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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 11:23

Dans le cadre d'un plan de départ volontaire, plus d'une quarantaine de salariés de l'usine PSA des Ayvelles ont accepté de quitter l'entreprise en 2015 afin de bénéficier d'une retraite anticipée pour carrière longue. La proposition s'adressait aux employés de plus de 57 ans qui ont mené toute leur vie professionnelle ou presque à PSA. L'accord prévoyait un départ à la retraite à l'âge de 60 ans. Aujourd'hui, plusieurs d'entre eux se sont vus refuser leur dossier de retraite.

La caisse de retraite, la CARSAT Nord-Est explique qu'il leur manque un trimestre. "Lorsque j'ai accepté, je pensais pourtant que tout était en ordre mais l'erreur viendrait du dernier bulletin de salaire", explique l'un des anciens employés concernés. Les versements de cette dernière fiche de paye comprennent des versements qui concernent plusieurs périodes et certaines sommes ne seraient pas retenues dans le calcul.

"Si l'on me fournit une déclaration de données sociales qui me dit "j'ai versé tel salaire au titre de telle période", alors on la prendra en compte", indique la directrice retraite de la CARSAT Nord-Est. Mais l'employeur PSA, sollicité par plusieurs salariés, ne corrige pas le tir. Conséquence : les jeunes sexagénaires concernés cherchent un CDD d'un mois pour valider le trimestre manquant.

S'ils ne le trouvent pas, ils ne pourront prétendre à la retraite qu'à l'âge de 62 ans. D'ici là, ils percevront des indemnités de chômage, mais pour une année seulement. De 61 à 62 ans, ils ne pourront compter que sur les revenus de leur conjoint ou sur le RSA pour les personnes seules.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 09:34

L’INSEE vient de publier une étude sur l’espérance de vie, à 30 ans et à 60 ans, prenant en compte la région d’origine.

L’espérance de vie dans le Grand Est est plus faible qu’au niveau national. Celle des personnes originaires d’autres régions qui résident dans le Grand Est est proche de celle des natifs qui n’en sont pas partis. Les natifs du Grand Est ayant quitté la région ont en revanche une espérance de vie significativement plus élevée.

Un homme de 30 ans né dans le Grand Est et y résidant toujours pourrait vivre encore 48,5 années en moyenne, et une femme 54,5 années. Un natif du Grand Est résidant dans une autre région vivrait près d’un an de plus, soit 49,4 années supplémentaires pour un homme (+ 0,9 année)  et 55,3 pour une femme (+ 0,8 année).

Dans la plupart des régions de province, l’écart tend toutefois à se résorber après 60 ans, partiellement pour les hommes et presque entièrement pour les femmes. Dans le Grand Est, au contraire, la différence est quasiment la même à 30 ans et à 60 ans (+ 0,8 année).

La suite en pièce jointe.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 09:31

Les personnels craignent une prochaine dégradation de leurs conditions de travail après l’annonce de la direction de supprimer 23 équivalents temps plein et de «restructurer les services». Aucun CDI n’est licencié mais les CDD ne seront pas reconduits. «Un exemple : pour le moment, il y a deux aides-soignantes dans deux services. Un poste est supprimé donc l’aide-soignante qui reste sera répartie entre les deux services. Ce sera très compliqué au quotidien ! Les patients qui pleurent, par exemple, on n’aura plus le temps d’aller les écouter...». «On demande juste à pouvoir prendre correctement en charge les patients, ce n’est même pas pour nous, en fait, on ne demande pas d’augmentation».

Hier matin, la réunion programmée entre syndicats et direction a tourné court. «On avait rendez-vous à 10 heures avec la direction - DRH, directeur de la polyclinique - afin que soient étudiées nos propositions. Nous trouvons notamment que les salariés de nuit travaillent dangereusement donc on leur a demandé de revoir leurs suppressions de postes - une quinzaine sur les 23. Au bout d’un quart d’heure, c’était fini. Ils ne veulent pas reconsidérer leur position donc on reconduit la grève».

En début d’après-midi, le directeur général adjoint du groupe Courlancy rencontrait à son tour les représentants syndicaux afin de «nous expliquer pourquoi il ne reviendra pas sur sa décision. Peut-être qu’à force de nous le répéter, il croit qu’il va nous convaincre!».

Les personnels travaillant dans des services tels que «réanimation, néo-natalité, urgences et soins continus», ont été réquisitionnés sur ordre du préfet. Quelques patients ont été transférés de la polyclinique vers la clinique Saint-André.

La grève a été reconduite ce matin.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:15
48 heures de grève à la clinique Courlancy

170 personnes déclarées grévistes. Les salariés de la clinique Courlancy tapent à nouveau du poing sur la table pour dire non au projet de modélisation de la direction.

De nombreux grévistes ont d’ailleurs quitté leur poste pour manifester devant la clinique ce mardi 6 décembre. Ils veulent dire non à la fusion des services proposée par la direction, fusion qui devrait être mise en place à partir du 2 janvier prochain. Des services, qui selon les salariés, seront plus grands et donc en surcharge de travail.

9 personnes, issues des services administratifs, ont déjà été licenciées. 23 autres postes devraient être supprimés en début d’année 2017.

La grève est prévue pour 48 h, et est reconductible si nécessaire.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:39
Les salariés d'Allia continuent le combat

Allia est une société française spécialisée dans la fabrication d'équipements de salles de bains en céramique et matériaux de synthèse. Allia fait partie depuis 2015 du Groupe international Geberit, numéro 1 du sanitaire, qui possède 35 sites de production (29 en Europe et 6 à l’international), emploie plus de 12 000 personnes et a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 2,4 milliards de francs suisses.

A l’issue d’un comité central d’entreprise d’Allia France tenu le 13 mai 2016, la direction a juste annoncé aux représentants du personnel sa décision de fermer deux sites de production français (La Villeneuve-au-Chêne dans l'Aube et Digoin en Saône-et-Loire) en raison des pertes enregistrées sur le marché national. L’usine de Digoin emploie 176 salariés, celle de La Villeneuve-au-Chêne 80 salariés.

Ce jeudi matin, ils étaient une centaine devant le conseil des prud’hommes de Troyes pour une «démonstration de force». Objectif, demander le reclassement des quinze intérimaires de l’usine auboise en CDI avant le début des négociations du plan de sauvegarde de l’emploi.

«Le groupe suisse réalise un chiffre d’affaires de près de 2,5 milliards d’euros par an. Cette année, ils vont atteindre un bénéfice de 800 millions d’euros mais ils continuent de licencier des ouvriers pour toujours plus de profit. (…)  Ce que nous demandons, c’est le maintien des emplois. Nous ne voulons pas du chèque de Geberit. Nous voulons des emplois. (…) Si on doit partir, nous partirons la tête haute. Mais pour l’instant, l’objectif, c’est de préserver les sites industriels».

Pour mettre la pression sur le groupe suisse, les salariés ont déjà mené plusieurs actions, dont un voyage devant le siège helvétique. Après le passage devant le conseil des prud’hommes ce matin, leurs représentants ont rendez-vous cet après-midi avec la direction pour une négociation qui s’annonce tendue. Leur objectif est clair, «discuter du nombre de licenciements pour les réduire au maximum, voire jusqu’à zéro. Ensuite, nous voulons prolonger la période que prévoit la loi pour se donner le temps de trouver un repreneur. Ce n’est pas avec les quatre mois légaux que l’on peut faire quelque chose» précise leur avocat.

Pour peser dans le rapport de force, les membres du comité central d’entreprise ont appelé tous les salariés à l’entraide. «Nous devons tous être solidaires. CDI, intérimaires, nous devons peser tous ensemble. À Digoin, les salariés sont mobilisés. Il ne faut pas que La Villeneuve-au-Chêne soit le maillon faible de la mobilisation. Si nous sommes divisés, nous n’arriverons à rien. Même si le combat dure et que c’est parfois difficile, nous devons tous rester unis. C’est à cette condition que nous parviendrons à les faire plier» conclut leur avocat qui appelle les salariés à réfléchir à de futures actions.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 13:18
Nouvelle manifestation des agents municipaux de Reims

Plus de 200 agents municipaux de la ville de Reims ont manifesté ce mercredi matin pour réclamer une augmentation. Après les mobilisations du 13 octobre et du 14 novembre, le syndicat Force ouvrière a rejoint le mouvement initié par la C.G.T.

La pierre d'achoppement du litige porte sur le montant de la revalorisation salariale : si les agents territoriaux exigent une augmentation de 100 euros net par mois, la Ville n'en propose que 30.

Les grévistes voulaient assister à la réunion, prévue ce mercredi à 8h30, du comité technique décisionnaire. Après l'annulation de la séance, les manifestants ont finalement envahi le hall de l'Hôtel de Ville.
Selon Force ouvrière, une nouvelle rencontre devrait être organisée - la date reste inconnue - entre syndicats et directeurs de cabinet, "pour renégocier dans une ambiance apaisée".

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 10:12

Il s'agit d'un "préjudice d'anxiété", de la peur de développer une maladie en lien avec l'exposition à l'amiante. C'est cette angoisse que vont tenter de faire reconnaître devant le tribunal des Prud'hommes 72 cheminots du centre de maintenance SNCF de Romilly-sur-Seine. Ils estiment avoir été exposés longuement à ces fibres minérales et vivent depuis des années dans l'angoisse de tomber malades, de développer un cancer qui peut mettre jusqu'à 40 ans pour se déclarer.

Cette crainte resurgit à chaque fois qu'un collègue, qu'un retraité, développe une maladie ou meurt des suites de l'exposition prolongée à cette matière largement utilisée dans l'industrie et le bâtiment jusqu'en 1997. 587 décès de cheminots liés à l'amiante sont d'ailleurs reconnus officiellement, entre 2001 et 2015, par le comité national d'hygiène, sécurité et conditions de travail de la SNCF. Les 72 salariés vont donc tenter ce mardi de faire reconnaître qu'ils vivent avec une épée de Damocles au-dessus de leurs têtes

L'affaire a été reportée au 28 mars 2017.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 16:35

La CGT des hospitaliers de Soissons a récemment alerté le procureur de la République de Soissons qui a décidé d’ouvrir une enquête pour harcèlement au travail.

De toute évidence, la démarche du syndicat gêne.

Hier, une lettre anonyme est parvenue au local syndical de la CGT à l’hôpital de Soissons. Ce n’est pas la première mais cette fois, l’auteur de la lettre menace la secrétaire du syndicat de finir dans la rubrique «faits divers» si jamais son nom et celui de l’hôpital devaient encore être associés dans un article de presse.

Une plainte a été déposée.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 12:20

La société Deboffles, sise dans les locaux de l’entreprise Sandvik, défaillante en 2014, à Chauny, pose aujourd’hui problème. Spécialisée dans la production de matériel agricole, l’entreprise subit les difficultés dans cette filière.

Certains de ses 32 salariés pourraient être les victimes de cette mauvaise conjoncture économique.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 12:19

C’est une longue affaire qui touche la santé de dizaines de salariés ayant travaillé ces vingt dernières années chez Valéo à Reims. Elle débute en 2004 et pourrait trouver un épilogue le 16 novembre à Châlons-en-Champagne, devant le tribunal administratif.

Depuis 12 ans, les représentants du personnel, dont ceux du comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), tentent de faire valider définitivement le classement comme établissement amianté. Rappelons que le site rémois est spécialisé dans la fabrication d’échangeurs thermiques pour l’automobile. Ce classement ouvre le droit à des départs anticipés, financés par le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 11:52
Le personnel du CAES en grève

Educateurs, rééducateurs, psychologues... 32 salariés (sur 49) du Centre d'audiophonologie et d'éducation sensorielle de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, étaient en grève hier.

Cet établissement accueille 56 enfants mal-entendants, mal-voyants ou ayant des troubles sévères du langage. Mais le personnel intervient aussi en dehors du CAES au domicile d'une cinquantaine d'enfants. Créé en 1966, le CAES est géré par l'association vers l'autonomie du sujet.

Ils dénoncent des manquements dans leurs conditions de travail. "Cela fait 28 ans que je travaille ici et c'est la première fois que je fais grève. Mais là, on est trop malmenés depuis deux ans, il faut que ça cesse. Les enfants en pâtissent."

Les grévistes pointent du doigt un "laxisme" en matière de sécurité. "On doit être le seul établissement des Ardennes à ne pas avoir fait l'exercice Vigipirate attentat demandé par le rectorat. Il n'y a pas non plus assez de personnel formé en cas d'incendies." Les grévistes déplorent aussi un manque de respect du personnel et des usagers.

En fin de matinée, les grévistes ont rencontré le président de l'association pour lui exposer leurs revendications. "Les élus du bureau doivent se réunir le 9 novembre prochain pour essayer de résoudre ces problèmes. Mais je n'ai rien vu d'insurmontable dans ce qui m'a été présenté." S'ils n'obtiennent pas quelques avancées, les grévistes se disent prêts de leur côté à continuer la mobilisation.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 10:57
Un foyer aubois sur dix en précarité énergétique

Entre 2013 et 2014, le nombre de précaires énergétiques en ce qui concerne l’approvisionnement en électricité, a fait un bond de 41 % dans le département de l’Aube.

L’une des raisons de l’importante augmentation des foyers bénéficiant des Tarifs de première nécessité (TPN) pour alléger la facture d’électricité, réside d’abord dans une amélioration du dispositif d’attribution. «Auparavant, le système s’appuyait sur des déclarations individuelles. Tout le monde ne faisait pas la démarche, car beaucoup ne savaient même pas qu’ils étaient éligibles», note la directrice du Syndicat départemental d’énergie de l’Aube (SDEA).

Ainsi, de 3 701 bénéficiaires en 2011, le chiffre a bondi à 12 498 en 2014, année de la mise en place de la déduction automatique. «Mais c’est évident qu’il ne faut pas négliger une baisse de ressources croissantes dans de nombreux foyers».

Le TPN s'adresse aux bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou de l'assurance complémentaire santé (ACS), ou aux foyers dont le revenu fiscal de référence annuel ne dépasse pas 2 175 € par part en métropole et 2 420,78 € dans les départements d'outre-mer (Dom).

La réduction forfaitaire varie de 71 à 140 € par an en fonction du nombre d'unités de consommation (UC) par foyer. Le nombre d'UC est le nombre d'équivalents adultes composant le foyer fiscal (le 1er adulte compte pour 1 UC, le 2nd pour 0,5 UC, les 3ème et 4ème pour 0,3 UC et chaque personne supplémentaire pour 0,4 UC, ainsi que de la puissance d'électricité souscrite en kilovoltampères (kVa).

Le TPN peut se cumuler avec le tarif spécial de solidarité (TSS) pour le gaz naturel et avec l'aide accordée par le fonds de solidarité pour le logement (FSL) en cas de factures impayées.

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