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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:55

Le 28 juillet, les salariés d’Assa Abloy (ex Vachette) de Sainte-Savine ont débrayé, suite à la délocalisation d’une chaîne de production.

«Pour demander l’arrêt des délocalisations du site de Sainte-Savine. En nous ôtant les produits, on nous enlève aussi le savoir-faire, on ne s’en sortira pas comme ça : on veut du travail et de nouveaux produits ! La D45 (ligne de production de serrures délocalisée en ce moment vers la Roumanie) est partie, mais on veut s’attacher à garder ce qui reste, à sauver nos emplois. On sera là en septembre».

«Sur certaines chaînes de produits, nous avons plus d’intérimaires que de CDI, ce n’est pas légal. Normalement, l’intérim c’est pour du travail exceptionnel !».

Des revendications que prennent de plus en plus à leur compte les 513 salariés du site. Ils sembleraient qu’ils soient de plus en plus nombreux à espérer un mouvement plus dur pour la rentrée de septembre.

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 09:48

Le mouvement de grève commencé mercredi matin a été levé vers 13 h 30 jeudi. Un accord a été trouvé avec la direction.

Celle-ci s’engage à lancer certains investissements permettant d’améliorer les conditions de travail, la validation des statuts est effective et la prime de port de masque a été réévaluée.

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 09:47

Lancée en janvier 2014, la PME, qui produisait en labo et vendait en «foodtrucks», a déposé le bilan mercredi et a été placée directement en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Troyes. Dans son laboratoire de Pont-Sainte-Marie, elle pouvait produire jusqu’à 10 000 sushis par jour. Elle comptait 35 salariés dont la moitié dans l’Aube.

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 09:14

Plus d’une soixantaine d’employés de Vranken-Pommery Production (des sites de Reims et Tours-sur-Marne) se sont retrouvés mercredi matin au palais de justice.

Ils venaient écouter leur avocat qui passait devant le juge des référés.

En cause, la renégociation des accords de complémentaire santé pour les employés de la maison de champagne. «Il n’y a pas eu de commun accord avec la délégation syndicale, or, ce dernier est nécessaire pour changer de complémentaire santé», affirme le délégué syndical CGT.

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 09:13

Le tribunal de commerce de Troyes a validé mercredi matin la liquidation judiciaire d’Euro CRM. Les 99 salariés vont être licenciés.

Le centre d’appels, installé derrière le Grand Troyes depuis 2001, a annoncé samedi dernier, en comité d’entreprise, la fermeture de son site historique de Troyes. Les salariés ont été surpris de cette annonce, effectuée en toute discrétion, en plein mois de juillet et alors que beaucoup sont au chômage partiel.

La direction a assuré que les salaires seront payés et les indemnités versées. Pour FO, «on aurait espéré une meilleure fin que cette liquidation judiciaire qui laisse 99 salariés sur le carreau. Cela laisse un goût amer dans la bouche. Mais l’entreprise perdait de l’argent depuis trois ans».

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:51

Tous les employés de l’entreprise ICPE (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement) DAHER à Épothémont sont en grève. DAHER est un sous-traitant de l’Andra. L’entreprise est spécialisée dans le transport et le conditionnement des déchets faiblement radioactifs.

Ils manifestent pour leurs conditions de travail, la mise à jour des différents statuts des salariés, l’amélioration des conditions de travail et une augmentation du salaire de base.

Des négociations sont actuellement en cours avec des membres de la direction.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 16:35

La CGT a déposé un préavis de grève illimité à partir du mercredi 15 juillet. Elle entend ainsi dénoncer la réorganisation à l’œuvre et des conditions de travail dégradées.

Ils en ont ras la casquette… Chez les facteurs axonais, l’heure est au «pétage de plomb» généralisé. Et c’est ce qui explique le dépôt d’un préavis de grève illimité, prenant effet mercredi prochain, dès minuit, et concernant toute la plaque de Soissons, qui comprend les bureaux de Villers-Cotterêts, Fère-en-Tardenois, Château-Thierry, etc. En cause : la réorganisation du site d’Oulchy-le-Château, en date du 16 juin. «Le site a été fermé, ce qui a entraîné cinq suppressions de tournées, et deux suppressions de postes. Certains facteurs ont été transférés à Soissons, et d’autres à Fère-en-Tardenois, dans un garage sans eau ni électricité.»

Ce sont, d’une manière générale, leurs nouvelles conditions de travail qui expliquent selon lui le mal-être de ses collègues. Et notamment la mise en place du Prêt-A-Diffuser, ou PAD. «Le temps de travail des facteurs était auparavant composé d’une phase de tri, qui s’étalait en moyenne de 6 h 30 à 8 heures ou 8 h 30, puis de la distribution à proprement parler. Avec la nouvelle organisation, ces tâches ont été séparées, et sont effectuées par des équipes différentes. Les facteurs effectuant les tournées se voient livrer des paquets de courriers tout prêts et passent désormais 7 heures dehors, quel que soit le temps qu’il fait, avec une pause déjeuner non-rémunérée de 11 h 45 à 12 h 30.»

Le but poursuivi par le groupe est clair : il s’agit de réaliser des économies, via le rendu de surface immobilière et les suppressions d’emplois. Quitte à voir se détériorer le service rendu.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 10:12

Le centre d’appels situé à Troyes est sur le point de fermer. C’est l’annonce effectuée samedi matin en comité d’entreprise.

En grosse difficulté financière, l’un des trois grands centres d’appels troyens est sur le point de fermer ses portes et de licencier 99 salariés. Ces derniers sont d’ailleurs surpris de cette annonce, effectuée en toute discrétion un samedi matin, en plein mois de juillet et alors que beaucoup sont au chômage partiel.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 10:11

Pour une raison de procédure, les syndicats de KME ont fait annuler le comité d’entreprise au cours duquel la fermeture du site a été présentée.

Le comité central d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu mardi 7 juillet à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, s’était conclu par une injonction adressée par les syndicats à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).

Les représentants syndicaux évoquaient notamment des «failles» dans les convocations et avaient dans ce cadre demandé «d’enjoindre à la société KME d’annuler la réunion» du 7 juillet, en application du code du travail. La raison ? Les noms des suppléants, qui n’étaient pas inscrits sur les convocations.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 17:49

Daunat fabrique surtout des sandwichs.

Les salariés de Daunat à Chambry (environ 200 salariés) étaient en grève depuis vendredi. Ils dénoncent la dégradation des conditions de travail.

Après de très longues heures de discussion avec la direction mardi après-midi, qui n’ont pas abouti, les salariés ont décidé de suspendre la grève, mais pas les actions.

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 08:01

La faïencerie SB Ceramic (ex-Sarreguemines) n’a finalement pas trouvé de repreneur. L’usine, créée à la fin du 19e siècle ne reprendra pas son activité. Ses 51 salariés vont perdre leur emploi.

Aucun repreneur ne s’étant manifesté pour racheter SB Ceramic au cours des trois mois de sursis, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation de l’entreprise qui produit de l’équipement sanitaire en grès. Un énorme coup dur pour l’industrie locale.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:14

Y-a-t-il trop d’hôpitaux de proximité ? Selon les chiffres de 2012, la France aurait plus de 6,3 lits pour 1 000 habitants (avec de fortes disparités selon les départements) alors que la moyenne des pays les plus riches serait à 4,8 (8.3 en Allemagne). Un alignement sur les standards internationaux équivaudrait à la fermeture de quelque 98 000 lits sur les 414 000.

Les petits et moyens hôpitaux sont compliqués à gérer. À l’ombre du CHU régional, qui attire praticiens et patients, il faut survivre. Les Ardennais, par exemple, sont deux fois plus nombreux que la moyenne des Français (statistique Insee hors Paris) à se faire hospitaliser hors de leur département. Ils vont majoritairement à Reims, voire à Paris et en Belgique. Pendant ce temps, l’hôpital de proximité de Sedan ou de Charleville a moins de recettes mais autant de charges car les équipes médicales sont là.

Dans l’Aisne, le nord du département vit dans le rayonnement du CHU d’Amiens. Ce qui n’empêche pas la coexistence de dix établissements de taille plus ou moins secondaire à Saint-Quentin, La Fère, Laon, Le Nouvion-en-Thiérache, Guise, Hirson, Vervins, Chauny, Soissons et Château-Thierry.

Celui de Château-Thierry n’a rien de secondaire du point de vue historique. Dès 1664, un projet d’hôpital de charité a été initié par une duchesse fortunée. Cet établissement qui devait être géré par les hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu n’a finalement pas vu le jour tout de suite à cause de l’opposition des Augustines de l’Hôtel-Dieu, soutenues alors par la municipalité et l’évêque de Soissons. L’affaire se termina devant le conseil royal au terme d’un long procès. Né dans un climat conflictuel, l’hôpital de Château-Thierry semble avoir gardé ses démons. «C’est un hôpital alimenté en permanence par la rumeur.  Cet établissement ne se croit pas légitime. Les gens ressentent un complexe, peut-être par rapport à la taille de la ville, à la situation géographique isolée. Je crois que cela contribue à ce climat délétère», déclare le directeur.

Une partie des praticiens de l’hôpital, salariés anciens et actuels, dénonce à voix de plus en plus haute des dysfonctionnements de la gestion médicale. Selon eux, l’établissement serait pris en otage par une minorité qui ferait tourner l’hôpital plus ou moins à son profit en écartant ceux qui se mettent en travers de leur chemin. «Il y a trois types de médecins ici : les traditionnels du coin, les étrangers arrivés depuis longtemps et des extérieurs, venus plus récemment et qui ont été maltraités. Pour comprendre, il faut savoir ce qu’est une carrière d’hospitalier. C’est une épreuve de chevaux de course. Pendant les études, tout est fondé sur la concurrence individuelle et un jour, quand tout est fini, on leur dit qu’il faut bosser en équipe».

Il est notamment fait état de recrutements superflus onéreux pour l’établissement. Des exemples sont cités : un praticien venant de Tulle à grands frais pour opérer des varices alors que les titulaires pourraient le faire. Et un nutritionniste recruté alors qu’il y aurait déjà une équipe complète dédiée à cette spécialité. «Concernant les varices, quand ce praticien a quitté Château pour Tulle, on nous a fait comprendre que l’activité migrerait à Meaux, c’est pourquoi nous lui avons proposé de revenir opérer une fois par mois. Quant au nutritionniste, il n’y en avait pas à l’hôpital».

Un autre reproche concerne l’exercice libéral prétendu excessif de certains praticiens au détriment de leur exercice public. Il est parfois plus facile pour un patient d’obtenir un rendez-vous privé que public avec le même médecin. La différence tient au mode de règlement : dans le cas du rendez-vous public, le patient n’avance rien et le médecin touche son salaire mensuel. Dans le cas privé, le patient avance l’argent et le médecin touche des honoraires en plus de son salaire. S’il y a un déséquilibre au profit du privé, c’est au détriment de l’hôpital.

Plus préoccupant, la politique médicale de l’établissement pousserait à l’acte. Certains examens médicaux seraient réalisés sur les patients alors même qu’ils ne sont pas nécessaires. Depuis la loi Bachelot, les établissements de santé sont soumis à la T2A, c’est-à-dire à la tarification à l’acte. Une radio vaut tant, une opération du genou vaut tant, etc. Il faut faire du chiffre pour pouvoir survivre. «Notre pertinence des soins a été examinée par le ministère. Or, il ressort qu’aucun indicateur n’est dans le rouge.  Un rapport de la Chambre régionale des comptes qui nous concerne va bientôt être rendu public. Nos comptes de 2009 à 2013 ont été examinés, il en ressort que seuls 437 euros de trop ont été versés à un médecin en 2010. Il n’y a rien de plus. Je précise que la cour a eu accès à toutes les paies».

C’est une bonne illustration des risques de travers dans un hôpital de proximité.

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