Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 09:51

Pas de délibération, mardi matin, lors de la commission locale d'information de Soulaines (CLI).

La réunion se voulait informelle au sujet de la recherche d'un nouveau site pour accueillir le futur centre de stockage de déchets de faible activité massique à vie longue (FAVL).

Pour rappel, la communauté de communes du Soulainois a accepté que l'Andra effectue des investigations géologiques sur son territoire. Cela veut-il dire pour autant que le futur centre de stockage sera forcément situé dans le Soulainois ?

Le directeur des centres de stockage a appelé les membres de la CLI à «ne pas brûler les étapes» avant de répondre aux interrogations des élus. «L'État ne nous a pas demandé de trouver une solution pour stocker les déchets à Soulaines, mais de trouver une solution sur le territoire national. Si cela se fait ailleurs qu'à Soulaines, c'est parfait. Ce n'est pas parce que l'Andra a dépensé de l'argent quelque part que le centre sera obligatoirement à cet endroit. Ce n'est pas le coût des investigations qui détermine un projet de cette importance. Nous sommes prêts à dépenser plus que ce qu'il faudrait pour avoir la meilleure solution».

Le canton de Soulaines est tout de même le territoire en France le plus en avance. «C'est le cas pour une simple et bonne raison. Il y a eu une prise de position affichée clairement par ce territoire qui a dit, qu'à condition qu'il y ait une commission de concertation mise en place, il était d'accord pour que nous commencions ces sondages. Cette prise de position fait que nous avons un temps d'avance par rapport à d'autres territoires. Mais si, ailleurs, une autre communauté de communes est sur cette même position, nous regarderons s'il est envisageable d'effectuer, là aussi, des investigations géologiques».

Des investigations qui devraient commencer cet été.

Partager cet article
Repost0
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:22

1997 : liquidation judiciaire de l'entreprise Orflam-Plast qui comptait, dans les années 1950, près de 500 salariés. Des fûts de déchets radioactifs sont découverts sur le site. À la demande de la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), des travaux de mise en sécurité sont menés. Les berges contaminées de la Saulx sont recouvertes d'un écran argileux.

Octobre 2008 : un ancien employé découvre de nouveaux sites contaminés à quelques centaines de mètres de l'usine : la Peupleraie, située route d'Heiltz-le-Maurupt, et l'étang de la Gravière, entraînant une plainte contre X de la part de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie.

Juillet 2009 : l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) dépêche un hélicoptère baptisé «Hélinuc». Celui-ci survole, pendant plusieurs jours, la commune de Pargny-sur-Saulx pour détecter la radioactivité au sol. Il ne décèle rien de suspect en dehors des zones contaminées déjà connues.

Décembre 2009 : la commission des aides dans le domaine radioactif (CNAR) donne son accord sur un programme de travaux consistant à réhabiliter l'étang de la Gravière, à mettre en sécurité le site de la Peupleraie, à démolir les bâtiments de l'usine et à confiner les gravats in situ. Budget total alloué : 4,2 millions d'euros.

De mi-juin à mi-juillet 2010 : décontamination des berges de la Gravière. Les terres polluées sont excavées autour de l'étang. Les terres les moins actives (environ 200 m3) sont déplacées sur le site de l'usine. Elles seront confinées sur place avec les gravats des bâtiments détruits.

D'août à mi-novembre 2011 : mise en sécurité du site de la Peupleraie.

Novembre 2012 : démolition du bâtiment administratif d'Orflam-Plast et installation d'une clôture tout autour du site.

Avril 2013 : c'est au tour des autres édifices d'être aujourd'hui détruits dans ce village de 1 980 habitants. Dans un premier temps, 7 000 tonnes d'argile provenant de la carrière d'Imerys toiture et 3 000 tonnes de terre végétale seront apportées et stockées à côté de la «base de vie». Une opération qui devrait démarrer le 29 avril prochain et s'achever le 10 mai.

À partir de la mi-mai, les cinq bâtiments, qui se dressent côte à côte, seront démolis à l'aide d'une pelle mécanique. «Ils seront grignotés». L'édifice central sera le premier à tomber. Ces destructions devraient s'étaler jusque vers la mi-juillet.

Les gravats contaminés seront confinés in situ, dans la partie basse du site. Selon l'Andra, ils ont été marqués comme «déchets radioactifs dits de très faible activité». Ces débris seront recouverts d'un revêtement géotextile, puis d'une couche d'argile et une autre de terre végétale comme sur le site de la Peupleraie. «Ils formeront une sorte de butte de 7-8 mètres de hauteur par rapport à la rue Basse».

À la fin des travaux, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) contrôlera la radioactivité du site «afin de s'assurer de l'atteinte de l'objectif de mise en sécurité».

Dès le mois de juin, les deux ouvrages hydrauliques de l'ancienne usine seront détruits, puis remis en état. Une opération qui ne peut être réalisée qu'en période de basse eau. «La Saulx sera détournée ponctuellement au niveau du site».

L'ensemble de ces travaux devrait durer un an et coûter 2,3 millions d'euros HT à l'État.

Partager cet article
Repost0
22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 20:52

Centrale de Chooz B 2L'unité de production n° 1 de la centrale nucléaire de Chooz a redémarré le mardi 16 avril à 20 h 14, a annoncé la direction du site. Il était à l'arrêt depuis le 2 février.

Cette opération, appelée dans le jargon «Arrêt simple rechargement», a notamment permis de recharger le combustible. Il a aussi été l'occasion de réaliser diverses opérations de maintenance, aussi bien dans les parties nucléaires que non nucléaires de l'installation. Au total, la centrale aura investi 13 millions d'euros lors de cet arrêt.

Ce sont ainsi 8 000 heures de robinetterie et 2 500 heures de contrôles et examens, qui ont été réalisées par 750 agents EDF et 1 200 intervenants extérieurs.

A noter que les quatre pompes du circuit primaire ont également fait l'objet d'une opération de maintenance importante, similaire à celle réalisée en 2012 sur l'unité de production n° 2.

Une fois les nombreux contrôles terminés, EDF a ensuite transmis les résultats à l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire). Et après analyse, cette dernière a donné son feu vert pour le redémarrage, qui est désormais effectif.

Partager cet article
Repost0
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 09:20

Dans son long rapport (542 pages…), l'ASN (autorité de sûreté nucléaire) formule des remarques générales à destination d'EDF au sujet de ses centrales nucléaires. «La rigueur des opérations de maintenance et d'exploitation au quotidien des centrales doit faire l'objet d'une vigilance particulière de la part d'EDF : ces sujets sont à l'origine d'un nombre trop important d'anomalies».

Lors de la présentation du rapport, le président de l'ASN, a déclaré qu'il y a eu «pendant une certaine période un manque d'investissements global, en termes de maintenance des centrales d'EDF, certainement pour partie responsable des indisponibilités et peut-être d'un certain nombre d'incidents». A l'inverse, l'ASN note notamment «positivement les efforts faits par EDF pour réformer ses plans d'urgence internes, ses programmes de maintenance et de remplacement des matériels».

Centrale de Chooz B«Les performances du site de Chooz concernant la sûreté nucléaire, la radioprotection, la maintenance et l'environnement rejoignent globalement l'appréciation générale de celles d'EDF». L'ASN estime que «le site de Chooz a régressé en matière de rigueur d'exploitation et note une recrudescence d'erreurs de lignages des installations et de planification des essais périodiques». Il est demandé une «attention particulière sur ces deux points en 2013» même si «le site n'a pas connu d'arrêt automatique de réacteur en 2012». L'ASN considère que «la maîtrise des activités de maintenance n'a pas suffisamment progressé». D'ailleurs, l'arrêt du réacteur 2 s'est prolongé «compte tenu des dégradations constatées sur la visserie interne des groupes motopompes primaires». En 2012, la centrale a déclaré 27 incidents à l'ASN, 22 au niveau 0 sur l'échelle INES (qui va jusqu'à 7) et cinq au niveau 1.

Le rapport de l'ASN évoque aussi la situation du chantier de Chooz A, le réacteur en cours de démantèlement depuis 1999. Elle indique que «les performances de l'exploitant sont correctes en matière de maîtrise du confinement et de radioprotection». Toutefois, il convient «d'améliorer la gestion des déchets et maintenir la vigilance sur la sécurité des activités de déconstruction et la propreté radiologique des installations». Après la dépose et la décontamination des générateurs de vapeurs en 2011 et 2012, la prochaine étape sera le démantèlement de la cuve. «A ce titre, EDF a déposé un dossier en 2011 que l'ASN instruit actuellement» indique le rapport sans préciser de délai.

«L'ASN poursuivra en 2013 l'instruction des réexamens de sûreté des réacteur du parc français et devrait notamment prendre position sur la poursuite d'exploitation des réacteurs de…». Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz produiront-ils encore de l'électricité en 2014 ? «Nous sommes dans cette logique. La démarche sera bouclée cette année par cet acte formel qui sera accompagné de demandes et prescriptions» avance le chef de la division de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de Champagne-Ardenne et Picardie.

Centrale de NogentConcernant Nogent-sur-Seine, «L’ASN considère que les performances du site de Nogent-sur-Seine en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale que l’ASN porte sur EDF.
Comme l’année précédente, le site ne progresse plus sur la rigueur d’exploitation. L’année 2012 a été marquée par des erreurs en matière de lignage de circuits ainsi que par une surveillance insuffisante lors du pilotage d’opérations d’exploitation spécifiques aux générateurs de vapeur. L’ASN estime que ce second point souligne la fragilité des moyens humains disponibles en salle de commande.
L’ASN considère que les performances du site en matière de maintenance, et plus spécifiquement en matière de surveillance des prestataires, sont en retrait par rapport à l’appréciation générale portée sur le parc d’EDF.
En matière d’environnement, l’ASN considère que le site réalise des progrès. Toutefois, la gestion des déchets reste perfectible».

OrflamSite civil pollué par la radioactivité, l'ancienne usine Orflam-Plast de Pargny-sur-Saulx a fabriqué des pierres à briquets par extraction du thorium contenu dans les minerais de monazite importés. Depuis début 2008, la réhabilitation du site, propriété de l'Etat, se poursuit. L'ASN indique dans son rapport que «comme les années antérieures, nous avons contribué à l'étude du traitement des pollutions radioactives historiques issues de l'exploitation de l'ancienne usine. Les opérations d'assainissement engagées depuis 2010 ont été poursuivies». Après la destruction d'un bâtiment administratif en novembre dernier, «la démolition de l'usine et l'aménagement de l'ouvrage de confinement des déchets produits sur le site de l'usine devraient débuter au printemps 2013 pour une durée d'un an». Ces travaux seront lancés d'ici la fin du mois selon la sous-préfecture de Vitry-le-François. De plus, en décembre dernier, «il a été décidé que deux zones contaminées situées entre la peupleraie et l'étang, deux zones aussi contaminées, feraient aussi l'objet d'un assainissement» indique l'ASN.

En ce qui concerne le stockage des déchets radioactifs, nous y reviendrons dans un autre article.


Partager cet article
Repost0
10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:35

Après l’observation de plusieurs pannes sur une unité de production inexistante de la centrale nucléaire qui enjoint le directeur du site à engager le plan d’urgence interne (PUI), la possibilité de rejets dans l’environnement à l’extérieur du site nucléaire l’oblige ensuite à contacter le préfet. Ce dernier déclenche alors le plan particulier d’intervention (PPI) et les sirènes situées dans le périmètre des 4,5 km autour de la centrale retentissent, invitant la population à se mettre à l’abri (rejoindre un bâtiment en dur, fermer toutes les ouvertures, couper la ventilation et écouter les informations données à la radio).

Lors de cet exercice, six observateurs de la commission locale d’information (CLI) étaient présents. Parmi les premières remarques, Gérard Ancelin, le président, a souligné qu’il faudra vérifier si les cycles d’alerte des sirènes ont bien duré 1,41 minute car ils ont semblé plus courts à Nogent-sur-Seine.

Il semblerait également qu’il ait été difficile de faire la distinction entre le signal de lever de l’alerte et la sirène indiquant quotidiennement la pause méridienne.

Par ailleurs, lundi soir, la CLI a testé également son système d’appel en masse à Nogent et quelques familles n’auraient pas reçu l’appel.

Des observations qui seront complétées et intégreront le rapport de retour d’expérience de l’exercice qui permettra de prévoir quelques ajustements…

Partager cet article
Repost0
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 12:13

Centrale-de-Nogent-2.jpgProlonger, au-delà de quarante ans, la durée de vie de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Le sujet avait déjà été évoqué en janvier.

Lors de l'assemblée générale de printemps de la commission locale d'information (CLI), le directeur est revenu plus en détail sur le grand carénage (le grand programme de rénovation) lancé par EDF et qui vise à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires, mais aussi à intégrer les prescriptions de l'Agence nationale de sûreté (ASN) suite à l'épisode dramatique de Fukushima.

Ce grand carénage comprendra trois phases d'ici à 2025 au niveau national et représente pour EDF un investissement de 10 milliards d'euros. Ce grand carénage devrait concerner Nogent-sur-Seine entre 2018 et 2022.

Rénovation de l'ensemble du contrôle commande, remplacement des générateurs de vapeur, rénovation du condenseur, remplacement de corps d'échange des aéroréfrigérants, rénovation des corps BP des turbines, remplacement des transformateurs, rénovation des rotors et remplacement des stators des alternateurs sont notamment au programme ainsi que l'intégration des prescriptions post-Fukushima.

Au vu de ces travaux importants, les arrêts de tranche nécessiteront une venue accrue de prestataires extérieurs : jusqu'à 2 500, voire 3 000 personnes à chaque fois.

Un bâtiment capable de contenir huit générateurs de vapeur sera construit pour recevoir les nouveaux générateurs et y entreposer les anciens une fois démontés. Ce qui pourrait entrainer une modification du périmètre de l'INB (installation nucléaire de base) si ce bâtiment ne peut être construit dans le périmètre actuel.

Partager cet article
Repost0
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:47

Mardi, en fin d'après-midi, de l'hydrocarbure non radioactif (?) a été détecté dans la Meuse, non loin du point de rejet du réseau d'eaux pluviales de la centrale de Chooz.

La fuite concernerait plusieurs litres. Les sapeurs-pompiers ont aussitôt été alertés. Avec les équipes de la centrale, ils ont mis en place un barrage flottant et déversé de l'absorbant afin de récupérer la pollution.

Des investigations ont ensuite été lancées afin de déterminer l'origine précise du rejet. Celles-ci étaient toujours en cours hier soir. L'Autorité de sûreté nucléaire, les pouvoirs publics français et belges, ainsi que la CLI (Commission locale d'information) ont immédiatement été informés de cet événement.

Ce matin, des essais de soupapes seront réalisés à la centrale. Cette opération, qui est régulièrement effectuée, engendrera du bruit, qui pourra être perçu dans les communes voisines du CNPE.

Partager cet article
Repost0
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:43

éolienRTE, le Réseau detransport d'électricité, est une société anonyme et «indépendante», dont le capital est détenu par EDF. Pour ce gestionnaire des autoroutes de l'électricité, il s'agit de relayer les ambitions européennes de mix électrique. En introduisant davantage d'énergies renouvelables (EnR).

Dans ce domaine, la Champagne-Ardenne fait figure de bon élève. Avec 2 246 GWh produits en 2012, «c'est devenu la première région de France pour l'éolien». Si la Picardie n'est pas loin derrière, la Champagne-Ardenne a connu une progression de sa production éolienne de 34,1 % en 2011 ! D'ici 2020, cette production devrait avoir plus que doublé, pour atteindre 2 866 MW. C'est du moins l'objectif inscrit dans le Plan climat énergie régional.

Pour RTE, en fonction de pics deCentrale solaire de Romilly consommation, et de l'énergie disponible qui, en l'occurrence ne se stocke pas avec l'électricité, la transition énergétique passera par une gestion plus fine et optimisée. Ou comment tirer davantage d'énergie des éoliennes quand le soleil ne brille pas sur les panneaux solaires. Et inversement. Ou utiliser les sources hydrauliques, sans négliger l'appoint d'énergies fossiles.

Dans une région qui compte deux centrales nucléaires (Chooz, dans les Ardennes et Nogent-sur-Seine, dans l'Aube), cette source de production électrique reste dominante. Et de façon écrasante : 34 323 GWh sur 38 209 GWh en 2012. Soit 89,8 % de la production totale, très loin devant l'éolien (5,9 %), l'hydraulique (2,7 %), ou plus encore le photovoltaïque (0,2 %).

Centrale de Chooz BLa production régionale d'origine nucléaire a pourtant enregistré une baisse de 14,2 % l'an passé. En cause, «un cycle de maintenance estival rallongé».

En 2012, la consommation champardennaise d'électricité a fait un petit bond de +2 %. En raison d'un hiver rigoureux, plus sûrement que d'une activité économique freinée par la crise. La consommation des particuliers et des professionnels a ainsi suivi une hausse de +8,8 %, alors que la grande industrie et les PME/PMI ont réduit la leur, : respectivement de -5,4 % et -1,8 %.

Cette année, Réseau de transport d'électricité va continuer d'investir dans la région, à hauteur de 28 millions. Un grand nombre de projets concernent la poursuite des réseaux de raccordement des nouvelles éoliennes. L'un des chantiers majeurs porte sur la reconstruction de la ligne à 400 000 volts située entre Charleville-Mézières et Reims. Cet investissement de 105 millions est prévu pour une mise en service en 2016.

Partager cet article
Repost0
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:57

Première centrale de type REP (réacteur à eau pressurisée) créée en France, la centrale de Chooz A est aujourd’hui en cours de démantèlement. Un travail de longue haleine. Il n’est pas le seul en France, mais le plus avancé.

Pour cette raison, ce chantier est un enjeu de premier ordre pour EDF. De lui dépendront les démantèlements futurs des centrales nucléaires de première génération.

Le démantèlement de la cuve du réacteur. Ce sera une grande première sur un chantier de démantèlement en France. En 2013, EDF s’attaquera à l’ancienne cuve du réacteur. Une étape très complexe qui sera gérée par Westinghouse, un sous-traitant américain à capitaux japonais.

Depuis sa libéralisation il y a une dizaine d’années, EDF sous-traite de plus en plus d’activités et notamment la déconstruction. L’entreprise pense le démantèlement, mais ne démantèle pas directement. Dans les Ardennes, pour l’heure, c’est ONET Technologies qui mène le démantèlement.

Le choix du démantèlement immédiat : pourquoi avoir accéléré le pas ?

La centrale de Chooz A a été stoppée en 1991. Dans un premier temps, EDF mise sur un démantèlement passif : laisser retomber la radioactivité progressivement et naturellement, le temps faisant son effet. Mais en 2007, le décret d’autorisation de démantèlement est publié. EDF se lance dans une déconstruction immédiate.

Pourquoi alors que les solutions de stockage ne sont pas encore satisfaisantes ?

Quelques liens vidéo

http://www.dailymotion.com/video/xyjmka_chooz-a-demantelement-cuve-reacteur-episode-1_news

http://www.dailymotion.com/video/xyjn86_interview-bonus-stephane-lelong-sous-traitance_news

http://www.dailymotion.com/video/xyjn6f_interview-bonus-roland-desbordes_news

http://www.dailymotion.com/video/xyjmx2_interview-bonus-bruno-cornet_news

http://www.dailymotion.com/video/xyjmud_interview-bonus-michel-marie-pourquoi-si-vite_news

http://www.dailymotion.com/video/xyjmsk_interview-bonus-michel-marie-ethique_news

http://www.dailymotion.com/video/xyjn9g_interview-bonus-roland-desbordes_news

http://www.dailymotion.com/video/xy2p9f_nucleaire-stop-ou-encore_news

 

Partager cet article
Repost0
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 21:56

Centrale de NogentMardi à 11 h 50, au centre nucléaire de production d'électricité de Nogent-sur-Seine, une des sirènes d'alerte s'est déclenchée de manière intempestive.

C'est en fait une opération de maintenance menée sur cet équipement qui est à l'origine de cet incident.

Le signal sonore a été entendu jusque dans Nogent, ce qui n'a pas été sans inquiéter certains habitants.

En effet, cette sirène retentit normalement en cas de plan d'urgence. D'autres installations de ce type se trouvent dans un périmètre de 2 km autour de la centrale.

Partager cet article
Repost0
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 19:31

Cinquante-six pages techniques, argumentées, forment ce que l’Andra a baptisé une Étude des scénarios de gestion à long terme des déchets de faible activité massique à vie longue. C’est à la demande de l’État que l’Andra vient de réaliser ce travail avec plusieurs objectifs : trouver le bon scénario pour stocker les déchets FAVL (faiblement actifs à vie longue qui doivent être confinés durant quelques dizaines de milliers d’années), et étudier une gestion séparée des déchets nucléaires de graphite et des radifères.

L’Aube est directement concernée par ce dossier dans la mesure où les deux communes qui avaient été retenues en 2009 pour les accueillir n’étaient autres que Pars-les-Chavanges et Auxon. Lesquelles avaient ensuite retiré leur candidature. D’où la nécessité de trouver de nouveaux sites potentiels. En février dernier, c’est la communauté de communes du Soulainois qui faisait part de son accord pour que des recherches géologiques soient effectuées sur son territoire. La décision formelle devrait prochainement être prise par la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Écologie pour des investigations en 2013 et 2014.

Le site d’accueil d’un futur centre de stockage dépend toutefois du type de déchets. Certains peuvent en effet être stockés à une profondeur de 10 à 15 m, d’autres aux alentours de 100 m sous une formation argileuse épaisse. Ainsi est-il indiqué dans cette étude qu’un stockage à faible profondeur «ne permettrait pas d’atteindre des performances suffisantes pour les déchets de graphite». D’où la nécessité pour eux d’une «barrière argileuse de diffusion épaisse».  Pour ces déchets de graphite, des études de recherche et développement sur un tri/traitement en amont sont en cours. Une solution doit être trouvée pour 2022. S’agissant des déchets radifères, ils seraient déjà pour la plupart «produits» et dans l’attente d’une solution de stockage.

Dans la même étude, l’Andra fait part de la nécessité de prévoir «de nouvelles capacités de stockage pour les déchets TFA [déchets de très faible activité», lesquels sont actuellement stockés à Morvilliers. Les volumes estimés à fin 2030 seraient en effet de 1,3 million de tonnes alors que la capacité du Cires (centre industriel de regroupement d’entreposage et de stockage de l’Andra, à Morvilliers) n’est que de 650 000 m3 et sera atteinte en 2025.

L’étude arrive ainsi à la (presque) conclusion qu’il serait possible de stocker sur un même site les déchets FAVL radifères en faible profondeur (SCR) et des déchets TFA. Mais pas sur le site de Morvilliers en raison de la présence dans les radifères de gaz fortement radioactifs (radon 220 et 222). D’où l’idée de construire un nouveau centre comprenant une zone de stockage à faible profondeur (SCR) pour des déchets FAVL et une zone de stockage en surface pour des déchets TFA.

Où installer le futur centre ? L’étude ne répond pas explicitement à cette question. Mais les indices ne manquent pas. Le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) conseille de retenir «un nombre restreint de territoires sur recommandation de l’Andra en s’appuyant sur les résultats de l’appel à candidature 2008». Il évoque aussi un interlocuteur au niveau local «a minima intercommunal» et possédant déjà des installations nucléaires. Justement, le secteur de Soulaines «répond à ces trois recommandations» et possède selon l’étude «une géologie a priori favorable».

Et d’ajouter que «aucune démarche n’a été engagée» pour d’autres territoires. Est-ce à dire que le choix du secteur a déjà été pris ?

Partager cet article
Repost0
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:44

Nogent-Perimetres-de-securite.jpgTous les cinq ans, un exercice grandeur nature permettant d'appliquer les dispositions contenues dans le plan particulier d'intervention (PPI) doit être organisé autour des centrales nucléaires.

En cas d'incident nucléaire à la centrale de Nogent-sur-Seine, il est impératif de se réfugier dans un bâtiment en dur, de fermer les portes et les fenêtres, d'arrêter toute ventilation et, si possible, de rentrer les animaux domestiques.

L'exercice du 4 avril 2013 permettant d'appliquer les dispositions contenues dans le PPI débutera à 7 h et devrait se terminer vers 16 h.

Une centaine de sapeurs-pompiers et cinquante gendarmes seront impliqués, sans oublier une quinzaine de fonctionnaires de la préfecture pour la cellule d'urgence ainsi que l'ensemble du personnel de la centrale nucléaire.

Sept cents collégiens et six cents élèves des écoles primaires de Nogent-sur-Seine seront «mis à l'abri». La population de Marnay-sur-Seine sera également impliquée dans cet exercice.

Cet exercice ne concerne donc que 2 comunes des zones du PPI de 4,5 km et 10 km autour de la centrale (cette zone de 10 km représente 16 420 habitants.

Partager cet article
Repost0