans les régions Basse-Normandie (- 2,6 %), Ile de France (- 3,4 %) et Midi-Pyrénées (- 4,9 %).

Dans la région Champagne-Ardenne, l'emploi intérimaire a bondi de 24.4% au cours des douze derniers mois. Elle constitue un record national puisque dans tout le pays, l'augmentation sur un an est de seulement 7%.

L'intérim est souvent considéré comme un indicateur précurseur des tendances sur le marché de l'emploi : cette progression pourrait donc amorcer une reprise du travail mais risque aussi d'être synonyme d'une plus grande précarité.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:13

«La sanction est rude, on a déjà fait des grèves plus dures que cela et nous n’avons jamais été sanctionnés plus que la perte de nos jours de grève». Les salariés visés par une procédure disciplinaire, pour la plupart contractuels, refusent de témoigner à visage découvert.

La réponse cinglante de la direction de La Poste à leur mouvement du 19 mai au centre de Laon les a laissés sans voix. De quinze jours à un mois de mise à pied, voilà ce qu’ils risquent pour avoir retardé d’un peu plus d’une heure le départ de véhicules postaux du centre de Laon.

«Aujourd’hui, cette sanction est pire que disproportionnée, elle n’a pas lieu d’être». Le secrétaire départemental de la CGT-Fapt en est persuadé, c’est l’action syndicale qui est menacée. «Cette sanction n’est pas anodine. Les grévistes sanctionnés, outre la perte de salaire, verront leur note annuelle impactée», poursuit le secrétaire fédéral, lui-même concerné par cette mesure disciplinaire.

Ce qui peut avoir des conséquences importantes pour la suite de leur carrière. Les deux hommes n’ont pas l’intention de baisser les bras, en plus de l’aide apportée à chacun individuellement, ils n’excluent pas des actions plus importantes lors des conseils de discipline prévus à Amiens, à partir du jeudi 28 août. Ils rappellent que leurs camarades n’ont «rien dégradé, ni brûlé la moindre palette» Les deux responsables syndicaux demandent maintenant que soient levées les sanctions. Ils refusent de croire que leur sévérité ait un lien avec les élections professionnelles prévues à la fin de l’année.

La direction de La Poste rappelle que : «Lors du mouvement du 19 mai à la Plate-forme de préparation et de distribution du courrier de Laon, 11 agents grévistes sur 20 recensés, ont bloqué l’entrée et la sortie des véhicules postaux. Malgré une information du directeur d’établissement sur les risques encourus liés au blocage d’un site, cette démarche a empêché 180 agents non-grévistes de partir en distribution. Cet acte illégal, constaté par un huissier, constitue une entrave à la liberté du travail des agents non-grévistes. Il est considéré comme une faute lourde». La Poste confirme qu’une procédure disciplinaire est en cours à l’encontre des grévistes qui ont bloqué la plate-forme.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:11

C’est la question que se posent les salariés baralbins du fabricant de matelas, banquettes, clic-clacs et canapés. Ils ont reçu, pour certains avec quelques jours d’avance, leur paie. Mais amputée de 20 %. Et elle ne provient pas de leur employeur habituel mais de Solis, une société qu’ils ont du mal à identifier dans l’organigramme du groupe ! La raison est simple, la trésorerie du groupe ne permet pas de verser la totalité des salaires immédiatement.

Le groupe d’ameublement français, qui emploie 1 800 personnes en France, est plombé par une dette colossale. Le moratoire négocié avec l’État sur les dettes fiscales et sociales a été revu à plusieurs reprises pour permettre à l’entreprise d’honorer ses engagements. Fin juin, la direction du groupe a demandé un nouvel étalement. Sauf que mi-juillet, les versements promis n’étaient pas au rendez-vous. Au total, les dettes fiscales et sociales atteignent à ce jour environ 40 millions d’ €

La commission des chefs de services financiers, l’organisme qui accorde aux entreprises qui rencontrent des difficultés financières des délais de paiement, a donc révoqué l’échéancier et demandé un paiement immédiat. D’où le blocage actuel. «Nous sommes dans une situation où, tout simplement, on ne peut pas payer les sommes qui nous sont réclamées. Nous sommes en négociation pour trouver un accord sur des modalités de remboursement des sommes dues», indiquait le vice-pdg du groupe. «Si nous ne trouvons pas de solution, le groupe sera dans une situation difficile dans les semaines à venir». En clair, le groupe, en tout ou en partie, s’acheminera vers une cessation de paiement et un retour devant le tribunal de commerce de Meaux. Une nouvelle fois, cela se traduirait par des licenciements. La stratégie du groupe va donc consister à forcer la main des pouvoirs publics pour obtenir des facilités de paiement en mettant dans la balance la sauvegarde des emplois. Une stratégie qui ressemble à une ficelle éculée !

Dans les rangs des salariés, les liquidations judiciaires et licenciements de 2013 sont encore bien présents dans les mémoires et cette situation est bien sûr source d’inquiétudes. «Des rumeurs circulaient à propos des mauvais résultats du groupe. Par exemple, on voit bien qu’il y a un souci avec la branche canapé qui est en dessous de ses objectifs». Pourtant, en comité de groupe, mi-juillet, la direction s’était voulue très rassurante. «Tout allait bien et aujourd’hui le groupe ne nous paie pas en totalité. Ils ont voulu nous endormir», déplorent des syndicalistes CGT.

Certains ouvriers partent en vacances avec 300 € en moins sur leur salaire ; sans savoir quand ils toucheront le reste, et surtout, dans quelle mesure leurs emplois sont menacés.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:10

Signe que décidément le bâtiment va mal, la société de construction et BTP Drujon, basée à Moussey et bien connue dans le paysage aubois, a été placée en redressement judiciaire mardi par le tribunal de commerce de Troyes. Constructeur dans le département de l’Aube depuis 1922, la société a été reprise en 2004.

C’est le P-DG de l’entreprise, qui a lui-même demandé que son entreprise soit placée en redressement judiciaire. Une mesure de sauvegarde prise à titre préventif. «Ça fait six mois que j’y pense et j’ai décidé de lancer la procédure il y a trois mois avant qu’il ne soit trop tard. C’est un acte de gestion réfléchi, posé et analysé afin d’éviter une catastrophe en décembre», explique le P-DG qui souhaite surtout éviter le plus possible la «casse sociale» et assurer le paiement des salaires pour juillet et août. Quant aux raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision, il évoque la conjoncture difficile et la crise du bâtiment, des règlements qui n’entrent pas ou difficilement et, surtout, des banques qui ne suivent pas pour pallier les problèmes de trésorerie. Un paramètre d’autant plus terrible pour le chef d’entreprise qu’il ne manque pas de chantiers. «J’ai actuellement six chantiers en cours et on a une prise de commande à 3 millions d’euros. Je viens encore de signer un chantier cette semaine !».

Le cas de la société Drujon, qui emploie actuellement 53 personnes, n’est pas isolé dans le département, ni même dans le pays, qui accuse une crise dans le bâtiment depuis 2009.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:08

Si le bout du tunnel est encore loin pour les 430 salariés du groupe, l’horizon ne semble pas encore tout à fait bouché. Certes, ils vont devoir retrousser leurs manches et de nombreux problèmes structurels vont devoir être réglés, mais ils ont pu retrouver un peu d’espoir hier.

Mobilisés et unis, ils étaient près de 230 à avoir le déplacement pour soutenir leurs représentants au tribunal de commerce, qui s’est réuni en audience exceptionnelle.

La juridiction a décidé de placer le groupe en redressement judiciaire avec une période d’observation de 6 mois. «C’est plutôt positif mais il ne faut pas se leurrer non plus, il y aura une obligation de résultat non seulement sur la qualité des produits mais aussi sur la mobilisation des salariés et leur solidarité.  Les salariés devront rester vigilants et soudés et surtout continuer à soutenir leurs représentants» Des représentants qui n’ont pas manqué de se dire soulagés après la décision du tribunal mais ne comptent pas pour autant relâcher leur vigilance. «Il faut que l’administrateur judiciaire soit à notre écoute mais c’est une bonne chose car les problèmes vont pouvoir être clairement identifiés» confiaient les représentants de SMPA (site de Vendeuvre-sur-Barse), Escao (Lusigny) et Arbat (Arcis-sur-Aube), les trois sites aubois du groupe qui emploi actuellement 430 personnes.

Autre bonne nouvelle avant les congés de salariés : l’assurance que les salaires de juillet et août seraient payés en temps et en heure.

Un avis également partagé par la direction qui, de son côté, attend la fin de la procédure qui lui permettrait d’obtenir un prêt de 3 millions d’euros de l’État. Mais Bercy a besoin de garanties que le groupe ne peut apporter aujourd’hui sauf à récupérer la propriété du site de Vendeuvre, détenue conjointement par la communauté de communes des Rivières et le conseil général. «Nous avons déjà l’accord de la communauté de communes mais nous devons encore convaincre le conseil général. Nous sommes cependant confiants. Nos clients ont décidé de nous suivre et il y aura des efforts à faire. Mais ne partons pas sur une note pessimiste. Je tiens également à saluer la combativité et le professionalisme des salariés qui défendent leur emploi tout en continuant à travailler».

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:06

Le chômage à Soissons augmente. Moins vite. Mais il augmente toujours avec entre mai 2013 et mai 2014, 4,2 % de demandeurs de plus toutes catégories confondues. Ce qui porte leur nombre à 10 102 pour l’arrondissement de Soissons (Soissons et les six cantons de Villers-Cotterêts, Vic-sur-Aisne, Braine, Vailly-sur-Aisne et Oulchy-le-Château). Cette courbe s’élève moins rapidement qu’en 2012 et 2013 avec des taux proches des 8 % ces années-là.

La situation change si l’on est jeune ou senior. Pour le directeur de pôle emploi, les moins de 25 ans sont «une priorité sur le bassin». Il y a eu un effet «emploi d’avenir». Chez les seniors, dont beaucoup d’ouvriers, le chômage a augmenté de 12,7 %. Dans le Soissonnais, le chômage de longue durée «est plus persistant qu’en Picardie», souligne t-il. 35 % des demandeurs d’emploi de moins de 30 ans sont inscrits depuis plus de douze mois.

Ce n’est un secret pour personne, l’arrondissement de Soissons est un secteur qui a beaucoup souffert ces dernières années en termes d’emploi, en particulier dans le secteur de l’industrie. Les plans sociaux et les fermetures d’entreprises depuis une quinzaine d’années ont laissé un territoire soissonnais appauvri. Pour autant «il y a encore un avenir dans l’industrie». L’industrie agroalimentaire, par exemple, aurait l’intention de recruter 112 personnes et envisage d’avoir des difficultés pour trouver sa main-d’œuvre. Les entreprises qui recherchent des soudeurs, des tourneurs, des fraiseurs, les secteurs de la métallerie, de la métallurgie et de la chaudronnerie recrutent également mais ont des difficultés à trouver des candidats.

Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de chômeurs qu’il y a équation entre l’offre et la demande. «Pour aider les entreprises qui ont du mal à recruter, on travaille sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences avec des entreprises locales», via des actions de formation.

Le pôle emploi de Soissons a fait une étude sur le territoire dont il ressort notamment que «le secteur marchand se développe. Il y a la zone de Vauxbuin où nous avons fait pas mal de recrutements. Cela ne suffit pas encore à inverser la courbe du chômage, cela ne compense pas les destructions d’emploi». C’est ce secteur tertiaire qui est le plus vecteur d’emplois dans l’arrondissement : il représente 83 % des offres. L’arrivée de trois centres d’appels en est l’une des principales causes.

L’une des particularités du Soissonnais : «On a un marché du travail qui est tourné vers l’extérieur. 9 300 personnes travaillent en dehors de l’arrondissement». Sur ces 9 300 salariés, 6 300 se déplacent vers la zone de Roissy et l’Ile-de-France. Reims et sa couronne voient également les Soissonnais migrer quotidiennement.

Les salariés sont mobiles, les demandeurs d’emploi aussi. Ils sont 22 % contre 19 % en Picardie à être prêts à faire 39 km pour aller travailler. D’où l’importance des moyens de communication à améliorer : RN2 et desserte ferroviaire.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:04

Cette Laonnoise, assistante sociale de formation, travaillait pour la Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel, la Cotorep, lorsque cette institution a disparu pour intégrer la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). C’est dans cette toute nouvelle structure qu’elle a été affectée mais les choses ne se sont pas déroulées comme elle l’avait imaginé et elle s’est retrouvée en opposition avec la direction.

Elle a donc demandé à quitter la MDPH. «Je voulais repartir dans mon secteur professionnel, celui de l’assistance sociale», explique la Laonnoise, qui avait même en vue un poste au sein de l’Éducation nationale. Espoir déçu. Celle qui a plus de 35 ans de pratique dans ce domaine d’activité s’est retrouvée affectée à un poste purement administratif à la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS).

«J’ai été placardisée et j’étais dans un sous-emploi». Les relations avec l’un de ses collègues se sont très vite détériorées, entraînant une dépression puis un arrêt maladie. «L’administration m’a demandé de me mettre en congé maladie de longue durée. Si je ne voulais pas y laisser ma santé, j’ai fini par accepter».

Dès lors, elle a engagé un bras de fer avec son administration pour que sa dépression «soit reconnue imputable au service», non sans mal. «Dans un premier temps, il y a deux ans, la commission de réforme m’a donné raison mais la procédure a été jugée caduque parce qu’elle n’était pas présidée par un psychiatre. Tout a donc dû être recommencé et, en février dernier, la commission m’a cette fois donné tort. J’ai contesté la décision et demandé une contre-expertise. La commission de réforme, sur avis de quatre psychiatres, a reconnu ma dépression imputable au service puisque contractée à cause de mes conditions de travail». Au-delà de sa satisfaction personnelle, elle y voit l’occasion de délivrer un message : «Dans la fonction publique, on peut gagner des combats. Il ne faut pas se laisser faire».

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 16:02

Les ex-salariés de Vendeuvre Sous-Vêtements (VSV) n’ont pas «lâché l’affaire». Plus de deux ans après la liquidation judiciaire de leur société, 37 d’entre eux ont remporté une bataille devant le conseil des prud’hommes de Troyes. Il y a quelques semaines, l’instance a reconnu que leurs licenciements avaient été abusifs et que le contenu du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) était insuffisant, notamment au regard des moyens du groupe Zannier.

«C’est malheureusement le constat que l’on observe souvent dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire, y compris pour les sociétés qui appartiennent à un groupe. On délaisse complètement la filiale et ses salariés. On ne fait pas grand-chose pour que les gens puissent être reclassés ou bénéficient de moyens suffisants de formation ou même financiers pour pouvoir s’en sortir par la suite», plaide le conseil des salariés.

D’autre part, l’avocat indique que la convention collective du textile oblige l’employeur, qui licencie pour motif économique, à saisir la commission territoriale du textile et les syndicats professionnels pour rechercher une solution de reclassement à l’extérieur de l’entreprise. Ce qui n’a pas été effectué.

Soutenues par la CGT, les anciennes petites mains de VSV ont célébré cette première victoire devant leurs anciens locaux de Vendeuvre. D’autant que le conseil des prud’hommes leur a également octroyé des dommages et intérêts : «Les salariés vont recevoir entre 15 000 et 42 000 € de dommages et intérêts, soit près de 30 000 € en moyenne, payés par le régime de garantie des salaires. Cependant, il y a eu appel de la décision. Le message, c’est que nous ne désarmons pas. Nous savons que la procédure peut être longue, mais nous continuons à nous battre car cette lutte pour les ex-VSV est plus que symbolique. Le groupe Zannier avait tout préparé en plaçant un cadre à la tête de VSV pour se dédouaner des licenciements et avoir les mains propres. Leur objectif était simplement de délocaliser la production».

Les anciennes ouvrières se disent «déterminées» à aller au bout. Deux ans après la liquidation, la plupart d’entre elles demeurent dans une situation difficile. Parmi les ex-VSV, très peu ont retrouvé un emploi stable. «Même si nous gagnons devant la justice, le mal est fait. Les emplois sont perdus. Les dommages et intérêts n’ont jamais été qu’un pansement pour des personnes d’un certain âge qui ne disposent pas forcément de diplôme ou de formation».

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 16:56

Pour le troisième jour de grève contre la délocalisation de deux chaînes d’assemblage, le conflit se tend devant les grilles d’Assa Abloy. Les ex-Vachette ont en effet décidé hier de durcir le mouvement de grève après que les syndicalistes, reçus par la direction en fin de matinée n’aient reçu aucune réponse à leurs questions quant à la stratégie de l’entreprise.

Ce matin, alors que la grève s’organise avec la musique et le barbecue installé sur place, un huissier de justice a été mandatée par la direction. Il reste donc assis, sur un muret en face des grévistes à prendre le pouls de la situation. Parallèlement la police municipale de Sainte-Savine est passée ce matin aider quelques camions de fournisseurs à gagner l’intérieur du site. La police municipale s’est ensuite rendue sur place pour vérifier que la route n’était pas coupée. Ce qui n’était pas le cas.

En comité d’entreprise, cette après-midi, les représentants syndicaux vont à nouveau poser les mêmes questions. En espérant cette fois des réponses.

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