Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 10:57

VSV-L'ADMR Aube - l'association du service à domicile en milieu rural - vit une période difficile. Dans les semaines à venir, un certain nombre d'associations locales, actuellement en cessation de paiement, devront en effet déposer le bilan, et donc procéder à des licenciements. Combien de personnes seront concernées ? Dans un premier temps, deux cents emplois devraient se trouver sur la sellette. Mais lors de la seconde phase, qui devrait s'étendre jusqu'à la fin du mois de mai, une bonne partie des personnes licenciées pourrait être embauchée par les associations restantes. En définitive, au lieu d'être réparties en trente-trois secteurs comme c'est le cas aujourd'hui, les associations seront regroupées sur treize secteurs.

- Le 22 mars, le tribunal de commerce de Troyes décidait du redressement judiciaire de la société VSV (Vendeuvre Sous-Vêtements). Un administrateur nommé par le tribunal a établi un rapport après contrôle et étude de la situation de l'entreprise. Après une étude approfondie du dossier, il a été décidé hier d'un nouveau sursis de quatre mois. Avec à la clé 55 emplois, presque exclusivement une main d'œuvre féminine, à la moyenne d'âge de 52 ans, très spécialisée. Prochain rendez-vous le 22 septembre avec le tribunal de commerce. Une quarantaine d'entre de salariés, essentiellement des femmes, a manifesté calmement début juin devant l'entreprise Poron à Troyes, laquelle appartient au groupe Zannier. Le leader du vêtement pour enfant fournissait voici encore un an 90 % du travail aux ouvrières de VSV. Pour sauvegarder l'ensemble des emplois, VSV devrait pouvoir compter sur des commandes de 22 000 pièces chaque semaine de la part du groupe Zannier. Or, le deuxième semestre 2011 prévoyait seulement 11 000 pièces par semaine. Elles sont ressorties avec deux promesses : un maintien des commandes à 15 000 pièces/semaine jusqu'à la fin de l'année et un engagement à tout faire pour maintenir ce même niveau de charge au 1er semestre 2012. Alors que près de vingt-cinq emplois étaient menacés, neuf pourraient ainsi être sauvés. De «source patronale» Le groupe Zannier a l'intention de créer 800 emplois en Tunisie.

- Il y a un peu plus d'un an, Sodimédical décidait de fermer son usine de Plancy-l'Abbaye et de licencier la totalité de ses 54 salariés. Il veut transférer sa production de champs opératoires en Chine et en Tchéquie. A la suite des décisions négatives du TGI et du tribunal de commerce de Troyes, Sodimédical avait dispensé en mai ses salariés de venir travailler. Il leur avait demandé de rester à la maison. Mais par courrier, l'entreprise s'était engagée à leur verser leur paie normalement. Toutefois, craignant qu'elle n'en profite pour déménager les machines, les salariés ont assuré des tours de garde. De jour comme de nuit. Toujours est-il que le salaire de mai n'a pas versé au personnel. Une inspectrice du travail est venue à Plancy-l'Abbaye pour dresser un procès-verbal de carence. Une audience des Prud'hommes est prévue vendredi 10 juin. Pour que Sodimédical verse bien les salaires, l’avocat va demander aux Prud'hommes d'assortir sa décision d'une astreinte de 500 euros par jour de retard. Pour «résistance abusive», il va réclamer 1 000 euros de dommages et intérêts par salarié.

- Le tribunal de commerce de Troyes doit décider mardi 14 juin si la SIRC de Marigny-le-Châtel est définitivement liquidée ou si une reprise est possible. 110 des 250 salariés ont présentés un olan de reprise sous forme d'une Scop.

Partager cet article
Repost0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 12:54

Philippe Jarlot est devenu PDG de Lenoir-et-Mernier en 2002. Il a ensuite agrandi le périmètre de la société métallurgique en reprenant FAV-LCAB puis Jayot fin 2006. Au total, plus de 140 emplois. Mais une croissance rapide qui s’est achevée à la vitesse d’un TGV. Les sociétés étaient placées en redressement dès mai 2007 et liquidées en février 2008. Il est accusé :

- d’avoir embauché pour un salaire exorbitant de 6 000 euros mensuels la femme d’un ex-cadre d’Estamfor (officiellement au chômage) qui n’a jamais mis les pieds dans une des entreprises. C’était un emploi fictif pour rétribuer des commissions au mari (gestion de la logistique et du suivi des commandes sous-traitées en Tchéquie et en Italie)

- d’abus de biens sociaux et banqueroute ensuite pour avoir vendu de la marchandise à une société de ferrailleurs, sans facturation, réglée en liquide.

- enfin, d’un abus de confiance. Il s’agit du prêt consenti par le conseil général pour la reprise de Jayot après la liquidation de Thomé-Génot. Il lui est reproché de ne pas avoir établi de comptabilité séparée entre son groupe et l’unité Jayot. Et de ne pas avoir embauché le nombre de salariés convenu (au contraire, il a employé son gendre, mais chez FAV LCAB).

Quel que soit le jugement que rendra le tribunal correctionnel, des questions resteront sans réponse : pourquoi M. Jarlot a pu, ainsi, plusieurs fois, répété un mécanisme qui s’est avéré si dangereux sans que le tribunal de commerce, les experts comptables, les commissaires aux comptes, bref, ceux qui savaient ou étaient censés savoir, n’aient pas dit «stop» ?

Le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières a rendu son jugement dans «l'affaire» Lenoir-et-Mernier (mais aussi FAV LCAB, Gérard Bertrand et Fils, Boulonnerie Dauvin Fils et division Jayot), consécutive aux délits d'abus de biens sociaux, de banqueroute et de recel. Le tribunal a déclaré Philippe Jarlot coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il l'a ainsi condamné à un emprisonnement délictuel de deux ans, assorti du sursis, sous réserve qu'il ne commette pas de nouvelle infraction d'ici cinq ans. Il est, par ailleurs, condamné au paiement d'une amende de 90 000 € et il lui est interdit de diriger, gérer, administrer ou contrôler une entreprise commerciale, pendant une durée de dix ans. La secrétaire «fictive» a été déclarée coupable de recel de bien provenant d'un délit puni d'une peine n'excédant pas cinq ans de prison et a été condamnée à 20 000 € d'amende. Le ferrailleur a été condamné à une amende de 7 000 €.

Les 5 000 euros sollicités pour les 133 victimes des malversations commises, à titre de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi (en supplément de l'indemnisation obtenue devant les prud'hommes) ne leur sont pas accordés. Alors qu'en revanche, le conseil général va se voir remboursé, par Philippe Jarlot, d'un détournement de 300 000 euros ; tout comme va l'être partiellement le mandataire liquidateur de Lenoir et Mernier et FAB LCAB, à qui l'ex-PDG, ainsi que le ferrailleur et la secrétaire "fictive" vont devoir verser, à des degrés divers de solidarité, plusieurs centaines de milliers d'euros…

«S'il est indéniable que les salariés ont, à la suite de cette procédure collective, perdu leurs emplois et ainsi été confrontés à une situation difficile, tant sur le plan humain que sur le plan professionnel, le tribunal retient qu'ils ne peuvent souffrir, à raison des délits d'abus de biens sociaux et de banqueroute commis par Philippe Jarlot, que d'un préjudice qui, à le supposer établi, est indirect. En ce sens, les délits commis par Philippe Jarlot au préjudice des sociétés qu'il dirigeait, ne sont pas la cause directe du préjudice moral invoqué par les salariés…». Les salariés de Lenoir et Mernier ont donc décidé, spontanément, de faire appel de ce jugement.

 

Partager cet article
Repost0
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 14:23

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s'établit à 55 903 en Champagne-Ardenne, fin avril. Ce nombre augmente de 0,7 % (+ 370) par rapport à la fin mars (+ 1,0 % sur un an). En France métropolitaine, le nombre diminue de 0,4 % par rapport à fin mars (+ 0,2 % en un an). Par département : Ardennes (+ 1,3 %), Aube (+ 1,0 %), Marne (0,0 %), Haute-Marne (+ 1,1 %). Soit, pour les Ardennes, 13 166 personnes inscrites à Pole emploi de catégorie A et au total, toutes catégories confondues, 19 927 personnes inscrites à Pôle emploi (ce qui exclut de fait les sans emploi n'étant plus sur les listes) et pour la Marne 22 361 personnes inscrites à Pole emploi de catégorie A et au total, toutes catégories confondues, 35 969 personnes inscrites à Pôle emploi.

La situation est plus nuancée si l'on élargit ces données aux chômeurs «B» et «C» (c'est-à-dire qui exercent une activité même très partielle) : dans la région, ce nombre reste stable au mois d'avril (87 657 inscrits, mais l'augmentation est de + 5,2 % sur un an). Mais la situation est très contrastée d'un département à l'autre : Ardennes (+ 0,1 %), Aube (+ 0,9 %), Marne (- 0,5 %), Haute-Marne (- 0,4 %).

Dans le détail, au niveau des Ardennes, à noter que sur un an, le chômage masculin est en recul de 5,8 % mais qu'il augmente chez les femmes, +1,9 %. Par ailleurs, qu'ils soient de catégorie A, B ou C, les plus de 50 ans enregistrent toujours la hausse la plus notable sur un an (+15,9 %). Quant aux moins de 25 ans, leur situation est distincte : + 0,7 % en avril mais - 12,7 % sur un an pour les «A», - 0,6 % en avril et - 9,3 % sur un an pour l'ensemble A + B + C. Egalement préoccupant, le nombre des chômeurs de longue durée (plus d'un an) : + 1,1 % en avril, + 6,3 % sur un an…

Partager cet article
Repost0