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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 08:13

l-union-14-juin-2012.jpgLes groupes Hersant Média et Rossel ont suspendu hir jeudi les négociations pour le rachat des journaux du pôle Champagne Ardenne Picardie (CAP) à la suite d'un désaccord avec la CGT-Filpac.

Selon les syndicats, la cession du pôle CAP au groupe Rossel est subordonnée à une restructuration entraînant la suppression de 270 postes, chiffre ramené par la suite à 210. Le calendrier des négociations prévoyait initialement une finalisation du plan à la mi-juin.

"Nous avons fait une contre-proposition avec une prévision de 125 suppressions de postes sans fermer la porte à de futures restructurations négociées, mais nous nous sommes heurtés à un refus net de la part de la direction de Rossel et d'Hersant. Ils ne veulent pas discuter, ils veulent en rester aux 210 licenciements prévus".

"Il y a un constat de désaccord entre le groupe Rossel et les représentants de la CGT-Filpac et a priori le groupe ne souhaiterait plus être candidat à la reprise du pôle CAP"

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 14:41

27 avril 2010. Tricotage des Vosges reprend Olympia à la barre du tribunal de commerce de Troyes, sauve 90 emplois à Romilly et crée New Olympia. Près d'une centaine d'autres salariés de l'ancien fleuron de la chaussette reçoivent leurs lettres de licenciement au cours des semaines suivantes. Un passage obligé pour sauver l'entreprise de bonneterie qui avait déjà enchaîné les plans sociaux les années précédentes.

Deux ans plus tard, les licenciements sont de retour. Motif économique toujours. Fin mai, neuf salariés ont reçu une convocation à un entretien. Et le 8 juin dernier la décision est tombée : licenciement. L'emploi sur la plate-forme logistique va être fortement réduit. Sur les vingt salariés, il n'en reste que onze.

Dans les rangs des salariés licenciés, le fatalisme domine. Eux qui ont vu depuis plusieurs années leurs collègues prendre le chemin de Pôle emploi ou des cellules de reclassement savent à quoi s'attendre. Des jours difficiles dans un bassin d'emploi sinistré.

La direction de New Olympia reste sur la même stratégie. Une majorité de la production réalisée à l'étranger et 25 à 30 % de chaussettes made in France, fabriquées à Vagney dans les Vosges, dans l'usine où sont tricotées les chaussettes de la marque Bleu Forêt.

«Licencier économiquement neuf personnes permet d'éviter un plan de sauvegarde de l'emploi. Or d'autres pourraient suivre d'après les salariés que j'ai rencontrés. On a l'impression que Tricotage des Vosges veut garder la marque Olympia et fermer tout doucement à Romilly».

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 14:15

Depuis quelques mois, des mouvements sociaux secouent le personnel pénitentiaire. On ne vous en pas parlé jusqu'ici car même si ce sont des salariés, ils ont un statut particulier dans le maintien de l'ordre bourgeois et que les 2 principaux syndicats de la branche sont très corporatistes et très réactionnaires.

Le délégué syndical FO pénitentiaire à Laon, surveillant à la maison d'arrêt, est convoqué le 20 juin prochain, à Cergy, pour passer devant le conseil de discipline national de sa profession. Quatorze autres surveillants de la prison laonnoise vont aussi se retrouver devant une seconde commission, moins sévère que la première, pour plusieurs faits. Notamment pour avoir «empêché l'entrée des intervenants extérieurs, fortement troublé l'ordre public et perturbé le fonctionnement de l'établissement». Pour le premier, les motifs sont autres : «Proférer des menaces envers le chef d'établissement, insulter plusieurs fonctionnaires en poste et d'avoir mis le feu à une barricade de pneus».

«Je suis d'accord pour tout, excepté pour l'insulte contre le chef d'établissement. À un moment, dans une des manifestations, j'ai dit que j'allais foutre le feu à sa tôle et brûler la pref'». Bien sûr, c'était imagé et tout le monde l'a compris. Sauf le directeur.

«Je suis un ancien militaire et j'ai le respect de la hiérarchie». Le syndicaliste réaffirme qu'il doit être «sanctionné, mais à un juste niveau. Là, j'ai l'impression qu'ils veulent que je «mange». Je m'attends à une lourde sanction». On est quand même rassuré !

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:53

Les salariés de Nobel Automotives (Nobel plastiques à Vitry) sont inquiets, et ils le font savoir.

L'entreprise spécialisée dans la fabrication de tubes pour l'industrie automobile, qui employait un peu plus de 700 personnes jusqu'en 2007, compte aujourd'hui 368 salariés. «Depuis le rachat par le groupe turc Orhan, nos effectifs n'ont fait que diminuer. Notre chiffre d'affaires est passé de 65 millions d'euros à environ 42 millions cette année», exposent les représentants de l'intersyndicale.

Outre ces résultats inquiétants, les élus du personnel dénoncent la gestion opaque du groupe. «Il y a des transferts flous de matières premières, de produits finis ou de machines entre les différentes entreprises du groupe, précisent-ils. Ces pratiques ont donné lieu à un redressement fiscal. Ces dernières années, d'autres sites de productions en Europe de l'Est ont été améliorés au détriment du nôtre».

Aujourd'hui, les salariés du site vitryats observent que peu de nouveaux produits sont réalisés à Vitry-le-François. «Il n'y a aucune perspective d'évolution du chiffre d'affaire, et peu de nouveaux investissements.» Tous ces éléments font craindre à l'ensemble du personnel de Nobel Automotive un avenir incertain. «La fermeture du site de Vitry est peut-être déjà programmée d'ici quelques années».
«Nous avons questionné le président du groupe. On nous a dit 'le site de Vitry est important pour le groupe', mais cela ne se vérifie pas dans les faits. Notre site a une bonne productivité, une main-d'œuvre qualifiée, qui a porté des innovations en terme de process, assurent-ils. Le seul point noir est l'absentéisme, mais il résulte du climat social».

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 17:07

Manathan-juin-2012-copie-1.jpgLe principal client de Manathan, fabricant d'armoires industrielles, est le ministère de la Défense. Il représente 35% de son activité.

Les 48 salariés veulent interpeller les pouvoirs publics. Ils craignent une mesure de sauvegarde dans les jours à venir, ce que démentent les dirigeants.

Manathan enregistre un déficit de 500 000 euros.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 09:36

Les ex-salariés de l'entreprise Essex de Chauny, qui a fermé ses portes en 2008, réclament réparation de leur préjudice perte d'emploi et d'anxiété auprès du conseil des Prud'hommes de Laon. Délibéré le 20 décembre 2012. Le combat judiciaire ne fait que commencer.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 09:27

Suite à l'annonce d'une suppression de poste à la rentrée au Centre de documentation pédagogique, les syndicats enseignants s'inquiètent.

Avec 1 827 emprunteurs actifs inscrits et 97 100 prêts effectués par an, le Centre de documentation pédagogique de l'Aube (CDDP) est l'un des plus dynamiques de l'académie de Reims, sans oublier les conférences, les salons, les visites, les expositions, la formation de documentalistes… Pourtant, malgré une belle activité et des recettes commerciales en croissance depuis 2008, l'établissement devra faire face à la rentrée prochaine à une nouvelle suppression de poste.

Une décision prise par le directeur du CRDP de Reims qui n'est pas sans inquiéter. «En quatre ans, trois postes - secrétariat, imprimerie et secteur littérature jeunesse - ont déjà été rendus. Nous nous inquiétons pour les conditions de travail du personnel restant, soit deux personnes pour l'accueil du public et pour le fonctionnement du CDDP. On touche au cœur même de la raison d'être de l'établissement».

Avec six personnes pour faire tourner la structure, l'équipe, déjà resserrée, est, de l'avis général, déjà «au seuil critique». Entre les activités d'animation, d'édition, la mise en ligne, le service audiovisuel, une diminution notable des effectifs «menace localement la mission de service public. C'est préjudiciable car toute la communauté éducative va en pâtir».

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:42

Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, la Société nogentaise de blanchisserie (SNB), qui emploie une cinquantaine de personnes dans la zone industrielle de Canal-Terray, doit en effet faire face à des difficultés financières.

Déjà en mars dernier, l'entreprise avait procédé au licenciement pour motif économique de quatre personnes.

La sauvegarde des emplois pourrait passer par le rachat de l'entreprise. Cette éventualité a été évoquée devant les salariés. Un acteur national de la location de linge serait intéressé.

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:25

Le syndicat CGT du centre hospitalier de Charleville a exprimé hier son inquiétude quant à la crèche de l'hôpital, une structure qui emploie onze «équivalents temps plein» et accueille 60 enfants. D'abord réservée aux enfants des personnels (dont les horaires sont, on le sait, souvent décalés), la crèche a été depuis quelques années «ouverte» aux enfants de l'extérieur via un agrément de la CAF. Selon la CGT, la direction entend supprimer plusieurs postes.

Autre sujet de préoccupation, le projet de regroupement des hôpitaux publics de Charleville et Sedan avec la polyclinique du Parc. Déjà envisagé par l'ARS sous forme de coopération, le projet a pris une autre dimension depuis que la Générale de Santé, les autorités de tutelle des hôpitaux de Charleville et Sedan et un opérateur privé (Orpea) ont initié des négociations pour que la polyclinique intègre le giron public. La vente n'est pas signée mais à l'instar d'un particulier qui signe d'abord un compris avant de passer officiellement chez le notaire, une étape aurait été franchie. Selon la secrétaire de la CGT, le montage envisagé (assez inédit, soit dit en passant) serait le suivant : Orpea ferait l'acquisition des murs (de la polyclinique), reprendrait la gestion des maisons de retraites dépendant de l'hôpital et les hôpitaux publics «récupéreraient» l'activité médicale pour une mutualisation de l'offre de soin hospitalière entre les trois entités (Sedan, Charleville Manchester et Polyclinique).

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 11:53

Soulagement pour les salariés de Plysorol. Le tribunal de commerce de Lisieux a prononcé le redressement judiciaire avec poursuite d'activité de deux mois pour Plysorol International. Cette décision concerne les 3 sites de Lisieux, Epernay-Magenta et Fontenay-le-comte, soit 277 salariés. L'actionnaire libanais Ghassan Bitar a pris l'engagement devant le tribunal de financer cette période d'activité de deux mois, salaires des salariés et fournisseurs. Un administrateur judiciaire a été désigné à la demande du comité central d'entreprise pour établir un rapport sur la situation des filiales gabonaises qu'il remettra au 1er juillet.Les 94 salariés du site marnais étaient depuis quelques jours dans l'expectative.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:28

Le cinéma Eden à Romilly-sur-Seine, qui a fermé ses portes le 4 avril dernier, ne devrait pas les rouvrir avant la rentrée du mois de septembre. Dans le meilleur des cas.

Hier, le tribunal de commerce de Troyes a voulu se donner encore un peu de temps en accordant à l'association du cinéma Eden une poursuite d'activité juridique jusqu'au mois de septembre en sachant que tout pourrait s'accélérer dès la mi-juillet avec une véritable liquidation judiciaire, l'association étant dans l'incapacité d'honorer les salaires de ses neuf employés dont la plupart travaillent à temps partiel.

Le tribunal de commerce a nommé un administrateur judiciaire chargé de faire respecter les dispositions légales en matière d'offres de reprise. Une procédure, certes attendue, mais qui ne devrait modifier en quoi que ce soit la trame d'un scénario qui verra, cet été, la Ville reprendre à son compte la gestion de l'établissement au travers d'une régie municipale.

Une chose est sûre. Le tribunal de commerce de Troyes souhaite avancer vite dans le dossier Eden avant la fermeture estivale, prévue le 17 juillet prochain. Une solution doit, en effet, être rapidement dégagée pour rassurer le personnel de l'établissement face aux menaces qui pèsent à la fois sur leur salaire et leur avenir.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:09

Pendant 31 ans, les enseignants du Cours Jean-Jacques-Rousseau à Reims, un établissement d'enseignement secondaire et supérieur privé hors contrat, créé en 1974, n'ont pas été déclarés dans les formes. Ils n'ont donc pu être licenciés dans les formes, n'ont pu obtenir d'indemnités… Ils ont pour la majorité perdu leurs droits à la retraite, au chômage. Pour la plupart, ils enseignaient 3 à 4 heures par semaine. Pour d'autres, c'était leur seul employeur. Ils ont découvert la supercherie lors de la vente du Cours en 2005.

«En perdant Jean-Jacques-Rousseau, j'ai tout perdu. Je n'ai droit à rien. Ni chômage, ni sécurité sociale». «Pour ma part, le Cours Rousseau, ça représente 27 ans de ma carrière. Je vais prendre ma retraite cette année, or je suis inconnu auprès des caisses de retraite. C'est comme si je n'avais jamais travaillé !»

Seul à la barre, l'ancien fondateur devait répondre hier de «travail dissimulé» et «d'embauche de salariés par contrat à durée déterminée hors cas autorisés».

Estimant que les infractions étaient «caractérisées», le substitut du Procureur, a requis 40 000 euros d'amende dont 20 000 euros avec sursis. «En tant qu'employeur, il n'a pu ignorer l'obligation de déclarer un employé. Ce n'est pas un oubli isolé… Ces faits manifestent une volonté de se soustraire aux obligations et non une simple négligence. Il ne pouvait non plus ignorer les règles d'un CDD. La nature des contrats aurait dû être celle d'un CDI. Cette application n'a pu être ignorée pendant plus de 30 années ! Il a tiré un certain profit de cette infraction».

Une action aux prud'hommes est en cours où 25 plaignants réclament à l'ancienne direction un total de 13 millions d'euros..

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