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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:11

Le suspense n'y est plus depuis bien longtemps mais cette fois ça y est, c'est officiel. La société qui fabrique des blocs de papier et autres fiches bristol a fermé ses portes hier. C'est la fin d'une belle aventure qui ces derniers mois voire ces dernières années laissait envisager le pire.

Une gestion inadaptée à son fonctionnement génère donc une liquidation sèche avec 22 salariés licenciés dans une période particulièrement difficile.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:03

Ils voulaient faire grève pour l'arrivée du Tour de France dans la cité, le 5 juillet. Mais les délégués syndicaux CGT de Saint-Quentin mobilité, société exploitatrice des bus Pastel, ont dû renoncer, pour des questions de procédure.

«Nous avons déposé une alarme sociale le 20 juin». Ce sont les conventions internes qui l'imposent avant tout préavis de grève.

Sauf que deux sujets n'ont pas trouvé accord. L'un porte sur une demande d'augmentation de salaire de 2 %. S'ils ne nient pas avoir déjà obtenu une augmentation en janvier, après les négociations annuelles obligatoires, cela n'empêche aucunement de revoir la copie.

L'autre conflit porte sur les conditions de travail. Les salariés dénoncent notamment «les convocations à outrance» et les «sanctions» qui en découlent.

Vendredi matin, ils ont donc eu une réunion avec le directeur. «Il a refusé de signer», réclamant un courrier recommandé. Trop tard pour que la grève soit effective le 5 juillet. Les salariés mobilisés appellent alors leur syndicat, l'inspection du travail et envisagent même la venue d'un huissier.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 14:02

Après un plan social à Condren (02) qui avait débuté il y a un an, une quarantaine de salariés avait quitté l'entreprise. La direction de Saint-Gobain France avait alors souhaité orienter la production de l'unité condrinoise vers des produits antifeu haute performance.

Ce qui est le cas, sauf que cette fois, les négociations bloquent sur le changement du temps de travail. Concrètement il est proposé aux salariés de travailler quatre mois en période haute, quatre mois en période basse et quatre mois en période normale.

La date butoir pour la négociation de l'accord était fixée à aujourd'hui 30 juin mais, assure le directeur, il ne sera finalisé qu'au 15 octobre pour une entrée en vigueur en 2013.

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 13:13

Ce soir, avec le départ de 142 nouvelles personnes licenciées, une nouvelle étape va être franchie dans le démantèlement de l'usine Delphi à Donchery. La conclusion avait beau être attendue depuis l'annonce de l'arrêt de l'activité en octobre 2010, les «Delphi» ont du mal à encaisser la disparition pure et simple d'une unité présente depuis 1978 à Donchery.

C'est en 1999 que l'entreprise spécialisée dans la fabrication et l'assemblage de modules de climatisations à destination des constructeurs automobiles européens fut baptisée Delphi Thermal. A une certaine époque, 500 personnes furent recensées sur le site. Mais au fil des années, Delphi cessa la fabrication de chassis, d'amortisseurs et d'appareils médicaux. Les prémices d'une véritable hémorragie. A l'automne 2010, le plus gros employeur de la commune et la seconde entreprise américaine du département après Visteon est rayé de la carte. Comme ses 293 employés. Un traumatisme pour le bassin d'emploi sedanais.

En août, les 24.000 m2 de bâtiments neufs qui bordent l'autoroute seront investis par Nexans Power Accessories France. Ce spécialiste dans les matériels de raccordement pour les réseaux d'énergie s'est porté acquéreur de l'ensemble industriel le 20 décembre 2011. Implantée depuis 2005 à Donchery, l'entreprise (150 salariés) investira les lieux dès septembre avant de déménager totalement fin 2012. Dans l'affaire, Nexans s'est engagé à créer ici 100 emplois en trois ans.

Delphi, lui, est dans l'obligation de faciliter la venue d'investisseurs dans le bassin d'emploi abandonné pour compenser les 293 emplois perdus. Selon la Préfecture, 188 emplois auraient déjà été identifiés dans le cadre de cette opération de réindustrialisation.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 10:29

Tant au niveau du baromètre mensuel publié conjointement par le ministère du Travail et Pôle emploi qu'au niveau des statistiques trimestrielles de l'Insee, le constat est sans appel : le chômage continue de croître dans le département et se situe à un niveau bien supérieur aux moyennes régionale et nationale.

Pour ce qui est d'abord du taux de chômage, les données de l'Insee qui viennent d'être mises en ligne font état de 12 % dans les Ardennes au premier trimestre (contre 10,2 % en Champagne-Ardenne et 9,6 % en France). Ce taux était dans les Ardennes de 11,8 % fin 2011, et il faut remonter au premier trimestre 2009 pour trouver un chiffre plus dégradé (12,3 %). Pour rappel, début 2008, le département était en deçà des 10 %. Quant au différentiel entre le département et le pays, il demeure toujours dans une fourchette de 2 à 2,5 points.

Au 31 mai, on dénombrait ainsi 14 850 demandeurs d'emploi de catégorie A dans les Ardennes, soit une hausse de 1,9 % par rapport à fin avril (c'est-à-dire 282 personnes). Soit encore un bond de 10,7 % sur un an. Petite consolation, c'est moins pire, si l'on peut dire, qu'au niveau régional : + 2,6 % sur un mois, + 12,1 % sur un an. En revanche, c'est bien plus négatif que sur l'ensemble de la France (+ 1,2 % sur un mois, + 8,0 % sur un an).

Toujours en ce qui concerne cette catégorie A, la situation du chômage masculin se dégrade davantage (+ 14,4 % sur un an, contre + 6,6 % pour les femmes), et les seniors (au sens légal du terme) sont les plus touchés (+17,3 % sur un an chez les plus de 50 ans).

Si l'on inclut les demandeurs ayant une activité même partielle, l'augmentation mensuelle est de 0,6 % fin mai par rapport à fin avril et de 7 % sur un an. Soit un total de 21 572 personnes.

Selon Pôle emploi, les offres d'emploi collectées par l'organisme sont en baisse de 21,6 % sur les trois derniers mois.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 19:57

La papeterie Sadosky placée en redressement depuis un an et demi cesse son activité. Elle laisse 22 emplois sur le carreau et un carnet de commandes rempli.

La société qui fabrique des blocs de papier et autres fiches bristol a fermé ses portes hier. C'est la fin d'une belle aventure qui ces derniers mois voire ces dernières années laissait envisager le pire.

Après un premier redressement réussi en 1996, ce second entamé en novembre 2010 incluant trois périodes d'observation n'a donc pas permis de sortir la tête de l'eau. Un repreneur Turque pourtant intéressé n'a finalement pas donné suite.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 19:53

Le tribunal de commercede Troyes estime qu’il lui manque des pièces pour rendre sa décision et reconvoque tout le monde au 17 juillet. Chez Huot, où l’on espère une sortie du redressement judiciaire depuis le mois de mars, c’est un coup de massue. L’entreprise doit continuer à se débrouiller seule quelques semaines encore.

Huot parquets emploie toujours 50 salariés à Saint-Julien-les-Villas. Elle fabrique des parquets de haute qualité, reconnus et commercialisés dans le monde entier.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 17:48

Salaries-en-resistance.jpgLe groupe de presse belge Rossel a annoncé aujourd'hui l'abandon de ses négociations de rapprochement avec le groupe Hersant-Média (GHM), du fait du rejet par le syndicat CGT-Filpac d'un accord social préalable.

Selon le communiqué du groupe Rossel, "Le groupe Rossel se retire du projet de rapprochement (..), obligé de constater que les conditions nécessaires à la faisabilité du plan d'affaires qui le sous-tendaient n'ont pu être réunies (..,) L'accord social préalable dont il avait fait une condition indispensable à sa participation au projet de rapprochement avec GHM et ses banquiers, a été catégoriquement rejeté par la Filpac CGT (..) tant dans les sociétés du pôle Champagne-Ardennes-Picardie (CAP) qu'à Nice-Matin (...) Il regrette d'autant plus ce rejet que celui-ci se base, pour le pôle CAP, sur une position extrême prise par cette seule organisation syndicale, sans tenir compte du fait qu'une majorité des salariés s'était, ces derniers jours, clairement et volontairement exprimée par référendum en faveur du projet".

Après huit mois de négociation et une ultime prolongation du délai que Rossel avait fixé pour leur aboutissement, la Filpac-CGT avait rejeté lundi dans les différents CE des organes de presse du pôle CAP (L'Union-l'Ardennais, L'Est Eclair, Libération Champagne et l'Aisne Nouvelle) les propositions de Rossel de suppression de 220 postes sur les 640 emplois dans le pôle.

Quatre comités d'entreprises extraordinaires ont eu lieu lundi 25 juin au sein de la régie publicitaire et des 3 journaux du pôle CAP (Champagne-Ardenne Picardie) de GHM : Cap Régies, L'Est Eclair-Libération Champagne, L'Aisne Nouvelle et L'Union.

Les syndicats devaient voter pour ou contre le plan de restructuration proposé par le groupe Rossel qui prévoit la suppression de 225 postes sur 640. Les votes ont été différents dans les quatre CE mais dans chaque cas, la CGT-Filpac, majoritaire dans chaque comité, a voté contre le projet ou s'est abstenue. "Nous répétons que nous ne fermons pas la porte à la reprise par Rossel mais pas dans les conditions annoncées", a expliqué le délégué CGT-Filpac de L'Union.

A l'Est Eclair/Libération Champagne, à 3 voix contre 2, la CGT-Filpac a voté contre le projet de rapprochement alors que le SNJ s'est prononcé pour. A Cap Régie, les trois représentants de la CGT ont refusé de voter et deux représentants de la CFDT ont voté pour, alors qu'à l'Aisne Nouvelle, l'ensemble des votants s'est abstenu.

A L'Union, le vote n'a pas eu lieu, tous les participants sont tombés d’accord pour réclamer la tenue d’un nouveau comité d’entreprise le 2 juillet. "Il nous manquait des éléments pour participer au vote à l'issue du CE mais nous sommes prêts à un autre comité d'entreprise", a expliqué le délégué CGT-Filpac de L'Union. Une demande catégoriquement refusée par la Direction selon le Collectif "Sauvons les journaux du Pôle CAP" qui a publié un communiqué regrettant le choix de la CGT-Filpac. Ce collectif est essentiellement composé de journalistes (37 seraient concernés dans le plan de suppressions de postes et a toujours considéré, comme GMH et Rossel, la CGT-Filpac comme minoritaire (on voit que ce n'est pas le cas).

Conséquence : le Groupe Hersant Média devrait déposer très rapidement déposer le bilan... Si tel devait être le cas, les indemnités de licenciement seraient à minimum, alors que dans le plan qui était proposé, les indemnités tournaient autour de 30 mois de salaire, avec en plus une "clause de conscience" pour les autres journalistes (permettant de toucher les mêmes indemnités que les licnciés...).


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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:22

Avec 25 309 chômeurs de catégorie A («personnes n'ayant exercé aucune activité durant le dernier mois») inscrits à Pôle Emploi, fin avril dernier, la Marne atteint un niveau qu'elle n'avait pas connu depuis août 1999 (25 667 inscrits alors).

Avril a vu le nombre de demandeurs d'emploi augmenter de 2,7 % sur un mois, soit 12 % en un an (2 715 inscrits supplémentaires). La Marne se place dans la moyenne de la région Champagne-Ardenne (+ 2,6 % en avril et + 12,1 % en douze mois à 63 136 inscrits) mais largement au-delà de la hausse observée à l'échelle nationale (+ 1,2 % en avril et +8 % en un an, soit 2 922 millions de personnes).

En additionnant les catégories A, B et C («personnes sans aucune activité et celles exerçant une activité réduite mais en recherche d'emploi»), il est impossible de trouver trace de plus d'inscrits qu'à la fin du mois d'avril dernier dans la Marne : 39 473. Les statistiques officielles disponibles pour la région recensent ces données depuis janvier 1996. Jusque-là, le plus haut niveau avait été atteint en juin 1997 avec 39 262 inscrits «A, B et C».

Ce mois d'avril marque une augmentation de 1,3 %, soit + 7,8 % en un an, soit 2 853 inscrits supplémentaires. Pour ces trois catégories, La Marne affiche une progression un peu plus importante que celle relevée dans la région (+ 1,2 % et + 7 % sur un an, soit 95 443 inscrits). Au niveau de la France métropolitaine, 4,347 millions de personnes étaient inscrites à Pôle Emploi en catégories A, B et C fin avril (0,7 % en un mois, +6,4 % en douze).

Sale mois de mai sur le front de l'emploi : le chômage a bondi dans l'Aube de 3,1 %. Le département compte désormais 15 334 demandeurs d'emploi (catégorie A, en données corrigées des variations saisonnières). Un très mauvais chiffre qui fait suite à une dégradation continue sur un an.

Par rapport à mai 2011, le nombre de demandeurs d'emploi a ainsi bondi de 15 %. Si l'on prend en compte tous les demandeurs d'emploi (catégorie A, B et C, c'est-à-dire ceux qui ont eu une activité durant le mois), le nombre de demandeurs d'emploi a bondi également de 7,4 % sur un an. Ils sont au total 22 533 à chercher un emploi.

Il n'y a surtout aucune note qui permettrait d'espérer une amélioration rapide de la situation. Le nombre d'offres d'emploi collecté par Pôle emploi est ainsi en chute libre (- 21,6 % en variation annuelle sur trois mois glissants). En mai 2011, Pôle emploi collectait 621 offres d'emploi durable (contrat de plus de six mois). Cette année, il n'en a collecté que 424.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:15

Les 57 anciens salariés de la Sopal à Givet attendaient pourtant beaucoup de l'audience, qui devait se tenir, il y a quelques jours, devant la cour d'appel de Reims.

Celle-ci devait en effet déterminer si les licenciements économiques, dont ils ont été victimes, fin 2008, étaient justifiés ou, au contraire, totalement abusifs.
Mais malheureusement, ce matin, ils n'en savent pas beaucoup plus. Et pour cause : l'affaire a été purement et simplement renvoyée à plus tard. En l'occurrence à… mai 2013 !

Un nouveau coup dur pour les ex-employés, plongés en plein cauchemar depuis déjà 1345 jours et ce sinistre 21 octobre 2008. Soit la date à laquelle la fermeture de «leur» usine du Petit-Givet, spécialisée dans la fabrication de papier gommé, a été annoncée.

La situation est d'autant plus compliquée à gérer pour les quinquas de la boîte (ils sont une dizaine dans ce cas), qu'ils arrivent tous en fin de droits, côté chômage. Et ce, alors qu'il leur reste encore deux, trois, voire quatre ans à ramer, avant de pouvoir percevoir leur retraite.

En mai 2011, le juge départiteur avait pourtant bel et bien donné gain de cause aux anciens salariés, en condamnant Gascogne Laminates à leur verser une indemnité supra légale, variant de 3.000 à 31 000 euros selon leur ancienneté. Mais depuis, le groupe a fait appel, et la procédure traîne en longueur.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:32

Hier en fin de journée, le directeur d'exploitation de Veolia eau Nord-Aisne a fait savoir que le personnel avait mis fin à la grève à la suite des négociations salariales engagées en début de semaine. Au niveau national, il y avait encore 22 % de grévistes, hier, mais plus à Chauny, ni Hirson. Par ailleurs, durant les arrêts de travail, la continuité du service a été assurée.

Concrètement, les employés ont obtenu une prime allant de 300 à 450 € suivant la rémunération, ce qui représente une augmentation de 2,45 % d'augmentation, cette année, au total. Grâce à cela et aux évolutions classiques de salaires, un salaire de base chez Véolia, qui est de 19 000 € par an, a augmenté de 2,87 % sur un an (selon les sources de la direction).

Par contre, pour leur quatrième jour de grève, des agents Véolia de Revin-Givet ont marqué une nouvelle fois le coup, hier après-midi, avec une manif pour faire entendre leurs revendications. 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:50

Six après la liquidation judicaire de la société de traitement du textile TASQ (Teintures et apprêts de Saint-Quentin), où plus d'une centaine d'employés ont été licenciés, Jean-Paul a réagi. Devant le conseil des prud'hommes hier, son avocat, a réclamé 36 mois de salaire, soit 54 000 € pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse.

En 2010, la cour d'appel d'Amiens avait donné gain de cause à une trentaine d'anciens salariés, qui avaient été déboutés en première instance.

«Mais où sont les 70 autres ? Il y a encore les deux tiers des licenciés à n'avoir rien fait sur le plan judiciaire». Ces derniers ont encore jusqu'en juin 2013 pour mener une action devant les prud'hommes.

Le délibéré sera rendu le 24 septembre.

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