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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:39

En grève reconductible depuis lundi matin, les salariés de Veolia Eau, à Sedan, étaient dans les rues, hier, pour dénoncer le trop peu d'avancées lors des négociations en cours entre syndicats nationaux et direction. Sur l'agence de Troyes, les salariés ont opéré hier plusieurs débrayages perlés afin de «désorganiser le service». D'autres débrayages pourraient suivre dans les jours qui viennent, notamment en vue d'une manifestation à Paris en début de semaine prochaine.

L'intersyndicale a refusé l'augmentation de 0.5 % des salaires dans le cadre des négociations annuelles qui se déroulent dans le cadre d'un plan d'austérité mis en place par la direction, selon les syndicats.

Ces derniers luttaient également pour que les primes exceptionnelles, qui avaient disparu, se rapprochent au maximum des 700 euros de perte sur le salaire en fin de mois. Hier, le montant de ces primes était remonté aux alentours des 450 euros.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:37

Plysorol, qui connaît son troisième dépôt de bilan en quatre ans, a obtenu un nouveau sursis devant le tribunal de Lisieux, ressort de l'une des trois usines du groupe. Le plan de continuation présenté par Ghassan Bitar, l'homme d'affaires libanais qui avait repris l'entreprise en octobre 2010, prévoit une réorganisation de l'entreprise en deux mois afin qu'elle puisse faire face à ses créances. «Il est possible qu'il y ait des licenciements, mais le site d'Épernay (Magenta) ne sera pas touché», indique l'avocat de M. Bitar. L'usine de 94 salariés produit du contreplaqué avec du bois de peuplier régional. Les deux autres sites s'approvisionnent, plus difficilement, au Gabon où l'entreprise détient des droits. Une nouvelle audience aura lieu le 26 juillet.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:15

Toutes les machines de la société SN Oxame ont été vendues en quelques heures.

Pourtant, les rumeurs d'un éventuel repreneur allaient bon train depuis plusieurs semaines dans les Ardennes. Mais faute d'un projet déposé en bonne et due forme auprès de l'administrateur judiciaire, la mise aux enchères des équipements de cette entreprise revinoise spécialisée dans la production de baignoires en fonte a bel et bien eu lieu jeudi 14 juin.

Cette vente divisée en 120 lots a atteint un montant total de 487 910 euros.

«Nous allons revendre cet équipement à des clients à travers le monde entier… Ou alors à un repreneur qui serait susceptible de relancer une activité sur ce site». Denis Weistroffer serait l'éventuel repreneur. Déjà propriétaire d'une fonderie d'aluminium et d'une fonderie de fonte en Haute-Saône, il pourrait, en effet, apporter l'ultime espoir d'une reprise d'activité en lieu et place du site de feu SN Oxame. L'homme reconnaît être à l'étude depuis plusieurs semaines pour évaluer la possibilité de créer une unité de fonderie.

Un avenir qui, pour l'instant, s'écrit toujours au conditionnel.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:04

Ardennes-Forge.jpgIl y a tout juste deux ans, les 40 anciens salariés de la société Ardennes Forge, qui succéda pendant quelque temps à l'entreprise Thomé-Génot à Nouzonville, apprenaient que la cour d'appel de Reims rejetait le référé des AGS (la caisse de garantie des salaires qui se substitue aux employeurs défaillants), les dites AGS refusant de verser les 900 000 euros d'indemnités fixées par les prud'hommes de Charleville-Mézières (à répartir entre les anciens métallurgistes en fonction de leur ancienneté).

Les AGS arguaient de difficultés de trésorerie (en raison effectivement du nombre d'entreprises en difficulté), et du risque de ne pouvoir procéder au recouvrement des sommes versées en cas d'infirmation du jugement en appel.
Mais en juin 2010, donc, les juges rémois avaient confirmé le caractère exécutoire de la décision des prud'hommes ardennais (une décision à l'époque fort appréciée car l'inverse aurait été susceptible de faire jurisprudence !).

Et les chèques avaient donc été signés puis adressés aux anciens ouvriers qui avaient pendant quelques mois accepté de relever le défi de maintenir une activité industrielle sur le site de Thomé-Génot…

Or, hier, c'est une nouvelle bien différente qui leur est parvenue de cette même cour d'appel, devant laquelle les AGS avaient contesté, sur le fond, le jugement du conseil des prud'hommes. Ils ont appris avec effarement que les indemnités fixées (concernant notamment le caractère infondé du licenciement) ont été très nettement revues à la baisse par les magistrats de seconde instance. Selon certaines sources, des salariés qui avaient perçu par exemple 12 000 euros ne se voient plus attribuer que 3 000 euros. Par ailleurs, les indemnités correspondant au préjudice causé pour travail dissimulé auraient été annulées.

On ignore encore sur quelles bases juridiques la cour de Reims s'est fondée. Il est possible que c'est la question de l'ancienneté qui ait en quelque sorte posé problème : le conseil des prud'hommes de Charleville avait en effet retenu dans ses calculs les années effectuées chez Thomé-Génot. Dans l'attente de précisions supplémentaires, on est enclin à rapprocher ce dossier de celui des anciens salariés d'Artis (Monthermé), de la Fonderie l'Union (Renwez), de Socaus (Warcq) ou encore de Guilloteau (Nouzonville) : les AGS qui avaient obtenu partiellement gain de cause en appel après les liquidations de ces entreprises de métallurgie avaient engagé des procédures de recouvrement auprès des anciens salariés licenciés (voire parfois de leurs ayants droit !).

Liquidée en 2008 après avoir été créée en 2007 pour tenter de poursuivre même partiellement, sur le créneau des pôles d'alternateur, l'activité de Thomé-Génot (liquidée en 2006, avant le feuilleton politico-judiciaire que l'on sait, et la condamnation des repreneurs américains à 5 ans de prison ferme pour abus de biens sociaux - peine non appliquée en l'absence de convention avec les USA -), Ardennes Forge a aussi donné lieu à une procédure pénale (pour détournement de fonds destinés à la formation professionnelle). Des salariés œuvraient déjà en production pour le compte d'Ardennes Forge mais, dans le cadre du CTP, étaient encore rémunérés en tant que stagiaires de la formation professionnelle.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 14:55

Finie, la trêve politique ? C'est une certitude. Et la carrière de Philippe Deboosère à la tête de la communauté hospitalière de Thiérache, même chose.

Un peu plus de quinze jours après la condamnation, par le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, de celui-ci à une peine d'amende pour harcèlement moral (le directeur a fait appel de ce jugement.) et alors que sept affaires resteraient en instance, la tension est montée d'un cran, hier, à Fourmies.

Un pustch ? Un coup d'éclat ? A 8 heures, les élus du syndicat CGT; majoritaire à Hirson comme à Fourmies, ont investi les couloirs de l'hôpital nordiste afin d'empêcher le directeur de pénétrer dans son bureau. A Hirson comme au Nouvion, les locaux administratifs ont également reçu la visite des syndicalistes tandis qu'un déplacement de la hiérarchie des deux ARS était fortement sollicité.

Pourquoi les alertes déclenchées depuis deux ans par les syndicats et certains représentants de soignants n'entraînent-elles aucun changement en Thiérache ? Attend-on le départ en retraite programmé du directeur pour accueillir bras ouverts une personnalité socialiste du Nord-Pas-de-Calais dont on sait qu'elle courtise la direction de la CHT ? L'attitude des barons locaux et les retournements d'alliance posent plus de questions qu'ils n'apportent de réponses.

Alertes sur le management, mais aussi sur la gestion de l'hôpital de Fourmies notamment. L'ARS a-t-elle jugé normale la facturation pour un total d'environ 80 000 euros en 2010/2011, de chambres doubles louées, au V80 (une maison de retraite) au prix des chambres simples ?

Pourquoi les sommes attribuées au centre hospitalier pour les fêtes de Noël ne sont-elles pas redistribuées aussi complètement que l'indiquent les textes ?

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 14:48

La grève s'est poursuivie ce mardi, au niveau des agences de Veolia Eau, d'Hirson et Vervins. Une assemblée générale, mardi matin, n'a fait que constater l'insuffisance du résultat des négociations, qui avaient eu lieu lundi soir à Paris.

Elle s’est poursuivie hier matin par un nouveau débrayage au sein de l’agence auboise à Troyes.

D'autres négociations sont prévues. Hier après-midi, les pneus brûlaient toujours devant l'agence vervinoise. Et les salariés grévistes étaient décidés à continuer leur mouvement, afin d'obtenir satisfaction.

«Pour l’instant, la direction nous propose toujours 0,5 % d’augmentation générale sur les salaires. On est loin des 6 % que nous demandons».Mais la direction propose une prime ponctuelle de 200€ ainsi qu’une négociation sur l’intéressement complémentaire.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 14:36

SNCF 19 juin 2012La mobilisation a finalement payé. Contre toute attente, les employés de la SNCF ont obtenu six postes supplémentaires qui rejoindront dans les mois qui viennent les équipes chargées des infrastructures en Champagne-Ardenne.

Un combat qui semblait pourtant perdu d'avance hier, lorsque la délégation reçue au siège de la délégation régionale, à Reims, est venue expliquer l'échec de la discussion. «La réponse aux trois points que nous avons évoqués - 15 emplois supplémentaires, arrêt de la mobilisation forcée et arrêt des appels à la sous-traitance - a été très simple : non, non, et non !».

La direction de l'entreprise «a fait le choix affiché de privilégier l'Ile-de-France où il y a un fort besoin». Un argument d'autant plus mal compris que plusieurs lignes de la région s'avèrent être dans un état de dégradation avancée, en particulier Charleville-Givet et Reims-Fismes.

Les ralentissements, les dangers pour le personnel, les problèmes de formation, les sujets s'enchaînent et le dialogue se poursuit sans trouver d'issue. Jusqu'à ce que les cheminots menacent d'aller bloquer un TGV. Alors que les embauches sont gelées sur le territoire national, la région aura donc six postes en plus.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 11:03

Sur les trente-trois salariés de Véolia Flandres-Artois-Picardie en Thiérache - cela regroupe les agences d'Hirson et donc de Vervins,; toutes deux dépendant de Chauny -, vingt-quatre étaient en grève.

La quasi-totalité des 40 salariés de l'agence auboise du groupe Veolia Eau (une trentaine sur Troyes et une dizaine à Romilly-sur-Seine) a suivi la journée de grève lancée partout en France.

Il est très rare que cette entreprise, de premier plan dans le secteur des services aux collectivités locales, soit touchée par un mouvement national. Le mauvais déroulement des négociations salariales en constitue la cause principale.

Sur le tract on peut lire : «Antoine Frérot, PDG, avec le conseil d'administration de Véolia environnement, ont décidé de la modération salariale et donc de l'austérité pour l'ensemble de ses 320 000 salariés à compter de 2012. Cette décision est inadmissible pour la CGT et incompréhensible pour les salariés qui sont la «matière première» de ce groupe».

Les récentes négociations, aux yeux des salariés, n'ont pas permis des avancées significatives. «Au niveau de Véolia eau, les 15 000 salariés n'acceptent pas de devoir se serrer la ceinture et de se contenter des miettes proposées par la direction, soit + 0,5 % d'augmentation générale».

Sur le piquet de grève ce lundi, les salariés invoquent également une prime d'intéressement qui a chuté, puisque l'entreprise leur aurait «repris» 700 euros sur l'année.

La CGT demande notamment «vingt points d'indices en plus pour tous les salariés et l'équivalent en montant pour les cadres se situant en dehors des grilles».

«Les barèmes qui ont été mis en place tirent les qualifications et les salaires vers le bas. L'échelle des salaires oscille entre 1200 € pour un BTS et 1900 € pour un salarié qui a 30 ans de boîte. Le groupe Veolia continue de faire des bénéfices, mais ce sont les actionnaires qui sont les seuls à en profiter».

Des négociations devaient se dérouler ce lundi, vers 18 heures, au niveau national. Informés dans la nuit du résultat de cette réunion, les salariés grévistes thiérachiens doivent décider du sort de leur mouvement ce mardi.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:39

«Le marché permanent , l'enseigne de prêt-à-porter féminin fait partie du paysage saint-quentinois depuis des lustres.

Le directeur, qui a 3 autres magasins, se sépare le 28 septembre 2010 de la responsable de boutique. Une jeune femme, qui depuis son entrée dans la structure, a su gravir les échelons, passant de vendeuse à première vendeuse, puis responsable de magasin qualification agent de maîtrise.

Deux incidents vont cependant émailler cette relation sociale idyllique. Le 27 janvier 2010, elle reçoit un avertissement pour avoir quitté son poste sans justification une heure avant la fermeture (elle a dû s'absenter pour emmener sa fille malade chez le médecin), et aurait laissé la boutique vide, en attendant le retour du gérant alors sur un salon à Paris. La caisse n'a pas été clôturée, ce qui a expliqué le déclenchement de la procédure. Puis le 9 avril 2010, l'inspecteur régional du franchiseur rappelle à l'ordre le gérant qui est son franchisé, sur certaines choses ne fonctionnant pas dans le magasin, notamment en matière de stock. Des griefs effectués alors que la situation économique et financière du magasin est au plus mal.

Pour le défenseur de la plaignante, ce licenciement n'a rien d'économique. Surtout depuis que le directeur a appris que sa salariée est enceinte. «Le gérant a voulu s'affranchir de toutes les règles de base en matière de licenciement économique, car dans cette affaire, il n'y a pas de cause réelle et sérieuse pour licencier ma cliente. Manifestement, les difficultés économiques n'existent pas, et aucun reclassement ne lui a été proposé. Si elle a été licenciée, ce sont pour des motifs personnels, et parce qu'il ne sait pas gérer son stock». Il ajoute également à son argumentaire des dépenses personnelles faites par le gérant au titre de la SARL, comme des frais de voyage ou l'achat d'un véhicule pour demander sa condamnation pour licenciement abusif. Il réclame près de 15 000 €.

Le Conseil de Prud'hommes rendra sa décision le 17 septembre prochain.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:06

La CFDT de Veolia eau a déposé un préavis de grève pour ce lundi 18 juin. «L’entreprise méprise le professionnalisme des salariés en ne proposant qu’une augmentation de 0,5 % alors que l’inflation est de 2,5 %», écrit le syndicat à la suite de l’échec des négociations annuelles obligatoires (NAO). L’ensemble des salariés de Veolia eau, qui doit par ailleurs faire face à une restructuration, est invité à manifester lundi au siège troyen de Veolia eau.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:01

Les transports scolaires seront finalement assurés normalement le lundi 18 juin dans le département. Le préavis de grève déposé par l'intersyndicale des Courriers de l'Aube a finalement été levé, hier après-midi.

«Le président du conseil général de l'Aube a pris acte de l'inquiétude des salariés et a décidé d'ouvrir une table ronde avec les différents intervenants du secteur des transports de voyageurs».

Plusieurs réunions sont prévues dans les prochains jours entre le conseil général, le préfet de l'Aube et les différentes organisations patronales et syndicales.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 10:50

SPE-juin-2012.jpgPour le président, la directrice et les cadres de la société protectrice de l'enfance (SPE), qui gère les crèches de Reims, tout va enfin à nouveau bien, ou presque.

Pour les employés, c'est moins net. Mercredi en fin de journée, ils étaient une petite trentaine à manifester devant la maison des associations où devait se tenir l'assemblée générale de la SPE. «On a fait circuler une pétition. 60 % des salariés ont signé. On veut dénoncer des conditions de travail qui se dégradent». Depuis que l'association est aux normes, les méthodes de travail ont changé dans les crèches avec un taux de remplissage qui monte d'année en année : maintenant, dès qu'il manque un enfant, il est remplacé. Il est arrivé qu'on se retrouve seul avec sept bébés ou avec dix enfants. La charge de travail a augmenté mais pas la reconnaissance. De plus, le décret de Nadine Morano qui est appliqué, permet de recruter du personnel moins qualifié qui travaille à mi-temps. Nous devons en permanence nous adapter au détriment de la qualité du travail». Le tout avec des salaires qui n'évoluent pas : «Il serait normal de compenser cette surcharge de travail mais ce n'est pas le cas pour l'instant». Pour la direction, il y a eu vingt-trois embauches en l'espace de deux ans.

La SPE affiche pour l'année à venir un déficit conséquent : «Il nous manque 180 000 euros. Notre retour à l'équilibre est prévu pour 2015». Une sortie du rouge que l'association devra notamment à l'aide de la Ville : «Elle nous alloue 200 000 euros de plus».

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