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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 10:48

Depuis hier, 17 h, un ouvrier de 58 ans d’Aube Bedding (ex-Cauval), à Bar-sur-Aube, dont 31 années passées chez le fabricant de sièges puis de matelas, a cessé de s’alimenter. Installé dans une voiture à l’entrée de l’usine, il a décidé de ne plus bouger.

 

Pourquoi se lancer dans une telle action ? Après avertissements, ce membre de la CGT, a été sanctionné de cinq jours de mise à pied. Une mesure prise après une altercation avec un de ses responsables suite un différend portant sur les règles de sécurité. Son épouse, déléguée syndicale CGT, a subi la même sanction disciplinaire.

 

Dix journées durant lesquelles le couple ne sera pas rémunéré : «Je n’accepte pas ces sanctions lourdes et très injustes. Je fais ça pour mon épouse, mais aussi pour mes collègues. Car aujourd’hui, c’est moi, demain cela pourrait être un autre», dénonce le gréviste qui demande à la direction locale de «mettre en place un vrai dialogue avec les salariés».

 

Un délégué syndical CGT était présent hier «pour soutenir» son collègue. Lui aussi sanctionné de trois jours de mise à pied, il dénonce «une pression accrue de la direction contre les salariés» et «en particulier» contre son syndicat.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 10:47

Des salariés débrayent depuis ce matin 8 heures devant leur entreprise Newrest (restauration industrielle spécialisée dans le domaine aérien, ainsi que dans le ferroviaire, le maritime, les collectivités) à Condren. Ils invoquent des salaires versés trop tardivement et trop bas. C’est la première fois que des employés de ce site font grève en 28 ans.

 

Anciennement Apetito, racheté par en février 2016, le site Newrest embauche aujourd’hui une cinquantaine d’employés, à la production et à la livraison, à Condren. Selon la déléguée CGT, les salariés connaîtraient depuis le rachat une dégradation de leurs conditions de travail et une surcharge de travail dans les tournées de livraison.

 

Les grévistes rencontrent en ce moment le directeur de la cuisine centrale du site.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 13:08

Colère chez les salariés de SFR Distribution, filiale s’occupant des boutiques. Un rassemblement devant les points de vente est prévu ce samedi dans toutes les grandes villes de France (à 10h à Reims). Cette mobilisation a lieu alors que le plan de départs volontaires touche à sa fin : 3 500 personnes vont quitter l’entreprise..

 

Un nouveau plan de rémunération a entraîné un manque à gagner en février et mars pour les vendeurs, dont certains «se retrouvent avec moins de 900 euros de salaire par mois pour 39 heures de travail par semaine», selon la CGT. Prime, rattrapage salarial, objectifs fixés inatteignables, les 5 syndicats chez SFR, CGT, CFDT, Unsa, CFE-CGC et CFTC disent «Stop».

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 12:56
Accueil des mineurs isolés : le licenciement de l'éducatrice refusé

Mise à pied le 30 janvier 2017 pour avoir dénoncé les conditions d'accueil des mineurs étrangers après le décès du Malien Denko Sissoko, l'éducatrice risquait d'être licenciée.

 

Cette éducatrice spécialisée, par ailleurs déléguée du personnel - ce qui impliquait l'accord de l'administration pour la licencier - travaille depuis 16 ans pour La Sauvegarde de la Marne, une association financée par le Conseil départemental et dont l'une des missions est l'accueil des mineurs isolés étrangers. Cette association avait demandé son licenciement pour faute grave suite à des "déclarations irraisonnables et fallacieuses".

 

L'Inspection du travail a refusé le licenciement d'une éducatrice spécialisée demandé par son employeur pour avoir dénoncé publiquement les conditions d'accueil des mineurs isolés étrangers dans le foyer d'hébergement qu'il gère à Châlons-en-Champagne (Marne) et où un jeune Malien s'est suicidé en janvier..

 

Les faits sont survenus "en dehors de l'exécution de son contrat de travail" et elle s'est exprimée "en sa qualité de représentante du personnel", a souligné l'Inspection du travail pour motiver son refus, dans un courrier daté du 29 mars dont l'AFP a eu copie.

 

Un soulagement pour elle : "Déjà la première chose à laquelle j'ai pensé c'est que j'avais envie de saluer l'indépendance de l'Inspection du travail qui dans ce conflit a remis du droit entre les deux parties...". L'éducatrice poursuit : "j'ai été soulagée, heureuse de retrouver mon poste lundi prochain au sein des miens et ça me conforte dans l'idée que j'avais raison de parler au moment où j'ai parlé".

 

Dans le même temps, on apprenait que plus de deux mois après la mort de Denko Sissoko à Châlons-en-champagne, les parents du jeune migrant malien portent plainte contre X pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui et non assistance à personne en danger. Les parents de Denko Sissoko ne croient pas au suicide de leur fils, l'aîné d'une fratrie, âgé de 16 ans, parti du Mali à leur insu et arrivé dans la Marne en novembre dernier. "Ils n'y croient pas et surtout ils veulent connaître la vérité, ou tenter de la connaître... ils sont animés d'aucun esprit de vengeance", précise Maître Emmanuel Daoud leur avocat. "Oui il y a eu un défaut de protection, oui il a été exposé à un danger, mais comme d'autres, et peut-être comme d'autres encore aujourd'hui...".

 

A noter également que le défenseur des droits a été saisi dés le mois de janvier et une enquête a été confiée au pôle de défense des droits de l'enfant pour tenter de savoir s'il y a eu ou non des dysfonctionnements dans la prise en charge du jeune malien.

 

Quoiqu’il en soit, le combat continue. La prochaine réunion du comité de soutien Denko Sissoko Ne tournons pas la page aura lieu le jeudi 6 avril à 18 h à la Maison des syndicats de Reims.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 21:36

L’audience au tribunal de Prud’hommes de Troyes des 72 salariés du Technicentre de Romilly-sur-Seine (qui vient de fermer ses portes après une dernière livraison) a eu lieu ce mardi 28 mars après-midi. Des salariés qui demandent réparation concernant leur exposition à l’amiante pendant 12 années.

Pendant toutes ces années, les employés ont travaillé dans des ateliers de démantèlement et de maintenance de rames dont les cloisons étaient truffées d'isoson, une matière qui contient de l'amiante. Les ouvriers n'étaient pas assez équipés. Selon leur défenseur, la SNCF est non seulement responsable d'avoir générée un préjudice d'anxiété mais coupable de ne pas avoir mis en œuvre le régime de protection adéquat. "Un aspirateur et un masque en papier voilà tout ce qu'on leur donnait de 2001 à 2011, et des années plus tard, lorsqu'on inaugure le premier local de désamiantage aux normes (en 2014) ils comprennent qu'on les a floués" précise l'avocat des salariés. L'activité amiante est traitée différemment selon que l'exposition est ponctuelle ou permanente. Or, la protection accordée est longtemps restée à la hauteur d'une exposition ponctuelle alors qu'elle était permanente. Le débat a tourné autour de cette question.

Si la SNCF reconnaît les faits, selon les représentants du personnel CGT au CHSCT de l'établissement de Romilly, la société va sans doute se retrancher derrière la prescription. Selon l'avocate de la SNCF : la jurisprudence est constante dans la recevabilité au titre du préjudice d'anxiété. Et c'est à compter du jour où l'on peut connaître le risque potentiel que court la période de prescription de 2 ans. Hors, mis à part les 12 premiers salariés, les autres requérants n'ont saisi le conseil de Prud’hommes qu'en juin 2015. 60 dossiers pourraient donc être frappés par la prescription. L'avocat des salariés rappelle aussi que l'amiante a causé 600 morts à la SNCF et qu'à Romilly le père d'un des requérants, un ex-salarié du Technicentre, est mort récemment d'un cancer lié à l'amiante. Au titre de la reconnaissance du préjudice d'anxiété et pour violation délibérée du contrat de travail l'avocat des salariés a requis pour chacun 30 000 euros soit 4 millions d'euros au total.

 

Les 72 salariés seront fixés le 11 juillet prochain, date du délibéré.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 22:20

L’entreprise de conditionnement Sodepack de Charmes, dans l’Aisne, a été placée en liquidation judiciaire, avec à la clé le licenciement de 54 personnes. Cette entreprise avait vu la fermeture de son site de la zone économique Evolis, à Vouël (Tergnier), l’an dernier, et le départ déjà de 24 salariés. Le tribunal de commerce a tranché et n’a pas validé une offre de reprise qui avait été avancée il y a quelques semaines.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:49

Du temps et un peu de considération. C’est ce que demandent les 103 salariés qui ont débrayé ce jeudi devant le site du groupe Volkswagen France à Villers-Cotterêts.

Ils appartiennent jusqu’au 31 mars au groupe B2s, prestataire de services assurant le service client de Volkswagen. Après un appel d’offres, c’est le groupe Webhelp qui a emporté le contrat et les 130 salariés du centre d’appels au passage. Ces derniers sont inquiets : leur comité d’entreprise ne disposerait pas des éléments nécessaires pour s’assurer du bon transfert de leurs contrats. Les syndicats CGT, FO et CFDT dénoncent «une démarche de passage en force de Volkswagen sur la réversibilité des contrats au 1er avril», et demandent «un report de la mise en place du transfert, le temps nécessaire aux instances représentatives de donner un avis éclairé sur ce transfert et d’obtenir des garanties».

C’est le troisième appel d’offres en 12 ans.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 13:59

Le cinquième rendez-vous n’aura pas été le bon. Les 59 salariés qui poursuivent encore leur ex-employeur Al Babtain France (ex Petijean) pour licenciement «sans cause réelle et sérieuse» n’auront pas eu leur réponse.

 

Une nouvelle audience avait lieu hier à 14h, mais le conseil prud'homal a une nouvelle fois demandé des justifications supplémentaires à l’entreprise de fabrication de mâts. La décision est reportée au 18 mai.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 13:41

Les élections dans les TPE (Très petites entreprises) n’ont pas passionné les foules, c’est un euphémisme. Sur les 4 502 621 inscrits, ils n’ont été que 330 928 (soit 7,35 % des 4 502 621 inscrits) à voter. Une participation un peu «meilleure» dans le Grand Est (8,79 % : 28 849 votants sur 328 379 inscrits). Le dépouillement début février n’avait donné que les seuls résultats nationaux et régionaux. Dans les deux cas, la CGT se classait en tête, suivie par la CFDT et seules les 3es places variaient : Unsa dans le Grand Est et FO au national. La CFTC, très implantée en ex-Lorraine et en ex-Alsace se classait 4e dans le Grand Est alors que son implantation a toujours été moins marquée en ex-Champagne-Ardenne.

(en %)

National

Grand Est

CGT

25,12

20,67

CFDT

15,49

16,54

FO

13,01

12,90

UNSA

12,49

13,69

CFTC

7,44

13,17

Solidaires

3,50

2,38

CFE CGC

3,38

2,76

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 11:24

En 2004, ils étaient 1 300 à pointer chez Visteon. De plans dits «sociaux» en PSE, ils sont passés à 750 en 2012, 600 en 2015, 550 aujourd’hui. Combien demain ?

Jeudi s’est ouvert un nouveau plan social, que redoutaient les syndicats. Cinquante-quatre nouveaux postes vont disparaître, essentiellement des ouvriers, alors qu’il avait été question, à l’automne dernier, de postes administratifs. L’effectif passera à 500 CDI, complétés par un peu plus d’une centaine d’intérimaires, chez le fabriquant ardennais de climatiseurs pour voitures (surtout Ford).

L’effectif global, avant puis après la reprise par le groupe coréen Hahn Auto Holdings, n’en finit pas de se réduire comme peau de chagrin.

De manière assez surréaliste, la direction du groupe a dernièrement convié les salariés carolos de l’entreprise avec petits fours et petits cadeaux pour les collaborateurs. Si ces derniers pensaient apprendre de bonnes nouvelles, ils en ont été pour leurs frais : leurs cadres européens et coréens leur ont révélé que d’ici 2020, voire 2019, deux cents postes seraient supprimés à Charleville !

«Ils vont faire plusieurs PSE l’un derrière l’autre. Cela commence aujourd’hui avec la disparition de 54 postes, sur 552. Mais d’ici 2020, on ne sera plus que 350 !» Des mouvements sociaux sont déjà envisagés, même si «pour l’instant, les salariés semblent résignés», indique la CGT. Selon celle-ci, «ils ouvrent les hostilités avec un premier PSE, mais le pire est à venir. On va perdre le marché de la Ford Fiesta fin mars, puis le B Max, et on ne sait pas ce qu’il y a derrière». En plus du millier d’emplois qui pourrait être perdu en quinze ans (2004-2019), les salariés dénoncent leur solitude. «On a prévenu la préfecture, la direction du travail, la mairie, mais ils font comme s’ils n’étaient pas au courant !».

Pour mémoire, dans les anciens entrepôts d’Electrolux à Revin, il ne reste plus que 180 salariés à maintenir le flambeau vaille que vaille.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 13:12
Mouvements de grève ce 7 mars

- Infirmiers, aides-soignants, assistantes sociales ou encore éducateurs spécialisés manifestent et font grève mardi pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, rejoints dans leur mouvement par d’autres représentants des services publics. Les hospitaliers et autres employés des établissements privés et publics des secteurs de la santé et du social sont une nouvelle fois appelés à la grève par une intersyndicale FO-CGT- SUD ainsi que 16 syndicats et associations d’infirmiers salariés et libéraux.

 

- Des pneus flambent devant le site Enedis (ex-EDF) et Grdf de Charleville-Mézières. Et ne sont pas près de s’éteindre. Comme la colère des agents des deux sociétés qui ont lancé une grève commune pour dénoncer «que la première fois depuis 1946, il y aura 0 % d’augmentation des salaires». Sur la soixantaine d’agents, de toutes les Ardennes, présents, beaucoup craignent aussi des fermetures de site. «Le site de Givet qui assure l’astreinte gaz est menacé, ce sera à Revin de s’en charger». Résultat, selon eux, «on sera plus loin. Avant, on nous demandait d’intervenir sur une urgence gaz en 30 minutes, désormais, ce sera cinquante». Un vote doit avoir lieu dans la journée pour décider si la grève, qui a annulé la plupart des interventions non-urgentes des agents, se poursuit ou non.

- Un piquet de grève est en place à l’entrée de la centrale nucléaire de Chooz depuis 20 heures lundi soir, à l’appel de l’intersyndicale. Aucun véhicule, à l’exception de ceux en lien avec la sûreté du site, ne peut entrer. Les syndicats ont lancé un appel à la mobilisation pour contester les propositions faites par la direction d’EDF lors des négociations sur les salaires collectifs et individuels. «La direction propose 0 % pour les salaires collectifs, c’est la première fois depuis la création d’EDF en 1946, et une augmentation en baisse de 20 % par rapport à l’an dernier pour les salaires individuels».

- L’appel national à la mobilisation lancé par les syndicats de fonctionnaires a été entendu à Laon, également. A la préfecture, un petit groupe de représentants de la CGT a distribué des tracts dénonçant la suppression des accueils des usagers dans les préfectures et sous-préfectures. Un peu plus loin, devant les grilles de la cité administrative, c’est une délégation de la CFDT qui donnait de la voix. Les manifestants issus du secteur Santé-Sociaux de l’Aisne dénonçaient, quant à eux, le manque de moyens humains dans leurs structures de soin.

- Les syndicats CGT, FO, SNU et Sud de Pôle emploi appellaient à un mouvement de grève ces lundi 6 et mardi 7 mars. Ils dénoncent notamment « la casse des métiers » et la «destruction du service public» au travers du plan de restructuration «Pôle emploi 2020». Avec derrière, selon eux, la «disparition programmée des métiers de l’indemnisation», «l’externalisation et la privatisation à outrance des missions des agents», «l’intensification de la dématérialisation rendant inaccessible les services de Pôle emploi à grand nombre d’usagers».

- Des perturbations ont lieu sur le réseau SNCF, en particulier sur la ligne 4.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:08
Le PSE de Bosal Le Rapide devant le Conseil d’État

À la suite de la liquidation judiciaire de l’usine spécialisée dans la fabrication de galeries de toit pour les véhicules utilitaires, prononcée en février 2014, un plan de sauvegarde prévoyant la formation et la reconversion possible de la soixantaine d’employés licenciés avait été homologué par la direction régionale des entreprises et de la concurrence. La CGT, le considérant insuffisant, l’a contesté devant la justice administrative et a obtenu son annulation par la cour d’appel de Nancy. Les magistrats ont considéré que l’information du comité d’entreprise n’avait pas été correcte et que le contenu même de ce plan de sauvegarde était insuffisant.

 

Le ministère du Travail et le liquidateur judiciaire de la société Bosal Le Rapide ont contesté hier, devant le Conseil d’État à Paris, l’arrêt de la cour administrative d’appel ayant annulé le plan de sauvegarde de l’emploi de la société de Beine-Nauroy. Le rapporteur public du conseil d’État a en partie donné raison à la cour d’appel. Considérant lui aussi que le comité d’entreprise n’avait pas profité d’informations suffisantes compte tenu du «manque de précisions sur la qualité et le nombre des postes prévus dans le plan de sauvegarde» et de «propositions arrivées tardivement», le magistrat a toutefois estimé que la cour avait commis une erreur dans son jugement sur les moyens prévus par le plan. Il a cependant demandé le rejet des deux pourvois du ministère et du liquidateur judiciaire.

 

Au nom de ce dernier, l’avocat a tenu à indiquer que les autres unités du groupe Bosal avaient répondu très tardivement au liquidateur sur leur possibilité d’accueillir des salariés de la Marne. «Les réponses lui sont ainsi parvenues le 5 mars, alors que le comité d’entreprise était informé de la procédure la veille !». Enfin, l’avocat a rappelé que le montant du plan de sauvegarde, «jugé insuffisant», avait été abondé de 150 000 euros et que seulement 28 % de cette somme avait été consommé.

 

Décision du Conseil d’État dans les semaines à venir.

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