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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 10:21

EDF était convoqué ce mercredi matin devant le tribunal de police de Charleville-Mézières à la suite d'une plainte déposée par le réseau Sortir du nucléaire.

L'entreprise est poursuivi pour une série de rejets de produits dans la Meuse causée par la centrale nucléaire de Chooz.

Le réseau Sortir du nucléaire espère faire condamner l'entreprise pour ses différents incidents. Au sortir de l'audience, le réseau Sortir du nucléaire expliquait ne pas savoir à quoi s'attendre : "Les magistrats sont restés très neutres et n'ont pas posé beaucoup de questions. Quant au procureur, il n'a pas voulu se prononcer."

Le délibéré dans cette affaire, déjà renvoyée deux fois, sera connu le 30 juillet.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:43

Arrêtée depuis le 22 mars le temps de la recharger en combustible, l'unité de production n°1 de la centrale de Chooz a repris du service le 27 juin au soir.

13 millions d’euros ont été nécessaires pour assurer cette opération. Ce sont 20 000 heures de robinetterie et 2 500 heures de contrôles et examens qui ont été réalisées par les équipes EDF.

Cet arrêt a mobilisé environ 1 200 intervenants.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:06

Lundi, la centrale nucléaire de Nogent a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif sûreté de niveau 1 sur l'échelle Ines - qui en compte 7 - pour un écart aux règles générales d’exploitation.

Dans le cadre du redémarrage de l’unité de production 1, après sa mise à l’arrêt du 1er avril au 8 mai, EDF a réalisé la montée en puissance de son réacteur. Pour effectuer cette opération, une vitesse maximale de montée en puissance de 3 % par heure est exigée. Or, jeudi dernier, après analyse, les équipes du site ont constaté que le 16 mai une vitesse de 7 % de puissance par heure avait été atteinte. Une vitesse observée pendant moins d’une heure.

Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l’environnement, précise EDF.

Evénement de niveau 1 à la centrale de Nogent
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:39

Il aura fallu attendre, jeudi, la toute fin de l’assemblée générale de printemps de la CLI (Commission locale d’information) sur la centrale de Nogent-sur-Seine, pour que l’ancien maire de Nogent-sur-Seine fasse une annonce attendue : il en quitte la présidence.

«Vingt ans de présidence, je considère que c’est déjà un bon bail», a simplement déclaré le président de la nouvelle CLI depuis sa création en 1993. 

«Nous avons essayé de faire jouer à la CLI de Nogent le rôle qui lui revient : créer les conditions d’échanges. C’est ni rassurer, ni affoler mais informer le plus objectivement possible. C’est établir une relation de confiance entre l’exploitant et la Ville. C’est aussi exiger la transparence sans complaisance mais aussi sans excès.  Nous avons appris beaucoup de choses. Nous nous sommes enrichis. Nous ne sommes pas des spécialistes du nucléaire mais nous savons poser les questions. Travailler à la sécurité, c’est travailler à la pérennité des centrales, tout du moins leur assurer une vie longue et sans danger. Que notre centrale dure le plus longtemps possible dans les meilleures conditions de sûreté et de sécurité».

Le nouveau maire, présent dans la salle, a fait part de son souhait de présider la CLI à l’avenir : «J’accepte volontiers. La CLI de Nogent est importante et de renom. On ne faillira pas à nos missions».

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:34

Deux salariés d’entreprises prestataires de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ont été très légèrement blessés vendredi.

Alors qu’il travaillait, baissé, en salle des machines de l’unité de production n°1, un homme de 50 ans s’est cogné à une poutre métallique en se relevant. Son casque s’est enfoncé sur sa tête et il s’est blessé au visage avec les lunettes intégrées au casque. Un incident qui a nécessité l’intervention du service médical du site puis des sapeurs-pompiers pour son transport à l’hôpital afin d’y effectuer des examens plus approfondis.

C’est dans le bâtiment de traitement des effluents qu’un homme de 25 ans, en manipulant une charge, s’est ouvert un doigt de manière suffisamment grave pour que le service médical du site décide d’appeler également les sapeurs-pompiers afin de le transporter à l’hôpital.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 16:47

EDF vient de déclarer un événement significatif sûreté dit «générique» car commun à plusieurs unités de production au niveau 1 de l’échelle Ines qui en compte 7.

Dans certains locaux situés dans la partie nucléaire des installations d’une centrale nucléaire, des protections dites «biologiques» , principalement des matelas de plomb, ont été installées. Ces protections permettent de réduire l’exposition des intervenants et techniciens aux rayonnements ionisants.

En 2012, dans le cadre d’une analyse, il s’est avéré que, dans les centrales nucléaires de Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines, Le Blayais, Saint-Laurent et Tricastin, le chute de certaines protections que pourrait occasionner un séisme, risquerait d’endommager des matériels importants pour la sûreté situés à proximité. Cet écart a été déclaré à l’Autorité de sûreté.

Suite à ce constat, EDF a étendu cette analyse à l’ensemble de son parc. Il est alors ressorti que ce type de situation existait également sur d’autres unités de production, notamment à Nogent-sur-Seine.

En 2013, EDF a étendu sa déclaration initiale à l’ensemble des centrales nucléaires en raison du caractère générique de l’écart détecté. C’est à la suite d’échanges complémentaires avec l’Autorité de sûreté nucléaire, que l’entreprise a décidé de déclarer, le 15 mai dernier, un nouvel événement significatif sûreté «générique» de niveau 1. Celui-ci n’a eu aucune conséquence réelle sur la sûreté et le fonctionnement des installations. L’ensemble des écarts sera résorbé d’ici la fin de l’année 2015, assure EDF.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:03

Faut-il démanteler les centrales nucléaires ? Et les trimardeurs du nucléaire la-dedans ?

Interviews réalisés par Vive la sociale sur FPP

Et aussi la vidéoprotection à Attigny (08) et Reims

20140519 : Trimardeurs du nucléaire et démantèlement
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 15:20

Le projet Cigeo devait être mis en place en 2025 mais l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a annoncé ce mardi prévoir un démarrage plus progressif, ce après une délibération adoptée lundi par son conseil d'administration. Une phase pilote de 5 à 10 ans devrait commencer à partir de 2025 à Bure, à la limite de la Meuse et de la Haute-Marne.

Le projet consiste à stocker à 500 mètres de profondeur 3% du volume total des déchets radioactifs produits en France, qui concentrent à eux seuls plus de 99% de la radioactivité... pendant des dizaines de milliers d'années.

A partir de 2025, des premiers essais à l'aide de colis non radioactifs seront effectués puis avec quelques colis radioactifs avant d'augmenter progressivement le rythme pour atteindre 3 000 colis par an, a expliqué la directrice générale du projet. Une phase pilote qui devrait permettre de "tester sa capacité à récupérer les colis radioactifs".

Le calendrier du projet, fixé par une loi de 2006, prévoyait une demande d'autorisation en 2015 auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en vue d'un décret d'autorisation en 2018.

Dans une délibération adoptée lundi par son conseil d'administration, l'Andra prévoit désormais une demande d'autorisation en deux temps, en 2015 et 2017, et une autorisation "à l'horizon 2020", date à laquelle pourrait donc débuter la construction des installations de stockage à Bure.

Afin de "tenir compte des avis et attentes exprimés pendant le débat" public, l'ANDRA a annoncé qu'elle apportait "quatre évolutions" au projet de stockage souterrain Cigéo.

Une "phase industrielle pilote permettra de tester, en conditions réelles, l’ensemble des fonctionnalités du stockage." A l'issue de celle-ci, un bilan sera établi pour "le passage à l’exploitation courante de Cigéo."

L'Andra prévoit "un plan directeur pour l’exploitation du stockage régulièrement révisé."

Pour impliquer la société civile, elle se dotera notamment "d’un comité pluraliste chargé de l’éclairer sur la prise en compte des enjeux sociétaux dans ses activités."

Lors du débat public organisé en 2013 et début 2014,"un nouveau jalonnement du projet, intégrant une étape de stockage pilote" avait été demandée par la commission nationale du débat public.

Pour les opposants au projet, cette annonce n'est que "de la poudre aux yeux" puisque le principe fondateur du projet de stockage géologique n'est pas remis en cause. La fédération d'associations Mirabel-LNE ne voit quant à elle aucun "report du calendrier, dans la mesure où la date de 2025 est maintenue" pour un début de fonctionnement. D'autres comme le porte-parole du collectif Cedra regrette que ces aménagements ne répondent pas aux questions de fonds soulevés pendant le débat public et déplore l'absence de discussion sur des solutions alternatives.

Cigeo : le calendrier est repoussé
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 11:22

La centrale nucléaire accueille plusieurs centaines de prestataires permanents.

Non au dumping social. C’est en quelques mots ce que revendique un membre du CHSCT du Centre nucléaire de production d’électricité (CNPE), délégué du personnel, et représentant syndical du comité d’établissement.

Depuis des années, le secrétaire général de l’union locale CGT pointe de nombreuses disparités au plan social entre les agents EDF et les prestataires, quotidiens ou ponctuels, sur le site de la centrale nucléaire nogentaise. «La centrale va vivre deux arrêts de tranches, donc des prestataires vont venir en renfort des agents EDF. Ce sont ces salariés qui font 80 % de la maintenance, que ce soit pendant les arrêts ou non d’ailleurs. Il y a 250 prestataires à l’année sur la centrale et, sans eux, on ne pourrait pas faire cette maintenance puis redémarrer. Les salariés n’ont pas tous le même statut. Les agents EDF ont le statut de personnel des industries électriques et gazières. La centrale sous-traite à des sociétés privées qui ont des conventions collectives. Il y a deux catégories, et celle qui domine dans le secteur du nucléaire est celle de la Syntec et le nettoyage».

Le bât blesse à plusieurs niveaux, ces conventions, qui sont revues tous les cinq ou six ans, n’offrent que des salaires faibles et des «calendaires» (aides à la mobilité pour logement et les repas) à peine suffisants. Selon le délégué du personnel, la stratégie adoptée par EDF serait de sous-traiter la maintenance à des privés afin que cela coûte le moins possible grâce aux conventions, «avec l’effet délétère de l’épée de Damoclès qui est celle du changement de contrat».

Conséquence : les salariés prestataires du CNPE ne seraient pas logés à la même enseigne que leurs collègues agents EDF. «Les personnes qui passent devant la centrale pensent de suite aux agents EDF sans savoir que beaucoup de prestataires y travaillent pour gagner une misère ! Ce qui est affligeant, c’est que ni les compétences, ni l’ancienneté ne sont reconnues. Prenons l’exemple du personnel travaillant dans le domaine de la protection de site : le salarié va en zone, il est formé aux rayons X, il est sauveteur-secouriste du travail, mais si on lui retire ses primes, il ne lui reste que 1 150 €, alors qu’il a des responsabilités de contrôle !»

À ces considérations financières s’ajoute le problème des travailleurs détachés, étrangers de l’Union européenne, amenés à intervenir sur le site. Selon le cégétiste, rien n’est mis en œuvre pour faciliter leurs conditions sociales de travail. Et de citer un exemple : «Nous faisons des demandes depuis des années pour que le recueil de prescriptions au personnel, qui est un descriptif des démarches à suivre pour chaque intervention, soit traduit dans la langue des prestataires !»

Quelle solution alors ? La réponse ne se fait pas attendre : «Faire un statut de travailleurs du nucléaire, ce pour toutes les professions». Un statut commun, donc, «avec des garanties sociales de haut niveau», afin que les salaires et avantages sociaux soient à la hauteur des compétences de chacun.

Compliqué, selon la centrale de Nogent. «La situation n’est pas particulière à Nogent : la façon dont on travaille avec les prestataires est pilotée par un cadre national. Nous n’avons pas la main à Nogent pour créer un cadre spécifique». La direction précise également que, bien qu’agent EDF et prestataires n’aient pas le même statut social, ceux-ci travaillent en majorité pour de grands groupes, tels que Alstom, Areva, Vinci ou Onet, «entreprises dont les conditions ne sont pas désavantageuses, qui respectent certaines règles et dont les conditions de travail sont bonnes».

La CGT se dit pour sa part prête à discuter de la question des salariés prestataires avec la direction, pourquoi pas lors d’une prochaine réunion de la commission locale d’information.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:21

L'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) vient de sortir son rapport annuel. En voici des extraits concernant la région Champagne Ardenne.

Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

L’ASN considère que les performances du site de Nogent-sur-Seine en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et de protection de l’environnement rejoignent globalement l’appréciation générale des performances portée sur EDF.

L’ASN considère que le site doit encore progresser en matière de maintenance et plus spécifiquement sur la surveillance des prestataires et l’évaluation de la fiabilité des matériels.

L’ASN a, par ailleurs, constaté en 2013 des faiblesses dans le processus de traitement des écarts et estime que le site est en retrait par rapport au reste des centrales nucléaires sur ce point. Plusieurs événements significatifs déclarés en 2013 sont liés à un manque d’appropriation de la démarche d’analyse des écarts. Un effort important est attendu dans ce domaine en 2014 ; à ce titre, l’ASN a mis en demeure EDF de se mettre en conformité avec les exigences réglementaires.

L’ASN suit par ailleurs avec attention la problématique de déformation des assemblages de combustible du réacteur 2 qui a conduit EDF à avancer le prochain arrêt programmé du réacteur.

L’ASN note de bonnes performances en matière de radioprotection des travailleurs, dans un contexte d’activités de maintenance d’ampleur modeste.

En matière d’environnement, l’ASN estime que le site reste encore perfectible, en particulier sur la gestion des déchets.

Certaines actions telles que le désencombrement du bâtiment de conditionnement et d’entreposage des déchets radioactifs, le reconditionnement des boues radioactives produites et le respect du référentiel de gestion des flux de déchets et du colisage dans ce bâtiment, ne sont toujours pas achevées.

Centrale nucléaire de Chooz

L’ASN considère que les performances du site de Chooz en matière de sûreté nucléaire, de maintenance et de radioprotection rejoignent l’appréciation générale des performances portée sur EDF.

L’ASN note la persistance d’erreurs de lignage des circuits ou de consignation des matériels et des lacunes dans la préparation des activités.

L’ASN note des difficultés de communication entre les personnels chargés de la conduite des installations et ceux chargés des interventions de maintenance, ainsi que des lacunes dans la sensibilisation du personnel au maintien de la qualification des matériels et la gestion du magasin de pièces de rechange.

L’ASN considère en revanche que le processus de détection et de traitement des écarts est correctement conduit.

Par ailleurs, le site devra également veiller à l’efficacité des dispositions de propreté radiologique des chantiers et à l’application plus rigoureuse des dispositions prises vis-à-vis du risque d’introduction de corps étrangers dans les circuits.

Concernant le suivi des équipements sous pression, le renouvellement de la reconnaissance par les pouvoirs publics du service d’inspection interne a confirmé la qualité et l’indépendance de ce service. L’ASN considère en revanche que le site de Chooz devra veiller à disposer des compétences suffisantes pour mettre en oeuvre la réglementation des équipements sous pression nucléaires.

L’ASN estime enfin que les performances du site de Chooz en matière de protection de l’environnement sont légèrement en retrait par rapport à l’appréciation qu’elle porte sur EDF, notamment en raison des délais de résorption finale et du renouvellement de certains événements dans ce domaine ; deux rejets dans le réseau d’égout du site de substances non autorisées ont notamment été constatés en 2013.

S’agissant du chantier de démantèlement de la centrale de Chooz A, l’ASN considère que les performances de l’exploitant sont correctes en matière de maîtrise du confinement et en progrès en ce qui concerne le risque incendie. L’exploitant devra améliorer le pilotage de la surveillance des prestataires, notamment dans les domaines de la sécurité et de la radioprotection, ainsi que l’attention portée à la maintenance des matériels de radioprotection.

Inspection du travail dans les centrales nucléaires

L’ASN a poursuivi ses actions de contrôle des conditions d’hygiène et de sécurité ainsi que de la sous-traitance lors des opérations de maintenance et d’exploitation des centrales de Chooz B et Nogent-sur-Seine et des opérations de démantèlement des installations de Chooz A.

Les dispositions prises par l’exploitant en matière d’hygiène et de sécurité sont le plus souvent satisfaisantes mais l’ASN

constate encore fréquemment que les analyses de risques préalables aux interventions de maintenance sont insuffisanteset que les conditions d’intervention ne conduisent pas systématiquement à une réduction maximale des risques pour les personnels. L’ASN a constaté que le risque de chute de hauteur ne fait pas toujours l’objet d’une attention suffisante. Enfin des écarts dans le traitement des déchets amiantés (emballages non-conformes, défauts d’identification des colis, mélange avec des déchets conventionnels) ont été relevés sur Chooz A.

Le réacteur CHOOZ A (centrale nucléaire des Ardennes)

Ce réacteur est le premier du type à eau pressurisée construit en France. Il a fonctionné de 1967 à 1991.

Le démantèlement de cette centrale s’inscrit comme un chantier précurseur des démantèlements futurs des réacteurs à eau pressurisée, technologie des réacteurs électronucléaires français actuellement en fonctionnement.

Dans le cadre du démantèlement partiel du réacteur, le décret du 19 mars 1999 a autorisé la modification de l’installation existante pour la transformer en installation d’entreposage de ses propres matériels laissés en place et créer ainsi une nouvelle INB dénommée CNA-D. Le démantèlement complet a été autorisé par le décret n° 2007-1395 du 27 septembre 2007.

Par la décision n° 2010-DC-0202 du 7 décembre 2010, l’ASN a autorisé l’engagement des travaux de démantèlement du circuit primaire, hors démantèlement de la cuve du réacteur, sous réserve du respect d’un certain nombre de prescriptions techniques. Les quatre générateurs de vapeur de la centrale ont été déposés et décontaminés. Deux d’entre eux ont été expédiés au Centre industriel de regroupement, d'entreposage et de stockage (CIRES). Le démantèlement de la cuve est soumis à autorisation préalable de l’ASN. A ce titre EDF a déposé un dossier en 2011 dont l’ASN finalise actuellement l’instruction.

Centre de stockage de déchets de Soulaines-Dhuys et Laboratoire de Bure

L’ASN considère que l’exploitation du CSA est réalisée de façon satisfaisante. Au cours de l’année 2013, l’exploitation s’est poursuivie avec un bon niveau de qualité comparable au niveau de performance des années antérieures.

Parmi les faits marquants de l’année 2013, l’ASN retient le bon déroulement de la première campagne de prise en charge de colis hors normes contenant des protections neutroniques latérales de Creys-Malville. Concernant la mise en place d’un système d’autorisations internes, l’ASN note un suivi satisfaisant des dossiers instruits dans le cadre de ce dispositif, mais considère que les modalités d’information de l’ASN devront être améliorées.

Sites et sols pollués

Dans la continuité des années précédentes, l’ASN a contribué, en liaison avec les services déconcentrés de l’État et l’ANDRA, à la mise en oeuvre du traitement des pollutions radioactives historiques issues de l’exploitation de l’ancienne usine Orflam-Plast de Pargny-sur-Saulx (51). Les opérations d’assainissement engagées depuis 2010 ont été poursuivies et devraient normalement se terminer en 2014.

L’ASN considère que les travaux menés par l’ANDRA dans le laboratoire souterrain de Bure se sont poursuivis en 2013 avec un bon niveau de qualité, comparable au niveau de performance des années antérieures.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 19:57

Entre Meuse et Haute-Marne, l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs s’apprête à confirmer le report de la construction du site de stockage souterrain de Bure.

L’Andra devrait annoncer l’étalement du calendrier qui prévoyait initialement de débuter en 2019 la construction de Cigéo, appellation du stockage proprement dit. Le laboratoire qui étudie le comportement des radioéléments dans le sous-sol argileux de Bure, réputé pour sa stabilité et ses capacités de confinement, fonctionne depuis une quinzaine d’années. Début 2014, l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et l’ASN (Agence de sûreté nucléaire) s’étaient prononcés pour un «redéploiement du projet», estimant le calendrier «trop tendu». «Des preuves supplémentaires doivent être apportées sur la sécurité», avait précisé l’IRSN. Cette demande conforte les réserves émises, en février dernier, par la commission nationale du débat public (CNDP).

Surtout, Cigéo est destiné à accueillir quelque 80 000 mètres cubes de déchets nucléaires : 70 000 à moyenne activité et vie longue (MA-VL) et 10 000 à haute activité (HA). S’ils ne représentent que 3 % du volume total de nos déchets (1 200 tonnes par an), ces 80 000 mètres cubes concentrent 99 % de la réactivité des déchets nucléaires français. Leur durée de vie est de 100 000 ans.

Officiellement, l’étalement du calendrier n’est pas une «surprise» pour l’Andra. «Ces demandes vont dans le sens de ce que nous avions prévu et exprimé avec une mise en œuvre progressive. Le calendrier devra s’adapter aux contraintes industrielles», commente le directeur de la maîtrise des risques à l’agence. Si la mise en service de Cigéo est toujours évoquée en 2025, les autorités de sûreté estiment cependant nécessaire une période transitoire durant laquelle la sûreté des installations devra être testée. Le directeur des risques conteste en revanche l’idée selon laquelle les risques d’incendie dans les galeries destinées à accueillir les colis ont été sous-évalués.

Outre les conditions d’acheminement des déchets ou le risque sismique (également contesté par l’Andra), cette critique est l’une des plus récurrentes. «Si le confinement est assuré, nous devons garantir la robustesse du conditionnement des déchets. Pour le moment, nos projections ont été validées par l’ASN».

Actuellement, l’Andra concentre ses recherches sur les scellements destinés à fermer les alvéoles qui accueilleront les colis. Si elle est confirmée, l’annonce d’une révision du calendrier de Cigéo serait un «moindre mal» pour les partisans de l’enfouissement, comparé à un éventuel revirement du gouvernement. Alors que la France veut s’engager à réduire à 50 % la part du nucléaire dans sa production électrique (au lieu de 78 % actuellement), qu’en serait-il si elle décidait d’abandonner le projet très engagé de Bure, comme le réclamait en 2011 la nouvelle ministre de l’Écologie ?

L’enjeu de ce report probable n’est pas mince. D’abord parce qu’il engage et concerne des sommes considérables. Depuis 2000, le coût du laboratoire et des études qui y sont menées est estimé à plus de 1,5  milliard d’euros, sans compter les quelque 350 millions consacrés au «fonds d’accompagnement» versé par les producteurs de déchets (EDF, Areva) aux collectivités d’accueil. Les conseils généraux de la Meuse et de la Haute-Marne, par exemple, perçoivent chacun 30 millions d’euros par an. Le coût de la construction et du fonctionnement de Cigéo lui-même serait compris entre 13 et… 35 milliards d’euros, selon les évaluations ! Il est vrai que cet investissement s’étalerait sur un siècle, au terme duquel le site serait définitivement fermé (en gros vers 2130 !).

Bure : les déchets radioactifs attendront encore un peu…
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:09

Depuis vendredi 4 avril, l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine est de nouveau couplée au réseau électrique national.

L'unité de production n°2 était arrêtée, depuis le 21 février, pour effectuer le renouvellement partiel de son combustible et réaliser des activités de maintenance.

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