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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:53

Suite au Comité d'Etablissement du mardi 27 décembre, la direction donnait aux salariés deux choix : une baisse de salaire ou un  un plan de licenciement avec la suppression possible de 24 emplois.

Elle proposait de renoncer au plan social, à condition que les salariés acceptent des baisses de salaires de 10 à 20%. Un scénario rejeté en bloc par les employés, option qui semble définitivement écarté aujourd'hui.

La menace d'un plan social a donc bien été confirmée ce mardi matin aux salariés. En cause, un budget 2013 en baisse de 1 200 000 euros qui conduirait l'entreprise à licencier. 24 emplois pourraient donc être supprimés.

143 personnes travaillent sur ce site de fabrication de dalles de moquettes. Des salariés qui ont vu la situation de leur entreprise se détériorer depuis son rachat en 2010.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 14:05

Vitry-20121201.jpgMalgré le froid, ils étaient plus de 200 à avoir répondu à l'appel de l'intersyndicale vitryate, CGT, CFDT, FSU, Solidaire et Unsa. Trois fois plus que lors de la journée d'action européenne contre l'austérité, il y a deux semaines et demie.
Parmi eux, des salariés de Nobel Automotive touchés par un plan de suppression de postes - 200 sur quatre ans - à partir de 2013. Parmi eux, des salariés de Nobel Automotive touchés par un plan de suppression de postes - 200 sur quatre ans - à partir de 2013.
La place d'Armes n'aura finalement été «prise» qu'1 h 30 au lieu des 3 heures initialement prévues. L'intersyndicale vitryate, ne compte toutefois pas en rester là. «Il y aura d'autres mobilisations. Ce n'est que le début !».
En attendant, la direction de Nobel Automotive, les représentants du personnel et les élus se réuniront demain à la sous-préfecture.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 10:26

Pole EmploiLe département de l'Aisne compte en catégorie ABC plus de 50 000 chômeurs (50 640). Pratiquement moitié homme (25 712) et moitié femme (24 928). Au mois d'octobre, la variation a été plus forte pour les femmes (+ 2,4 %) que pour les homes (+ 1,5 %). Chez les moins de 25 ans (hommes et femmes) + 2,3 %. Ce sont ceux qui payent le plus lourd tribut : + 1,3 % pour les 25-49 ans et + 1,6 % pour 50 et plus. Les femmes moins de 25 ans sont probablement les plus touchées avec + 3,3 % et les dames de plus de 50 ans ne sont, hélas pas en reste avec + 2,5 %. et + 17,1 % annuels. Effrayant. Les quadragénaires et plus (16,1 %) et les hommes quadragénaires + 16,6 % ne sont pas favorisés.

Autre indicateur révélateur de la tendance : l'ancienneté d'inscription à Pole Emploi. Sur la durée mensuelle, moins d'un an + 2, 8 % et annuelle de 7,3 %. Un an et plus (45,9 % des inscrits ABC) + 2,8 % (12,7 % sur un an) On sait que plus un chômeur reste éloigné du marché de l'emploi, moins il a de chances de retrouver un emploi.

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 12:44

En France, en cinq ans, le nombre d’intérimaires équivalents temps plein est passé de 688 000 (janvier 2007) à 596 000 (août 2012), une baisse de plus de 13 %, alors même que le nombre de chômeurs passait, sur la même période, de 3 341 000 à 4 515 500 (catégories A, B et C), soit une augmentation de 35 %. Pour les seuls demandeurs d’emploi de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé dans le mois), la hausse est de 37 %.

Les chiffres de l'emploi intérimaire sont souvent considérés comme indicatifs de la santé de l'emploi. Ils ont en effet tendance à évoluer en avant-poste des chiffres généraux de l'emploi. Regardés sur une période longue, de janvier 2007 à août 2012, par exemple, ils suivent clairement la courbe de la croissance économique française (avec un rebond de 2010 à 2011, et une nouvelle baisse depuis le début de l'année).

Cependant, on peut aussi considérer ces chiffres de manière différente. La baisse de l'emploi intérimaire (-13 % sur 5 ans) est très décalée par rapport à l'augmentation des chiffres du chômage (+37 % sur la même période, chiffres Pôle emploi). Plus flexible que les contrats traditionnels, l'intérim pourrait ainsi être une manière de gérer les effectifs avec tout ce que cela implique en termes de précarité (pas d'accès au crédit, par exemple).

Selon le baromètre PRISME de novembre (PRISME regroupe plus de 600 entreprises de toutes tailles qui représentent 90% du chiffre d’affaires des Professionnels de l’intérim, des services et métiers de l’emploi), l'effectif intérimaire a baissé de 15 % entre octobre 2011 et octobre 2012 en France. Cette baisse est de 15,8 % en Picardie et de 20,9 % en Champagne-Ardenne. Sur les 10 premiers mois de l'année, la baisse est de 14,1 % en Picardie et de 15,5 % en Champagne-Ardenne.

Globalement, les transports et le commerce reculent respectivement de 9,8 % et 10,6 %, quand les services et le BTP enregistrent des replis de 12,4 % et 12,6 %. L’industrie est le secteur le plus touché, avec une chute de 18,2 %. Les cadres et professions intermédiaires reculent de 12,1%, et les employés de 12,6 %. Les ouvriers qualifiés et non qualifiés accusent des baisses plus nettes (15,7 % et de 16,2 %).

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 11:33

Les salariés de Forge France ont cessé, hier, leur grève entamée vendredi dernier. Les représentants du personnel précisent que « des avancées significatives sur la prime supra-légale et sur le plan de sauvegarde de l'emploi ont été négociées et conviennent à une large majorité de salariés présents ».

Les vingt-deux personnes licenciées recevront une prime supra-légale de 15 000 euros, auxquels s'ajouteront 1 000 euros par année d'ancienneté. Ces conditions restent très inférieures aux revendications initiales du personnel (100 000 euros), mais représentent une nette avancée par rapport aux dernières propositions de la direction (fixe de 12 000 euros, avec en plus 500 euros par année d'ancienneté) qui avait incité les salariés à se mettre en grève. Une majorité des personnes licenciées a en effet une ancienneté supérieure à vingt ans.

Trois personnes du site de Joigny avaient rejoint, depuis mercredi après-midi, le mouvement lancé à Nouzonville et deux autres le lendemain.

Les «Forge France» ont également obtenu une assurance que «les personnes qui resteront sur le site de Joigny bénéficieront du présent PSE pendant une durée de cinq ans, s'ils sont licenciés pour motif autre que faute, même en accident de travail ou en maladie pendant toute la durée, et même ci celle-ci intervient dans les cinq ans».

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 10:51

Lors de la réunion de comité d'entreprise, la nouvelle équipe dirigeante de l'entreprise Tecsom à Sedan a présenté aux représentants des salariés un budget 2013 en baisse par rapport à l'exercice 2012. Du coup, le nouveau boss a annoncé des mesures d'économie sociale qui toucheraient l'ensemble de l'effectif de l'usine (143 personnes) et demandé aux organes représentatifs de se prononcer sur cette perspective. En cas d'échec des négociations, il a d'ores et déjà été annoncé que 24 postes seraient purement et simplement supprimés. -voir article précédent).

Le secrétaire du CE et délégué de la CFDT, a rappelé que lors de consultations individuelles effectuées dans la foulée de ce CE, 98 % des salariés avaient refusé en bloc la proposition de réduction de salaires d'autant que les personnels estiment avoir «déjà assez donné» à travers le passage du 4x8 au 3x8 et la perte de deux équipes (l'une d'après-midi, l'autre de nuit), dans certains cas cela a déjà occasionné une baisse de 30 % des salaires.

La CFDT, syndicat majoritaire au sein de l'entreprise, a aussitôt demandé la nomination du cabinet d'expertises Syndex afin d'examiner plus en détail ce budget. Dans un tract, elle qualifie cette mesure «irrecevable et incohérente», estimant qu'il y a sûrement « d'autres pistes à explorer » avant d'évoquer la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi que la direction envisagerait en cas d'échec des négociations…

Force Ouvrière, elle, a aussitôt fait ses comptes : la baisse de 10 % pour les salaires inférieurs à 45 000 € annuels (prime et 13e mois compris) concernerait 87 salariés et la baisse de 20 % pour les salaires au-delà de 45 000 €, 57 autres personnes. Alors que les trois membres de la direction baisseraient leur rémunération de 30 %.

Prochaine réunion le 4 décembre.

Les 2 syndicats évoquent d'autres moyens comme le recours à des mesures d'âge pour des salariés dépassant les 50 ans et éventuellement intéressés par un départ volontaire. FO a d'ailleurs fait ses calculs et pense qu'une quinzaine de personnes pourraient entrer dans ce cas.

Lundi, des salariés alarmés par certaines rumeurs très négatives sur la situation de la société avaient d'eux-mêmes observé un mouvement de grève. Ils se demandaient comment on pouvait en arriver là après les différentes aides financières obtenues par Tecsom de la part de différentes collectivités locales ou organismes…

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 10:24

Focast-20121129.jpgLe couperet est tombé : les 129 salariés de la fonderie de Villeneuve-Saint-Germain n'ont plus de boulot. Ils sont assommés, engourdis par le froid et les regrets.

Pour reprendre Focast Picardie, il fallait en effet au groupe Bouhyer valider le dossier sur le volet industriel, comptable et financier et avoir un peu de visibilité ainsi qu'au moins un contact avec les clients. Ni Baxi, société jumelle de Focast, avec laquelle elle partage le site, ni Gima, ni Claas n'auront donné de signes un tant soit peu rassurant pour un repreneur, sachant que les perspectives financières n'étaient guère engageantes avec de 2,5 à 5 millions d'euros de pertes les deux premières années et une nécessité de réinvestir pour moderniser le matériel.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 10:14

Cinq salariés sur les quatorze que compte le centre social Debussy de Pont-Sainte-Marie ont quitté leur poste pendant environ une heure hier matin. Soutenus par quelques familles et une délégation syndicale de la CGT, ils ont brandi des banderoles pour faire entendre leur «malaise».

Ils dénoncent un manque de dialogue avec leur direction, un climat de méfiance, des heures supplémentaires ni rémunérées ni récupérées et une surcharge de travail dans une ambiance délétère. «La mairie a baissé ses subventions de 20 % en 2008 et ne les a jamais réaugmentées. Du coup, l'embauche de vacataires n'est plus possible et le travail qui reste est réparti entre les travailleurs sociaux». Les grévistes déploraient également des arrêts maladie et mi-temps thérapeutiques pour cause de surmenage. Par ailleurs, un entretien préalable au licenciement concernant une de leurs collègues, «qui fait bien son boulot», a fait figure de goutte d'eau.

 La direction dit avoir proposé hier la mise en place d'un comité de pilotage pour analyser les conditions de travail et apporter des réponses individuelles

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 18:55

Plysorol 2012 2L'usine de Magenta serait en passe d'être rachetée. En tout cas plusieurs repreneurs se sont déjà fait connaître.

«Il y a trois plans de reprise. Il y a celui de la Scop, proposée par les anciens salariés de Magenta ; un projet de reprise par d'anciens cadres de Plysorol et surtout un projet local».

Bitar avait souhaité, dans un premier temps, recentrer ses activités à Magenta avant de jeter l'éponge le 6 septembre 2012. Ce qui tendrait à prouver que l'usine qui produit du contreplaqué à partir de peupliers, est viable.

«Les salariés de Plysorol doivent avoir le choix de se prononcer en faveur d'un plan ou d'un autre. Ils soutiendront le repreneur et se mobiliseront derrière lui quand l'usine redémarrera».

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 18:28

Le revenu de solidarité active mobilise le plus de financements avec une enveloppe qui dépasse 40 millions d’euros. C’est en effet le conseil général qui gère le RSA, lequel a regroupé l’ancien RMI et l’allocation parent isolé.

Dans l’Aube, en octobre dernier, 7 414 allocataires bénéficiaient de l’allocation RSA, soit 6 217 bénéficiaires du RSA socle et 1 197 bénéficiaires du RSA majoré.

Le montant versé dépend évidemment du profil du foyer - personne seule ou couple - et du nombre d’enfants. Ainsi, une personne seule sans enfant recevra 475 €, tandis qu’un couple, sans aide au logement, avec deux enfants, recevra 997 €. Si le nombre de bénéficiaires aubois augmente - +1,8 % sur un an - la hausse reste inférieure à l’évolution nationale qui atteint + 6 %.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 11:48

Plysorol 2012 2Ils ont assisté, la mort dans l'âme à la liquidation judiciaire de leur entreprise. Avec un actionnaire qui refuse de mettre la main à la poche, le Plan de sauvegarde de l'emploi leur est interdit. Des indemnités de licenciements qui peinent à être versées. Sans oublier le solde de tout compte dont ils n'ont pas encore vu la couleur.

Depuis le 6 septembre dernier, les ex-salariés de Plysorol vont de désillusion en désillusion. Le fond, ils l'ont touché hier en découvrant qu'ils ne bénéficiaient plus d'aucune couverture médicale depuis le 1er novembre.

«Dans le cadre d'un licenciement économique, l'ex-employeur a l'obligation légale de maintenir durant neuf mois la mutuelle des salariés». Le code du travail est très clair sur le sujet : on parle portabilité. «Sauf que Bitar refusant de financer le PSE, les caisses sont vides».

Les ex-Plysorol qui occupent le site de Magenta depuis la liquidation de l'entreprise ont alors accepté qu'une partie du stock, estimé à plus de un million d'euros soit vendue. Mais à condition que le bénéfice de la vente soit réaffecté au financement des mutuelles. Il en a été de même pour les deux sites de Vendée et de Normandie.Une décision actée, le 24 septembre lors d'un Comité central d'entreprise.

«La vente effectuée par les salariés de Plysorol couvre la totalité du montant à payer puisqu'environ 350 000 euros ont été facturés et payés par les clients avant livraison». Nouveau coup de théâtre le 26 novembre,  confirmation qu'aucun versement n'a été effectué. «Depuis le 1er novembre, les salariés ne sont plus couverts alors que certains se sont engagés dans des frais médicaux».

Avec des indemnités déjà largement rognées, la nouvelle a fait l'effet d'un véritable coup de massue parmi les 94 salariés du site de Magenta. Le jour même, une lettre de mise en demeure est parvenue au liquidateur judiciaire. «Nous exigeons la régularisation de la situation avant le 30 novembre. Dans le cas contraire, nous demanderons à un avocat de saisir la justice».

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 11:31

Après avoir effectué un déplacement à Stockholm, lundi, pour se rendre au siège d'Electrolux Monde, les sept représentants de l'intersyndicale de l'entreprise revinoise ont tenu un meeting, hier en début d'après-midi, à l'heure de la reprise des équipes.

Durant cette entrevue qui a duré deux heures, les sept salariés revinois assistés d'un membre du cabinet Syndex et d'un expert d'Ardam s'étant impliqué dans le projet ARdennES ont exposé en détail au board leur plan en «déroulant» les grandes lignes de ce programme.

Les membres de l'intersyndicale ont, ensuite, rappelé leurs exigences avant l'échéancier futur.A savoir : la présence de Jonas Samuelson aux trois prochaines réunions plénières et l'absence d'investissements dans l'usine concurrente d'Olawa en Pologne durant la période de trois mois que cette phase de discussions nécessitera.

Ils sont parvenus à faire dire à Jonas Samuelson que si le projet ARdennES était jugé viable et applicable à côté du maintien à Revin de la production de la «Top», la mesure de délocalisation en Pologne annoncée le 22 octobre serait alors remise en cause.

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