Le conseil économique, social et environnemental (Ceser) de Champagne-Ardenne a animé un débat qui n'avait pas pour but de se prononcer pour ou contre le projet d'enfouissement des déchets radioactifs de haute activité et moyenne activité à vie longue sur le site de Bure, entre Meuse et Haute-Marne, à quelques encablures de notre département. L'objectif des membres de cette instance, globalement favorables à cet ambitieux projet, est de formuler des recommandations, si toutefois les élus au plan national décident de le mener à son terme.
L'étude et l'avis rendus par cette instance évoquent ainsi la perspective de créer entre 1 300 et 2 300 emplois entre 2019 et 2025, et entre 600 et 1 000 emplois pendant les 100 ans d'exploitation. Le chantier aura besoin d'ingénieurs, de conducteurs de travaux, de techniciens de laboratoires, d'agents d'entretien…
Pour compenser les risques et les désagréments de ce site d'enfouissement qui va conserver des déchets radioactifs ad vitam æternam, il convient d'obtenir le maximum de compensations. Les risques ? Le CESER les égraine dans son étude : risques sismiques, risque d'incendie, risque d'explosion, risque de chute de colis, rejets gazeux, dispersion des radionucléides… Mais on peut être rassuré. Selon l'Andra, le stockage n'aura pas d'impact sur l'environnement avant… 100 000 ans.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une fumée a été signalée au niveau de l'unité 2 de la centrale. Un incident apparemment sans gravité.
Depuis vendredi 15 août, l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Chooz est arrêtée. Préparé et programmé fin 2012, cet «arrêt
simple rechargement» va permettre de recharger le combustible et réaliser des opérations de maintenance sur des matériels situés dans les parties nucléaires et non nucléaires de l'installation.
Cette visite va mobiliser plus de 1 000 salariés venant de plus de 50 entreprises partenaires, dont 200 en local, en plus de 750 agents EDF.
L'appel d'offres est troublant provenant d'un centre consacré à la recherche nucléaire. Le site du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies
alternatives (CEA) de Valduc (Côte-d'Or) cherche à acheter 4 000 autocuiseurs en acier inoxydable, et ce n'est pas pour son restaurant d'entreprise.
Face à la contestation du débat public à Bure et à Bar-le-Duc, la Commission national du débat public (CNDP) avait décidé d'annuler tous les débats
devant se tenir jusqu'u 15 juillet.