6 juin 2012
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90 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé par 5500 salariés (soit 3000 équivalent temps plein) dont
752 en Champagne-Ardenne… Tout cela pourrait être effacé en raison de «la remise en cause par l’Urssaf de Strasbourg de la déduction forfaitaire spécifique» annonce la société concernée, Carrard
Services.
Possédant son siège social à Reims, elle a été placée à sa demande sous «procédure de sauvegarde» par le
tribunal de commerce de la cité des Sacres, hier. Entreprise de «propreté intervenant dans l’industrie et le tertiaire», Carrard Services doit, depuis 2010, faire face à des «surcoûts de charges
sociales et à la réduction des allégements Fillon» décrétés par l’Urssaf de Strasbourg. Cette dernière a décidé de ne pas appliquer la déduction forfaitaire spécifique (DFS), dite «réduction
Fillon», comme le font les autres Urssaf de France indique Carrard dans un communiqué.
La procédure de sauvegarde permet aux entreprises qui ne sont pas en cessation de paiement, mais qui
rencontrent des difficultés, de poursuivre leur activité, maintenir l’emploi et apurer le passif, en procédant à une réorganisation de l’entreprise dans le cadre d’un plan arrêté par le Tribunal
de commerce. Cela devrait surtout laisser le temps de «solutionner durablement la problématique de DFS» ambitionne Carrard Services…
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6 juin 2012
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L'annonce fut soudaine et abrupte pour les salariés d'une entreprise de transport et de livraison de
meubles de Charleville-Mézières. Aujourd'hui, deux mois après avoir été sans ménagement remercié, l'indignation demeure pour les dix employés de DGD Charleville qui a brutalement mis la clé sous
la porte le 29 mars dernier.
Les responsables de l'entreprise, annoncent leur départ pour voir des clients à Reims… puis quelques heures
après avouent une tout autre destination : le tribunal de commerce de Sedan. Le soir même,
l'entreprise est liquidée. Les salariés laissés dans l'ignorance jusqu'alors de la situation de l'entreprise - en cessation de paiement depuis trois mois - sont mis au pied du mur.
Désormais au choc s'ajoute aujourd'hui l'inquiétude. «On est totalement bloqués. Depuis plus d'un mois
nous n'avons rien perçu de ce qui nous est dû : à savoir le solde de nos congés payés, les indemnités de licenciement et de fin de contrat». Le liquidateur judiciaire s'est néanmoins engagé
à leur faire parvenir au plus vite les montants. Explication du retard : le cumul des jours fériés aurait ralenti la procédure.
Par ailleurs, en vertu des conditions particulières de cette mise en liquidation judiciaire, une procédure
aux prud'hommes est engagée à l'encontre de la société pour licenciement abusif et banqueroute accompagnée d'une action au pénal pour banqueroute et travail dissimulé.
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5 juin 2012
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Après avoir injecté plus de 10 millions d'euros dans Plysorol, son actionnaire s'est déclaré jeudi en cessation de paiement. Depuis, l'usine de
fabrication de contreplaqué située à Magenta tourne au ralenti malgré un carnet de commandes bien fourni. «Des huissiers se sont rendus à l'usine de Magenta pour y poser des
scellés».
«Toutes les commandes seront honorées grâce aux larges stocks dont nous disposons», tenait à
rassurer l''industriel libanais qui avait repris les trois sites français (Lisieux, Magenta et Fontenay-le-Comte) de Plysorol International il y a 18 mois au terme de deux dépôts de bilan et de
moult rebondissements, le précédent repreneur, un industriel chinois ayant tenté de détourner les actifs de Plysorol au Gabon en 2010.
Si les pertes ont été absorbées grâce aux 10 millions d'euros, il semble aujourd'hui difficile pour
l'actionnaire libanais de poursuivre ainsi. C'est donc dans ce contexte que le tribunal de commerce de Lisieux devra trancher. Jeudi, il s'agira de savoir si c'est le redressement judiciaire ou
purement et simplement la liquidation judiciaire des trois sites qui sera retenue par la justice.
Un plan de continuation est actuellement en cours d'élaboration. Et si celui-ci est retenu, il passera
vraisemblablement par une réorganisation, notamment en terme d'effectifs.
Face à l'urgence de la situation, le tribunal de commerce ne devrait vraisemblablement pas retarder sa
décision. Si c'est le redressement judiciaire qui est retenu, les pouvoirs publics promettent «de suivre le dossier de près». Dans le cas d'une liquidation de l'entreprise, il faudra assurer une
pression pour que, dans un premier temps, les salaires de juin soient assurés.
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4 juin 2012
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Des salariés des titres appartenant au Groupe Hersant Media (GHM) sont en grève ce lundi pour défendre
l'emploi menacé selon eux par le rapprochement avec le Belge Rossel. A l'appel du SNJ (Syndicat national des journalistes) et de la Filpac (CGT), les salariés de GHM se sont réunis lundi midi à
Paris devant le ministère du Travail pour "défendre les emplois du groupe" et le "pluralisme" des médias en région.
"On demande aux nouveaux pouvoirs publics de reprendre en main le dossier du rapprochement du groupe
GHM avec Rossel et que les salariés soient plus entendus", a indiqué la secrétaire générale de SNJ, Elisabeth Ehrmann, qui travaille à l'Union.
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1 juin 2012
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Depuis plusieurs jours, les 94 salariés marnais sont inquiets. Ce matin, ils ont cessé le travail, afin de faire réagir leur direction. Dernier signe inquiétant pour les salariés : leurs salaires n'ont pas été versés au jour où ils auraient dû l'être.
Face à ce constat, ce vendredi matin, les salariés décident de cesser leur activité dans cette usine de contreplaqué... Après un entretient téléphonique avec leur directeur - absent du site
aujourd'hui - ils obtiennent du coup versement de leur paye, mais cela ne les rassure pas pour autant.
Ces derniers mois, certains incidents ont déjà commencé à leur mettre la puce à l'oreille : la suppression
d'une équipe d'intérimaires ; des fournisseurs de bois qui ont du mal à se faire payer leurs factures ; un problème récurrent de trésorerie et des mesures de chômage partiel à Lisieux, autre
site du groupe.
Une audience doit se tenir la semaine prochaine au tribunal de commerce de Lisieux. Les salariés de Magenta
espèrent qu'à cette occasion, l'entreprise sera placée en redressement judiciaire avec poursuite d'activités.
Les salariés redoutent par ailleurs que le groupe libanais Ghassan Bitar - qui a racheté l'entreprise en
juin 2008 - n'ait cédé une partie des 400.000 ha de forêt que Plysorol International détenait au Gabon.
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1 juin 2012
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Les manifestants, employés au siège mais aussi dans les agences de Tergnier et de Guise, entendaient protester contre les conséquences du
rapprochement envisagé entre le Groupe Hersant Média (propriétaire du titre) et le groupe belge Rossel, aux commandes dans la région de La Voix du Nord et du Courrier Picard.
Vingt-deux emplois sont mencés à L'Aisne Nouvelle.
Pour les représentants syndicaux de L'Aisne Nouvelle, les suppressions d'emploi « sont un ticket
d'entrée pour Rossel. Soit nous acceptons la restructuration de Rossel en l'état, soit le groupe belge se désengage des négociations et c'est la liquidation judiciaire».
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1 juin 2012
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Dans l'affaire qui l'oppose à l'Ogec Notre-Dame (Organisme de gestion de l'école catholique de l'externat
Notre-Dame et de l'association Saint-Jean- de-la-Croix à Saint-Quentin), la plaignante a réclamé 80 000 € de dommages et intérêts devant le Conseil des prud'hommes, sans succès. La plainte pour
harcèlement moral n'a pas été retenue.
L'école Notre-Dame a néanmoins été condamnée à verser à son ancienne agent de services près de 15 000 €.
Notamment pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse, et en l'absence du respect de l'obligation de reclassement », indique le prononcé du Conseil, rendu public mardi. La condamnation de
l'école relève d'un manquement dans les recherches de reclassement qui auraient dû accompagner le licenciement. Pour ces raisons, l'établissement scolaire privé doit verser 8 882,22 € de dommages
et intérêts, mais aussi 4 441,11 € de congés payés sur préavis, et 900 € sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
L'ancienne agent de services avait travaillé vingt et un ans à l'externat Notre-Dame. Elle accusait
l'institutrice de harcèlement moral.
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1 juin 2012
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Dix ans après les faits, le tribunal a condamné mercredi des prestataires viticoles installés à Epernay, à
qui il était reproché d'avoir fourni de la main-d'œuvre au noir lors des vendanges 2003, mais également d'avoir détourné des fonds de leurs sociétés à des fins personnelles entre 2002 et
2004.
Tous ont été reconnus coupables des faits reprochés.Le père, a été condamné à 18 mois de prison dont 16
mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant 3 ans, 8 000 euros d'amende et une interdiction de gérer une société pendant 5 ans. Le fils, écope de 14 mois dont 12 mois avec sursis et mise à
l'épreuve pendant 3 ans, 6 000 euros d'amende, ainsi qu'une interdiction de gérer une société pendant 5 ans. L'autre fils, a été condamné à 4 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende.
Le beau-frère, devra purger 18 mois dont 16 mois avec sursis et payer 8 000 euros d'amende. Les neveux, écopent respectivement de 18 mois de prison dont 16 mois avec sursis et mise à l'épreuve
pendant 3 ans, 8 000 euros d'amende et une interdiction de gérer une société pendant 5 ans et de 8 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant 3 ans, 4 000 euros d'amende et une
interdiction de gérer une société pendant 5 ans.
En somme, une goutte d'eau au vu des faits reprochés : embauche de vendangeurs au noir, dissimulation des
heures travaillées… détournements relevés sur différentes sociétés (719 000 euros en chèques et 40 000 euros en espèces au préjudice de la société Ciel Etoilé, 165 000 euros en espèces et 60 000
euros en chèques au préjudice d'Ozcan Viticoles, plus de 158 000 euros au préjudice de Vitibois et 12 000 euros au préjudice de Champagne Construction).
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1 juin 2012
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Depuis quinze jours, les séances de musculation, de gymnastique, de fitness, de cardio ou de taïso, c'est
fini.
Les ex-clientes du centre de remise en forme l'ont découvert en se cassant le nez devant les portes
clauses. Lundi 14 et mardi 15 mai, un mot affiché sur la vitre indiquait une fermeture pour raisons techniques. Pourtant les vendredi 11 et samedi 12, le club était toujours ouvert et rien ne
laissait présager cette fermeture imminente. En fait; la Sarl Gaïa était en redressement judiciaire depuis le 20 mars.
Les gérants du club de sport, restent injoignables. Quant à Hébé, le franchiseur, le groupe explique que
s'il savait que le Lady moving de Reims était en redressement judiciaire, il a été surpris par la tournure des événements.
La société Gaïa est en liquidation judiciaire depuis le 15 mai. Outre les clientes lésées, on ne sait pas
combien de salariés se retrouvent sur le carreau.
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31 mai 2012
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Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité s'établit à 61 509 en Champagne-Ardenne, à la fin du
mois d'avril. Dans la région, ce nombre augmente de 0,6 % (+ 347) par rapport à la fin mars (+ 9,2 % sur un an).
Les Ardennes enregistrent une hausse de + 0,4 % et +1% pour la Marne.
Fin avril 2012, dans le département de la Marne, 24 651 personnes étaient inscrites à Pôle emploi et
n'exercaieent aucune activité. Soit une augmentation de 9,2 % sur un an.
A la même date, dans le département des Ardennes, 14 568 personnes étaient sans emploi. Soit une
augmentation de 9,8 % sur un an.
L'Aube enregistre également une hausse de 0,4% soit 14 875 chômeurs de
catégorie A.
La Haute-Marne est le seul département de la région a voir ses chiffres diminuer (-0,4%).
-0,2% dans l'Aisne
Dans l’Aisne, le département enregistre une baisse de 0,2% du nombre de demandeurs d’emploi sans activité,
ce qui représente 32 902 personnes au chômage. Sur l'année, le chômage a malgré tout progressé de 9,0% par rapport à avril 2011.
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28 mai 2012
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Le plan social qui prévoyait la suppression de 40 des 130 emplois chez Focast Picardie, à
Villeneuve-Saint-Germain, vient d'être levé.
«On a deux fois plus de commandes que prévu. Les commandes salvatrices sont quasiment tombées du
ciel…» Face à la charge de travail qui a augmenté, le carnet de commandes bien rempli notamment via l'un des principaux clients, Gima (pièces mécaniques agricoles), non seulement le plan
social n'a plus lieu d'être mais dès demain mardi, une trentaine d'intérimaires travailleront à la fonderie.
«On s'attend a des surprises début 2013. Pour la charge de travail, on a une vision jusqu'à
novembre». Il faudra d'abord passer par la case tribunal de commerce le 8 juin. Focast Picardie fait l'objet, depuis près d'un an, d'une procédure de sauvegarde (procédure collective qui
permet, quand l'entreprise n'est pas en cessation de paiement, de suspendre les créances).
«Il faut que M. Alleaume soit écarté de la gestion de l'entreprise. Il a déjà conduit trois fonderies
sur cinq à la liquidation, on est la quatrième. Avec lui, il n'y a pas de perspective d'avenir».
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26 mai 2012
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La rutilante entreprise de construction de maisons en bois annonçait en 2011 un doublement de son chiffre
d'affaires, chaque année, avouait avoir du mal à recruter du personnel qualifié.
Le dirigeant veut découper Vermand bois habitat en plusieurs rondelles, et ne garder que l'ingénierie au
sein d'une société nouvellement créée. Il entend par contre se séparer de la partie construction, située à Vermand pour la céder à un repreneur.
Les derniers chiffres, dont disposait le tribunal de commerce pour Vermand bois habitat, décrivaient un
effectif de 22 salariés. Aujourd'hui, l'entreprise, qui fait appel à de nombreux sous-traitants, évoque 11 employés.
Cinq salariés ont engagé une procédure devant le conseil de prud'hommes afin de réclamer le paiement de
deux mois de salaire non versés selon eux.
La partie construction de l'entreprise de Vermand devrait passer sous drapeau belge dans les jours à venir,
avance une source proche du dossier. D'autre part, en ce qui concerne le non-versement de deux mois de salaires aux salariés, le jugement en référé a été repoussé au 25 mai.
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