Le ministre du "Redressement productif" Arnaud Montebourg a appelé dimanche, sur BFM TV, les syndicats de PSA Peugeot Citroën à la "responsabilité économique" pour ne pas "affaiblir" le constructeur.
Alors que le gros des salariés retrouve cette semaine les usines sur fond d'inquiétude après l'annonce de 8 000 suppressions de postes et la fin de la production à Aulnay en 2014, les syndicats doivent avoir en tête de "trouver des solutions" pour "construire l'avenir". "Il est important de défendre les salariés qui risquent de perdre leur travail et de reformater, renégocier et diminuer le plan social". En même temps, selon le ministre, les syndicats doivent penser à "tous ceux qui restent", les "100 000 salariés qui restent à Peugeot".
"Affaiblir Peugeot, ne pas l'aider si elle en a besoin, c'est risquer la descente aux enfers pour ceux qui restent", a-t-il déclaré, ajoutant que "faire la guerre ne paraît pas le bon terme". "J'appelle à la responsabilité des actionnaires. J'appelle à la responsabilité des syndicats".
Le plan de restructuration (plan de sauvegarde de l'emploi à Aulnay et Rennes, plan de départs volontaires pour les effectifs hors production), est momentanément suspendu en attendant les conclusions de l'expertise votée en comité central d'entreprise, qui seront connues, selon PSA, le 15 octobre.
Entre "Redressement productif" et guerre de classe, Montebourg a fait son choix ! Mais qui avait encore
des illusions ?
Le courrier rédigé, fin juillet, par le député PS Christophe Léonard et le vice-président (DVD) du conseil général Pierre Cordier, cosigné par de
nombreux autres élus, à l'adresse du président de l' AGS (caisse de garantie des salaires) pour que l'organisme renonce à exiger le remboursement de quelque 560 000 euros répartis entre environ
quarante personnes (la cour d'appel ayant fixé des indemnités moins fortes que le conseil des prud'hommes en première instance quant aux licenciements jugés sans cause réelle et sérieuse et ayant
rejeté la notion de travail dissimulé), n'a pas convaincu celui-ci...
12 000 €. C'est la somme qu'ont dû dépenser les salariés de Sodimédical pour espérer que soit appliquée la dernière décision de justice rendue en
leur faveur.