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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:48

En plus d’avoir perdu leur emploi, les 63 licenciés s’apprêtent à préparer les fêtes sans un sou en poche.

«Les salariés ont été licenciés à la mi-octobre. Le délai pour décider de signer ou non le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) était le 8 novembre. Ceux qui l’ont choisi devaient être pris en charge dès le lendemain par Pôle emploi. Problème  : les dossiers sont toujours chez le liquidateur ! Du coup, leurs soldes de tout compte ne sont toujours pas versés».

En ce qui concerne les autres - sept personnes -, ils n’ont reçu qu’un acompte, «alors que la totalité apparaît sur le bulletin de paie». Certains ne toucheront donc rien en novembre-décembre.

Une vingtaine d’ex-Wayne Dalton sont venus manifester lundi leur mécontentement devant le bureau de leur liquidateur judiciaire. Ce dernier a reçu une délégation pour faire un point sur la situation. «Il attendait un calcul de l’expert-comptable sur les salaires. Ça va être fait. Et Pôle emploi va dépêcher du personnel pour gérer nos dossiers le plus rapidement possible. Tout devrait se décanter début décembre».

Hier, c’est le sous-préfet que les Wayne Dalton ont pressé d’agir. Depuis la réunion du 7 novembre, ils n’ont aucune nouvelle de leur prime extra-légale.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:42

Pole EmploiLes conditions de traitement des dossiers des demandeurs d’emploi dans l’Aisne sont catastrophiques. La Picardie est la région la moins bien dotée en conseillers pôle emploi, puisque l’on recense 150 dossiers par agent. Au sein même de la région, il existe aussi de fortes disparités et les agences de l’Aisne sont celles qui sont le plus touchées.

Il existe trois types de suivi des demandeurs d’emploi. Il y a les suivis renforcés, guidés et suivis. En moyenne au niveau national les portefeuilles renforcés sont à 45, les guidés à 105 et les suivis à 182. À Saint-Quentin ces chiffres atteignent 47, 180 et 300. À Laon cela arrive à 36, 170 et 247. «Ce sont des portefeuilles de plus de 50 % supérieurs à la moyenne observée en France. Ces chiffres reflètent l’évolution du chômage».

Une centaine de postes de conseillers devaient être créés en Picardie avec priorité aux zones urbaines sensibles,  mais il n’est pas possible de savoir si ces agents ont été affectés ou pas.

Le taux de chômage dans l’Aisne atteint aujourd’hui des records, le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté et leur prise en charge est devenue plus complexe. Les agents doivent faire avec, les chômeurs aussi.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:30

Arnaud et Grégory étaient chauffeurs ripeurs. Etaient car l’entreprise axonaise de collecte et de tri des déchets Thiérache environnement, à Buire, n’a plus eu recours à eux quelques semaines après la saisine des prud’hommes.

Ils ont saisi la juridiction consulaire en septembre afin de faire requalifier en contrat à durée indéterminée les… 1 726 missions d’intérim - 765 pour le premier et 961 pour son collègue - effectuées depuis 2005 au seul bénéfice de la société Thiérache environnement.

Thiérache environnement pouvait-elle légalement les employer en leur proposant, pendant sept ans pour l’un, et huit pour l’autre, non des contrats à durée indéterminée mais des missions d’intérim ?

Une entreprise de travail temporaire, «Start People» (Avesnes-sur-Helpe) en l’occurrence, pouvait-elle, sans «organiser une fraude à la loi», systématiquement diriger vers son client, les deux mêmes candidats à l’emploi ?

«La multitude de contrats successifs ne démontre pas la dépendance des deux salariés à notre égard. Si une responsabilité devait être reconnue, elle devra être répartie entre la société de travail temporaire pour 75 % et 25 % pour nous». «Start People» rejette ce calcul et toute responsabilité.

Les sommes réclamées par les plaignants avoisinent les 200 000 euros. Les conseillers rendront leur jugement le 24 mars 2014.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 10:57

Pour le moment, les salariés de Mory-Ducros sont dans une inconfortable incertitude. Le numéro deux du transport-messagerie en France, qui compte quelque 5 000 salariés, a déposé le bilan. Mardi matin, le tribunal de commerce de Cergy-Pontoise examinera le dossier.

Mais dès ce lundi, une action pourrait avoir lieu, à Reims notamment, où l’entreprise compte 81 salariés en zone Farman, à Reims. Elle est présente depuis une quarantaine d’années, sous des appellations successives : PMB, Danzas, DHL, Ducros…

La cité des sacres n’est toutefois pas la seule potentiellement concernée par cette vaste saignée.  À Châlons-en-Champagne par exemple où Mory-Ducros emploie encore, sur la zone industrielle, une cinquantaine de personnes, contre 80 voici sept ans. Dans les Ardennes, le groupe dispose d’un établissement secondaire. Situé à Sedan, il emploie une cinquantaine de salariés. Le groupe de transport et de fret est également présent en Haute-Marne et dans l’Aisne, à Morcourt, près de Saint-Quentin.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 10:42

Plastique Technique Champenois (PTC) à Reims œuvrait exclusivement pour le secteur de la sous-traitance automobile.

En 2010, la maison-mère Mecaplast Group, fondée en 1955, basée à Monaco et alors forte d’une dizaine de sites en France, se sépare de son site rémois. PTC est né. PTC restera dépendant à Mecaplast, devenu client principal de PTC... Aujourd’hui encore, Mecaplast demeure propriétaire des murs.

Vendredi prochain, PTC baissera définitivement le rideau. Le 17 octobre, le tribunal de commerce de Reims, après avoir entamé une procédure de redressement judiciaire le 29 janvier dernier, n’a pu que se résoudre à prononcer la liquidation judiciaire de la firme. Une poursuite d’activité avait toutefois été autorisée jusqu’au 30 novembre pour les cinquante salariés du site (450 dans les années 2000).

Cette lente et pesante agonie de PTC se déroule sans sursaut : aucune grève, aucune manifestation, aucune palette incendiée. La majorité des derniers survivants de PTC font figures d’anciens sur le marché du travail, des anciens, toutefois trop jeunes pour pouvoir se passer de rechercher un emploi. Ce sont aussi des gens peu diplômés et touchant un revenu inférieur à 1 500 euros.

Ce n’est pas non plus la prime de départ, prévue pour début 2014, qui pourra les protéger bien longtemps : 5 520 euros quelle que soit l’ancienneté et, curieusement, une clause interdisant d’engager des poursuites contre PTC.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:57

Mercredi, les représentants du personnel d'Arkema ont eu une longue journée... Après une matinée réservée au comité central d'entreprise (CCE) n°1, pour entériner la partie économique des négociations, une réunion paritaire s'est tenue dès l'après-midi...

Pour les négociations sociales. "On a fait nos contre-propositions", relate le secrétaire du CE (CGT), au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) proposé par la direction générale du groupe.

Si celle-ci était d'accord sur "certains points", il n'en fut pas de même pour la prime demandée par les représentants des salariés. "Les discussions ont été un peu plus houleuses" par la suite.

Les salariés se sont donc penchés de nouveau sur le PSE dès jeudi. Et la direction devrait, à son tour, faire des contre-propositions en vue de la prochaine réunion, le 4 décembre.

En attendant une nouvelle étape dans les négociations, les salariés d'Arkema se préparent également à leur marche commune avec Sandvik, dans les rues de Chauny, qui aura lieu le 29 novembre

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 18:09

La Manufacture de l’Aisne de transformation textile (Matt) à Montcornet tourne au ralenti. Dans les effectifs, on craint un nouveau plan social.

«On met des ouvriers en chômage technique. Ça permet de les affaiblir financièrement, moralement et socialement et ensuite, on licencie, sans que personne ne résiste». Depuis début novembre, vingt-quatre employés ont vu leur planning amputé d’une dizaine d’heures de travail par mois. Selon les cas, c’est pour chacun, 120 à 150 euros de manque à gagner.

Devant ces menaces qui selon eux, pèsent à nouveau sur l’emploi, les secrétaires CGT du comité d’entreprise, ont décidé d’alerter le préfet, le député de la circonscription, les conseillers généraux, les maires de Montcornet et Chaourse et le ministre du redressement productif. Selon eux, dans une conjoncture morose pour l’automobile et ses sous-traitants, «l’absence de recherche de solution alternative».

Aucune démarche commerciale ne serait entreprise pour trouver des marchés utilisant la technologie MATT mais hors automobile, alors même que la production du produit phare de l’entreprise, les plages-arrière de véhicules, est en chute libre. «Les marchés partent à l’étranger».

Trèves, le groupe propriétaire de la Matt, apportera-t-il des réponses satisfaisantes aux salariés, avant la prochaine réunion du comité de groupe, le 12 décembre ?

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 18:05

L’ensemble des boulangeries de la chaîne Huart Pain sont fermées ce jeudi suite à un mouvement de grève.

Les salariés dénoncent des retards de paiement et réclament le règlement de leurs heures supplémentaires. Ils ont prévu de manifester demain à 13 h45 devant les Prud’hommes de Charleville-Mézières.

L’entreprise Huart Pain compte actuellement une quarantaine d’employés.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 16:12

Les manifestations des salariés de la société Huart pain se sont poursuivies, lundi matin, devant les boulangeries, avenue Charles-de-Gaulle et place Henri-Dunant.

«Il reste une quinzaine d'employés en poste actuellement sur la cinquantaine d'employés que comptait l'entreprise. Certains nous rejoignent petit à petit et d'autres nous soutiennent mais restent à leur poste en espérant toucher leur salaire», souligne une salariée toujours en attente de la régularisation de sa situation.

Vendredi dernier, les salariés ont lancé une pétition.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 15:58

Dans un palmarès réalisé pour le supplément Eco-Région de L’union-l’ardennais (à paraître en décembre), le nombre d’emplois perdus en un an par 500 employeurs privés de Champagne-Ardenne est évalué à 3 000 (112 000 contre 115 000).

Pire : une cinquantaine d’entreprises qui figuraient l’an dernier dans ce palmarès en ont disparu, soit parce que leur effectif est descendu sous la barre des 70 salariés, soit parce qu’elles ont connu des «défaillances» (liquidation ou redressement judiciaire, procédure de sauvegarde, PSE).

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 15:45

Manif-sgfe-20131119.jpgLa grève des sages-femmes, entamée le 16 octobre dernier, s’amplifie. Ce mardi matin, elles se sont mobilisées pour manifester devant la préfecture de Châlons-en-Champagne.

Une délégation a été reçue par le directeur de cabinet du président de Région. Elle ont également obtenu un rendez-vous auprès de l’Agence Régionale de Santé de Champagne-Ardenne.

Hier, des sages-femmes de toute la région (Troyes, Romilly-sur-Seine, mais aussi Châlons, Sens, Provins, et Auxerre) se sont retrouvées à Troyes pour une assemblée générale régionale.

En cause, «le statut 4», dont elles ne veulent plus. «Nous voulons une reconnaissance de la profession, et donc un vrai statut médical, pour pouvoir exercer notre métier de façon indépendante, être associées aux prises de décisions pour celles qui travaillent au sein d’établissements hospitaliers, et être reconnues pour nos compétences médicales.  Aujourd’hui, on est considéré comme des infirmières spécialisées, ce qui ne correspond pas du tout à notre formation (Bac+5)».

En parallèle, les syndicats participent à des négociations sur les salaires des sages-femmes de la fonction publique hospitalière. Mercredi, lors d'une première réunion sur ce sujet, ils ont rejeté les propositions du ministère de la Santé, jugées trop faibles, octroyant une hausse moyenne de 162 euros mensuels bruts, selon eux. Le salaire d'une sage-femme hospitalière débute à 1 400 euros nets par mois.

Pour la CGT, "le changement statutaire doit intervenir après les salaires", tandis que FO estime que "l'immense majorité des sages-femmes ne demandent pas à être praticien hospitalier".

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 15:33

20131115-Arkema-solidarite.jpgMercredi, lors d'une réunion au siège du groupe Arkema, aucune solution alternative à la fermeture du site chaunois n'a convaincu.

La partie «économique» se clôt, deux mois après l'annonce de la fin de l'usine chaunoise, pour laisser place au volet «social».

Le 20 novembre, le comité central d'entreprise (CCE) n° 1 se réunira pour le début des négociations sur le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi).

Vendredi, un «repas de solidarité» était organisé, en accord avec la direction, sur le parking du CE, destiné aux «entreprises extérieures à l'usine». «C'était une volonté des élus du personnel». De tous se rassembler pour «garder un contact pendant cette période difficile». Et le hasard veut que l'événement «coïncide» avec la transition des négociations.

La marche commune avec les employés de Sandvik dans les rues de Chauny est programmée au vendredi 29 novembre. Mais les deux entreprises chaunoises amenées stopper leur production d'ici fin mars 2014 ne seront pas les seules dans le cortège. Tout du moins, elles l'espèrent. Un appel a été lancé sur le blog de Recon'Nexans (association des ex-salariés de Nexans et Essex souhaitant faire reconnaître la friche des deux usines comme site amianté).

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