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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 09:38

La baisse des commandes au niveau du siège, la difficulté de trouver un montage financier satisfaisant pour le projet d'unité de recyclage des matelas en fin de vie et le contexte de crise conduisent aujourd'hui la direction de groupe d'ameublement Cauval industries à engager une procédure de demande de placement en redressement judiciaire qui concernera largement le site de Bar-sur-Aube.

Selon ce qui a été présenté au comité de groupe vendredi, quelque 704 salariés, dont 524 à Bar-sur-Aube, seront concernés par cette demande de placement en redressement judiciaire. Sont donc concernés 157 personnes d'OC Management (emplois services), 197 personnes d'Atmospheres Interiors (canapés), 94 personnes chez Latfoam (banquettes) et 76 personnes à Logibar (plate-forme logistique).Les 180 autres salariés concernés dans le groupe sont ceux d'OC Management répartis sur les sites Cauval industries de Lognes et de Mantes-la-Jolie.

Aujourd'hui, aucune solution de montage financier pour la construction à Bar-sur-Aube d'une unité de recyclage de matelas en fin de vie n'a été trouvée.

Selon la DRH, les demandes actuelles de chômage partiel «sont extrêmement conséquentes en termes de volume. Ce ne sont pas des situations qui sont tenables durablement. C'est pour se donner les moyens de préserver et d'essayer de construire encore que nous n'avons pas d'autres choix que d'aller au tribunal de commerce de Meaux. Les comités d'entreprises seront réunis demain de manière à désigner les représentants du personnel pour ensuite aller déposer un dossier». Le groupe Cauval connaîtra par la suite la date de l'audience.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 09:26

Lors d'une réunion de comité d'entreprise qui a eu lieu le lundi 15 octobre, le directeur du site de la tuilerie Monier à Signy-l'Abbaye a annoncé aux représentants du personnel qu'un cadre (responsable de production) et un agent de maîtrise (technicien en extraction de terre) avaient été récemment licenciés «pour des raisons internes».

Par ailleurs, trois autres cadres ou assimilés - un responsable process, un automaticien et un préparateur terre - ont quitté volontairement la société sans être pour autant remplacés.

Après la réduction d'une équipe de production par arrêt de contrats intérimaires survenue cet été, il a été confirmé qu'en raison d'une baisse importante des volumes dans le secteur de la construction et d'un marché rétréci des ventes de maisons individuelles, une mesure de chômage partiel d'une à deux semaines pourrait être envisagée lors du prochain CE du 8 novembre avec une probable mise en pratique en fin d'année 2012. Aucune précision supplémentaire n'a été donnée sur la façon dont seraient touchés les 90 salariés de la tuilerie signacienne.

En quête d'économies compte tenu de la mauvaise conjoncture et de l'érosion du marché, les dirigeants de Monier envisagent de stopper l'importation d'argile venant d'Allemagne pour tout concentrer vers la Belgique.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 12:33

L'histoire se déroule pendant l'hiver 2011, plus précisément début novembre. Suzel reconduit un enfant de quatre ans au domicile de sa famille d'accueil, comme d'habitude. Le petit garçon entre dans la maison, ouverte, avant que l'accompagnatrice reparte. Problème, il n'y avait personne pour accueillir l'enfant.

Une poignée de jours plus tard, la femme est mise à pied par son employeur, Lastrad, association qui transporte des personnes handicapées et déficientes, en l'occurrence pour le compte de l'hôpital de jour. Une «mise à pied conservatoire» qui durera 14 jours, «alors que le règlement intérieur stipule que ça ne peut pas dépasser huit jours», un premier reproche formulé par le délégué du syndicat ouvrier qui défend la plaignante.

Embauchée en CDI à temps partiel en janvier 2008, puis à temps complet, cette dernière conteste son licenciement, que le délégué syndical qualifie «d'abusif». Pour lui, «il n'y a pas de faute grave ni de motif à licencier, peut-être une réprimande tout au plus. Elle devrait toucher ses indemnités de licenciement». Ce qui n'est pas le cas quand il y a «faute grave».

La responsabilité incombe-t-elle à l'accompagnatrice qui ne s'est pas assurée de la présence d'adultes dans la maison ou à la famille d'accueil qui n'était pas là à son arrivée ? Toute la question est là.

Le conseil de prud'hommes rendra sa décision le 10 décembre.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 12:27

Une partie des employés du Foyer de vie pour adultes et handicapés de Saint-Quentin (Association des paralysés de France) a, lundi, observé une heure de grève. De même à Laon où une grève a été également observée.

Les salariés grévistes donnent leurs motivations : «Suite au refus des organisations syndicales de signer le scandaleux avenant de substitution de la convention collective nationale (CCCN 51), la Fehap (Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne, privés et non lucratif) franchit un nouveau palier dans le mépris et l'arrogance vis-à-vis des salariés de la branche et met à mort le dialogue social».

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 12:24

Selon la Lettre de conjoncture (Insee) en moyenne sur le premier trimestre le taux de chômage en Picardie était de 11,7 %. Soit une hausse de + 0,4 % par rapport au trimestre précédent.

Le taux de chômage avait augmenté dans les trois départements picards pour atteindre les 14,1 % dans l'Aisne, 12,1 % dans la Somme et 9,8 % dans l'Oise. Seuls, avec l'Aisne, deux autres départements affichaient des taux supérieurs à 14 % : l'Hérault 14,1 % et les Pyrénées-Orientales 14,2 %. Comparé au premier trimestre 2 011 le chômage axonais avait augmenté de + 0,9 %.

Les zones de Thiérache, Saint-Quentin et Tergnier affichent toujours les taux les plus élevés : 16,7 %, 15,5 % et 15,4 %. Par rapport au quatrième trimestre de l'année précédente le chômage s'est fortement élevé dans les zones de la Thiérache et de Soissons + 0,6 %. La zone de Maubeuge proche de la Thiérache affiche un taux de 15,2 %. Sur un an le chômage a augmenté de 1,4 % dans la zone Tergnier et de 1,2 % dans la zone de la Cité du vase.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 10:12

Une quarantaine de personnels des crèches municipales ont manifesté hier matin place Ducale à Charleville-Mézières, à l'appel du syndicat Unsa. Ce dernier est à l'origine du mouvement de grève qui a pu perturber l'accueil des enfants. Ils exigeaient de la municipalité qu'elle démente l'existence de faits de maltraitance psychologique sur enfant de la part d'un agent de la crèche Ferroul à La Ronde Couture.

Des accusations qui ont été portées par la directrice de la structure dans un rapport, avant d'être reprises par écrit par un autre syndicat, le SDU, dans deux tracts diffusés dans les services municipaux et auprès de parents concernés.

Ce sont des collègues de l'agent qui ont évoqué ces pratiques à leur hiérarchie. En revanche, aucune plainte ni remarque de la part des parents n'a été signalée.

Dans la ligne de mire de l'Unsa et des grévistes, la directrice de la crèche Ferroul, dont ils souhaitent le départ. L'occasion pour eux de mettre en lumière ses pratiques de management. Pour le SDU, il y a bien maltraitance.

La maire et le directeur général des services, démentent les faits de maltraitance, préférant parler de «pratique professionnelle inappropriée, qui aurait dû faire l'objet d'un traitement en interne, comme il est d'usage».

La directrice de la crèche est membre de SDU, l'agent incrimée, son adjointe, est membre de l'UNSA. Toutes 2 sont arrêt maladie.

L'Unsa n'exclut pas une nouvelle action la semaine prochaine, date à laquelle les élus et la direction générale rencontreront la directrice et l'agent incriminé.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:44

La tension est montée d’un cran, hier chez Baxi. En début de matinée, prenant un peu de court les syndicats, la quasi-totalité des salariés a cessé le travail avec la ferme détermination de battre le pavé dans la journée, d’autant qu’un rendez-vous était prévu en sous-préfecture dans l’après-midi.

Le feu a été mis à des palettes et des pneumatiques tandis que cent quarante croix en bois, le nombre de salariés touchés, étaient plantées sur la pelouse qui jouxte les bâtiments de l’entreprise.

Pour l’intersyndicale, la partition à jouer était délicate : laisser s’exprimer la colère du personnel, mais en prévenant d’éventuels débordements.

En début d’après-midi, c’est ainsi dans le calme, mais sous bonne escorte, que le personnel a défilé à pied jusqu’à la sous-préfecture, après un passage en centre-ville.

«On n’est pas des voyous, pas des casseurs, on défend notre boulot», en promettant cependant des «actions dures» à venir, «plus dures que lesGoodyear», afin d’être des «symboles face aux voyous qui dilapident notre savoir-faire».

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 10:47

Depuis lundi, les ouvriers de la Scierie moderne de Thiérache font le pied de grue devant les locaux à Hirson. 

Ces salariés-là - il n'en reste plus que six dans les ateliers, une secrétaire dans les bureaux aménagés dans la maison familiale, et le couple aux commandes depuis 1967 - ont été augmentés en 2011. Même chose en 2012. Sur leurs fiches de salaires, à la fin du mois, quelques dizaines d'euros, pour certains, une centaine d'euros pour d'autres, que l'on soit scieur principal ou scieur de reprise, ont été adjoints cette année et l'an dernier.

Pourquoi grondent-ils aujourd'hui ? «Parce que nous avons droit à la même augmentation en 2008, en 2009 et 2010». Avant 2011, le couple de gérants appliquait les grilles relatives aux ouvriers dans les industries de bois. Depuis 2011, les grilles des salaires versés sont celles des salaires a minima. «En deux ans et demi, voilà ce que je devrais avoir : 3 823, 59 euros bruts, soit 2 964, 82 euros nets». C'est une sacrée somme.

«On n'arrête pas de nous répéter : «C'est la crise». C'est vrai, mais la crise, elle a bon dos parfois. Le patron nous dit que la boîte a des problèmes économiques et que lui a des problèmes personnels. Et nous ?»

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 10:42

Si l'on en croit le journal Le Monde, au milieu de villes comme Prades, Limoux, Cahors, Montargis, Gien, Vierzon et Issoudun, Tergnier arrive en tête (des villes prises en exemple) du nombre de chômeurs avec 15,4 %.

Pour ce qui est de la hausse depuis 5 ans, elle dépasse de peu les 35 %. De ce côté-là l'honneur est sauf, si l'on peut dire, puisque dans cette seconde catégorie c'est Gien (au sud de Paris) qui remporte la palme avec plus de 54 % de d'augmentation. Reste qu'à Tergnier le taux de chômage est déjà élevé… tout comme dans le Chaunois où l'évolution du taux est comprise entre 3 et 4 points de plus qu'en 2007. Au-delà de ces chiffres ce qui est mis en avant c'est l'écart qui se creuse entre les grandes métropoles, où il y a de l'emploi et les territoires où le chômage augmente quasiment sans cesse.

L'économiste Laurent Davezies annonce que dans des territoires comme la Picardie (entre autres) même les périodes de reprise ne permettent plus la création d'emplois. Il faut dire que sur le bassin chaunois, les plans sociaux à petite ou grande échelle se sont multipliés ces dernières années. Le plus impressionnant fut sans aucun doute la fermeture de Nexans en 2009, avec 220 emplois en moins et, un an plus tôt, celle d'Essex avec 100 personnes sur le carreau. Tout cela sans compter les suppressions ici et là, à coups de 5, 10 ou 20 salariés et sans qu'il y ait de nouvelles installations.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 10:22

Baxi.jpgIls sont tous là ou presque, les 140 salariés menacés. Ils attendent l'arrivée du PDG de Baxi et du DRH du groupe BDR France. Ces derniers viennent à Villeneuve-Saint-Germain afin d'assister à la première réunion avec les représentants des salariés depuis l'annonce de la fermeture du site de fabrication de chaudières, prévue d'ici 2014.

La salle est rapidement pleine à craquer. Le PDG leur expose la situation. Le 24 octobre, au siège de Baxi, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), aura lieu la première réunion du CCE où sera exposée la justification du projet. Les salariés ont déjà prévu de s'y rendre en bus.

"Il faut qu'on discute comment supprimer le moins d'emplois possible. Nous n'arrivons pas les mains vides.  Nous avons l'engagement des Hollandais [le groupe BDR Thermea] de faire les choses le mieux possible". La direction a annoncé la création de 40 emplois en logistique à Villers-Cotterêts. Ce qui laisse sceptique le secrétaire du CE, dans la mesure où les chaudières au sol seront désormais fabriquées à des centaines de kilomètres de là, en Alsace.

Malgré la détermination de certains, «on ne vous séquestre pas ce soir, car le sous-préfet veut bien nous recevoir». Une autre fois, peut-être…

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 20:21

CCASComme ils l'avaient expliqué dans un préavis le 5 octobre dernier en évoquant leurs conditions de travail lors d'un conseil technique paritaire, les personnels CGT se sont mis en grève afin de réclamer des emplois supplémentaires.

«Si nous avons obtenu quelques avancées concernant les conditions de travail avec notamment la titularisation de deux contrats aidés, la réfection des locaux, de l'éclairage et de l'informatique, la direction n'entend pas nos doléances concernant le service des enquêtes et celui de l'antenne Croix-Rouge».

«En sept mois, le personnel subit une importante surcharge de travail pour constituer les dossiers de demande de prise en charge et rédiger un pointu rapport social. Sur les sept premiers mois de 2012, il y a eu 7 298 dossiers à examiner contre 5 619 sur la même période en 2011. Et la commune ne veut pas créer un seul poste supplémentaire».

Idem pour l'antenne du CCAS Joliot-Curie qui tourne à quatre postes et demi alors qu'il en faudrait cinq pour faire face aussi à un surcroît de travail.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 20:17

Pour la seconde fois depuis la rentrée, les douze ambulanciers du Smur des Ardennes ont marqué leur colère, hier, dans les locaux de l'hôpital de Manchester.

Encore et toujours ce nouveau «profil de poste» qui les amène désormais, de temps en temps, à donner un coup de main aux infirmiers des urgences, service auquel le Smur est désormais rattaché. En clair, assumer des fonctions qui ne sont pas les leurs.

Outre cette profonde divergence de vue avec la direction, le personnel du Smur, qui regrette que leur lettre ouverte diffusée en septembre soit restée lettre morte, fustige une hiérarchie qui «a une totale méconnaissance de notre métier».

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