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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:33

PSPG.jpgLes Pelotons Spécialisés de Protections de la Gendarmerie (PSPG) ont été créés en février 2009 par un accord entre Électricité de France et la gendarmerie nationale pour la protection des centrales nucléaires. Chaque PSPG compte une quarantaine de gendarmes formés par le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale pour pouvoir lutter au mieux contre les actes de malveillances. 20 ont été créés entre cette date et 2012.

Un PSPG est chargé de lutter contre les "intrusions et les actes de malveillance", d'assurer une surveillance d'une centrale nucléaire en France et de ses abords et doit pouvoir intervenir rapidement. Ils remplacent progressivement les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) chargés auparavant de la protection des centrales. Ce dispositif a été expérimenté sur deux centrales nucléaires productrices d'électricité (CNPE), Flamanville et Cattenom à partir du 17 septembre 2007.

En cas de problème les PSPG coordonnent l'ensemble du dispositif de sécurité. Ils sont le premier échelon de protection des centrales mais si le problème est de trop grande ampleur, le GIGN qui s'est doté de matériels de protection contre les attaques Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique (NRBC) intervient. La compétence du PSPG s'exerce sur l'ensemble du département où se situe la centrale et sur les départements limitrophes.

Le PSPG chargé de la centrale de Chooz devait être installé à Givet. Le ministre de l'intérieur vient de décider de son implantation à Chooz. Une caserne pouvant accueillir 38 gendarmes devrait être construite d'ici 2014.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:29

Centrale-de-Chooz-B-2.jpgLe 25 août et le 6 septembre derniers, lors d'opérations habituelles de décompression de l'enceinte du bâtiment réacteur, les équipes d'EDF ont constaté que l'un des deux systèmes de ventilation utilisé s'arrêtait peu après sa mise en marche, obligeant ainsi les agents à procéder à son redémarrage.

Les premières investigations menées n'ont cependant pas mis en évidence de défaillance. D'ailleurs, lors d'une nouvelle opération de décompression réalisée le 17 septembre, le système de ventilation ne s'est, cette fois, pas arrêté.

Mais le 25 septembre, si. Du coup, des recherches complémentaires ont été menées et ont finalement permis de découvrir que le sens de rotation du moto-ventilateur était inversé. Les équipes de la centrale ont alors immédiatement procédé à la remise en conformité de l'équipement.

Même si un seul des deux systèmes de ventilation présents suffit, les règles d'exploitation de la centrale prévoient que le délai d'indisponibilité de l'équipement ne doit pas excéder trois jours. Or, ce délai n'a pas été respecté, en raison de la détection tardive de la cause du problème.

Cet événement, sans conséquence pour la sûreté des installations et l'environnement, a par conséquent été déclaré à l'ASN qui l'a classé au niveau 1 sur l'échelle INES qui en compte 7.

Il s'agit de la cinquième anomalie de niveau 1 relevée cette année. Pour mémoire, il y en avait eu 2 en 2011.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 09:47

nuc et singesL'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), autorité administrative indépendante, assure, au nom de l'Etat, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l'environnement des risques liés aux activités nucléaires.

En Champagne-Ardenne, l'ASN considère que l'année 2011 a été satisfaisante sur le plan de la sûreté nucléaire et de la radioprotection : ainsi, durant l'année écoulée 46 inspections, dont 9 inopinées, ont été effectuées dans les centrales nucléaires de Chooz (Ardennes) et Nogent-sur-Seine (Aube), au centre de stockage de Soulaines-Dhuys (Aube) et dans le laboratoire souterrain de Bure-Saudon (Haute-Marne/Meuse). Dans le domaine du nucléaire de proximité, 22 inspections ont été réalisées en 2011 dans la région Champagne-Ardenne, tant dans le domaine médical que dans le secteur industriel. Suite à 2 inspections réalisées en 2011, aucun écart remettant en cause la sûreté des transports de matières radioactives n'a été constaté. Certaines opérations devront néanmoins faire l'objet d'une meilleure formalisation documentaire.

Suite à l'accident de Fukushima, l'ASN a engagé une campagne d'inspections ciblées sur les thèmes en lien avec l'accident et une démarche d'évaluations complémentaires de sûreté (ECS) des installations nucléaires civiles françaises. En Champagne-Ardenne, les ECS ont concerné les centrales de Nogent-sur-Seine et Chooz B. A l'issue des ECS, l'ASN considère que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant pour qu'elle ne demande l'arrêt d'aucune d'entre elles. Néanmoins, le 26 juin 2012, elle a imposé aux exploitants un ensemble de mesures complémentaires ainsi qu'un investissement particulier à mener en matière de facteurs sociaux, organisationnels et humains, qui sont un élément essentiel de la sûreté.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 16:59

nuc et singesLes deux nouveaux bâtiments du site de Morvilliers permettent désormais à l'Andra de rapatrier deux activités auparavant confiées au CEA de Saclay (91), pour le regroupement, et à Socatri (84), pour l'entreposage.

Dorénavant dénommé Centre industriel de regroupement, d'entreposage et de stockage (Cires), le site de Morvilliers devrait accueillir ses premiers colis de déchets vers le 15 octobre.

Les deux bâtiments, d'ici à quelques semaines, recevront donc des colis de déchets non électronucléaires issus d'un millier de petits producteurs tels que les hôpitaux, les laboratoires pharmaceutiques ou tout simplement les particuliers.

Le premier édifice, servant au regroupement, situé à droite de l'espace de stockage, sur une surface de 550 m2, accueillera 4 000 à 5 000 colis par an de déchets non-electronucléaires en provenance de différents sites français. Ils seront ensuite triés et regroupés par catégorie (solides, paratonnerres, emballages usagés, liquides, animaux de laboratoire) avant leur orientation vers des installations spécialisées de traitement, de stockage ou d'entreposage.

Dès début novembre, 1 000 à 1 500 m3 de déchets, déjà entreposés dans d'autres structures, arriveront sur site. Ensuite, chaque année, 250 m3 de déchets supplémentaires viendront compléter le dispositif. En fonction de la découverte de nouveaux sites pollués, une extension de 500 m2 du bâtiment pourra être envisagée.

En attendant qu'une solution ultime de stockage soit élaborée pour ces déchets non électronucléaires à vie longue.

Sources : L'Est éclair

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:16

Centrale de Nogent 2Le 5 décembre 2011, neuf activistes font intrusion à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Décidés à illustrer des failles dans la sécurité des installations nucléaires ils avaient réussi à grimper sur le dôme d'un des réacteurs de la tranche 1 où, selon Greenpeace, "ils ont déployé une banderole: "Le nucléaire sûr n'existe pas". Ils avaient été interpellés en fin de matinée sur le dôme, d'autres enchaînés sur des échelles d'accès et cachés dans un buisson.

Le 20 janvier, les militants s'expliquent à la barre du tribunal de Troyes. Ils sont poursuivis pour "violation de domicile et dégradations du bien d’autrui". Alex Perrin, procureur de la République, avait alors requis des amendes de 1000 à 1 500 € ainsi que des peines comprises entre quatre et six mois de prison avec sursis.

Le verdict tombe le 21 février 2012 : le tribunal de Troyes se déclare incompétent pour juger les neuf militants «Le délit relève d’une juridiction spécialisée». Et  requalifie les faits en «intrusion non autorisée dans un établissement intéressant la défense nationale».

Le 2 mars 2012, le parquet et EDF décident de faire appel de cette décision.

Des peines de quatre à six mois avec sursis ont été requises jeudi devant la cour d'appel de Reims contre les militants de Greenpeace qui s'étaient introduits par effraction dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, en décembre 2011.

La tâche qui incombe désormais à la cour d'appel de Reims ne manque pas d'être complexe dans l'attente du délibéré qui sera rendu le 11 octobre. D'une part, il lui faudra trancher sur la question de la compétence juridique. La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, appartenant à EDF, relève-t-elle de la Défense nationale ou d'une activité économique d'importance vitale, comme l'estiment le parquet général et la partie civile ? D'autre part, la cour devra statuer, en cas de compétence, sur les motifs de nullité soulevés par la défense. Six au total, relevés au cours de la procédure, comme la notification tardive des droits à huit des neufs militants lors de leur garde à vue, l'information tardive du parquet ou encore de l'avocat. Ce dernier a de nouveau plaidé la relaxe. Mais en cas de condamnation, les neufs militants pourraient écoper de peines de prison avec sursis, quatre à six mois ayant été requis pour l'ensemble des membres du groupe, ainsi que 800 euros d'amende chacun. Conformément à ces mêmes réquisitions, leur condamnation pourrait également être assortie de plusieurs interdictions : celles d'approcher une centrale nucléaire et de se rencontrer.

En attendant d'être fixés sur leur sort, les prévenus, soutenus hier par quelques sympathisants, ont quitté libres la cour d'appel de Reims, reprenant sous leurs bras les quelques banderoles déployées à l'extérieur tout au long de l'audience.


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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:58

Centrale de Chooz BLa pollution a été détectée le 29 décembre. Ce jour-là, un agent de la centrale a en effet constaté que les eaux pluviales déversées dans le fleuve présentaient un pH* anormalement bas, de l'ordre d'1,5 (alors qu'il doit normalement être compris entre 6 et 9). Des investigations ont, du coup, aussitôt été menées. Et celles-ci ont rapidement permis d'identifier une fuite dans le circuit de traitement antitartre des tours aéroréfrigérantes.

D'après l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire), le rejet aurait débuté le 6 décembre, lors du redémarrage du réacteur n°1, après un arrêt pour «recharger du combustible». La pollution aurait donc duré plus de trois semaines. Dans l'intervalle, toujours selon l'ASN, ce sont entre 250 et 600 litres d'acide sulfurique qui ont chaque jour été déversés dans la Meuse. Soit, au total, entre 5 750 et 13 800 litres.

Dans le courrier qu'ils ont adressé au procureur de Charleville le 28 août dernier, les avocats parisiens de Sortir du nucléaire ont relevé trois infractions au code de l'environnement : le délit général de pollution des eaux (article L 216-6 alinéa 1), l'abandon de déchets en milieu aquatique (L 216-6 alinéa 3) et la pollution d'eaux douces (L 432-2).

La direction du site assure avoir fait preuve de «transparence» après les faits, en alertant l'ASN dès le 30 décembre et la CLI (Commission locale d'information) dans la foulée. L'incident a aussi été mentionné via la lettre externe «Chooz A + B» parue début 2012, qui évoque une «faible fuite» (sic) n'ayant eu «aucune incidence sur le pH de la Meuse».

L'Autorité de sûreté se veut rassurante. Selon elle, compte tenu du débit du fleuve fin décembre (entre 200 et 700 m3/s), la pollution n'a pas eu de «conséquence majeure sur la qualité de l'eau». Elle souligne au passage la «réaction rapide» de l'exploitant, qui dès la détection du «problème», a arrêté le circuit concerné. Mais il relève également plusieurs «négligences» dans «l'exploitation et la maintenance des équipements», sur lesquelles il se montrera à l'avenir «particulièrement vigilant».

Le président de la CLI (Commission locale d'information) assure avoir été avisé de «l'incident», en décembre dernier. «J'ai été mis au courant, comme à chaque fois qu'il se passe quelque chose sur le site, que ce soit une anomalie, une panne ou même la simple visite d'un pompier». Pour lui, le rejet d'acide sulfurique n'a eu «aucune incidence particulière». Car «le directeur à l'époque, et son équipe ont été très réactifs. En tout cas, moi, J'ai une entière confiance en eux…»

La est entre les mains du procureur. Ce dernier va maintenant devoir décider s'il engage des poursuites ou si, au contraire, il classe l'affaire sans suite. Pour le moment, aucune décision n'a encore été prise.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:58

Centrale de Chooz BDepuis le début de la semaine, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz fonctionnent à nouveau à plein régime. Après sept mois d'arrêt, l'unité de production N°2 a en effet retrouvé sa pleine puissance dans la nuit de dimanche à lundi, aux alentours d'1 heure du matin.

Pour mémoire, cette dernière était à l'arrêt depuis le 15 février, dans le cadre d'une vaste opération de maintenance. La tranche N°2 aurait toutefois dû redémarrer courant mai. Mais la découverte de plusieurs vis défectueuses dans les pompes du circuit primaire a finalement nécessité tout un tas d'investigations supplémentaires, histoire d'identifier l'origine de l'anomalie, et surtout, de remplacer l'ensemble des pièces concernées.

Au total, lors de cette visite partielle, le CNPE de Chooz aura investi 60,4 millions d'euros et mobilisé 2 000 intervenants extérieurs (dont 250 salariés locaux), en plus des 750 agents EDF qui travaillent en permanence sur le site.

Une fois toutes ces opérations de maintenance terminées, fin août, c'est l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) qui a donné l'autorisation de redémarrer la tranche. Ce qui est donc désormais le cas, le réacteur N°2 fonctionnant même depuis lundi à 100 % de ses capacités.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:16

Centrale de Chooz BLa centrale de Chooz vient de déclarer un incident de niveau 1 à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Cet incident, qui n'a eu «aucune conséquence sur la sûreté des installations et l'environnement», est intervenu sur la tranche N° 2, qui est actuellement à l'arrêt pour maintenance et rechargement du combustible depuis le 15 février dernier.

Dans ce cadre-là, le 12 août, des essais ont été réalisés sur quatre vannes pneumatiques alimentées chacune en air par un dispositif dédié. Et c'est lors de ces essais, que les équipes de la centrale ont constaté qu'une des quatre vannes ne fonctionnait plus. Les investigations menées sur place ont alors mis en évidence la fermeture du dispositif d'alimentation en air.

Dès sa détection, ce dernier a été immédiatement rouvert. Les contrôles, réalisés après intervention, ont ensuite confirmé le bon fonctionnement de la vanne. Cet incident a été classé au niveau 1 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES), qui en comporte 7.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 10:20

Centrale de Chooz BTout juste constituée sous forme d'association loi 1901, la CLI (Commission locale d'information) de la centrale de Chooz a tenu mi-juillet un conseil d'administration, aussitôt suivi d'une assemblée générale.

Son président  a d'abord tenu à effectuer une mise au point. «Il faut savoir que, réglementairement, on se doit de faire deux réunions par an, et on les fait. Après, ces derniers temps, on a aussi longtemps été en période de réserve, en raison des élections, et on pouvait difficilement se réunir au complet. Enfin, je considère aussi qu'on n'est pas là pour faire de la réunionite. Je crois qu'à un moment donné, il faut également savoir faire confiance au personnel et à la direction de la centrale, et arrêter de toujours être dans la suspicion».

Au cours des débats qui ont suivi, le fameux «problème» de vis défaillantes, rencontré sur trois pompes du circuit primaire de l'unité N° 2 - qui est en ce moment toujours à l'arrêt - a aussi évidemment été évoqué. «C'est un souci dont tout le monde se serait volontiers passé, mais en aucun cas, il n'a eu de conséquence en terme de sûreté», a résumé à ce sujet le délégué régional de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire). L'anomalie a d'ailleurs été classée au niveau 0 sur l'échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires).

Actuellement, les expertises sont toujours en cours. Selon la direction, la tranche pourrait redémarrer «fin août».

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 10:12

Centrale de Chooz BL'accident de Fukushima a mis en lumière l'importance qu'avait la gestion de crise pour protéger les populations en cas d'accident nucléaire. Evacuation, confinement, distribution des pastilles d'iode, ces mesures sont de la plus haute importance pour réduire les risques encourus par les populations en cas d'accident nucléaire.

Les plans particuliers d'intervention (PPI) actuels prévoient en cas d'accident nucléaire la mise en place de mesures de protection de la population dans une zone de l0 km autour de l'installation accidentée.
Lors de la catastrophe de Fukushima, une zone de 20 km autour de la centrale a été totalement évacuée, la zone de 20 à 30 km a été confinée et on sait aujourd'hui que la contamination couvre en réalité une zone de plus de 100 km.

Les périmètres des PPI ont été arrêtés à la suite d'une analyse de l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) qui date des années 80 sur les bases d'une étude américaine datant des années 70 et les risques sont malheureusement mieux connus aujourd'hui.

Il semble donc nécessaire de revoir l'organisation de gestion de crise en prenant en compte le risque d'accident grave et d'accident majeur, pouvant engendrer des rejets significatifs à l'extérieur d'un site nucléaire, alors même que tous s'accordent pour dire que ce risque ne peut être écarté en France.

En tant que commune voisine de la centrale de Chooz, située à seulement 14 km de Fumay, un maire propose par conséquent, de demander aux autorités compétentes, à savoir le préfet des Ardennes et le ministre de l'Intérieur une extension des périmètres PPI et que la prise en compte des risques associés à l'industrie nucléaire soit à la hauteur des véritables enjeux pour les populations.

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 10:14

Centrale de Nogent 2L'unité de production n° 1 de la centrale nucléaire de Nogent, actuellement à l'arrêt pour rechargement du combustible et maintenance, a connu un incident le 22 juillet.

«Vers 17 h 45, le transformateur auxiliaire de cette unité, qui en période d'arrêt assure l'alimentation des matériels, s'est mis à l'arrêt, suite à un défaut de fonctionnement sur un matériel de la ligne 400 000 volts», indique EDF. Ce défaut a entraîné l'arrêt automatique du transformateur auxiliaire et a déclenché le démarrage du groupe électrogène diesel de secours. Ce dernier permet d'alimenter les principaux matériels nécessaires à la sûreté de l'installation.

«Les équipes de la centrale et du réseau de transport d'électricité (RTE), ont pu rapidement identifier et réparer le matériel à l'origine du défaut sur le transformateur», indique EDF. Cependant le délai de réalimentation des ventilations a été de six heures au lieu d'une heure prévue par les règles d'exploitation.

Cet écart dans la remise en fonctionnement de la ventilation a conduit la direction de la centrale de Nogent-sur-Seine à déclarer cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire le 24 juillet comme écart de niveau 0. Puis après analyse plus poussée de l'événement, la direction de la centrale a décidé de reclasser, hier, cet événement au niveau 1 de l'échelle INES. Cette échelle compte 7 niveaux.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 11:25

Centrale de Chooz BLa catastrophe de Fukushima, c'était il y a déjà seize mois et sept jours. L'ASN a jugé indispensable d'investir, afin de «renforcer leur robustesse face à des situations extrêmes». Elle a publié le 28 juin dernier une série de prescriptions, qui devront être appliquées par les dix-neuf centrales de l'Hexagone.

Ce plan d'action concerne quatre axes prioritaires : la protection contre les agressions extérieures (séisme, inondation…), l'appoint en eau et en électricité, la limitation des rejets en cas d'accident, ainsi que l'organisation de crise. Sa mise en œuvre devrait s'étendre «sur plusieurs années» et coûter environ 10 milliards d'euros à EDF. A noter que cette somme viendra s'ajouter aux 40 milliards que l'entreprise a prévu d'investir dans le cadre du «grand carénage», une vaste opération de maintenance qui devrait permettre de prolonger la durée de vie de ses réacteurs de 40 à 60 ans. A Chooz, selon les estimations, les dépenses pourraient s'élever à 1,5 milliard d'euros.

Il y a précisément vingt-six actions envisagées : des formations, des contrôles très poussés et même la construction de nouveaux bâtiments. Toutes ces mesures devraient permettre à la centrale de résister «à des conditions encore plus extrêmes que celles qu'on avait envisagées jusqu'à présent». Du genre «un séisme, aussitôt suivi d'une explosion et d'inondations de grande ampleur, avec de l'eau jusqu'au toit de l'église de Givet !». En clair, les ingénieurs d'EDF ont été tenus d'anticiper l'improbable. Et de s'y adapter. Voici en évitant les considérations trop techniques quelques-unes des actions, qui seront prochainement menées à Chooz.

Moins de deux jours après les recommandations de l'ASN, les agents du service «conduite» (qui pilotent les installations) ont été munis de téléphones satellitaires. «Et ce afin qu'ils puissent continuer à communiquer même si tous les réseaux traditionnels sont hors service». D'ici à la fin de l'année, ces agents bénéficieront aussi d'une formation sur les séismes, histoire d'être en mesure de les distinguer, et ainsi de «pouvoir immédiatement appliquer la bonne procédure».

Plusieurs constructions vont voir le jour d'ici 2018. A commencer par un puits de forage, qui permettra au CNPE de disposer d'une nouvelle source d'alimentation en eau, au cas où «la Meuse viendrait à être obstruée». Le permis de construire a d'ores et déjà été déposé. Ce puits, dont la profondeur devrait avoisiner les 40 mètres, pourrait être opérationnel à la mi-2013.

Le CNPE dispose déjà de cinq sources d'alimentation électrique différentes. A terme, elle en aura une sixième ! En l'occurrence, un diesel dit «d'ultime secours», qui sera déployé à proximité de chaque unité de production. Ces équipements seront aménagés dans deux nouveaux bâtiments bunkérisés, et par conséquent hermétiques «à toute agression extérieure». Les travaux sont prévus à l'horizon 2016-2018. En attendant, des groupes électrogènes provisoires vont être mis en place.

Un nouveau centre de crise sera plus «robuste» et plus «grand» que celui qui existe déjà, afin de gérer au mieux une éventuelle crise de longue durée. Ces bâtiments ultramodernes, qui seront identiques dans chaque centrale, seront construits sur trois niveaux et environ 1 000 m2 au sol. «A Chooz, on hésite encore entre trois emplacements, mais les démarches administratives ont d'ores et déjà été lancées». La livraison, elle, est attendue entre 2015 et 2019.

A noter qu'au niveau national, la gestion de crise sera également optimisée par la création d'une FARN (Force d'action rapide nucléaire). A savoir un dispositif d'urgence qui pourra mobiliser du matériel et des équipes spécialisées sur un site accidenté en moins de 24 heures.

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