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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 16:26

Les cégétistes de Transdev Reims ont changé de style. Ils lancent les campagnes municipales, organisent de grands débats citoyens et concoctent des questionnaires savants. Ils feront tout de même grève ce vendredi. «On ne fait pas cela pour ennuyer les usagers mais parce qu'il faut bien se faire entendre». Ils en ressentent d'autant plus le besoin que la présidente d'agglomération n'a pas répondu à leur courrier du mois de juillet.

En plus de cela, il s'est tenu une réunion le mercredi 13 septembre entre la présidente et la direction nationale de Transdev à laquelle ils n'ont pas été conviés. Les parties devaient évoquer le montant du déficit du transporteur. Un chiffre a dû être donné mais la collectivité refuse de le communiquer. Elle fait seulement savoir qu'elle a demandé des informations financières supplémentaires à Transdev. «Si nous trouvons légitime cette réunion, les représentants CGT souhaitent être traités à l'identique».

Seule consolation : une table ronde est prévue courant octobre à laquelle les représentants des salariés devraient être invités.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 16:15

Plysorol-2012-2.jpgPremière action visible depuis la liquidation de Plysorol, le jeudi 6 septembre, un défilé, hier entre le site de Magenta et la sous-préfecture d'Epernay où une délégation a été reçue. «Nous entendons exercer, dans ce dossier, une pression permanente sur les pouvoirs publics. Cette liquidation est inacceptable !»

«La liquidation de Plysorol fait suite au désengagement du propriétaire, un patron-voyou, plus intéressé par la spéculation forestière que par l'emploi». La CGT exige de Ghassan Bitar, qu'il restitue les 670 000 € prêtés par la Région au moment de la reprise Plysorol par le Libanais. «Ces fonds doivent revenir dans le giron des salariés et de l'entreprise».

Du côté des Plysorol, pas question de relâcher la pression, non plus. «Comme vous le savez, nous avons un projet de reprise de l'entreprise par les salariés, sous la forme d'une Scop». Pour les 94 salariés laissés sur le carreau le 6 septembre dernier, l'espoir demeure. Il suffisait simplement hier de lire la banderole qui ouvrait le cortège : Plysorol Vivra. «Nous avons bien conscience de cette vague de soutien et de solidarité envers les gens de PlysorolPlysorol, ce n'est pas seulement une catastrophe économique pour Magenta, c'est également une catastrophe économique pour toute une région. On garde espoir et cet espoir on va le transformer. On a l'outil de travail. On a le savoir-faire. Tout ce que Bitar n'a pas pu nous voler».

Le sous-préfett a lui-même rappelé qu'il faudra rester vigilant sur la nature du repreneur. «Il est évident qu'il faudra poursuivre l'activité du contreplaqué». Un audit a d'ailleurs été lancé par le cabinet Mondebourg sur le devenir du site. Audit ou étude de faisabilité, les résultats devront être rapides. Il y a urgence !

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 16:06

Banque-de-France.jpgAlors qu'un CCE extraordinaire (Comité central d'entreprise) se tient ce vendredi 21 septembre, un appel à 24 heures de grève a été lancé ce même jour par l'ensemble des syndicats de la Banque de France, organisations très unies afin de dénoncer un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 2 000 emplois dans le réseau.

Sur le territoire national, le gouvernement de la Banque veut imposer à marche forcée la fermeture de 12 antennes infradépartementales sur 21 et transformer 50 succursales départementales en coquilles vides. Ces succursales pourtant très utiles regroupent tous les métiers et missions de la Banque. Que ce soit en termes de caisses, de suivi économique des entreprises pour leurs cotations, de services de surendettement : toutes les fonctions étaient représentées jusque-là (administration, services RH, immobilier…).

Si certaines activités ont d'ores et déjà été aspirées, chaque agent se fait bien du souci aujourd'hui quant au devenir de Charleville (35 agents, fermeture en juillet 2013), Troyes (41, fermeture en juillet 2014) et Chaumont (14), les comptoirs ne recenseront alors plus que de 4 à 10 agents avec une modernisation des outils de travail aboutissant à des usines non pas à gaz mais à dossiers. «Ne resterait que Reims alors que ces trois structures étaient les survivantes du plan 2003-2006 qui avait également vu Chaumont, Châlons et Épernay tirer le rideau. Si ce plan est encore en phase de projet, les marges de manœuvre seront très faibles. Rien n'est encore joué, d'où ce mouvement de grève car nos dirigeants ne doivent pas dégrader impunément notre institution».

La fermeture du bureau d'accueil et d'information qui fonctionnait en sous-préfecture d'Épernay n'est toujours pas digérée non plus. «Le gouvernement de la Banque a saisi l'opportunité de la pyramide des âges pour annoncer son plan et ses stratégies, mais c'est bien nous qui allons payer les pots cassés».

Alors que les tâches ne cessent d'augmenter, notamment en raison de la crise, ce plan de restructuration passe mal dans les rangs, d'où l'appel à ce qu'aucun établissement ne fonctionne normalement demain. À l'issue du comité central d'entreprise extraordinaire, de nouvelles actions pourraient être envisagées en régions et au niveau national.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 14:21

La bonne nouvelle est arrivée sans bruit au cœur de l'été. Le 20 juillet, pour être précis, le tribunal de commerce a levé la période d'observation qu'elle maintenait sur cette PME de plus de 50 ans d'âge.

Depuis décembre 2010, la société était en effet placée en redressement judiciaire à la suite de la perte d'un marché avec Tergal Fibres… Entreprise de Gauchy elle-même en difficulté qui avait été liquidée en 2009. La justice a donc considéré que la période délicate, avec une prise en charge temporaire des salaires par l'association pour la gestion du régime des garanties des créances d'Amiens (AGS), appartenait au passé. Et effectivement en juin, le responsable du site, assurait même être en recherche de plusieurs chauffeurs en CDI.

Lundi, le conseil des prud'hommes, dans son délibéré, s'est toutefois rappelé aux bons souvenirs de la société dans le cadre d'une vieille procédure intentée par trois anciens salariés. La juridiction a considéré que leur licenciement le 11 février 2010 n'avait pas satisfait aux obligations de reclassement, et que dans ce cadre, il n'y avait pas de «causes réelles et sérieuses». Les Transports Lamory ont donc été condamnés à leur verser environ 45 000 € d'indemnités. La société dispose d'un délai d'un mois à compter du moment de la notification écrite du jugement pour interjeter appel.

Les Transports Lamory emploient environ 200 salariés.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:30

Sans afficher la situation extrême d'un tiers des départements français, le conseil général de la Marne peine à boucler son budget en raison de l'explosion des prestations sociales.

Ces dépenses  de solidarité, auparavant versées par l'Etat, ne sont pas assez compensées par ce dernier, selon le président du conseil général. Dans le même temps, le Département voit ses recettes fiscales stagner depuis la réforme du financement des collectivités locales, voilà deux ans - le conseil général ne peut plus influer que sur la taxe foncière des propriétés bâties (qui représentent 78 millions des recettes fiscales annuelles).

La Marne a beau afficher une dépense annuelle par habitant de son personnel parmi les plus faible de France (7e département sur 95, avec 132 € en 2010 selon le classement établi par Le Point), sa situation financière demeure précaire.

«Nous assumons progressivement la totalité du versement du RMI, devenu le RSA depuis 2004. Or, les compensations de l'Etat se basent toujours sur les chiffres de 2004 !» Pour l'aide aux personnes âgées, «transférée par le gouvernement Jospin, elle devait être compensée à 50 %, elle ne l'est qu'à 33 %», alors que les prestations pour les personnes handicapées, qui s'élèvent à 13 millions par an, «ne sont compensées que par une somme de 5 millions. On n'arrive plus à suivre. En 2011, plus de 40 millions d'euros de prestations sociales ne sont pas compensés par l'Etat. Cela représente près de 10 % de notre budget total !»

Un collectif budgétaire, pour trouver 10 millions d'économies (sur un budget total de 484 millions, dont 370 en fonctionnement), en juin dernier, a donné une bouffée d'oxygène. «J'espère que ce sera suffisant pour terminer l'année».

Assumées nationalement pendant des années, les prestations solidarités sont désormais totalement financées par les conseils généraux via des compensations versées par l'Etat. Le taux de couverture de ces prestations est monté à 75 % en 2008 dans la Marne. L'Etat compensait à hauteur de 51 millions, les 74 que dépensait le conseil général pour le RSA, les allocations aux personnes âgées et celles aux personnes handicapées. En 2011, la compensation est tombée à 59 %. L'Etat rembourse désormais près de 58 millions mais les dépenses s'élèvent à … 98 millions. Sur la même période, les rentrées fiscales du conseil général ont bien progressé, passant de 174 à 189 millions.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:20

Parmi les 51 licenciés d'Oxame à Revin il y a 2 ans, le secrétaire du comité d'entreprise (il est toujours secrétaire du CE jusqu'à la fin des nombreux procès en cours) est le seul à avoir créé sa propre petite entreprise. A part, 7 ou 8 personnes, peu d'entre eux ont retrouvé du travail.

Il organisera dans les jours à venir une réunion avant le vendredi 5 octobre, date à laquelle les licenciés ont rendez-vous au tribunal des Prud'hommes à Charleville-Mézières. Objectif : demander des comptes à leurs anciens patrons qu'ils accusent d'abus de biens sociaux.

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:36

Fonderie PSA ChalevilleLa fonderie PSA des Ayvelles a investi  3,8 millions d'euros cet été qui  ont permis la remise en état du «dispositif de fabrication» tant pour les ferreux que pour l'aluminium ainsi que la modification d'une des lignes de fabrication des nouvelles culasses conformes aux futures normes européennes Euro 6 (pour limiter les émissions de CO2).

«Le marché européen a diminué de 10 % par rapport à l'an dernier […]». Par effet domino, la fonderie produira entre 12 et 13 % de moins que ce qui avait été prévu pour 2012 et le directeur n'attend aucune amélioration pour 2013. Concrètement le tonnage des expéditions a baissé : pour la fonte, 190 tonnes jour au lieu des 218 t prévus, pour les produits aluminium : 150 tonnes par jour environ contre 172 tonnes prévues.

Concernant les départs volontaires prévus durant l'année, d'après la cellule communication, l'entreprise en comptabilisait à la mi-juillet 29. Moins d'un tiers des 98 prévus par le document remis aux élus du personnel en juillet suite à l'annonce par la direction du groupe de 8 000 suppressions de postes dont la fermeture d'Aulnay-sous-Bois.

Un nombre finalement incertain puisque les 98 (en fait 96 d'après la communication) sont devenus une «contribution de 133 après le dernier CE extraordinaire du 26 juillet». Toutefois la communication mal à l'aise avec ce dossier qui n'aurait pas dû «fuiter» en juillet dernier, a accepté de préciser que ces départs devraient s'échelonner sur deux ans : «50 en 2012 et 50 en 2013». Mais «la procédure est toujours en cours».

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 15:50

«On n'a plus peur de mourir, on est déjà morts !» La mobilisation et la colère n'empêchent pas de faire de l'esprit chez Geodis logistics Ile-de-France, à Villeneuve-Saint-Germain, où les 74 salariés risquent de ne plus avoir d'emploi après la fin de l'année, indiquaient hier les syndicalistes. Réunis en compagnie de représentants pour l'ensemble de la société - «900 salariés sur vingt sites» -, les délégués du personnel se montraient mobilisés contre la suppression de la plateforme située aux portes de Soissons, qu'ils expliquent avoir appris en comité d'entreprise, le 4 septembre.

Cible de leur courroux : le client Carrefour, pour lequel ils précisent travailler exclusivement. Nouvelle stratégie oblige, les grands magasins en question se tourneraient davantage vers le nord de la France et la plateforme de Brebières.

Pour les délégués déjà «remontés» hier, cette disparition signifie non seulement la suppression des 74 CDI, mais aussi celle de quarante intérimaires. Sans compter les entreprises intervenantes, notent-ils sur un tract déjà distribué sur place sous le titre «Divorce entre Carrefour et Géodis : les enfants à la rue».

À Géodis, en tout cas, on ne veut pas en rester là. Ils comptent rencontrer le maire de Soissons et une grève pourrait avoir lieu. Tout dépend de la rencontre prévue le 19 septembre pour la mise en œuvre du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) !

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:11

On le craignait, et hélas, l'été n'a rien changé au contexte : septembre et l'automne seront plus que douloureux dans le département en matière d'emploi. La liste des entreprises les plus en difficulté concerne différents secteurs, la sous-traitance automobile, la métallurgie mais aussi le BTP.

En terme de calendrier, c'est à Visteon (Charleville), qui compte encore 795 salariés, que ce triste bal va s'ouvrir. Dès ce jeudi, un comité d'entreprise extraordinaire est convoqué avec à l'ordre du jour un point sur la situation économique (sic) mais aussi un projet de plan de départs volontaires. Le dernier guichet de ce type avait concerné 80 postes il y a quelques années. On devrait être proche de nouveau de cette fourchette. Les modalités du plan (et donc, clairement, les conditions proposées aux candidats au départ) seront explicitées dès vendredi dans les ateliers par la direction.

Dans le domaine automobile, rappelons au passage que la fonderie des Ayvelles participe à la restructuration du groupe PSA : 98 départs programmés de nouveau, cette année, et des jours de «chômage partiel» sont aussi prévus (les guillemets s'imposent : le système d'annualisation du temps de travail à PSA permettant une souplesse certaine)…

Autre unité ardennaise qui concentre les plus vives inquiétudes : Akers, à Sedan. La fonderie qui fabrique des cylindres de laminoirs a réalisé un peu plus de 21 millions de chiffre d'affaires l'an passé et emploie 180 salariés. Filiale d'un groupe suédois présent sur trois continents, implantée sur le site d'un ancien fleuron industriel sedanais (Vallourec), la société avait déjà souffert vivement en 2008 et 2009 (recours au chômage partiel). Et cette fois, donc, de nouveau, Akers Sedan semble réellement en très grande difficulté.

Et la liste, donc, n'est pas exhaustive, loin s'en faut. «Et on ne parle que des plans sociaux en tant que tels, ou des mesures de chômage partiel. Il y a aussi dans beaucoup d'entreprises une hausse très nette des ruptures conventionnelles qui allègent lentement mais sûrement les effectifs. Et sans vraiment de sécurité pour les salariés qui acceptent…»

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 09:06

Bien malgré elle, CIPS, installée depuis 1975 à Saint-Quentin, en est la victime collatérale. L'entreprise qui emploie des plaquistes et qui est spécialisée dans les travaux d'isolation des bâtiments professionnels, n'a toujours pas digéré l'ardoise laissée par Finaxiome production. C'était un de ses clients privés… Malheureusement, la liquidation judiciaire de la société a été prononcée à la fin du mois de juillet par le tribunal de commerce de la capitale picarde.

la société doit se résoudre à se séparer de plusieurs de ses salariés. En principe, huit. Avant d'être officiel, le plan doit toutefois recevoir l'aval de la direction du travail. Hier, Jean-Luc Mascret recevait les salariés concernés en entretien. Ils se sont vus proposer un contrat de sécurisation professionnelle, un dispositif ouvert depuis septembre 2011, qui leur permettra de toucher 80 % de leurs salaires bruts pendant un an.

Une mauvaise nouvelle, certes pour l'heure isolée, qui ne va pas faire les affaires d'un bassin d'emploi - le taux de chômage atteint 15,4 % - déjà sinistré.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 09:33

La nouvelle, tant redoutée par les 277 salariés du groupe est tombée. Hier, lors d'une audience à huis clos, le tribunal de commerce de Lisieux a donc, sans surprise, prononcé la liquidation judiciaire de l'ex-leader européen du contreplaqué.

Plysorol-2.jpg«Les salariés devraient recevoir leur lettre de licenciement au plus tard le 15 octobre». L'activité devrait se poursuivre jusqu'au 30 septembre sur l'ensemble des trois sites notamment pour vendre les stocks. Ce qui ne devrait pas se faire sans l'aval du personnel, notamment celui du site marnais. «Tout ce qui sortira de notre usine ne pourra l'être qu'avec notre autorisation». L'élue confirme d'ailleurs que des tours de garde ont été mis en place dès la prononciation de la liquidation judiciaire de Plysorol. «Les stocks qui se trouvent toujours à Magenta sont gagés par les banques depuis la nomination de l'administrateur judiciaire. S'ils doivent être vendus, cela doit servir aux salariés et au PSE».

«Les salariés envisagent de créer une coopérative ouvrière qui réembaucherait une partie des effectifs de Plysorol. Il s'agit maintenant d'en définir les conditions et le périmètre industriel». En gros, il s'agit de savoir si cette Scop concernera, ou non, les trois sites (Fontenay-le-Comte en Vendée, Lisieux dans le Calvados et Magenta dans la Marne).

A Magenta, l'heure est à la concertation. «Nous n'en sommes qu'au stade de l'étude de faisabilité.  Pour cela, il nous faut trouver les financements. Nous en appelons donc aux pouvoirs publics pour nous soutenir financièrement».

Après seulement, il faudra prendre une décision. «Si les résultats de l'étude nous permettent de penser que la Scop est un projet réalisable alors on ira. Dans le cas contraire, il n'est pas question d'entraîner des salariés déjà fortement touchés dans un gouffre financier».

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:40

L'heure est grave pour les 93 employés œuvrant dans l'usine Pomly (groupe Novandie, filiale d'Andros) à Rozet-Saint-Albin fabricant des produits laitiers vendus sous la marque «Mamie Nova».

En juin dernier, la fermeture du site leur a été annoncée. Et le 17 septembre prochain, un plan social devrait être présenté lors d'un comité de groupe extraordinaire au siège de la maison mère, à côté de Rouen.

Que réserve donc l'avenir aux «Pomly» ? Pour le moment, l'offre de l'employeur n'est pas connue. Des propositions de reclassement, dans l'ensemble des sites Andros de France et de l'étranger, pourraient être émises. Pour les employés du Sud de l'Aisne, ce serait synonyme de mutation à plus de 200 km de leur lieu de travail actuel.

Ensuite, des sources indiquent que des tractations sont en cours pour trouver un repreneur pour le site du canton de Neuilly-Saint-Front. Pour le moment, une seule offre existerait, avec le maintien de trente emplois.

Alors que le syndicat majoritaire au sein du site reste muet pour le moment, l'autre organisation, la CGT, commence à mobiliser le personnel de l'usine. Hier, environ un tiers du personnel s'est réuni dans la cour de l'usine pour une «heure d'information».

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