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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 21:21

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne vient de donner raison aux salariés protégés de Sodimédical en annulant l’autorisation de les licencier délivrée par l’inspecteur du travail.

Dans toute entreprise, les salariés protégés, à savoir les représentants du personnel, ne peuvent être licenciés qu’après autorisation de l’inspecteur du travail. Une décision que l’on peut contester devant le tribunal administratif. C’est ce qu’ont fait les six salariés protégés de Sodimédical après que leur licenciement a été autorisé le 29 octobre 2012, soit un peu plus d’un mois après la liquidation judiciaire de l’entreprise de conditionnement de kits chirurgicaux par le tribunal de commerce.

Pour le tribunal administratif, le liquidateur judiciaire n’a pas suffisamment cherché à reclasser les salariés dans le groupe Lohmann & Rauscher, dont Sodimédical était une filiale à 100 %. Et comme un clin d’œil à ce qui a été le cœur de cette affaire extraordinaire, le tribunal pointe que «le groupe disposait de structures à l’étranger, notamment en République tchèque et en Chine». Et pour cause, il s’agit des ateliers qu’il a ouverts dans ces pays à faible coût de main-d’œuvre peu avant de fermer l’usine de Plancy-l’Abbaye.

En pratique, la décision n’aura qu’une portée indemnitaire car si le licenciement est annulé, Sodimédical n’a plus d’activité. Leur avocat a néanmoins demandé la réintégration des salariés au groupe Lohmann & Rauscher. «Ils m’ont répondu qu’ils ne comprenaient pas l’objet de mon courrier».

«C’est de bon augure pour les prud’hommes». L’affaire Sodimédical devrait être examinée par le conseil des prud’hommes le 15 décembre prochain. Elle concernera, cette fois, la trentaine de salariés qui poursuivent le combat (les autres ont signé un accord avec le groupe L&R). Le conseil devra se prononcer lui aussi sur le plan social du liquidateur. Les indemnités, s’il y en a, seront versées soit par les fonds de garantie des salaires, soit par le groupe Lohmann & Rauscher s’il est finalement reconnu co-employeur des salariés de Sodimédical.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 17:54

Les personnels du Lycée Pierre Bayen s’opposent au projet de réorganisation du bassin de formation de Châlons présenté le 18 novembre. Ce projet doit répartir les formations générales et technologiques, l’enseignement professionnel demeurant inchangé, sur les trois lycées de la ville.

Projet prévu pour la rentrée 2015 

Il consiste en la création d'une plateforme de secondes, réunissant tous les élèves de secondes générales et technologiques au lycée Bayen.
Toutes les classes de 2nde du bassin de formation seraient regroupées dans ce même lycée, devenu «Plate-forme 2nde», qui garderait en outre les classes de série littéraire.
Le lycée Oemichen deviendrait un pôle scientifique, technologique et industriel, en regroupant les Premières et Terminales de série S et ST2D.
Le lycée Talon deviendrait un pôle ES, STMG, ST2S.
Selon le Rectorat de l'Académie de Reims, chaque lycée offrirait un cursus général complet et serait pleinement identifié comme pôle d’excellence :
- Pôle scientifique et technologique industriel au lycée Etienne Oehmichen
- Pôle littéraire et plate-forme seconde au lycée Pierre Bayen (avec Arts du cirque)
- Pôle sciences économiques et sociales, Santé Social et Technologique Tertiaire au lycée Jean Talon.

Réaction du président du Conseil régional

"En matière d'éducation, comme pour tout ce qui concerne notre territoire, rien ne peut se faire sans concertation avec tous : élus, chefs d'établissements, parents et enseignants.

Le Conseil régional ne peut accepter ce projet proposé par l’inspectrice d’académie, directrice départementale des services de l’éducation nationale de la Marne".

Une manifestation de lycéens est prévue demain matin, vendredi 21, à Châlons.

 

Blocage du Lycée Pierre Bayen
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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 13:14

Pour les salariés d’Arbat à Torcy-le-Grand et de Simpa à Vendeuvre, il va falloir tourner une page de leur histoire professionnelle, trouver les ressources pour rebondir et éviter le piège du chômage de longue durée.

Hier matin, une quarantaine de salariés de Simpa avait rendez-vous au Pôle emploi de Vendeuvre pour une réunion de présentation du Contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Le responsable de ce dispositif à Pôle emploi, et des membres de la cellule d’appui, leur ont présenté les atouts de ce contrat.

«Les salariés vont conserver 80 % de leur salaire brut et bénéficieront d’un accompagnement personnalisé et d’un accès facilité à la formation. Ensuite, avec eux, nous travaillons sur leur mobilité professionnelle et géographique. S’ils ne souhaitent pas déménager, on va travailler sur leur qualification pour qu’elle soit adaptée aux besoins des entreprises d’aujourd’hui et de demain. Si les personnes sont prêtes à déménager, elles pourront plus facilement conserver leur métier. Dans le cadre du CSP, on peut proposer des formations de quelques semaines pour développer de nouvelles compétences ou des formations de reconversion de plusieurs mois. Six mois après la fin du CSP, 30 % des personnes sont toujours inscrites à Pôle emploi. Ce qui veut dire que 70 % ont repris le chemin de l’emploi. Ce n’est qu’une moyenne. Nous espérons arriver à un bon taux de réussite mais pour cela l’implication est déterminante».

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 12:01

Dix-sept salariés des transports Rousseau, situés à Poix-Terron, ont bloqué leur entreprise ce mardi pour protester contre la perte d'emploi d'une quinzaine d'entre eux. La société a déposé son bilan a la fin du mois d'octobre.

Les transports Rousseau comptaient 28 salariés auparavant. Onze d'entre eux ont été repris, ou vont l'être, par une société parallèle, la Team Rousseau, gérée par le fils de l'ancien propriétaire.

Dix-sept hommes restent donc sur le carreau et réclament le paiement de leurs salaires d'octobre et de novembre. Ils accusent aussi le patron de mettre à disposition de son fils le matériel de l'entreprise.

Le tribunal de commerce de Sedan doit se prononcer le 4 décembre pour une éventuelle liquidation judiciaire.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 10:31

Jeudi, les cinquante employés d’Air Liquide Welding de Châlons-en-Champagne  qui s’apprêtent à perdre leur travail d’ici quelques semaines se sont rendus au siège social.

Une fois sur les lieux, ils ont fait savoir leur mécontentement en brûlant quelques palettes. Une initiative pas vraiment du goût de la direction. «On nous a parqués à l’extérieur, sans avoir accès aux toilettes. Des bâtiments, les gens nous regardaient comme des animaux». Après plusieurs tentatives pour entrer, les Châlonnais essayent par l’arrière de la bâtisse, où attendaient le service de sécurité et certains cadres d’Air Liquide Welding.

Malgré ces incidents, une réunion s’est bien tenue entre les dirigeants et les représentants syndicaux. Au cœur des réclamations de ces derniers, l’indemnité de fermeture d’entreprise a fait figure de nerf de la guerre. Sans véritable avancée.

«La réunion du comité central d’entreprise est fixée au jeudi 20 novembre». Un rendez-vous déterminant, précisant un peu plus la fin d’Air Liquide à Châlons.

«Un repreneur potentiel du site se montre très intéressé en ce moment».

Air Liquide Welding : rendez-vous tendu au siège social
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 11:57

Le groupe japonais Maruyasu, propriétaire de WTX, ne souhaitant plus injecter de l’argent (10 millions en dix ans) pour éponger les dettes de son usine ardennaise, Godart à Fumay, qui devait fermer ses portes en décembre 2013, il fallait trouver un repreneur.

Clément Brochon, PDG de CLB Conseil, un cabinet de conseil aux entreprises, s’est entouré de nombreux patrons afin de trouver une solution industrielle pour sauver Godart.

En décembre 2013, Godart devient Fab21, conservant ses 81 salariés. L’entreprise bénéficiera alors de 3,14 millions d’euros d’investissements de WTX et continuera, jusqu’en 2015, à produire des pièces pour le groupe. La nouvelle société créée profitera par ailleurs d’exonérations liées à la zone franche. Fab21 sera présidée par Jean-Michel Coutellier, jusqu’ici directeur de Godart.

Le président de Fab21 est viré sans ménagement par son actionnaire pendant le week-end de la Toussaint, l’actionnaire lui reprochant de ne pas avoir signé la lettre d’embauche de son… propre successeur.

Pendant 2 jours, les salariés vont se mettre en grève… pour soutenir leur patron historique. Le dossier Fab21 est repris en main par l’État. Trois réunions sont organisées en présence du préfet des Ardennes, du commissaire au redressement productif de Champagne-Ardenne, Nicolas Fourrier, et de Zdenka Avril, nouvelle responsable de la Direccte des Ardennes (direction du travail). Au terme de longues heures de négociations pour trouver une sortie de crise, un accord a été ratifié, hier.

Jean-Michel Coutellier sort vainqueur du bras de fer qui l’opposait à son actionnaire. Dès hier, il a repris la présidence de Fab21 et il conserve 86 salariés. Le cœur de l’activité de l’entreprise demeure la production de pièces automobiles, de tubes et la transformation de tubes. Clément Brochon, quant à lui, ne garde que trois salariés qu’il venait d’embaucher pour la petite activité design de l’usine. Celle-ci prendra une forme juridique distincte de Fab21. Cette nouvelle entreprise devrait s’installer prochainement à Charleville-Mézières.

Autres surprise du dossier. Sans aller jusqu’à créer une Scop (société coopérative ouvrière de production), Fab21 appartiendra désormais à ses employés. Le capital, estimé à 3,1 millions d’euros, sera divisé à parts égales entre tous ceux qui le souhaitent. Pour rappel, 10 % de Fab21 aurait déjà dû l’être, selon la proposition faite initialement par Clément Brochon, mais celle-ci était restée un vœu pieux. Désormais, Fab21 sera donc détenu par ceux-là même qui ont poussé leur actionnaire vers la sortie.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 11:43

C’est un très long feuilleton judiciaire qui vient de prendre fin. L’ex-PDG d’Ardennes Forge (société bâtie sur les cendres de Thomé-Génot, il y a exactement huit ans et liquidée en juin 2008) et son bras droit ont renoncé à faire appel de leur jugement, rendu le 1er  septembre, a-t-on appris hier de source judiciaire.

A la suite du procès marathon qui s’est tenu le 3 juillet dernier, le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières les a reconnus coupables d’escroquerie aux Assedic (398 610 euros avaient servi à financer des formations factices) et de recours au travail dissimulé.

L’ancien PDG et son adjoint ont été condamnés à des peines de prison avec sursis (respectivement six et quatre mois), ainsi qu’à des amendes (8 000 euros). Moins impliqué, le référent ANPE, a écopé de trois mois de prison avec sursis.

«Ceci est doublement important pour les ex-salariés, déclare l’avocat des ex-salariés. D’une part, c’est une belle victoire juridique, dans la mesure où c’est à leur seule initiative qu’un juge d’instruction avait été saisi pour mettre en examen leur PDG. D’autre part, cette décision pénale va permettre d’engager une procédure de révision afin de modifier l’arrêt de la cour d’appel de Reims de 2012, qui est en contradiction avec la décision. En effet, la cour, statuant en matière sociale, n’avait pas reconnu le travail dissimulé, ce qui avait abouti à ce que les salariés soient exposés à rembourser une partie de ce que le conseil de prud’hommes leur avait alloué».

C’est en effet une des bizarreries de cette affaire. D’un côté, l’Assedic (aujourd’hui Pôle emploi) ne s’est pas constitué partie civile pour réclamer les quelque 400 000 euros détournés. De l’autre, l’AGS (le régime de garantie des salaires, qui intervient lorsqu’une entreprise se trouve en procédure collective), réclame toujours un «trop-perçu», d’environ 400 000 euros, là aussi, aux anciens salariés. Dont la plupart ne roulent pourtant pas sur l’or…

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 11:41

Le plan social chez Petitjean ne rencontrera pas d’obstacle judiciaire. Saisi la semaine dernière, le tribunal de grande instance de Troyes s’est déclaré, hier matin, incompétent pour juger de la «cause économique réelle et sérieuse» des 192 suppressions d’emploi envisagées par la direction. Le jugement est très clair, il se contente même de reprendre l’article 1235-7-1 du Code du travail qui affirme que tout litige concernant les plans sociaux relève «de la compétence en premier ressort du tribunal administratif, à l’exclusion de tout autre recours administratif ou contentieux».

Depuis la loi dite de «sécurisation de l’emploi», votée le 14 juin 2013, tous les plans sociaux sont soumis à une homologation par la direction du travail (la Direccte). Or cette dernière va effectivement s’assurer que le plan social a respecté toutes les obligations légales, à l’exception de la cause économique. Et les tribunaux administratifs, qui jugent les actes de l’administration, se refusent également à l’examiner. «Il n’y a donc plus personne pour juger de la cause économique. C’est un déni de justice. On a mis en place la loi rêvée de M. Gattaz».

«On est évidemment déçu. Cette décision signifie qu’on a toujours une bonne raison de licencier», s’indignent aussi les membres du comité d’entreprise qui espéraient un coup d’arrêt au plan social en cours. Néanmoins, dès la décision connue, ils se sont remis au travail pour peaufiner la présentation de leur fameux « plan B », une alternative au plan social prévue par la direction de Petitjean qu’ils présenteront, lundi, à leurs dirigeants, à la direction du travail ainsi qu’au commissaire au Redressement productif. Élaboré avec l’aide d’experts, il doit prouver qu’il existe une autre solution aux difficultés actuelles de Petitjean que l’abandon de pans entiers de l’activité et notamment des grands mâts, vitrine du savoir-faire du fabricant de mâts et candélabres de Saint-André-les-Vergers. La partie s’annonce serrée. L’actionnaire, le groupe saoudien Al-Babtain, a refusé de participer à cette présentation.

Le bras de fer continue.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:57

Le ministre du Travail a fait adopter le 14 octobre un projet de loi en première lecture au Sénat. Il autorise le gouvernement à prendre par ordonnances les mesures nécessaires pour instaurer un nouveau mode de désignation des conseillers prud’hommes. Ce texte a été déposé le même jour à l’Assemblée dans le cadre d’une procédure accélérée. Alors même que viennent de débuter les négociations syndicats/patronat sur la démocratie sociale, la précipitation du gouvernement à en finir avec cette élection démocratique des juges du travail relève du double langage.

Cette suppression de l’élection des conseillers prud’hommes au suffrage universel est une attaque à la citoyenneté et un déni de démocratie :
5 millions de chômeurs, ainsi que les travailleurs précaires, se verraient privés de toute expression vis-à-vis de leurs juridictions prud’homales, ne participant pas aux élections des représentants du personnel au sein des entreprises, scrutin sur lequel la représentativité syndicale est désormais mesurée …
5,4 millions de salariés ne pourraient pas faire entendre leur voix en 2015 n’ayant pas été pris en compte dans la mesure de la représentativité actuelle.

Après le vote du Sénat le 14 Octobre du projet de Loi Rebsamen visant à supprimer les  élections prud’homale, l’Assemblée Nationale examinera le texte en vue de son adoption le Jeudi 20 novembre 2014 !

Le Gouvernement a décidé de passer en force pour mettre fin à 200 ans de justice
prud’homale !

Nous sommes donc bien confrontés à une offensive politique libérale visant à éloigner les
salariés de l’accès à la justice tout en ne respectant pas le Droit du Travail.

Les prud’hommes sont l’affaire de toutes et tous !*

A la demande des conseillers prud’homaux de Reims, l’UD CGT appelle à manifester devant le Conseil de Prud’hommes de Reims le Mardi 18 Novembre 2014 à 14h30

Pour soutenir les élus prud’homaux CGT qui feront ce jour-là la «grève d’audiences» !

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 13:02

Au terme d’une longue procédure, faites de réunions techniques, de rencontres entre les équipes médicales et d’auditions de chefs d’établissements, c’est l’hôpital de Saint-Dizier qui a été retenu pour devenir le partenaire privilégié de celui de Vitry, plutôt que le centre hospitalier (CH) de Châlons-en-Champagne. Ce choix a été validé hier par le conseil de surveillance de l’hôpital vitryat. Le futur centre périnatal de proximité, appelé à remplacer la maternité en février 2015, sera donc rattaché au centre hospitalier Geneviève-de-Gaulle-Anthonioz. L’hôpital haut-marnais a notamment évoqué la possibilité de réintégrer six agents vitryats : des sages femmes et des puéricultrices.

Mais le partenariat entre les deux hôpitaux, distants de 34 kilomètres, ira bien au delà de la prise en charge des femmes enceintes et des nourrissons. «Nous aurons accès à un hôpital plus spécialisé dans tous les domaines, qui dispose de moyens techniques plus importants», notamment l’IRM de l’établissement bragard, son bloc opératoire plus équipé... indique la directrice de l'hôpital de Vitry.

C’est aussi dans le domaine de la gériatrie que Saint-Dizier a su se montrer plus convaincant, alors que Châlons rencontre lui-même des difficultés dans le recrutement d’un gériatre. L’établissement haut-marnais avait aussi intérêt à nouer ce partenariat avec son homologue vitryat. De l'aveu même de sa direction, «son plateau technique et ses capacités d'hospitalisation ont été largement dimensionnés, ce qui génère des frais élevés, que seule une hausse d'activité permettrait de compenser».

Le rapprochement des hôpitaux de Vitry-le-François et de Saint-Dizier «est une très bonne chose» selon le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Champagne-Ardenne. «Le chiffrage sera précisé dans les prochains jours. La prochaine étape sera la conclusion du contrat entre les deux hôpitaux. L’ARS le signera et veillera à ce que les engagements soient respectés».

La CGT, toujours opposée à la fermeture de la maternité, a refusé de participer au vote sur la désignation de l’hôpital partenaire.

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 13:42

Une centaine d’ouvriers de Petitjean étaient présents, hier matin, au tribunal de grande instance de Troyes, pour suivre des plaidoiries cruciales pour l’avenir du fabricant dryat de mâts d’éclairage. Au menu : la demande du comité d’entreprise (CE) d’annuler, pour absence de motif économique, la procédure de licenciement collective concernant 129 salariés.

«La reprise de Petitjean par le groupe saoudien Al Babtain, le 31 janvier 2012, a permis de préserver 459 emplois sur les 500», rappelle l’avocat du CE. Pour autant, «la première volonté du groupe saoudien a été de décapiter tout le comité de direction dès février 2014 en nommant des patrons intérimaires».

Mais ces intérimaires-là coûtent cher : «1,6 M€ d’honoraires auxquels s’ajoute l’expertise du cabinet Berger pour 1 M€» Tout cela débouche en juin dernier par l’annonce d’une restructuration musclée avec 129 licenciements et une réorganisation en cinq sociétés, assimilée par l’avocat à un «dépeçage. On retire de Petitjean les terrains et l’immobilier, les brevets et les marques, la force de vente et la galvanisation la plus moderne d’Europe. Que va-t-il rester ? Des vieilles machines et des salariés dont personne ne voudra ». Il précise que le plan social a été construit sur des comptes 2013 que les commissaires ont refusé de certifier. Ce qui a conduit le CE à demander et obtenir du tribunal de commerce la nomination d’un expert. « Vous avez déjà vu un dossier où le comité d’entreprise demande une expertise de gestion ? C’est très rare».

Plus grave encore : le plan social n’a pas de cause économique : «On le sait depuis l’arrêt de la Cour de cassation : la cause économique s’apprécie sur le périmètre du secteur d’activité du groupe, pas sur celui de l’entreprise. Et le résultat opérationnel du groupe saoudien a été multiplié par dix entre 2012 et 2013. Al Babtain a distribué 85 % de son résultat en 2013. Comment fait-on pour distribuer ainsi 65 M€ aux actionnaires et licencier en même temps 129 ouvriers ? Alors, on a peur de votre décision, tellement peur qu’on vous dit : Vous n’êtes pas compétente ».

La récente loi sur la sécurisation de l’emploi ne change rien. «La loi n’a pas confié à la Direccte l’appréciation de la cause économique. Et la cour d’appel de Versailles, dans le dossier Heinz, a souligné que l’autorité administrative n’était pas compétente pour apprécier le périmètre et le bien-fondé d’un plan social. Quant au conseil des prud’hommes, il juge seulement les litiges individuels. Vous êtes les seuls à pouvoir le faire. Avec le dossier Sodimédical, vous avez été la première en France, renchérit l’avocat, à vous reconnaître compétente et à annuler le plan social car son motif économique était inexistant ».

Pour l’avocat d’Al-Babtain France, la cause économique du plan social est hors sujet : « Vous devez vous déclarer incompétent au profit du tribunal administratif. La Direccte est en train d’étudier ce plan social pour l’homologuer ou pas. C’est une décision administrative qui se conteste devant le tribunal administratif. Mon confrère fait une manipulation remarquable en vous invitant à prendre le maquis judiciaire. Je ne sais pas si c’est vraiment le rôle d’un juge d’enfiler le costume du chef d’entreprise et de juger avant les licenciements la justification de ces licenciements. Les causes du licenciement se jugent a posteriori, et c’est le conseil des prud’hommes».

Mise en délibéré, la décision sera rendue vendredi 14 novembre.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:28

Le Secours Catholique vient de sortir son rapport sur la pauvreté en 2013.

En Champagne-Ardenne…

En 2013, le Secours Catholique Champagne-Ardenne a rencontré près de 10 000 ménages en situation de pauvreté. Parmi ceux-ci, sept sur dix venaient pour la première fois, proportion comparable à ce que l’on observe au niveau national.

Une nouvelle personne accueillie sur quatre vient de sa propre initiative, sans être orientée par les services sociaux, alors qu’au niveau de l’accueil national, ils sont moins de deux sur cinq dans cette démarche.

Sept ménages sur dix rencontrés en Champagne-Ardenne sont des familles (six sur dix au niveau national). Le nombre de femmes seules avec ou sans enfants est en progression de 7 points par rapport à l’année 2010. Plus de la moitié des personnes rencontrées, en région comme au niveau national, expriment une demande d’accueil, d’écoute et de conseil.

On constate une très forte évolution des demandes d’aides concernant le logement, pour le paiement des loyers ou des charges (chauffage, énergie, eau…). Ces demandes sont exprimées en 2013 par 29 % des personnes accueillies, contre 15 % en 2010. Sept personnes rencontrées sur dix sont en situation d’impayés et ces derniers concernent principalement le logement, qu’il s’agisse du loyer, des mensualités d’accession à la propriété ou des charges d’habitation.

La pauvreté dans la région est mise en évidence lorsqu’on analyse la répartition des ressources perçues par les personnes rencontrées. Ainsi en Champagne-Ardenne, 19 % d’entre elles bénéficient d’allocations-chômage, alors qu’au plan national, cette proportion est de 12 %, et 45 % perçoivent le RSA en Champagne-Ardenne, contre 36 % des personnes accueillies dans l’ensemble de la France. On note toutefois dans la région un meilleur taux d’accès aux ressources de substitution : seulement 5 % des ménages rencontrés en Champagne-Ardenne ne disposent d’aucun revenu, alors qu’ils sont 16 % au niveau de l’ensemble des accueils.

L’augmentation des loyers dans les villes a en effet incité les plus pauvres à rechercher des logements à des prix plus abordables, mais qui sont souvent anciens, éloignés des lieux de vie (travail, écoles, etc.) et surtout peu ou pas isolés thermiquement, ce qui en fait des gouffres à énergie dans une région de France particulièrement soumise aux rigueurs climatiques hivernales. Ainsi en 2013, le montant des secours attribués pour le règlement des impayés relatifs aux dépenses d’eau et d’énergie représente 21 % du total des aides financières accordées par le Secours Catholique en Champagne-Ardenne.

En Picardie…

Le Secours Catholique a accueilli plus de 24 000 ménages en Picardie en 2013, dont un sur quatre était déjà connu des équipes de l’association, les autres poussant la porte des accueils pour la première fois.

La Picardie fait partie des régions du nord de la France où la proportion, parmi les personnes accueillies, de ménages avec enfants est supérieure à la valeur nationale, ils représentent 61 % contre 54 % dans l’ensemble de la population accueillie par le Secours Catholique. La proportion de ménages résidant dans une commune de moins de 5 000 habitants y est également la plus importante (49 %). Seulement un peu plus d’un ménage accueilli sur dix (12 %) réside dans une commune de plus de 100 000 habitants, contre un ménage sur quatre (26 %) pour l’ensemble de la population accueillie au niveau national.

On observe une augmentation de la proportion de personnes de nationalité française dans la population accueillie de plus de 60 ans (81 % en 2012 et 86 % en 2013). En 2013, 94 % des ménages accueillis par le Secours Catholique en Picardie dont la personne de référence est âgée de plus de 60 ans résident dans un logement stable [2] alors qu’ils étaient 89 % un an auparavant.

Entre 2012 et 2013, la proportion de ménages accueillis faisant face à des impayés est en hausse de 6 points, passant de 67 % à 73 % (contre 60 % de l’ensemble de la population accueillie au niveau national). Ce sont les factures d’énergie qui sont les premières causes d’impayés en Picardie.

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