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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 15:25

«À Reims, chez Arcelor, on n’a pas l’habitude des grèves». Hier, pourtant, les trois équipes (180 salariés et 50 intérimaires) qui se relaient tout au long de la journée ont observé des débrayages de deux heures. Sur les quatre syndicats de l’entreprise, trois ont appelé à observer ce mouvement : FO, la CFDT et la CGT. Une cinquantaine de salariés ont observé le mouvement le matin, le site rémois comptant.

«En fait, c’est un gros ras-le-bol qui s’exprime. On a fusionné neuf sites l’an passé et celui de Montataire, dans l’Oise, est en train d’être fermé. Beaucoup d’économies ont été faites et des postes supprimés. La direction appelle cela des doublons mais nous, on voit la charge de travail augmenter, sans compensation. Le logiciel pour les payes a changé en janvier et depuis, nous n’arrivons jamais à avoir un compte juste. On a des écarts de 10 à 300 €...»

Ils pointent aussi les négociations annuelles obligatoires qui commencent et s’annoncent rudes. Comme dans tout le groupe, c’est une augmentation générale de 0,5 % qui a été proposée. Mais la CGT souhaite 3 % et la CFDT demande 1,5%.

Les représentants du personnel rencontrent demain mercredi la direction. Ils soumettront aux salariés le résultat de leurs discussions. Et décideront de concert d’éventuelles nouvelles actions.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:03
Un mouvement de grève est en cours depuis ce jeudi matin à la Manufacture de transformation textile (MATT) de Montcornet.
Au cœur du conflit, la prime de "sortie de Trèves" que les élus du comité d'entreprise entendaient négocier hier avec leur direction. Laquelle, au lieu des 5 000 euros sollicités, notamment par la CGT, limiterait sa générosité à 1 000 euros.
C'est le deuxième mouvement de grève déclenché en une semaine alors que le processus de cession de l'entreprise se déroule depuis plus jours dans un contexte tendu.
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 11:11
Les salariés des Transports Lor en grève

«Qu'on arrête les magouilles et qu'on fasse un plan social !». Les chauffeurs de la société de transports Lor sont inquiets pour leur avenir. Ils ont en effet récemment appris la fermeture de leur atelier mécanique et un projet qui viserait à supprimer un autre secteur de leur entreprise : celui du secrétariat d'exploitation.

Les salariés dénoncent le non-respect des textes qui régissent la bonne direction d'une entreprise de plus de cinquante salariés. Un premier contact a eu lieu la semaine dernière entre les représentants des salariés et la direction du groupe Brun-Invest dont Lor Transports est une filiale.

Les rencontres «infructueuses» avec la direction ont conduit les chauffeurs de la société de transport à continuer leur mouvement de grève (qui a débuté la semaine dernière) en «attendant du concret sur l'avenir de leur gagne-pain».

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:07

A Paris, la préfecture de police interdit la manif de demain. D'autres villes sont menacées de la même interdiction.

Voici un appel provenant de Nantes

VALLS A DIT : INTERDIT DE MANIFESTER !!!

Ce gouvernement est impopulaire ! Ce gouvernement est isolé ! Les Valls, Hollande et toute la clique de larbins des grandes fortunes dont ils sont, n'ont plus que la répression et le mensonge pour faire face à un mécontentement populaire qui résonne toujours plus fort !

L’État et ses laquais médiatiques ne font même plus semblant d'avoir un minimum de neutralité… C'est le mensonge médiatique et l'instrumentalisation permanente ! Ainsi tous les grands médias s'accordent unanimement pour annoncer l'échec de la mobilisation nationale du mardi 14 juin… Mais quiconque était dans les cortèges ce mardi a pu s'en rendre compte, ce ne sont pas 80 000 personnes qui défilaient mais des centaines de milliers !

L’État veut instrumentaliser la casse de quelques vitrines de l'hôpital Necker pour réprimer le mouvement en lutte contre la casse sociale. Lui qui organise la casse méthodique des hôpitaux publiques, lui qui impose aux aides-soignantes, infirmières et personnels des cadences de travail infernales et par là met en dangers la santé des patients, lui qui supprime lits après lits des différents services hospitaliers rallongeant d'autant les listes d'attente pour être pris en charge et alimentant ainsi le secteur hospitalier privé… Mais de qui se moquent-ils ?! Prétextes ! Vulgaires prétextes !

Alors ça y est, c'est dit : la promulgation d'une loi rejetée par 3 français sur 4 ne suffisait pas, le recours au 49.3 ne suffisait pas non plus, les interventions musclées des CRS pour débloquer les dépôts de carburants, violenter les manifestants ne suffisait toujours pas…

Ces messieurs du pouvoir voudraient purement et simplement : nous interdire de manifester ! C'est un nouveau cap qui est franchi dans le virage autoritaire et sécuritaire de l'Etat.

Cette démocratie n'est pas notre démocratie, c'est celle de la finance et des actionnaires ! Tant qu'il se tait, le peuple peut jouir d'un semblant de démocratie. Mais lorsqu'il s'exprime, on lui ferme sa gueule ! Trop facile !

C'est tout le mouvement et c'est tout­ le peuple que le gouvernement Valls-Hollande veut humilier. Il nous reste 2 choix : accepter le dictat gouvernemental et baisser la tête, ou relever le défi et gagner notre dignité !

JE REFUSE LE DICTAT DE VALLS

J'IRAIS MANIFESTER

Et aussi une analyse sur Paris luttes info

https://paris-luttes.info/manifestation-interdite-est-ce-que-6239

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 09:29
Grève et manif de soutien au Poma

Le Poma, est un système de transport guidé léger automatique sur pneus de type transport hectométrique, dérivé de la technologie du funiculaire. Depuis 1989, ce moyen de transport est opérationnel dans la ville de Laon pour relier le quartier de la gare et la ville-haute. L'exploitation est assurée par la Compagnie de transports urbains du pays de Laon (CTPL), exploitant des Transports urbains laonnois (TUL). La CTPL est contrôlé par RATP Dev, filiale du Groupe RATP et Comag, filale de Pomagalski (le concepteur).

La communauté d'agglomération estime que l'équipement est aujourd'hui trop cher, peu adapté et de moins en moins utilisé (400 000 passagers par an), ce que réfutent les salariés. Selon elle, pas moins de 15 millions d'€ HT de travaux seraient nécessaires pour rénover ce système de transport atypique qui, en 1 500 m et moins de dix minutes, permet de relier la ville basse à la ville haute. Les pistes pour obtenir des subventions sont minces, l'Etat ayant déjà participé à hauteur de 70 % à un chantier de 3 millions HT il y a quelques mois. Une grande part des travaux serait donc à la charge des contribuables. Une hausse des impôts de 35 % est évoquée.

Son coû annuel de fonctionnement s'èlèverait à 700 000 euros.

Environ 90 personnes ont participé hier à une manifestation de soutien devant la gare de Laon. Par ailleurs, 92 % des employés des bus et Poma étaient en grève. Le délégué du personnel (sans étiquette) voulait interpeller sur la dimension humaine du dossier, «dont les élus n’ont pas l’air d’avoir pris conscience». Si le Poma fermait ses portes, ce sont onze salariés qui seraient sur la sellette.

Le sort du Poma devrait être scellé le 7 juillet prochain par les conseillers communautaires.

Grève et manif de soutien au Poma
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 16:24
Des salariés d'Enedis débrayent au Ménilot

Alors que le bras de fer se poursuit en haut lieu sur l’autorisation ou non de manifester jeudi prochain, des salariés d’Erdf (Enedis) ont souhaité montrer que la mobilisation persiste dans l’Aube contre le projet de loi travail. «On n’est pas là pour embêter les usagers, mais pour montrer que le mouvement se poursuit. Les lignes sont alimentées par des groupes, et tout sera remis sous tension en fin de journée. Il n’y a pas de casseur ici», précise l’un d’eux, alors qu’un préavis de grève de la CGT énergie est toujours en cours jusqu’au 31 juillet. Des actions ponctuelles de ce type pourraient se multiplier selon la CGT-énergie. «Aujourd’hui il y a la colère contre la loi El Kohmri, mais c’est aussi une réponse à la provocation du gouvernement qui parle de faire interdire les manifestations. C’est une atteinte inacceptable à un droit fondamental».

Autre point de friction avec la direction de l’entreprise : le passage à un nouveau logo pour Erdf qui est devenu Enedis. «C’est près de 300 millions qui ont été dépensés pour ça. On a reçu les vêtements d’Erdf avec le nouveau logo, le lendemain du jour où on a appris qu’on allait devenir Enedis.D’ailleurs sur le chantier, on est tous habillé et véhiculé avec les anciens logos d’Erdf. Mais le problème c’est qu’au moment même où elle dépense ces 300 millions, l’entreprise a décidé une politique d’austérité qui fait des dégâts considérables dans le service auprès des usagers. Sur ce chantier, nous avons des intervenants qui viennent de Bar-sur-Aube et de Troyes. Il faut coupler les secteurs, car les effectifs sont insuffisants. Et ce sont des conditions qui vont encore se dégrader, avec la remise en cause des heures supplémentaires et des conditions d’astreinte par la loi travail».

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:43
Dégradation des conditions de travail au Groupement hospitalier de territoire Champagne Sud

Ce jeudi, devant le Parc des expositions de Troyes, un petit nombre de salariés hospitaliers manifestaient à l’appel des syndicats CFDT Santé sociaux et CGT Santé et action sociale, avec la participation de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Ils n’étaient pas très nombreux, parce que, ont-ils expliqué, les salariés ont été «réquisitionnés pour assurer la continuité des soins».

À l’intérieur, dans le Cube, les 14 établissements du Groupement hospitalier de territoire Champagne Sud tenaient leur convention. C’était ce rapprochement d’établissements, avec Troyes comme pilote général, que les manifestants venaient dénoncer.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:40

En début d’après-midi, les désormais ex-salariés de Deville ont allumé un véritable brasier devant le site de l’entreprise, avenue Forest, à Charleville-Mézières.

Ce feu traduit la colère des salariés, qui assiste impuissant à la mort de leur entreprise vieille de 170 ans. Jeudi, le tribunal de commerce a en effet validé l’offre de reprise par le groupe Ardennais Invicta. 38 salariés devraient être repris et délocalisés sur les sites de Vivier-au-Court et Donchery dans le Sedanais, dès lundi.

Ce baroud d’honneur est un cri du cœur lancé par ces salariés : cette reprise c’est la disparition de la marque. C’est bien de conserver son emploi, mais c’est la fin de l’histoire de l’entreprise, la flamme bleue qui s’éteint

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 08:34

Fortes tensions ce matin au sein de l’usine MATT à Chaourse, près de Montcornet.

Le personnel de l’usine, confronté à un désengagement du groupe Trêves a entrepris de bloquer les accès à l’entreprise.

Un huissier a été sollicité par la direction pour constater les faits et faire procéder à la réouverture des grilles.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 13:04
La pression se poursuit dans la rue

Les sénateurs examinent jusqu’au 24 juin le projet de loi El Khomri que le gouvernement avait fait adopter à l’Assemblée nationale via l’article 49-3. Au Sénat, où cette arme constitutionnelle ne peut pas être utilisée, un vote solennel est programmé le 28 juin.

Le texte fera ensuite l’objet d’une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat chargée de trouver un accord. En cas d’échec, attendu, c’est l’Assemblée nationale qui aura, in fine, le dernier mot. Manuel Valls y utilisera très probablement à nouveau le 49-3.

Le Sénat va maintenir le principe contesté d’inversion de la hiérarchie des normes, avec primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche (article 2).

Des dizaines de bus d’opposants de la région à la loi Travail ont convergé vers Paris ce mardi. Des manifestant-e-s sont parti-e-s en train et en covoiturage.

Dans l’Aisne

Dans l’Aisne, sept cars affrétés par la CGT, 3 par FO et 1 par l’union syndicale de la santé. Il n’y a pas du tout de transport scolaire aujourd’hui en Thiérache. Dans l’Aisne, seul le secteur de Château-Thierry échappe totalement à la grève des conducteurs. Selon le Département, le service est assuré à moins de 30 % sur Montcornet et Saint-Gobain et à moins de 50 % à Laon et La Fère. Des préavis de grève ont été déposés par la CGT, FO ou Solidaires dans des entreprises privées (dont Volkswagen à Villers-Cotterêts, Godin ou Majencia à Guise), d’autres l’ont été dans le public ou assimilé (La Poste, le Département, les hôpitaux). Une partie des salariés de l’usine William Saurin de Pouilly-sur-Serre a cessé le travail.

Dans les Ardennes

Depuis les Ardennes, huit bus ont été affrétés (cinq par la CGT, deux par FO et un par Solidaires). «Tous les jours, entre 100 et 150 personnes sont dans l’action contre la loi El Khomri. Elles attendaient cette journée avec impatience». Des appels à la grève ont été lancés dans les entreprises privées (Citroën à Charleville-Mézières, par exemple) mais aussi à la CAF, à la Poste ou la CPAM, entre autres… «Je note que les métallos sont particulièrement mobilisés».

Dans L’Aube

Environ 450 Aubois participent à la manifestation, montés dans 7 bus. «D’autres partiront en train et en covoiturage, ce sera une très forte mobilisation, une action historique».

Dans la Marne

Quinze cars ont, en effet, été affrétés ce matin depuis le département pour se rendre à Paris. Un appel à la grève a été lancé à la Citura. À la Poste un préavis a été déposé par FO, la CGT et Sud. Du côté de l’Académie de Reims, on indique qu’un seul syndicat, le CNTF-TE, a déposé un préavis de grève pour cette semaine.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 15:21

Alors que le tribunal de commerce de Sedan doit se prononcer ce jeudi après-midi sur les offres de reprise de Deville (trois propositions sont à l’étude, dont une émanant de l’actuel directeur général), une trentaine de salariés sont dans la rue.

Ils réclament une baisse du loyer que l’entreprise carolo paie chaque mois au conseil départemental, qui a racheté les murs. Ce loyer est actuellement de 300 000 euros. Somme trop importante, dénonce l’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC) qui demande à ce que le montant soit divisé par deux, l’entreprise n’occupant plus que la moitié des locaux. Sans cela, seule l’offre de reprise émanant d’Invicta serait viable (puisqu’Invicta prévoit de déménager les salariés sur son site de Donchery, abandonnant ainsi les locaux historiques de Charleville). Les salariés souhaitent, eux, que toutes les offres puissent être étudiées.

Ils vont être reçus par le conseil départemental pour en discuter.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 12:03
Opération péage gratuit à Saint-Thibault

Ce mercredi 8 juin, la CGT de l'Aube poursuit sa lutte contre la loi Travail. Très tôt, les syndicalistes ont bâché plusieurs radars de l'agglomération troyenne qu'ils ont recouvert d'affiches.

Puis, vers 11h30, une opération escargot a commencé au départ de la Maison des syndicats jusqu'au péage de Saint-Thibault, à l'entrée de l'autoroute A5. Les militants permettent aux automobilistes de passer sans payer. Cette opération "péage gratuit" doit se prolonger jusqu'à 13h30.

Par ailleurs, les cheminots de Troyes ont voté le prolongement de la grève jusqu’à la prochaine assemblée générale, demain matin.

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