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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 14:45

Dans son rapport intitulé «L'Egal accès des enfants à la cantine de l'école primaire», daté du 28 mars dernier, le Défenseur des droits rappelle que «selon l'article 225-2 du code pénal, cette discrimination est un délit lorsqu'elle consiste à refuser l'accès à un service, notamment l'accès à la cantine, à une personne en raison de son appartenance à l'un de ces critères». Le délit de discrimination, note le rapport, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende. Lorsque le refus discriminatoire est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 € d'amende.

Saint-Memmie risquait donc gros à maintenir son règlement en l'état.

Le 15 mars, le comité des chômeurs et précaires de la Marne était venu manifester devant l'Hôtel de ville contre ce critère d'inscription qu'il jugeait particulièrement discriminant. Dans quelques mois, le texte permettra à leurs enfants d'être favorablement reçus («les deux parents (ou le parent unique) travaillent»).

La construction de la nouvelle cantine, retardée, sera finalement lancée «immédiatement» selon le maire, et l'ancienne ne sera pas détruite, comme cela avait d'abord été prévu.

Le maire justifie son geste en rappelant qu'en 2008, lorsque le règlement initial avait été rédigé, la commune comptait 292 chômeurs, «or il y en a maintenant 434».

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 14:40

Depuis lundi, les 59 salariés des sites de Trois-Fontaines et de la rue de Courcelles du cartonnier CNC ont stoppé les machines. La faute à des négociations annuelles obligatoires qui ont tourné court.

Lundi, les représentants des salariés réclamaient une augmentation de leurs salaires à hauteur de 4 %, une prime de production (annuelle) de 350 euros ainsi qu'un maintien de leur couverture sociale actuelle. La direction aura mis deux jours à les recevoir.

Des échanges relativement apaisés ont pu intervenir grâce à une très légère inflexion des deux parties. «Nous avons décidé de ne plus demander 4 % d'augmentation mais 2 %. Pour le moment, nos dirigeants nous accordent 1,7 %. Par ailleurs, les responsables nous ont assuré que nous conservions notre couverture sociale initiale. Nous avons tous un peu cédé. Quant à la prime, avec un chiffre d'affaires qui augmente de 10 % environ, il serait malvenu de la refuser en bloc».

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 14:36

Implantée à Bazeilles, la scierie Reitz a été récemment placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Sedan.

Elle emploie dix-sept salariés dans des opérations comme la scierie, la caisserie, la fabrication de palettes et le débitage de tous les bois.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 14:29

Jeudi, le tribunal de commerce de Sedan a ordonné le renouvellement de la période d'observation de la fonderie Collignon jusqu'en juillet.

Ce qui va permettre à l'entreprise devilloise de mener à bien les opérations de restructuration actuellement en cours sur ses deux sites de production. Tant à Saint-Eloi qu'à La Carbonnière.

Si la juridiction consulaire sedanaise a renouvelé sa confiance à cette entreprise fragilisée en tenant compte de perspectives de redressement évidentes et en constatant les efforts déjà prodigués depuis l'ouverture de la procédure, son Pdg sera néanmoins contraint d'annoncer un plan de sauvegarde de l'emploi.

«Ce plan social n'est pas encore définitivement fixé, mais on devrait faire appel aux départs volontaires - une vingtaine potentiellement - tout en procédant à une trentaine de suppressions de postes».

Ce dégraissage des effectifs approchera donc la cinquantaine de personnes. Sur un effectif global de 160 salariés. Soit près du tiers de l'effectif.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 14:21

L'usine laitière Pomly de Roset-Saint-Albin, qui appartient au groupe Andros, a fermé définitivement ses portes vendredi soir : l'issue finale d'un plan de réorganisation nationale. Avec cette fermeture, ce sont 98 emplois qui disparaissent du bassin d'emploi sud-axonais.

Cette usine était passée sous le giron du groupe Andros, par le biais de sa filiale Novandie, en 2004 après un redressement judiciaire. Elle produisait principalement des yaourts dits «ultra-frais», commercialisés sous des marques distributeurs ou Mamie Nova.

Le 29 mars dernier, une quarantaine de l'ensemble des salariés, est déjà partie. Vingt-sept employés de Rozet-Saint-Albin ont choisi l'option de déménager et d'intégrer une autre usine du groupe en France dans le Lot, la Drôme, l'Eure-et-Loir… Pour ces cas, l'entreprise a su se montrer «généreuse», en proposant des indemnités et un accompagnement solide, y compris pour les conjoints. Une quinzaine de personnes ont actuellement retrouvé une situation professionnelle dans la région.

Pour les autres, c'est le licenciement. Une prime assez conséquente, plusieurs années de salaire, va leur être versée. En outre, ils bénéficient d'un congé de reclassement de douze mois. Durant cette période, une cellule a été mise en place à Neuilly-Saint-Front afin de les accompagner dans leurs futures démarches.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:41

Plus de quatre ans après le dépôt de bilan de Raguet, en février 2009, les tribunaux s'échinent encore à écrire l'épilogue de l'entreprise de métallurgie, devenue Forgex Raguet depuis la reprise par Forgex en octobre 2010. Pour mémoire, deux vagues de licenciements, en octobre 2009 puis novembre 2010, avaient respectivement mis sur le carreau soixante-et-un et soixante-quatre salariés.

Onze ex-Raguet, licenciés de la première vague à l'automne 2009, avaient obtenu, en août 2012, que leurs licenciements soient considérés «sans cause réelle et sérieuse». Le conseil des prud'hommes avait, à leur sujet, pris soin de détailler : «L'employeur n'a pas exécuté l'obligation de reclassement lui incombant dans le cadre de la rédaction du plan de sauvegarde de l'emploi».

Parmi la seconde vague de licenciés, quarante-cinq avaient contesté les conditions dans lesquelles ils avaient perdu leur emploi. Trente-neuf d'entre eux avaient obtenu gain de cause devant le tribunal des prud'hommes de Charleville, lequel avait estimé leurs licenciements «sans réelle cause et sérieuse». Depuis cette décision, l'AGS - le régime de garantie des salaires, chargé de leur verser des indemnités - s'était empressé de faire appel et, le 6 mai prochain, la cour d'appel de Reims doit à son tour entendre les arguments des deux parties.

Six autres ex-Raguet viennent à leur tour d'obtenir gain de cause. Le 11 avril, le tribunal… administratif de Châlons, la juridiction compétente pour se prononcer sur le cas de ces élus du personnel, «salariés protégés» selon le statut défini par le Code du travail, écrit : «La décision en date du 24 mai 2011 par laquelle le ministère du travail, de l'emploi de la santé a autorisé le licenciement de X (et des cinq autres élus du personnel) est annulée» car ce même ministère «a entaché sa décision d'illégalité».

Cette décision du tribunal administratif «consacre les griefs que nous avions relevés. Dans ce dossier, le contrôle du ministère du Travail n'était pas assez sérieux, tant sur la suppression des postes de ces salariés protégés que sur la réalité du motif économique du licenciement […] C'est rare qu'un tribunal administratif condamne le ministère du Travail, ça donne des perspectives».

Désormais, le ministre du Travail possède un délai de deux mois, jusqu'au 11 juin, pour faire appel de cette décision.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:33

En raison d'un calendrier serré avec les nombreux ponts du mois de mai et dans l'optique d'avoir un maximum d'éléments probants pour discuter de l'avenir du site revinois, il a été décidé de reporter la nouvelle table ronde prévue en mai à juin. Aucune date n'a cependant été précisée.

En attendant, l'usine revinoise a reçu la visite d'experts du cabinet KPMG, mandaté par le groupe.

«Nous sommes toujours dans l'expec-tative. Nous continuons à mettre la pression pour que la production de hottes, notamment, démarre le plus tôt possible. Mais depuis le 11 mars, nous n'avons pas d'éléments concluants. S'il faut faire, à nouveau, appel au gouvernement, nous le ferons. Nous espérons que le bon sens l'emportera, surtout qu'à travers les engagements d'Electrolux, la confiance des salariés et de l'intersyndicale vis-à-vis du groupe, avait été retrouvée. La fabrication de hottes aspirantes à court terme doit être un des premiers éléments à mettre impérativement sur la table».

Quant au droit d'alerte, il devrait être discuté lors du prochain comité central d'entreprise (CCE) fin avril.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:05

Installée depuis l'automne 2008 à Givet, sur les friches des anciens locaux de l'entreprise Cellatex, la Gema œuvre dans la sidérurgie, stocke et transforme la magnésie - autrement dit, de l'oxyde de magnésium. A son arrivée, la communauté de communes, chargée de dépolluer les lieux après le départ de la Cellatex et avec qui la Gema avait signé une convention d'occupation des lieux encore en cours, espérait début 2009 «la création de 45 emplois».

Depuis le printemps 2011, la Gema se trouve placée en redressement judiciaire - la société vient d'obtenir une troisième prolongation de six mois, jusqu'en octobre prochain.

Lundi matin, vers 8 heures, une dizaine de salariés de l'entreprise se sont invités dans le bureau du directeur. Motif : dénoncer les conditions de travail. La lassitude des employés reposerait autant sur des manques élémentaires à l'hygiène et à la sécurité que par les retards de paiements réguliers - «souvent virés vers le 10 ou le 15 du mois».

Plusieurs ouvriers ne bénéficieraient pas systématiquement des équipements de protection individuels (EPI, ceux-ci comprenant gants, chaussures et masques de protection) nécessaires. En outre, seule une douche, laissée à l'abandon depuis des années, serait disponible sur le site…

Le directeur a pris acte des revendications et s'est engagé, dès cette semaine, à changer certaines choses. En cas de non-respect de cette promesse, le délégué syndical l'a prévenu que l'inspection du travail «et les juridictions compétentes» seraient alertées.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:58

Les salariés de l'entreprise de distribution énergétique Hazemeyer ont débrayé pendant une heure hier matin  dès l'arrivée de la direction.

Ce mouvement donne suite à l'annonce d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) à la mi-mars. En tout, seize emplois sur 150, dont quatre administratifs et douze en production, devraient être supprimés.

De 2008 à 2012, l'entreprise a vu son chiffre d'affaires baisser de 10 millions d'euros.

L'expert comptable sollicité par les salariés doit établir un rapport pour valider ou non le PSE.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 09:42

«Déjà victimes d'un licenciement, ils viennent de subir une nouvelle attaque de la part de l'AGS. En effet, cette dernière a fait appel d'un jugement du tribunal des prud'hommes de Charleville-Mézières qui accordait plus de 900 000 euros de dommages et intérêts aux salariés de cette entreprise. L'AGS, suite à la décision de la cour d'appel de Reims du 30 mai 2012, est autorisée à exiger le remboursement intégral des sommes versées à 47 anciens d'Ardennes Forge, soit la somme de 560 900 euros. Cette situation plonge ces femmes et ces hommes dans une détresse sociale évidente et vient aggraver le traumatisme consécutif au licenciement suite à la liquidation de leur entreprise. Alors qu'ils ne sont pas responsables des pratiques qui ont conduit leur entreprise à la fermeture, les ex-salariés se voient doublement sanctionnés…». Relayant la colère des ex-salariés de la société nouzonnaise Ardennes Forge, un député PCF demandait donc ce que «le Gouvernement envisage pour que ces salariés ne soient pas victimes d'une double peine».

Le ministre du Travail vient de lui répondre : «La procédure de recouvrement amiable de l'indu engagée par l'association pour la gestion du régime de garantie des salariés (AGS) a justement pour objectif de négocier, avec les anciens salariés de l'entreprise Ardennes Forge, l'établissement d'un moratoire dont les termes tiendront compte de la situation personnelle de chacun et qui pourrait, le cas échéant, comporter un abandon partiel de créances».

Dans un second temps, le ministre en profite pour voir, dans ce dossier, «la nécessité de conforter la sécurité juridique des procédures de licenciements collectifs au bénéfice des salariés comme des entreprises. C'est un des objectifs du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi, transposant l'accord conclu entre les partenaires sociaux le 11 janvier 2013», le fameux ANI qui risque de faire grincer quelques dents dans le département…

L'idée du ministre de conjuguer moratoire et abandon partiel de créances sera-t-elle une piste ? Non, si elle repose sur du «cas par cas»… Mais un tabou a néanmoins été levé avec le mot «abandon»…

Au terme du premier rendez-vous de concilation, l'hypothèse d'étudier la situation de chacun au cas par cas a été refusée. Charge aux ex-salariés et à leur conseil de faire une proposition globale…

En sera-t-il de même au deuxième début mai ? Les ex-salariés attendent beaucoup de la procédure pénale, qui a retenu la notion de travail dissimulé, au contraire de la cour d'appel. Mais les deux procédures ne suivent pas le même calendrier.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 09:22

Dans les Ardennes, le pourcentage de jeunes (18-25 ans) n'ayant ni en emploi et n'étant ni scolarisés, ni en formation  dépasse les 30 %. Seule une poignée de départements, dont certains sont ceux de l'outre-mer, affichent des chiffres aussi catastrophiques.

Au sein même des Ardennes, le secteur de la Pointe affiche des statistiques supérieures à la moyenne. Tous les indicateurs socio-économiques pointent la paupérisation et la précarité de ce territoire.

Selon les derniers chiffres, 749 demandeurs d'emploi - toutes catégories confondues - sont officiellement recensés sur le canton de Givet.

En 2008, l'Insee comptait 3 159 actifs, contre 1 227 inactifs - taux d'activité : 72 %. La pénurie d'emplois se ressent également sur le revenu net moyen à Givet : 17 917 euros annuels contre 19 242 dans le département.

De son côté, la chambre de commerce et de l'industrie, en 2012, décomptait 266 entreprises - dont 256 en employaient moins de 20 salariés - sur le territoire de Givet ; il y en avait 278 en 2009.

Selon la Caisse d'allocations familiales, 30 % de ses allocataires sur le territoire de Givet perçoivent le RSA (417 euros) : c'est six points de plus que dans le reste du département.

Enfin, le canton de Givet a vu sa population à la fois diminuer et vieillir, double phénomène pouvant s'expliquer par le taux de chômage et la nécessité pour les jeunes de partir pour trouver un emploi.

Et dire qu'on avait fait croire que la centrale nucléaire de Chooz créerait des emplois...

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 09:09

En commission permanente, le 15 avril, le Conseil régional a voté une subvention sous la forme "bourse d'émergence individualisée" pour chaque ex-salarié s'engageant à participer à la Scop (Société Coopérative et participative) qui permettrait de sauver l'activité de l'entreprise, et d'un montant global de 220 000 euros.

Cette somme, bloquée sur un compte jusqu'au lancement effectif de la structure, doit permettre d'alimenter les fonds propres de l'entreprise. Elle doit aussi servir d'apport éventuel pour les banques. La Région espère aussi que cette somme serve d'effet levier auprès d'éventuels autres partenaires financiers.

Si l'activité reprenait en mai, 68 salariés - sur les 162 que comptait initialement le site châlonnais - participeraient au lancement de cette Scop. Un chiffre qui pourrait passer à 84 salariés dans les deux ans.

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