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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:04

Des hélicoptères de type Gazelle survolent depuis des semaines la centrale nucléaire de Chooz. La dernière patrouille a été aperçue hier en milieu d’après-midi.

Le préfet ayant donné pour consigne de ne pas communiquer sur le sujet, ces ballets d’hélicoptères entraînent leur lot de questions sans réponse et de mystère. On sait en revanche que ces patrouilles ont débuté à la suite du passage d’un drone, en octobre, au-dessus de la centrale.

Depuis deux mois, la surveillance du site s’est accrue. En fin de semaine dernière, des responsables de la sécurité dans les Ardennes (préfecture, police, etc.) se sont longuement rendus sur place. Rien n’a filtré de ce rendez-vous à huis clos.

La présence de ces deux engins stationnés au 3e Génie n’est en tous les cas pas sans inquiéter, tout particulièrement lors des patrouilles nocturnes. Un habitant âgé a eu la peur de sa vie en novembre : vers 23 heures, alors que l’appareil volait avec son phare surpuissant allumé, la lumière et le bruit ont fait tomber le retraité de son lit. «Il s’est précipité sur l’armoire à pharmacie pour avaler sa pastille d’iode !».

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 10:05

L’unité numéro 2 de la centrale nogentaise produit de nouveau de l’électricité depuis hier matin. Elle avait été mise à l’arrêt samedi vers 4 h 45 pour réaliser des contrôles réglementaires sur le matériel du bâtiment réacteur, «ce qui a permis de vérifier leur bonne fonctionnalité».

D’autres contrôles de la sorte seront opérés jusqu’à la visite partielle prévue mi 2015.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 19:02

Une nouvelle audience avait lieu ce mercredi matin au tribunal de police de Charleville-Mézières. EDF comparaissait suite à une plainte déposée par plusieurs associations écologiques pour rejet d'acide sulfurique dans l'environnement, en juillet 2013. La cause de cette fuite de 80 L d'acide, «un joint mal centré par une entreprise sous-traitée par EDF qui réalisait des travaux sur le réacteur 1».

EDF est  prêt à verser un euro symbolique comme dommages et intérêts. Bien loin des 5000  euros par association demandés par la partie civile, soit 15 000 euros. « Cette fois-ci, ils reconnaissent avoir commis une infraction, nous avons donc bon espoir quant à la décision du tribunal». Décision de justice prévue pour le 21 janvier prochain.

C'est la deuxième fois que la centrale de Chooz d'EDF est épinglée par la justice pour des faits similaires. La première fois, c'était en décembre 2011 pour un rejet d'acide sulfurique dans la Meuse. Edf avait alors été condamné à 10 000 euros d'amende pour les infractions reconnues mais aussi à verser des dommages et intérêts aux 3 associations qui porté le dossier en justice.

En 2011, un dysfonctionnement à la centrale de Chooz (Ardennes) avait provoqué le déversement accidentel de plusieurs milliers de litres d'acide dans le fleuve. La société a été condamnée pour pollution de la Meuse, manquements au contrôle, défauts de maintenance mais aussi retard d'information avec une peine d'amende de 2.500 euros par infraction. Les 3 associations ("Réseau sortir du nucléaire", "France nature environnement" et "Nature et avenir") qui ont été les seules à porter cette affaire de pollution devant la justice toucheront chacune 2 000 euros.

La centrale Chooz devant la justice
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:15

Jeudi, vers 12 h 30, un dégagement de fumée suspect a été observé au niveau de la turbine à combustion de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.

Cette turbine sert d’alimentation électrique de secours et fonctionne au kérosène. Le dégagement de fumée est intervenu au moment du redémarrage de la turbine après une opération de maintenance annuelle d’une dizaine de jours.

Aucun incendie ne s’est déclaré.

Incident à la centrale de Nogent
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 21:41

Les drones ont été repérés par les équipes de protection des sites, principalement au cours de la semaine du 13 au 20 octobre, en général la nuit ou tôt le matin.

Le premier survol "d'un aéronef assimilable à un drone" a été détecté le 5 octobre au-dessus de la centrale en déconstruction de Creys-Malville (Isère), selon EDF.

Les autres survols ont eu lieu au-dessus des centrales de Gravelines (Nord), Cattenom (Moselle), du Blayais (Gironde), du Bugey (Ain), de Chooz (Ardennes) et de Nogent-sur-Seine (Aube).

Le site du Commissariat à l'énergie atomique de Saclay (Essonne) a également été survolé.

Selon Greenpeace, qui "nie toute implication"; "les survols incriminés ont eu lieu parfois le même jour sur quatre sites éloignés, Bugey, Gravelines, Chooz, Nogent-sur-Seine le 19 octobre par exemple, ce qui témoigne d'une opération de grande envergure".

EDF n'avait pas communiqué globalement sur ces incidents jusqu'à mercredi, mais avait annoncé au coup par coup les dépôts de plainte sur les sites internet de chacune des centrales.

Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1.000 mètres d'altitude autour des sites. L'espace aérien au-dessus des centrales nucléaires est surveillé par l'armée de l'air, dans le cadre d'un protocole avec EDF.

Sept sites nucléaires survolées par des drones
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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 10:18

Le tribunal de police de Charleville-Mézières s’est prononcé, hier matin, sur la plainte du réseau Sortir du nucléaire, déposée à l’encontre d’EDF pour infraction au droit du travail.

La société a été relaxée, les faits qui remontaient à août 2012 étant prescrits.

L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui tient le rôle de l’inspection du travail en la matière, avait constaté des violations de la durée légale de temps de travail et de repos quotidien d’un salarié, lors de la phase de redémarrage d’un réacteur à la centrale de Chooz, à la suite d’un arrêt programmé pour entretien.

EDF considérait que la réparation de la panne sur une pompe de refroidissement, qui avait nécessité ce dépassement du temps de travail, était une obligation qui s’imposait à l’entreprise, précisément pour des raisons de sécurité.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 14:45

Mercredi 15 octobre à 9 heures, la centrale de Chooz sera à nouveau sur la sellette. EDF est à nouveau appelé à comparaître devant le tribunal de police de Charleville-Mézières.

Une précédente audience avait eu lieu cet été pour des rejets d’acide dans la Meuse. Cette fois-ci, il s’agit d’une infraction au code du travail relevée par l’Autorité de sûreté nucléaire, en charge de contrôler les installations nucléaires en France.

Lors d’un contrôle en septembre 2012, plusieurs manquements ont été relevés notamment en ce qui concerne le temps de travail et de repos d’un des salariés.

Le réseau Sortir du nucléaire se porte partie civile dans le cadre de cette affaire. Le fait que le temps de pause n’ait pas été respecté entraîne un problème de sécurité. Si le salarié est fatigué, peut-être va-t-il être moins rigoureux dans son travail ? C’est en tout cas la question soulevée par l’association qui espère une condamnation à l’encontre de l’entreprise.

La centrale de Chooz reviendra devant le tribunal de police le 26 novembre, pour un rejet d’acide survenu en 2013.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 07:59

Un train de déchets nucléaires hautement radioactifs retraités par la société française Areva a quitté mercredi Valognes (nord) pour la Suisse.

Le retraitement consiste à séparer les différentes matières contenues dans les combustibles qui sortent des centrales nucléaires afin, selon Areva, de réduire le volume des déchets produits.

Quatre wagons (CASTOR) de déchets sont issus de combustibles qui ont servi à produire «l’équivalent d’environ 13 ans de consommation électrique d’une ville comme Zurich», a précisé le groupe nucléaire. Trois wagons comprennent des déchets vitrifiés, qui concentrent la quasi totalité de la radioactivité, et un quatrième des déchets dits compactés, moins radioactifs car issus des gaines métalliques qui contenaient les pastilles d’uranium du combustible, selon Areva.

Une fois ce convoi arrivé à destination, Areva aura retourné 83% des déchets vitrifiés suisses et 74% des déchets compactés.

Il s’agissait du 9e convoi de déchets vitrifiés à destination de la Suisse depuis en 2001, selon Areva qui a jusqu’à fin 2016 pour tout réexpédier en Suisse. En 2011, trois conteneurs CASTOR transportant des déchets suisses «traités» à l’usine Areva de La Hague ont quitté le terminal ferroviaire de Valognes pour rejoindre Würelingen en Suisse. En France, le train a successivement traversé les départements de la Manche, le Calvados, l’Eure, la Seine-Maritime, l’Oise, la Somme, l’Aisne, la Marne, La Meuse, La Meurthe-et-Moselle, la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Trois ans après la destination est la même, on ne voit pas pourquoi le chemin emprunté aurait été radicalement différent.

Comme à l’accoutumée, les populations concernées sont laissées dans la plus totale ignorance des risques inconsidérés que ce type de transport de déchets nucléaires leur font courir. Aucune information officielle n’a été diffusée.

La Suisse a décidé de sortir du nucléaire après la catastrophe de Fukushima. Elle compte actuellement cinq réacteurs nucléaires qui doivent être mis peu à peu hors service d’ici à 2034.

La «forteresse roulante» pour la Suisse a-t-elle traversé la région ?
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:07

Réuni en audience collégiale hier, le tribunal administratif a finalement confirmé la décision d’interdiction d’accès aux centrales nucléaires de l’ingénieur.

Ce sont les liens «qu’il entretiendrait avec un groupe terroriste djihadiste» qui ont motivé la décision. Prenant en compte, d’une part, «le risque de manipulation et donc de vulnérabilité d’un ingénieur ayant accès aux centrales nucléaires» et les impératifs de la sécurité nucléaire, d’autre part, le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, a jugé que «l’administration peut légitimement écarter, lorsqu’elle délivre des autorisations d’accès aux zones réservées, les personnes qui, en l’état d’informations précises, apparaissent engagées dans un processus de radicalisation politico-religieuse».

Et ce même si le casier judiciaire du requérant est vierge et que «les fichiers de police ne contiennent aucun élément établissant avec certitude son engagement personnel dans un islam violent».

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 10:25

"Agents Tnex en colère", pouvait-on lire mardi matin sur la banderole tenue par quelques salariés devant la centrale nucléaire. Ces salariés, ce sont ceux de la société Tnex, un sous-traitant qui s’occupe du nettoyage industriel. Ils sont une vingtaine à y travailler et tous étaient en grève ce mardi. La raison ? des conditions de travail qui se dégradent mais surtout, et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, des CDD payés plus que les CDI qu’ils remplacent.

Alors, plus déterminés que jamais, les employés ont décidé d’agir. Aux environs de 7 h 15 mardi matin, ils se sont postés devant l’entrée de la centrale nucléaire. Pendant que certains tenaient des banderoles, d’autres se sont postés de chaque côté de la rue pour stopper les voitures. Pour la plupart des salariés d’EDF ou de sous-traitant venant commencer leur journée de travail. «Et ça se passe bien, les gens sont compréhensifs».

 

Mouvement de grève des salariés de Tnex

«Sans Tnex, la centrale sera vite handicapée car c’est eux, entre autres, qui lavent les tenues en zones protégées du personnel. Au bout de deux jours, c’est déjà un problème pour le fonctionnement du site».

Concrètement, ils demandent une égalité de traitement dans les taux horaires à qualification égale, une revalorisation des frais kilométriques (actuellement à 13,26 € pour tous), la transformation de la prime d’avantage acquis en 13e mois (ce dernier ne peut pas être supprimé au contraire de la prime), ainsi que le remplacement des salariés en congés, l’embauche de personnel et l’organisation d’élections de délégué du personnel.

«Et puis, ils ont des salaires à la ramasse. L’ancienneté n’est presque pas prise en compte. L’une des employées est là depuis 20 ans et touche 10,02 € de l’heure !»

Pour le délégué syndical, les revendications vont encore plus loin. Il aimerait une convention collective de site, unique pour chaque employé, sous-traitant ou non. Un point sur lequel la direction du site n’a pas souhaité s’exprimer. Par contre, elle rappelle avoir mis en place en 2013 un cahier des charges social. «C’est une base commune pour mieux encadrer le recours à la sous-traitance. Elles ne pourront pas se voir attribuer un marché si elles ne respectent pas certaines conditions sociales comme la prise en compte de l’ancienneté par exemple».

Juste après leur mouvement, les salariés Tnex ont rencontré leur directeur. Il s’est engagé à vérifier leurs affirmations notamment concernant l’égalité et les grilles de salaires. La prime de transport est quant à elle conventionnelle et devra être négociée en novembre lors des négociations annuelles obligatoires. La direction s’est également engagée à une meilleure communication sur le site au travers du chef de site.

Ils attendent les réponses concernant les salaires. Elles devraient arriver lundi.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 21:09

Un ingénieur musulman, employé par un sous-traitant d'EDF, s'est engagé dans une bataille judiciaire pour regagner son autorisation d'accès aux centrales nucléaires, suspendue après un avis défavorable de la préfecture de l'Aube.

Employé depuis février 2012 par la même société, l'intéressé avait obtenu une autorisation d'accès aux sites nucléaires en 2012 et 2013. Mais en mars, il s'est vu refuser l'accès à la centrale de Nogent-sur-Marne suite à un avis défavorable de la préfecture de l'Aube.

En juin, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait toutefois estimé qu'il y avait "un doute sérieux sur la légalité de la décision" puisque "ni EDF, ni le préfet de l'Aube n'ont précisé quelles caractéristiques justifiaient l'interdiction d'accès". Le juge avait alors suspendu l'interdiction et l'ingénieur avait pu rentrer dans quelques centrales, selon son avocat.

Pour la préfecture de l'Aube, l'avis n'était pas motivé car il est "couvert par le secret défense", mais "il va de soi que le préfet n'a pas émis un avis défavorable en fonction de critères de religion ou de race. On juge sur des éléments liés à la sécurité".

En juillet, EDF lui a de nouveau refusé l'accès à un site en s'appuyant sur le même avis. Il a donc introduit un nouveau référé qui sera examiné lundi à 11H00, toujours à Châlons.

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 09:36

Le laboratoire du centre de stockage des déchets de faible et moyenne activité de Soulaines-Dhuys vient de perdre l’un de ses agréments.

Cette décision de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) intervient après un test de mesures effectué par plusieurs laboratoires, dont le laboratoire aubois, sur la présence de transuraniens (plutonium, américium) dans les végétaux.

Les résultats des mesures de la radioactivité du laboratoire de l’Andra étaient trop éloignés de ceux attendus par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Ce retrait d’agrément ne concerne qu’un seul type de mesure à partir d’échantillons prélevés dans l’environnement. « Il s’agit là du retrait de l’un des 26 agréments. Cela n’empêchera pas la poursuite des mesures de ce type (moins de cinq par an) puisqu’elles seront confiées à un autre laboratoire agréé», indique l’Andra.

Le laboratoire du centre de stockage aubois pourra participer à un nouveau test inter-laboratoires d’ici mars 2015 et solliciter un nouvel agrément.

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