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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:03

Samedi, un contrôleur s'est fait agresser sur la ligne Reims-Charleville. Cette agression était la cinquième depuis 2 mois sur le réseau TER de Champagne Ardenne.

Immédiatement, les 200 contrôleurs ont exercé un droit de retrait. Aucun TER n'a circulé pendant 24 h.

Qu'est-ce que le droit de retrait ? Tout salarié ou groupe de salariés peut se retirer d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour lui ou les autres (article L.4131-1du Code du Travail). Tant que persiste la situation de travail présentant un danger grave et imminent, l’employeur ne peutdemander au salarié de reprendre son activité (article L.4131-1 du Code du Travail).

Le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) avait exercé il y a une dizaine de jour un droit d'alerte. Le droit d'alerte peut être le fait d'un salarié (article L.4131-1 du Code du Travail), soit du CHSCT (article L.4132-2 du Code du Travail).
Pourquoi les trains ne circulent pas si les contrôleurs exercent leur droit de retrait ou sont en grève ? «Dans certains cas, le conducteur peut être seul si l’équipement du train (caméras…) et la formation du conducteur le permettent. De plus, il faut que cela soit convenu dans l’organisation du travail. En Champagne-Ardenne, ce n’est pas le cas sauf cas exceptionnel».

Aujourd’hui, va se tenir un CHSCT exceptionnel en présence d’un représentant de la préfecture
«pour définir avec l’État les actions à prendre».
 

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 10:37

Une démission, des arrêts de travail à répétition, des «sextos», des tensions et une ambiance délétère : rien ne va plus à l’IFPS (Institut de Formation des Prossenniels de Santé) de Châlons-en-Champagne.

Des conditions de travail assez… rock and roll. Des responsables en arrêt maladie depuis le début de l’année pour certains. Une formatrice en congés maladie depuis le 5 septembre qui vient d’envoyer sa lettre de démission...
Une grosse partie du personnel (36 salariés) va mal, très mal, et tire la sonnette d’alarme via la médecine et l’inspection du travail, mais également auprès du président de la Croix-Rouge française dont dépend la structure.

«Deux de nos collègues ont tendance à déconner avec des étudiantes en leur envoyant des textos que l’on pourrait rebaptiser sextos (et plus si affinités). L’affaire a été étouffée. Nous sommes témoins de ces faits et les langues d’infirmières diplômées aujourd’hui se délient car elles peuvent enfin parler. Une collègue a déposé plainte, elle est suivie par un psychologue».

Suite à un certain nombre d’événements et alors que l’ambiance était devenue déplorable au sein de l’institut, une réorganisation du travail est passée par là, exacerbant les tensions, et créant de nouveaux dysfonctionnements. «Deux d’entre nous ont été poussés à partir car la direction les a empêchés d’effectuer leur travail : absence de responsabilité de promotion, absence de responsabilité d’enseignement depuis la mi-août». L’un d’eux a été déclaré inapte pendant un laps de temps par la médecine du travail.

Enfin, un autre point d’achoppement, et non des moindres, est d’actualité. Les prescriptions ministérielles du programme 2009 ne sont effectivement plus respectées à ce jour. De ce fait, certains enseignements sont aujourd’hui non dispensés, et des suivis d’étudiants en stage sont non assurés, faute de formateurs en nombre suffisant.

Pour couronner le tout, les binômes de formateurs ont été «éclatés», les référents ne suivent plus les mêmes promotions.

Les propos tenus par la directrice administrative régionale aux équipes, lors d’une récente réunion n’arrangent rien : «Vous avez des conditions de fonctionnement confortables, ne cassez pas votre outil de travail en colportant des ragots, en faisant des histoires de pas grand-chose, en utilisant les étudiants, en ayant des comportements inadaptés, non professionnels. Il faut que vous arrêtiez de fabuler dans les couloirs. Certains formateurs mordent la main de ceux qui les nourrissent».

Ce dossier châlonnais est aujourd’hui suivi prioritairement par la direction régionale et par le siège national de la Croix-Rouge qui souhaitent aider les équipes à sortir de l’impasse, et solutionner les problèmes afin que le calme revienne au sein de la structure.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 09:31

Sodimédical février 2012C'est un nouveau rebondissement dans le dossier Sodimédical dont les 49 salariés licenciés se seraient bien passés.

Fort d'un arrêt de la Cour de cassation, la société Laboratoires Lohmann & Rauscher vient d'adresser aux salariés licenciés une lettre signé du directeur général leur expliquant qu'ils avaient perçu à tort quatre mois de salaires. En conséquence, la société leur laisse entendre qu’il faudra rembourser le trop perçu, soit plus de 6 000 € par personne.

Rendu le 25 septembre dernier, l'arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation qui annule l'arrêt de la Cour d'appel de Reims du 31 août 2011 pour "motifs inopérants et impropres" et pour "manque de base légale" n'est pas définitif, puisqu'il est renvoyé devant la Cour d'appel de Paris.

Le courrier a bien entendu mis le feu aux poudres du côté de Plancy-l’Abbaye où la quasitotalité des licenciés s’est retrouvé sans emploi.

«C’est le monde à l’envers. Que les ouvriers licenciés payent leur patron ! Faut arriver à 55 ans pour voir des c... pareilles. On n’a pas été payé pendant plus d’un an. Ils n’ont même pas payé notre mutuelle. Et maintenant, ils nous demande des comptes alors qu’ils n’ont pas versé un centime de plan social. C’est un comble».

Epuisés, surendettés ou malades, sept ex-salariés ont déjà «craqué » en acceptant les 14 000 à 20 000  € nets d'indemnités en échange d'un abandon de toute poursuite contre la société...

Le groupe Lohmann craint de devoir débourser beaucoup plus  : le conseil des prud'hommes de Troyes se prononcera sur le sujet le 16 décembre à 14h. L’avocat des salariés a demandé 100 000 € de dommages et intérêts pour chaque salarié.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:35

L'entreprise ardennaise Société ardennaise d'essieux (SAE) avait été frappée ces dernières années de plein fouet par la crise (moins de commandes, baisse d'activité dans le BTP et les transports). Un plan social supprimant 30 emplois (sur une centaine) n'avait pas permis de redresser la barre.

Suite logique du processus de reprise acté en juillet dernier par le tribunal de commerce de Sedan, la Société a été liquidée la semaine passée par le même tribunal, quelque temps après que son activité fut transférée à une nouvelle société, sous l'appellation SAE-SMB Industrie, dotée d'un capital de 500 000 euros.

L'ex-SAE est donc pleinement une filiale du groupe Colaert Essieux basé à Steenbecque, dans le Nord, qui comprend une dizaine d'entreprises «sœurs» dans ce secteur des essieux.

La direction de Colaert a confirmé les engagements pris devant le tribunal en juillet : 5 millions d'euros vont être investis (sur plusieurs années) à Ham-les-Moines pour agrandir les bâtiments et parfaire l'outil de production.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:22

L'entreprise Focast a été mise en liquidation judiciaire et les 130 salariés ont été licenciés en mars 2013.

Quelques-uns, qui travaillaient à la maintenance sont partis sur des sites à Saint-Quentin. D'autres, une poignée, sont en formation pour tenter une reconversion dans des services de manutention. «Pour un, voire deux qui s'en sortiront combien resteront sur le carreau ? La semaine dernière un collègue qui travaillait au noyautage a mis fin à ses jours».

«Il n'y a plus d'industries et le marché de l'emploi s'est durci. La suite on la connaît : un an de chômage, pôle emploi puis le RSA. Nous ne sommes pas seuls. Certains d'entre nous ont des femmes qui travaillent, sans parler de nos enfants. Et puis pour partir, il faudrait au moins des garanties professionnelles. Ce que nous n'aurons sans doute plus».

En attendant des jours qui s'annoncent sombres, les anciens salariés ont mis en place une mutuelle collective par le biais de l'association Les Anciens de Focast. Celle-ci doit prendre vie à compter de début novembre.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 21:34

Remontés les vendangeurs de la maison Bamchen Yvelise de Chigny-les-Roses. Ils se sont retrouvés hier matin devant le conseil des Prud’Homme avec leur fiche de paie en main pour dénoncer leur patronne.

«On n’a pas été payé correctement par rapport au travail effectué. Censés être rémunérés à la tache, on a gagné 579 euros pour sept jours de travail. Nous n’étions pas nourris et nous n’avons pris que 20 minutes de pause par jour, explique Benoît Chevalier. Même les mauvaises années, alors payé à l’heure, je n’ai jamais gagné aussi peu».

«Aucune quantité minimale n’a été inscrite sur le contrat. À l’œil, on a calculé avoir rempli 6 à 7 camions par jour de 25 caisses. La patronne nous disait qu’on avait réalisé le quota mais sans donner de précision». Plusieurs, «près de la moitié sur l’équipe de douze», affirment ne même pas avoir eu de contrat de travail.

«On a même fait une matinée au noir mais qui ne nous a rapporté que 55 euros en liquide».

Les vendangeurs sont décidés à faire appel à la justice. Après les Prud’Hommes, ils avaient prévu de se rendre à l’inspection du travail.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 21:24

Deux salariés de l’entreprise Wayne Dalton ont entamé, hier matin, une grève de la faim après avoir passé la nuit, avec deux autres collègues, sous une tente de fortune installée à deux pas de la sous-préfecture.

Ce mouvement de colère fait suite à l’annonce, mercredi, de l’homologation du Plan de sauvegarde de l’emploi par la Direccte, la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi.

L’un des deux grévistes de la faim, élu du comité d’entreprise rappelle que les 63 salariés du site rémois ne digéreront jamais la «somme dérisoire» de 500 000 euros accordée alors que «le groupe a distribué 90 millions de dollars en trois ans aux actionnaires».

«Ce qui nous écœure le plus, c’est que nous avons appris que la société Tubauto, le principal concurrent de Wayne Dalton, était prête à nous reprendre, et qu’elle a transmis ce souhait dès juillet dernier, lors de l’annonce de notre liquidation».

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 21:17

En procédure de sauvegarde depuis février, l'emblématique société Deville, une des dernières unités industrielles implantées au cœur du chef-lieu, a été placée, hier, en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Sedan.

Cette mesure inclut de facto une déclaration de cessation de paiement.

Quant aux 120 salariés de l'unité carolo, ils n'ont pas à craindre de conséquences sociales, selon leur employeur. «Le travail est là».

Mais tout en cherchant des partenaires, il faut aussi maintenir les marges.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 21:06

Un collectif de salariés soutenu par le syndicat Force ouvrière a choisi, pour «lancer notre combat pour l'emploi» le mardi 22 octobre, soit un an jour pour jour après l'annonce de l'arrêt d'Electrolux à Revin et organisera un débrayage de quelques heures.

Alors que le fabricant suédois d'électroménager et l'entreprise Selni sont en pleine négociation pour la reprise du site revinois, les salariés et leurs représentants n'hésitent pas à faire part «de leurs doutes sur la pérennité des emplois à Revin» et réclament «des garanties». Et des réponses. Aussi bien sur les activités futures envisagées sur le site que sur leur sort. Combien d'emplois seront réellement sauvés à Revin ? Pour combien de temps ? Pour quelle durée vient Selni ? Quel est le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) ?

Bien que la sauvegarde de l'emploi soit leur cause commune, la mise en place de ce mouvement soutenu par Force ouvrière montre aussi des divergences avec l'Intersyndicale (CFDT, CGT, CFE-CGC).

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 15:18

La société chinoise Kaili a fait un pas de plus dans les négociations avec les actionnaires de Tecsom. Elle propose maintenant de racheter les actions, acquises pour 1,2 million d'euros en 2010, pour 300 000 euros. Rappelons que le prix fixé par Kaili était de 50 000 euros il y a quelques semaines. Mais pour les actionnaires majoritaires, c'est encore très loin d'être suffisant.

Mardi, ils ont refusé, dans une réunion interne, de voter pour ou contre cette proposition, d'après deux sources syndicales. Ils auraient jusqu'à demain soir pour rendre leur décision. Le conflit dure depuis le 30 juillet, date à laquelle la direction de l'entreprise textile a annoncé le rapprochement avec Kaili.

Pour la CFDT, la société chinoise fait «une bonne proposition, par rapport à des actions qui ne valent plus rien». A Force ouvrière et à la CGT, il n'est en revanche pas question de se positionner tant que le contenu du projet n'est pas plus détaillé.

Reprise avec ou sans licenciements ? Y aura-t-il une réduction de la masse salariale ou d'autres acquis sociaux ? Kaili continue d'entretenir le mystère.

Là où se rejoignent les syndicats : pas question d'accepter un nouveau plan social, pour une entreprise de 120 salariés qui vient déjà d'en subir un et où le chômage partiel dure depuis des mois.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 15:01

L’avenir de Sarreguemines Bâtiment à Vitry-le-François et de ses quelque 110 salariés semble bien flou. Depuis début 2012, les ouvriers de cette usine spécialisée dans la fabrication de sanitaires en céramique sont au chômage partiel, et ne travaillent que trois jours sur cinq par semaine.

En l’absence d’amélioration de sa situation financière, leur entreprise pourrait bien être vendue par son propriétaire, le groupe égyptien Lecico.

Selon Lutte ouvrière «une reprise se traduirait au minimum par la suppression de la moitié des emplois». Une information que ne contredit pas le gérant, qui considère que l’usine est «en sureffectif. Si les gens chôment la moitié du temps, il faudrait supprimer la moitié des emplois si on veut revenir à une situation normale, c’est du bon sens».

Une autre hypothèse est avancée par certaines sources : celle d’un dépôt de bilan «technique», permettant un rachat à moindre coût de l’entreprise.

Selon une autre source, l'usine serait sur le point d'être rachetée par une entreprise chinoise qui ne conserverait qu'une vingtaine d'emplois...

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 16:41

Le groupe a remis aux représentants du personnel un projet de plan d'économies, dont l'élaboration avait été annoncée en début d'année.

206 postes sur 3 341 seraient supprimés en France. Selon l'Usine Nouvelle, la restructuration de l'entreprise touchera plusieurs sites y compris celui de Fumay où un poste serait supprimé.

Le programme d'économies envisage également le "transfert" de 462 postes en Europe, dont 87 en France. Nexans, qui emploie 25 000 personnes dans 40 pays, prévoit toutefois la création de 39 postes en recherche et développement en France.

Le bénéfice de ce plan serait de 38 millions d'euros à terme.

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