Pas de délibération, mardi matin, lors de la commission locale d'information de Soulaines (CLI).
La réunion se voulait informelle au sujet de la recherche d'un nouveau site pour accueillir le futur centre de stockage de déchets de faible activité massique à vie longue (FAVL).
Pour rappel, la communauté de communes du Soulainois a accepté que l'Andra effectue des investigations géologiques sur son territoire. Cela veut-il dire pour autant que le futur centre de stockage sera forcément situé dans le Soulainois ?
Le directeur des centres de stockage a appelé les membres de la CLI à «ne pas brûler les étapes» avant de répondre aux interrogations des élus. «L'État ne nous a pas demandé de trouver une solution pour stocker les déchets à Soulaines, mais de trouver une solution sur le territoire national. Si cela se fait ailleurs qu'à Soulaines, c'est parfait. Ce n'est pas parce que l'Andra a dépensé de l'argent quelque part que le centre sera obligatoirement à cet endroit. Ce n'est pas le coût des investigations qui détermine un projet de cette importance. Nous sommes prêts à dépenser plus que ce qu'il faudrait pour avoir la meilleure solution».
Le canton de Soulaines est tout de même le territoire en France le plus en avance. «C'est le cas pour une simple et bonne raison. Il y a eu une prise de position affichée clairement par ce territoire qui a dit, qu'à condition qu'il y ait une commission de concertation mise en place, il était d'accord pour que nous commencions ces sondages. Cette prise de position fait que nous avons un temps d'avance par rapport à d'autres territoires. Mais si, ailleurs, une autre communauté de communes est sur cette même position, nous regarderons s'il est envisageable d'effectuer, là aussi, des investigations géologiques».
Des investigations qui devraient commencer cet été.
L'unité de production n° 1 de la centrale nucléaire de Chooz a redémarré le mardi 16 avril à 20 h 14, a annoncé la direction du site. Il était
à l'arrêt depuis le 2 février.
«Les performances du site de Chooz concernant la sûreté nucléaire, la radioprotection, la maintenance et l'environnement rejoignent globalement
l'appréciation générale de celles d'EDF». L'ASN estime que «le site de Chooz a régressé en matière de rigueur d'exploitation et note une recrudescence d'erreurs de lignages des
installations et de planification des essais périodiques». Il est demandé une «attention particulière sur ces deux points en 2013» même si «le site n'a pas connu d'arrêt automatique de
réacteur en 2012». L'ASN considère que «la maîtrise des activités de maintenance n'a pas suffisamment progressé». D'ailleurs, l'arrêt du réacteur 2 s'est prolongé «compte tenu
des dégradations constatées sur la visserie interne des groupes motopompes primaires». En 2012, la centrale a déclaré 27 incidents à l'ASN, 22 au niveau 0 sur l'échelle INES (qui va jusqu'à
7) et cinq au niveau 1.
Concernant Nogent-sur-Seine, «L’ASN considère que les performances du site de Nogent-sur-Seine en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection
et de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF.
Site civil pollué par la radioactivité, l'ancienne usine Orflam-Plast de Pargny-sur-Saulx a fabriqué des pierres à briquets par extraction du thorium contenu dans les minerais de
monazite importés. Depuis début 2008, la réhabilitation du site, propriété de l'Etat, se poursuit. L'ASN indique dans son rapport que «comme les années antérieures, nous avons contribué à
l'étude du traitement des pollutions radioactives historiques issues de l'exploitation de l'ancienne usine. Les opérations d'assainissement engagées depuis 2010 ont été poursuivies». Après
la destruction d'un bâtiment administratif en novembre dernier, «la démolition de l'usine et l'aménagement de l'ouvrage de confinement des déchets produits sur le site de l'usine devraient
débuter au printemps 2013 pour une durée d'un an». Ces travaux seront lancés d'ici la fin du mois selon la sous-préfecture de Vitry-le-François. De plus, en décembre dernier, «il a été
décidé que deux zones contaminées situées entre la peupleraie et l'étang, deux zones aussi contaminées, feraient aussi l'objet d'un assainissement» indique l'ASN.
Prolonger, au-delà de quarante ans, la durée de vie de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Le sujet avait déjà été évoqué en
janvier.
RTE, le Réseau detransport d'électricité, est une société anonyme et «indépendante», dont le capital est détenu par EDF. Pour ce gestionnaire des autoroutes de l'électricité, il
s'agit de relayer les ambitions européennes de mix électrique. En introduisant davantage d'énergies renouvelables (EnR).
consommation, et de l'énergie
disponible qui, en l'occurrence ne se stocke pas avec l'électricité, la transition énergétique passera par une gestion plus fine et optimisée. Ou comment tirer davantage d'énergie des éoliennes
quand le soleil ne brille pas sur les panneaux solaires. Et inversement. Ou utiliser les sources hydrauliques, sans négliger l'appoint d'énergies fossiles.
Tous les cinq ans, un exercice grandeur nature permettant d'appliquer les dispositions contenues dans le plan
particulier d'intervention (PPI) doit être organisé autour des centrales nucléaires.