Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 09:23

Jeudi, après une réunion avec la direction de l'hôpital, le personnel s'est donc prononcé à la majorité pour un mouvement de grève reconductible avec des actions chaque lundi : à venir, blocage des entrées, un défilé, etc.

L'intersyndicale (CGT, FO, CFDT, Unsa) et une partie des salariés du centre hospitalier Auban Moët, à Epernay mène une grève des tâches administratives depuis ce lundi matin pour protester contre le PRE, comprenez le plan de retour à l'équilibre. Ce plan de la direction impliquerait notamment le gel de quinze postes, le non-remplacement de départs en retraite, le non-renouvellement d'un certain nombre de contrats et le gel d'une quinzaine de lits notamment.

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 20:09

Center-parcs.jpgPas plus dans le ciel qu'autour du lac de l'Ailette, parmi le personnel de Centers parcs, le climat ne semble propice à la détente. Un nouveau coup de froid social a en effet gelé hier les relations entre les employés du parc, ceux réunis sous la bannière CGT exclusivement, et la direction, ses chefs de service et la demi-douzaine de managers.

En cause notamment, si l'on en croit le délégué du syndicat majoritaire, une distorsion grandissante entre les privilèges et rémunérations des personnels de direction et ceux des 300 personnes employées à la réception, la maintenance, le nettoyage, les espaces verts, la location des vélos ou la surveillance des bassins. Autant de catégories soumises à la même convention collective de l'immobilier, payées invariablement au Smic et cela quelles que soient leurs compétences.

«Même si nous avons un treizième mois, 1 096 euros nets par mois, c'est trop peu pour vivre dignement», regrettent les personnes grévistes. «Ce ne sont pas les petits avantages que l'on nous accorde comme la location à faible tarif dans les Center parcs qui nous nourrissent !»

Des salaires trop bas, des charges de travail trop lourdes, mais aussi une gestion parfois erratique. «Le personnel n'a pas l'autorisation expresse de profiter des soldes dans les boutiques du parc, tandis que la hiérarchie ne s'en prive pas», dénoncent les militants. «Nous ne sommes pas considérés. On est toujours là à travailler sans les moyens nécessaires. Dans les cottages, il manque souvent du matériel. Il n'y a pas d'inventaire à la fin des séjours. On se débrouille et on remplace au coup par coup. En achetant des petites cuillères là, en empruntant un frigo ici ou en remplaçant un salon de jardin».

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:48

Des ouvriers sans statut légal en train de travailler sur le chantier de la future agence Pôle emploi de Charleville, ça fait désordre !

Ce sont d'abord quelques fuites qui ont permis à l'information de circuler, non sans provoquer quelques sourires narquois. Surtout que le dit chantier n'est pas situé n'importe où ! En plein centre-ville, juste devant les fenêtres de la direction du Travail…

C'est lors d'une toute récente opération de contrôle réunissant différents services de l'Etat ou associés (police, inspection du Travail, Urssaf, etc.) sur le chantier, donc, que les fonctionnaires ont identifié (façon de parler) quatre ouvriers de nationalité égyptienne employés illégalement par une société sous-traitante (pour le compte d'une des entreprises ayant obtenu les différents lots du marché), société sous-traitante qui a son siège en région parisienne. Des procès-verbaux ont été dressés et des procédures ont aussitôt été engagées contre l'employeur indélicat.

En fait, non seulement les quatre ouvriers étaient employés illégalement (ce qu'on appelle du travail clandestin ou plus familièrement encore du «travail au noir») mais ils étaient eux-mêmes sans titre de séjour. Ils ont été remis aux autorités en charge de l'immigration. Il n'est pas exclu qu'une procédure de reconduite à la frontière soit mise en œuvre. Quant à l'employeur, il va faire l'objet de mesures administratives, voire pénales.

Cependant, le parquet de Charleville indiquait ne pas avoir été saisi de l'affaire, ce qui laisse à penser que pour l'heure, seules des poursuites d'ordre administratif ont été initiées (c'est plus faciles de s'en prendre aux travalleurs sans papiers qu'aux patrons voyoux !).

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:37

«Nous avons quitté la formation le 25 mai et nous ne sommes toujours pas sûrs d'avoir été complètement indemnisés», expliquent six Ardennais qui ont suivi pendant 9 mois une formation de conseiller en insertion professionnelle à l'Afpa de Reims.

S'ils sont très satisfaits du contenu de cette formation qu'ils jugent «efficace» (certains ont même déjà trouvé un emploi), ils sont en revanche exaspérés par des difficultés concernant leurs indemnisations financières. En effet, en plus des rémunérations liées à leur situation personnelle, les stagiaires savaient par Pôle emploi avoir droit à une indemnité mensuelle de transport. Seule inconnue : son montant. A leur arrivée à l'Afpa, aucune précision ne leur est apportée sur la somme à percevoir, l'argument étant que chacun était dans une situation différente (chômeur, en fin de droit, etc.).

En décembre, les Ardennais touchent enfin un premier dédommagement pour les quatre premiers mois de formation. Étonnement : «Aucun n'a touché la même chose même si les situations étaient semblables. […] et une stagiaire est même restée sans ressources jusqu'en 2012».

Il s'écoule ensuite encore plusieurs mois avant qu'une nouvelle indemnité ne soit versée, toujours «sans cohérence» avec les situations de chacun d'après les stagiaires qui, en pleine formation, avaient «autre chose à penser»… En neuf mois, les stagiaires disent avoir reçu de nombreuses explications et des informations parfois «contradictoires» : changement de logiciels, changement de personnel, dossiers non saisis. «On a fini par trouver une grille kilométrique. Comme nous sommes loin, nous avions droit au maximum», soit 420 euros, selon eux.

Mais aujourd'hui certains qui ont bénéficié de l'hébergement de l'Afpa se demandent si finalement ils ont vraiment droit aux sommes qu'ils ont perçues. «On a touché de l'argent mais on ne sait pas à quoi ça correspond. Cette semaine, j'ai encore reçu 120 euros suite à une relance en juin. On nous a un peu pris pour des imbéciles. On aurait dû nous poser les choses dès le départ. Ça a eu des conséquences pour plusieurs d'entre nous. Certains ont dû reprendre des petits extras (pour boucler leur budget)».

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:21

Fonderie-PSA-Chaleville.jpgLe plan de restructuration de PSA jugé «inacceptable» par le ministre Arnaud Montebourg n'a pas étonné en tout cas les syndicalistes de la fonderie de Charleville, qui imaginaient bien dès la semaine dernière que la fermeture de l'usine d'Aulnay et les suppressions de postes envisagées à Rennes ne seraient pas les seules mauvaises nouvelles de ce drôle de mois de juillet.

Au-delà des 3 000 suppressions de postes du site d'Aulnay qui assemble la C3 et les 1 400 (sur 5 600) de Rennes qui assemble les «haut de gamme» (C5, C6 et 407), dès la semaine dernière, on estimait que l'unité ardennaise «s'en tirerait bien en ne perdant… qu'une centaine d'emplois par an». C'est-à-dire sous la forme de départs à la retraite non remplacés et - surtout - d'un plan de départs volontaires peut-être plus «ouvert» que jusqu'alors.

La fonderie des Ayvelles qui a compté jusqu'à 2 900 employés n'en recense plus que 2250 (auxquels il faut ajouter un volet d'intérimaires). Elle demeure le plus gros employeur privé de la région.

Performante en matière de fonte «alu», spécialisée dans la fabrication de culasses et réputée pour sa réactivité (en cas de variabilité à la hausse du carnet de commande), la fonderie ardennaise implantée depuis 1973 en périphérie de Charleville est en concurrence depuis quelque temps avec une autre fonderie PSA, installée en Russie.

Un comité d'entreprise extraordinaire est programmé ce vendredi matin à 8 heures aux Ayvelles pour détailler les répercussions ardennaises du plan présenté hier. Hier soir, de source syndicale, il était confirmé que 98 suppressions de postes sous forme de départs volontaires seraient proposées aux Ayvelles, le même chiffre que l'an passé.

Paradoxe : si les candidats au départ étaient en quelque sorte trop nombreux dans les Ardennes, des salariés des autres sites touchés (Aulnay et Rennes par exemple) pourraient être mutés… au sein de l'unité.

Dernier point, et non des moindres, notamment dans la Vallée de la Meuse : impossible pour l'heure de mesurer exactement les conséquences à terme de cette crise pour les sous-traitants, non seulement de la fonderie PSA (maintenance, par exemple), mais de la filière automobile en général.

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 09:45

La direction de Sitel France a décidé de ne plus rémunérer les pauses. Résultat : les salariés du centre d'appels de Pont-Sainte-Marie, qui travaillent aujourd'hui 35 heures, devront travailler 36 h 40 par semaine pour obtenir le même salaire.

«Le temps de pause n'est plus considéré comme du temps de travail effectif». regrettent Virginie Lecœur (CFTC), Guy Delatour (CFDT) et Sylvie Guillaume (FO). Avec la CGT, ils ont décidé d'appeler à un débrayage de deux heures hier matin pour protester contre cette décision.
Selon eux, 50 % des présents ont répondu à l'appel. À La Rochelle, l'autre grand centre d'appels de Sitel, le mouvement a également été suivi.
À Troyes, le centre d'appels de Pont-Sainte-Marie, qui a changé de mains entre-temps, a toujours inclus les temps de pause dans le temps de travail effectif. « C'est plus qu'un usage », assurent les syndicalistes. Des négociations sont prévues avec la direction le mardi 17 juillet.

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 09:37

Juridiquement, c’est un peu compliqué, mais toujours est-il qu’il est revenu hier au tribunal de commerce - et non au tribunal de grande instance - de se prononcer sur la cession de la clientèle et du matériel de l’association Eden qui exploite le cinéma du centre-ville de Romilly. Elle s’est faite pour quelques milliers d’euros au profit de la Ville de Romilly, seul repreneur sur les rangs.

La Ville est déjà propriétaire des locaux et des projecteurs. Elle reprend sept des dix salariés de l’association. Le directeur, le programmateur qui part en retraite et la comptable, à mi-temps, ne sont pas repris. Leurs fonctions seront gérées directement par la Ville.

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:04

Le tribunal de commerce de Sedan a récemment ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'égard de la société Ceri France Armatures.

Implantée à Bogny-sur-Meuse sur la zone industrielle la plus proche de l'hôtel-de-ville, cette entreprise créée en 1987 et qui emploie quatorze salariés, a subi ces derniers mois «une baisse de commandes suite à une conjoncture économique difficile et à une vive concurrence qui l'a amenée à tirer sur les prix et à s'endetter».

Spécialisée dans la fabrication d'armatures industrielles pour béton armé, l'unité bognysienne qui travaille essentiellement pour des groupes comme Bouygues, Eiffage, Tommasini et la SAC ainsi que des petits entrepreneurs espère profiter de la période d'observation de six mois qui lui a été accordée pour oublier cette sale passe et redresser la barre dans un secteur du bâtiment en souffrance.

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:58

Le taux de chômage, qui était de 14,1 % au 1er trimestre, ne faiblit pas dans l'Aisne, avec une hausse de 1,6 % de demandeurs d'emploi en catégorie A à fin mai sur le mois précédent. Soit 33 439 chômeurs inscrits dans cette catégorie. Par rapport à mai 2011, la hausse est de 9,9 %.

Par ailleurs, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégories ABC dans ce département s'établit à 48 099. Soit une hausse de 1 % par rapport à avril dernier et de 7,1 % sur un an.

En Picardie (11,7 % de chômeurs au 1er trimestre), le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A s'établissait à 100 836 à la fin mai. Ce qui correspond à une évolution de +1,4 % sur le mois précédent (+1 398 personnes). L'évolution annuelle enregistre une hausse de 10,1 % en Picardie. Chez les hommes, l'augmentation est de 1,6 % sur avril, et de 11,1 % sur un an, quand elle est respectivement de 1,2 % et de 9 % chez les femmes.

Le chômage des jeunes de moins de 25 ans est en hausse de 2,3 % (5,6 % sur un an). Chez les 50 ans et plus, la hausse est de 1,2 %. Soit 17,7 % sur un an.

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:44

evol-emploi-617938.jpgLe bilan sur dix ans est plutôt sombre au vu des chiffres bruts. Ainsi la Champagne-Ardenne a perdu 27 000 emplois salariés marchands non agricoles en dix ans. Cette étude exclut en effet le secteur agricole, dont les données disponibles tombent en temps différé. Cette perte correspond à une baisse moyenne de 0,9 % par an. Soit la plus importante des régions françaises. En une décennie, l'industrie champardennaise a perdu 29 500 emplois, constate l'Insee. «Dont près de la moitié dans la métallurgie et le textile-habillement, deux secteurs dans lesquels la région est historiquement spécialisée».

Conséquence sur l'emploi, ce sont 107 000 chômeurs qui étaient inscrits à Pôle emploi à fin 2011, soit la bagatelle de 23 000 personnes de plus qu'au début des années 2000. L'Insee mesure la corrélation régionale entre hausse du chômage et perte d'emplois industriels en Champagne-Ardenne, deuxième région la plus industrialisée de France. Fin 2007, 32 % d'emplois industriels étaient recensés dans la région.

Or, ces pertes d'emplois n'ont été que partiellement compensées par des gains dans les services, en vertu de processus d'externalisation consistant à transférer des activités tertiaires de l'industrie (comptabilité, nettoyage, gardiennage, etc.). En dix ans, ce secteur dit des «activités scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien» a créé 7 000 emplois. Durant la crise de 2008-2009, ces activités de services n'ont pu générer que 2 900 emplois, alors que la région perdait 8 800 emplois dans le même temps.L'étude de l'Insee explique précisément comment la région a traversé trois périodes distinctes en dix ans. De 2001 à 2007, la Champagne-Ardenne a déjà perdu des emplois liés à ses spécificités sectorielles (domaines sur-représentés). En 2008-2009, les territoires les plus industrialisés ont été les plus touchés par les baisses d'emplois intérimaires. Dans la région, les suppressions d'emplois industriels ont toutefois été contenues par un recours au chômage partiel supérieur à la moyenne. Ensuite, le rebond économique constaté en 2010-2011 n'a pas vraiment profité à l'emploi, plombé par des restructurations dans l'industrie, qui ont affecté tout le quart nord-est.

Sans contester le poids de l'industrie qui impacte l'emploi dans la région, il faut relativiser les effets selon les bassins. Ainsi, les stratégies de diversification se sont révélées plus payantes en Haute-Marne par rapport aux Ardennes. Les secteurs les plus tertiarisés (Troyes, Reims, Châlons-en-Champagne) s'en sortent mieux également sur le front de l'emploi.

Cette étude n'a pas valeur de bilan des performances d'entreprises, lesquelles n'ont eu d'autre choix que de s'adapter à la conjoncture. Dans cette recomposition qui continuera à freiner la croissance de l'emploi jusqu'en 2015, il faut accompagner les emplois qualifiés a insisté le directeur de l'Insee. Surtout dans une région qui a l'un des niveaux de qualification les plus faibles.

Au cours de la décennie écoulée, la Marne a perdu 9 000 emplois salariés dans les secteurs marchands non agricoles. Si la tendance (-0,7 % par an) est moindre qu'à l'échelon régional (-0,9 %), elle est plus importante que l'évolution nationale (+0,1 %). La Marne, qui est le département le plus tertiarisé de la région, est aussi celui qui offre la plus grande diversification de son tissu industriel. Seul secteur à croître plus rapidement qu'au niveau national (+2,3 %), l'intérim a progressé de 4,2 % dans la Marne entre 2001 et 2007.

À l'inverse de la Marne, le recours au chômage partiel a été plus fort dans les Ardennes pendant la crise de 2008-2009. Depuis dix ans, c'est le département qui a connu l'évolution des effectifs salariés la moins favorable de la région (-1,4 % par an). De 2001 à 2007, il a perdu 4 000 emplois salariés dans l'industrie. Les difficultés de l'automobile ont durement impacté la métallurgie ardennaise. L'Insee note que, «avec les externalisations et les restructurations d'activité, la crise joue également un rôle d'accélérateur dans la réorganisation de l'industrie ardennaise». Or, ces mutations qui se poursuivent aujourd'hui viennent encore freiner l'évolution de l'emploi.

Reims et son agglomération s'en sortent plutôt mieux, selon l'Insee, grâce à un territoire à forte composante marchande et tertiaire. Avec 60 400 emplois identifiés dans ces activités, c'est la plus forte proportion régionale. Ainsi, la baisse des emplois salariés marchands a été la moins forte de la région (0,3% contre 0,8%), grâce notamment au dynamisme de la construction.

Les 2 800 emplois perdus depuis dix ans se sont concentrés sur les deux années de crise de 2008-2009. La métallurgie a été moins impactée en raison d'une plus faible représentation (8,4% des effectifs industriels). Elle arrive derrière l'agro-alimentaire, dont le dynamisme est tiré par Champagne-Céréales, Cirstal Union, Chamtor, etc. Et bien sûr le vignoble. L'industrie pharmaceutique constitue la seul spécificité industrielle de la zone d'emploi de Reims. Au bout du compte, les phénomènes de désindustrialisation sont moins marqués que dans l'ensemble de la région. Le Pays rémois a néanmoins payé à la fermeture ou la restructuration d'entreprises comme Reims Aerospace, Bosal, Hebdoprint... Et le chômage, qui se hissait encore à 10,2% de la population active à fin 2011, reste à un niveau élevé.

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 14:42

Jeudi matin, c'était la déception pour la dizaine d'ex-employés de Nexans, présents dans la salle des prud'hommes de Laon. Ils s'attendaient à connaître la décision du conseil, après l'audience du 8 février dernier consacrée à la contestation de leur licenciement et au préjudice d'anxiété lié à leur exposition à l'amiante.

Les conseillers n'ont pas pu se déterminer. Ils devront faire appel à un juge départiteur pour se départager. En conséquence, le dossier sera plaidé de nouveau en novembre prochain. «Tout est à refaire» les ex-salariés vont prendre contact avec leur avocat pour engager une nouvelle procédure.

Deux ans après la mise en place de ce comité de suivi, suite à la fermeture du site de Chauny (220 suppressions de poste), le bilan est plus que mitigé.

Si le volet redynamisation du bassin d'emploi est «encourageant» selon le préfet de l'Aisne avec 81 emplois actés sur un objectif de 140 - «dans le contexte économique actuel, ce n'est pas si mal» -, le volet réindustrialisation du site est en revanche «un échec objectif». Dire le contraire aurait été mentir puisqu'aucun emploi n'a été créé (l'objectif était de 80).

Et rien ne dit que la situation va s'améliorer d'autant plus que la possible délocalisation de Maréchalle-Pesage, qui pourrait déboucher sur la création de 19 postes, est conditionnée à l'attitude des banques...


Partager cet article
Repost0
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 14:31

La cour d'appel de Reims vient, une nouvelle fois, de confirmer les dispositions civiles d'un jugement du tribunal correctionnel de Charleville concernant une affaire de banqueroute et d'abus de biens sociaux. En l'occurrence, il s'agit du dossier de l"ancien patron de la société Lenoir-et-Mernier, entreprise de métallurgie dont le principal établissement était situé à Bogny.

En mai 2011, il avait été condamné par le tribunal correctionnel de Charleville à deux années de prison avec sursis pour abus de biens sociaux et banqueroute. En revanche, la constitution de partie civile des 133 salariés victimes de la liquidation judiciaire de la société en 2008 avait été déclarée irrecevable. C'est sur ce point que le jugement en seconde instance des magistrats rémois était attendu.

Il n'aura pas à leur verser de dommages et intérêts ; les salariés ont en effet été victimes d'un «préjudice indirect», ont estimé les juges, se basant sur une jurisprudence constante en la matière.

C'est pourquoi l'on prête à l'association des anciens de Lenoir-et-Mernier l'intention de travailler à la rédaction d'une proposition de loi qui serait défendue par le nouveau député de la Vallée de la Meuse, Christophe Léonard, afin que lors des procédures pénales initiées pour banqueroute et/ou abus de biens sociaux, les salariés soient désormais considérés comme victimes d'un «préjudice direct».

Notons toutefois que ce point de droit n'est pas lié aux autres procédures initiées par les salariés victimes de liquidation qui peuvent, comme ce fut le cas dans ce dossier et dans bien d'autres, dans les Ardennes, contester leur licenciement devant le conseil des prud'hommes et y obtenir gain de cause, y compris donc en terme de préjudice et par conséquent d'indemnités et dommages et intérêts.

Partager cet article
Repost0