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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 21:09

80 poids lourds sont bloqués sur le site de la centrale alimentaire de la Scapest, à Saint-Martin-sur-le-Pré. Depuis hier soir, aucun camion n'entre, ni ne sort de cet entrepôt qui livre les supermarchés Leclerc de tout le Grand Est, dont les Ardennes, l'Aube et la Marne.

Les professionnels de la route entendent mettre la pression sur le patronat avant une première séance de négociations salariales qui démarre ce mardi 20 janvier à Paris. Principale revendication : des hausses de salaires.

L'intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC réclame une augmentation du pouvoir d'achat minimum de 100 euros par mois, en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l'embauche.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 21:01

Le groupe Verallia, autrefois Saint-Gobain Emballage, est en vente depuis plusieurs années. La baisse du marché du verre d’emballage, amorcée depuis plusieurs années, avait conduit la maison-mère à engager deux plans sociaux successifs. Depuis 2011, les nouvelles se sont faites plus rassurantes ; on a même fait appel à des intérimaires. Le gros orage était passé.

Lundi 8 décembre, le groupe Saint-Gobain a annoncé la vente de sa filiale spécialisée dans le verre d’emballage Verallia, dont fait partie l’usine de Vauxrot qui emploie encore 154 personnes. Le groupe aurait besoin de fonds car il entend prendre le contrôle de la société suisse Sika, qui fabrique des matériaux de construction.

La verrerie de Crouy fabrique du verre teinté pour Grand Marnier et Cointreau. C’est la dernière usine historique du bassin soissonnais, après la fermeture récente de Baxi (chaudières) et Focast (fonderie). Et c’est aussi la plus ancienne, fondée en 1827 par Paul Deviolaine. Quant à Saint-Gobain, le groupe célébrera en 2015 ses 350 ans d’existence. Une belle longévité.

Les syndicats demandent trois choses, selon eux indispensables : que Saint-Gobain reste majoritaire dans le capital de sa filiale, que l’activité ne soit pas vendue à la découpe et que le siège social soit maintenu en France. Ils invoquent ainsi le «patriotisme économique» et interpellent l’État, afin qu’il prenne  ses responsabilités auprès de partenaires sociaux et des salariés». L’intersyndicale doit rassembler les salariés de Vauxrot en milieu de semaine afin de faire le point sur la situation.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 13:43

Licenciés fin décembre après la fermeture de leur entreprise, les cinq ex-salariés de l’antenne sedanaise du centre de formation Henri-Guillaumet se sont rendus hier au cabinet sedanais du liquidateur judiciaire. Depuis leur rupture de contrat, ils n’ont toujours pas reçu leur salaire de décembre, pas plus que leur solde de tout compte.

Et les documents indispensables pour leur inscription à Pôle emploi, dont le contrat de sécurisation professionnel, n’ont pas été envoyés.

Le liquidateur judiciaire explique le retard pris dans le traitement de leur dossier par des problèmes comptables : «L’administrateur judiciaire qui a géré les licenciements avait mandaté un premier cabinet d’expertise comptable afin qu’il puisse établir les justificatifs nécessaires pour que l’AGS (L’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés) puisse régler une partie du solde de tout compte. Courant décembre, l’administrateur a appris que ce cabinet refusait de traiter ce dossier, sans qu’il l’en ait averti». L’administrateur nomme alors un autre cabinet. Nouveau refus. «Face à cette situation de blocage, j’ai dit à mon service qu’on allait faire les comptes nous-même. Aujourd’hui, les dossiers sont faits. Ils partiront lundi auprès de Pôle emploi (pour les contrats de sécurisation professionnelle) et du juge de Châlons (pour les justificatifs nécessaires aux AGS)».

Les 40 000 euros restant sur les comptes de l’entreprise «seront payés aux salariés dans la limite de montant légale» à partir de cette date. Il faudra ensuite compter avec les délais incompressibles de traitement des dossiers : «Huit à quinze jours entre la réception par Pôle emploi et l’envoi du contrat de sécurisation professionnelle aux salariés».

Leur situation «sera régularisée à la fin du mois avec de la chance ou au pire d’ici la deuxième quinzaine de février».

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 13:38

Les salariés de Petit Bateau qui avaient débrayé mercredi matin ont rencontré les représentants de la direction jeudi dans l’après-midi.

L’intersyndicale CGT-FO-CFTC, qui reste unie, maintient toutefois sa position sur une augmentation générale pour l’ensemble des salariés. «Après, si la direction veut mettre une augmentation en plus à certaines catégories, pourquoi pas, mais que tout le monde bénéficie au moins d’une augmentation de base, et si possible significative».

L’intersyndicale n’accepte pas l’augmentation de 0,5 %, jugée trop faible. «Tout le monde participe et fait des efforts pour l’entreprise, il est donc normal que tout le monde en profite».

Les représentants et la direction se rencontreront à nouveau en février sur ce sujet.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 13:35

Hier, le tribunal de grande instance de Troyes a débouté une nouvelle fois les salariés de l’entreprise de mâts et candélabres de Saint-André-les-Vergers en se déclarant incompétent pour juger de la réalité du motif économique du plan social en cours. Les salariés espéraient obtenir un jugement positif qui leur aurait permis ensuite de contester la nécessité du plan social auprès de la Direccte (ex-Direction du travail). Maintenant, c’est impossible.

Cette dernière risque fort d’homologuer le plan social d’ici au jeudi 29 janvier (il a été déposé le 8). Les licenciements seront alors possibles. Pour les contester, depuis la nouvelle loi de sécurisation de l’emploi, il faudra aller devant le tribunal administratif qui, sauf «référé suspension»,  dispose de trois mois pour se prononcer. Pour mémoire, 192 suppressions de postes sont prévues.

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 21:53

Jeudi matin, une quarantaine de salariés du secteur logistique de BT Lec Est ont installé un piquet de grève «pour une durée illimitée» aux portes du dépôt, situé à Witry-lès-Reims. Une première dans l’histoire de cette centrale d’achat d’une centaine de salariés, qui approvisionne en produits Hi-Fi, électroménagers et vidéos les trois quarts des magasins Leclerc français, mais aussi ceux de Slovénie et du Portugal.

Motif de leur grogne : un «désaccord total» avec la direction à l’issue des négociations annuelles obligatoires (NAO). «Après une discussion, hier, le directeur nous a proposé de rouvrir d’autres négociations hors NAO. Il nous a dit de revenir à 15 heures pour établir un planning des nouvelles discussions et d’apporter de nouvelles propositions, en deux heures de temps ! Finalement, l’entrevue n’a duré que cinq minutes et on n’a pas été écoutés». Le préavis de grève déposé dans la matinée de mercredi a donc été suivi d’effet.

«C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase», ajoutent les syndicalistes, qui ont balayé d’un revers de main la proposition de 2 % d’augmentation de salaire de la part de la direction dans le cadre des NAO. «Il y a trop de pressions. C’est un ras-le-bol général qui a déclenché le mouvement d’aujourd’hui. On nous en demande de plus en plus mais il n’y a rien derrière».

Les grévistes exigent désormais 200 euros bruts mensuels pour chaque salarié. À défaut, ils resteront mobilisés.

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 21:50

Depuis 8 heures ce vendredi 16 janvier, une vingtaine de salariés de l’entreprise ASM Autodistribution, basée à Tinqueux, observent un mouvement de grève spontané.

Les employés de l’entreprise spécialisée dans la vente de pièces automobile entendent protester contre leurs conditions de travail dégradées. Ils évoquent deux licenciements récents non remplacés, un «sous-effectif chronique» et un management «calamiteux».

Une rencontre entre la direction locale de l’entreprise et le délégué central CFDT était programmée ce midi.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 22:23

Le syndicat Sud a déposé un préavis de grève pour les bureaux de postes de Sézanne, Fère Champenoise, Pleurs, Esternay, Saint Just Sauvage, Anglure ce jeudi 15 janvier. Ils protestent contre une réorganisation qui aura lieu au 1er février.

Le personnel demande entre autres : L’arrêt de cette réorganisation en cours, L’ouverture des bureaux de Fère Champenoise et Anglure, le matin et l’après-midi et le maintien du bureau de Saint Just Sauvage avec des horaires mieux adaptés.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:27

Plus de 300 salariés de Petit Bateau, ce matin, – sur les différents sites – à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-CFTC ont débrayé une heure (de 9 h à 10 h) afin de protester contre les propositions faites par la direction dans le cadre des négociations salariales en cours avec la direction : un peu plus de 200 sur le site troyen (sur un effectif de 450-500), 50 à Pont-Sainte-Marie (sur 150) et 35 à La Chapelle-Saint-Luc (sur 70).

Des négociations qui, de l’avis des responsables syndicaux, «ne se sont jamais aussi mal passées chez Petit Bateau». Alors que ces derniers réclament une augmentation de 1,2 % pour l’ensemble des salariés (ouvriers, employés, techniciens, agent de maîtrise et cadres), la direction de l’entreprise ne propose qu’une augmentation de 0,5 % pour les employés de distribution et entre 0 et 0,8 % pour les autres. Inacceptable pour les représentants syndicaux qui dénoncent «une augmentation individuelle à la tête du client».

«La direction perçoit des subventions de l’État notamment 1,36 million au titre du CICE (crédit impôts compétitivité emploi) ou 1,95 million d’allégements sur les bas salaires (loi Fillon). Nous avons enregistré 9,5 millions d’euros de résultat net et nous disposons de 130 millions en fonds propres ! Quant aux dividendes versés ils sont passés de 5 millions en 2013 à 10 millions cette année ! Pourquoi est-ce que la direction n’en abandonne pas une partie afin d’augmenter décemment les salaires ?»

Les représentants du personnel doivent rencontrer jeudi après-midi la direction de l’entreprise. Ils ont déjà fait savoir qu’ils étaient bien décidés à aller plus loin, si besoin.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:25

Ils ne sont plus que quatre salariés chez Amacom, le centre d’appels qui travaillait pour Euromillions ouvert il y a tout juste un an.

Plus d’équipe, plus de logiciel, plus de téléphone ni d’Internet. Le logiciel de travail a été coupé en octobre. Cela fait plusieurs semaines maintenant que ces salariés en CDI n’ont plus rien à faire. Ils partiraient s’ils le pouvaient sauf que la patronne du centre d’appels refuse de les licencier en bonne et due forme. Après avoir proposé des ruptures de contrat conventionnelles, qu’ils refusent, cette dernière leur demande de venir travailler en région parisienne, où elle aurait fait transférer son siège. Sans clause de mobilité, ils déclinent. Mais elle revient à la charge, à coups de recommandés et de mails insistants.

Ils sont convoqués ce mercredi 31 décembre pour un entretien disciplinaire. Ils sont suivis de près par l’Inspection du travail. «On ne veut pas être licenciés pour faute, on n’a rien fait de mal. Nous voulons nos droits, notre préavis».

Le projet Amacom faisait miroiter une centaine d’emplois en trois ans à Soissons. Les premiers signaux d’alerte sont apparus rapidement : «Les gens étaient employés en POE, préparation opérationnelle à l’emploi. C’est Pôle emploi qui payait les salaires en échange d’une formation. Mais elle ne laissait pas sa chance aux gens. Certains sont partis d’eux-mêmes, d’autres étaient embauchés en CDI puis licenciés quinze jours après. En juin on a commencé à avoir des coupures sur le logiciel. On pensait que c’étaient des problèmes techniques. Elle nous renvoyait chez nous et demandait de récupérer les heures, non majorées».

Amacom a commencé à avoir des retards de loyers dès le mois de février. La société a aussi une ardoise de plus de 5 000 euros à la caisse de retraite des salariés Les employés, toujours rémunérés, reçoivent néanmoins régulièrement des lettres d’huissier de l’URSSAF.

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 17:51
Chômage : petite baisse en Champagne-Ardenne

En Champagne-Ardenne, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s'établit à 75 744, fin novembre 2014. Ce nombre diminue de 0,3 % (- 263) par rapport à la fin octobre 2014 (+ 6,0 % sur un an).

Par département, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A varie de - 1,4 % à + 2,1 % en novembre 2014 par rapport à fin octobre : Ardennes (+ 2,1 %), Aube (- 1,0 %), Marne (- 1,4 %), Haute-Marne (0,0 %).

Le nombre des demandeurs d'emploi de catégories B et C s'établit à 36 864. Ce nombre augmente de 0,7 % (+ 270) au mois précédant (+ 2,7 % sur un an). Le nombre des demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C s'établit à 112 608. Ce nombre reste stable (+ 7) au mois de novembre (+ 4,9 % sur un an).

Par département, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C varie de - 0,3% à + 0,7% par rapport à fin octobre : Ardennes (+ 0,4 %), Aube (- 0,1 %), Marne (- 0,3 %), Haute-Marne (+ 0,7 %).

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégories D et E s'établit à 16 267. Le nombre de ceux inscrits en catégorie D augmente de 1,7 % et le nombre de ceux inscrits en catégorie E est en baisse de 1,2 %.

C'est dans les Ardennes que les chiffres sont mauvais. Si la baisse du chômage dans les autres départements compense la tendance inquiétante dans les Ardennes, le bilan continue reste cependant alarmant sur le long terme sur le front de l'emploi. Depuis un an, la Champagne-Ardenne comptabilise 6% de chômeurs en plus de catégorie A. Autant dire que la crise est loin d'être finie !

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A diminue de 0,1 % pour les hommes (+ 7,7 % sur un an) et diminue de 0,6 % pour les femmes (+ 4,0 % sur un an). Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 25 ans diminue de 2,0 % (+ 0,4 % sur un an). Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans augmente de 0,1 % (+ 5,7 % sur un an) et le nombre de ceux âgés de 50 ans et plus diminue de 0,1 % (+ 10,9 % sur un an).

Parmi l'ensemble des demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C le nombre d'hommes diminue de 0,1% (+ 5,8 % sur un an) et le nombre de femmes augmente de 0,1 % (+ 3,9 % sur un an). Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C de moins de 25 ans diminue de 1,0 % (- 0,2 % sur un an). Le nombre de ceux de 25 à 49 ans augmente de 0,1 % (+ 4,6 % sur un an) et le nombre de ceux âgés de 50 ans et plus augmente de 0,5 % (+ 9,6 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C depuis un an ou plus augmente de 0,1 % au mois de novembre 2014 (+ 8,6 % sur un an) et celui des inscrits depuis moins d'un an diminue de 0,1 % (+1,9 % sur un an).

Les entrées à Pôle emploi en catégorie A, B, C augmentent de 1,0 % au cours des trois derniers mois par rapport aux trois mois précédents. L'évolution des motifs d'entrées sur la même période est très variable : fins de contrats à durée déterminée (+ 3,9 %), fins de mission d'intérim (+ 6,6 %), licenciements économiques (+ 4,2 %), autres licenciements (- 2,0 %), démissions (- 16,0 %), premières entrées (- 2,0 %), reprises d'activité (- 1,5 %) et autres cas (+ 1,2 %).

Les sorties de catégorie A, B, C augmentent de 0,1 % au cours des trois derniers mois par rapport aux trois mois précédents. L'évolution des motifs de sorties sur la même période est très variable : reprises d'emploi déclarées (- 7,8 %), entrées en stage (+ 24,7 %), arrêts de recherche (+ 0,4 %), cessations d'inscription pour défaut d'actualisation (- 3,4 %), radiations administratives (- 6,8 %) et autres cas (+ 10,3 %).

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A et ayant un droit payable au Revenu de solidarité active (RSA) est de 19 358 (soit 24,9 % des demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, données brutes). Le nombre de demandeurs inscrits en catégorie A, B, C et ayant un droit payable au RSA est de 23 219 (soit 20,4 % des demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C, données brutes)..

Les entrées à Pôle emploi en catégorie A, B, C des personnes ayant un droit payable au RSA sont de 2 040 (soit 20,4 % des entrées en catégorie A, B, C, données brutes). Les sorties de catégorie A, B, C des personnes ayant un droit payable au RSA sont de 2 201 (soit 21,5 % des sorties de catégorie A, B, C, données brutes)

Ce léger recul de 0,3% à l'échelle de la région intervient dans un contexte morose au niveau national, puisque le nombre de demandeurs d'emplois a progressé de 0,8% dans l'ensemble de l'hexagone entre octobre et novembre. La France métropolitaine compte 3 488 300 chômeurs de catégorie A (personnes n'ayant pas du tout travaillé ou été en formation).

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 11:11
Baxi : le rideau s’est baissé

Le 2 décembre 2014. C’est la date à laquelle la dernière chaudière est sortie de l’usine de Baxi, à Villeneuve-Saint-Germain. Il était 11 heures. Elle est partie vers les entrepôts de Villers-Cotterêts.

Pour la toute dernière journée de l’usine de la Magdeleine, l’intersyndicale a organisé vendredi un rassemblement en invitant les salariés et les anciens et toutes les personnes qui les ont soutenus à partager un moment d’échange et de souvenir.

Tandis qu’un bûcher de 12 m3 de bois et de 300 pneus était allumé sur la pelouse du site en bordure de l’avenue de Reims, des coups de klaxons venaient saluer la dernière mobilisation des salariés. «Depuis que les gens savent pour cette dernière journée, on reçoit des messages de solidarité. On nous a encouragés. Au-delà des larmes, il faut qu’on parte avec le sourire. On doit être fier de ce que l’on a fait dans cette entreprise».

«C’est une longue lutte qui va marquer. On a négocié des contreparties avec des formations mais quand on sait que l’on voit encore des Focast au pôle emploi deux ans après». Certains sont là d’ailleurs. Retraités, au chômage, en intérim ou en CDD. Focast, avant c’était Baxi. La même entreprise.

Certains n’étaient pas au rendez-vous car contraints par la direction du groupe, dans le cadre d’un possible reclassement, de se rendre en Alsace, à l’usine De Dietrich de Mertzwiller. Là où une partie de la production mais surtout des savoir-faire de l’usine de la Magdeleine ont été transférés.

L’histoire des Baxi n’est pas encore terminée. Ils pourraient bien attaquer leur groupe aux prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

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