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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 09:41

Une partie du personnel du CFA du bâtiment et des travaux publics des Ardennes, situé à Poix-Terron, a suivi un mouvement de grève mercredi après-midi pour protester contre «la dégradation des conditions de travail».

L'organisation des CFA-BTP étant désormais régionalisée, leurs homologues de l'Aube et de la Haute-Marne ont également répondu à ce mouvement. Seul le personnel du centre de Reims ne s'est pas mis en grève.

Au sein de l'établissement, des membres du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont décidé d'enquêter sur les conditions de travail au sein du CFA et le mal-être qui touche, depuis plusieurs années, le personnel et certaines personnes en particulier. Un cabinet de psychologie doit également faire un diagnostic.

Les grévistes restent pour l'heure dans l'attente des résultats de ces études, avant d'envisager d'autres actions, ne souhaitant pas «faire une grève pour la grève».

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 09:17

Le mouvement de grève a été reconduit chez Initial, la blanchisserie industrielle de la zone Actipôle La Neuvillette à Reims. Les négociations semblent toujours bloquées.

Le désaccord porte sur une prime d’intéressement, qui serait baissée de 20 % et fondée sur 5 critères. Selon la direction, deux de ses critères étaient déjà en place (résultats et atteinte du budget) pour cette prime qui existe depuis 1986. Elle a proposé une nouvelle réunion le 5 juin, et n’a pas eu de réponse des partenaires sociaux.

Dans un communiqué, Initial précise qu’elle «souhaite récompenser les sites qui voient leur absentéisme baisser et le niveau de satisfaction de leurs clients augmenter; elle a donc proposé de faire évoluer l’accord d’intéressement en ce sens, tout en maintenant comme base du calcul de l’enveloppe le niveau de résultat du site ainsi que l’atteinte du budget, comme c’est le cas dans le précédent accord. Ces nouveaux critères qualitatifs agiraient simplement comme des coefficients bonus/malus pouvant faire varier l’enveloppe de plus ou moins 10 %

Les deux parties ont jusqu’au 30 juin pour renégocier cet accord d‘intéressement.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:47

Les faits reprochés à la société FM Logistic courent sur la période d'août 2007 au 31 mars 2008. Cette entreprise du sud de l'Aisne était poursuivie pour avoir recouru à l'intérim afin de faire face à un besoin structurel de main-d'œuvre.

Le dossier repose sur des procès-verbaux de l'inspection du travail de Soissons, des 15 avril et 23 septembre 2008. «Lors du contrôle de la société, qui avait à l'époque comme principal client la société Carrefour, 40 % des contrats étaient des contrats d'intérim. Pourquoi autant ? La question avait été posée», souligne la juge. À l'époque comme hier, l'argument de FM Logistic reste le même : ces intérimaires étaient là pour faire face à un accroissement temporaire de l'activité. Sauf que l'inspection du travail a constaté que cet accroissement se «produisait tous les jours. N'aurait-on pas pu embaucher ?»

Le vice-procureur ne doute pas : «Il y a eu recours abusif à l'intérim. En août 2007, il y a 97 contrats d'intérim. C'est le plus bas. Le mois suivant, 131, puis 249, puis 292. Le nombre de contrats va toujours être au-dessus de 200. C'est une masse trop importante. Cette société s'applique un droit du travail qui n'est pas celui du code du travail». Il requiert pour ces faits 5 000 € d'amende, «sanction qui n'est pas importante au regard du chiffre d'affaires de l'entreprise». L'enjeu de cette audience, selon lui, «c'est la culpabilité».

L'affaire a été mise en délibéré au 17 juin prochain.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:41

En sursis depuis le mois d'août 2012, la sentence est tombée le 16 mai dernier pour les transports Acosta. Le tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne a prononcé la liquidation judiciaire des sociétés de transports Trans Plus Services de Recy et de la Société rémoise de transports (SRT) de Saint-Martin-sur-Le-Pré. La société Transmeuse installée à Revigny-sur-Ornain - dans la région voisine - a elle aussi baissé le rideau le 17 mai. Les trois entités étaient spécialisées dans le transport de marchandises.

Au niveau humain, le bilan chiffré est lourd avec 90 emplois supprimés au total sur les deux sites marnais et 19 dans la Meuse.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:18

L'entreprise générale du bâtiment Serprodis est née il y a une quinzaine d'années à Laon.

«Vendredi, j'irai au tribunal de commerce de Saint-Quentin et ce sera la fin. Mais les ouvriers ne sont pas à remettre en cause, ni la gestion, ni les clients, les fournisseurs, la banque… Tous peuvent être remerciés.... On est surtout en colère contre le Gouvernement qui ne fait rien».

«Il y a déjà longtemps qu'on n'a plus de trésorerie. On travaille à flux tendu, de quoi payer ce qu'on doit, les salaires». Des projets qui capotent et c'est soudain douze personnes qui se retrouvent à quai.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:09

Le mois dernier, les élus de la communauté de communes et ceux de Bar-sur-Aube ont décidé de racheter les actifs de plusieurs sociétés de Cauval industries et notamment des machines de l'usine de fabrication de matelas de Sévérac-le-Château. Elles devraient être démontées et rapatriées à Bar-sur-Aube dans les prochaines semaines.

«En attendant, nous poursuivons l'activité sur les produits plus bas de gamme. L'usine tourne même si elle connaît des difficultés d'approvisionnement»

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:56

Vetrotech-05-2013.jpgDepuis mardi une dizaine d'employés des secteurs découpage du verre et façonnage à grande vitesse, de Vetrotech à Condren, sont en grève.

Un mouvement à l'initiative d'ouvriers des deux secteurs et relayés par la CGT. Les grévistes réclament des hausses de salaires. «La société commence à gagner de l'argent mais on oublie les travailleurs. On est d'accord pour donner, mais il faut aussi recevoir. Les dirigeants ont été assez récompensés avec nos efforts depuis le plan social».

Des négociations sont en cours avec la direction ; le piquet de grève pourrait durer. «Ils ne lâcheront rien tant qu'il n'y aura pas d'effort de fait».

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 10:31

Les salariés de la blanchisserie industrielle Initial à Reims étaient en grève hier et manifestaient devant l'entreprise.

«La direction a décidé de baisser la prime d'intéressement de 20 %, et de la fonder sur 5 critères : l'absentéisme, la qualité client, le plan d'objectifs, la progression et les résultats directs du site».

Ce sont 19 sites sur toute la France qui ont décidé de se mettre en grève hier, et 5 autres devraient les rejoindre aujourd'hui. Initial, dont le siège est à Boulogne-Billancourt, compte environ 3 800 salariés, et le site rémois emploie 86 personnes.

«Nous allons poursuivre la grève au moins jusque vendredi, à moins qu'il y ait une avancée dans les négociations».

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 10:19

Aujourd'hui, 26 professeurs sur 31 du collège Pithou de Troyes font grève. L'établissement scolaire connaît pour la première fois une très forte mobilisation de la part de ses enseignants.

Ils protestent notamment contre la suppression d'un aide de laboratoire et contre la perte de crédits pédagogiques.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 16:19

La procédure est F-I-N-I-E ! Pour résumer, et s'offrir une image sympathique, le RADO (nom donné à l'association que les anciens salariés d'Atal avaient constitué après la fermeture) a joué son rôle en emmenant les 82 membres à bon port. Celui de pouvoir enfin utiliser les indemnités gagnées après huit années de lutte contre leurs anciens patrons.

La fin d'un combat après que, l'année dernière, les avocats d'Atal se sont pourvus en cassation le dernier jour possible après l'arrêt de la cour d'appel de Douai. Alors que les salariés pensaient avoir enfin remporté la victoire.

Si la Cour de cassation avait cassé le jugement de la cour d'appel, les indemnités supra conventionnelles obtenues pour licenciement abusif, auraient pu être réclamées. Soit, pour certains salariés, jusqu'à 40 000 euros, une fois déduits des frais d'avocat que celui-ci prenait (pourcentage sur les indemnités gagnées).

Samedi, l'association va se réunir pour se dissoudre. Et fêter cela avec du champagne et non le vin blanc - de qualité - qu'il y avait eu l'année passée à la même époque, quand la cour d'appel de Douai confirmait le licenciement abusif. Et cette fois-ci, il n'y aura aucun appel, pourvoi ou autre voie de justice possible…

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 16:05

90% des salariés de la succursale troyenne de Banque de France sont en grève aujourd'hui. Ils redoutent la fermeture de la caisse prévue au 1er juillet 2014 ainsi que la fermeture des bureaux à l'horizon 2020.

Dans le cadre d'un grand projet de restructuration, la Banque de France a programmé la fermeture d'une quarantaine de caisses en France.

La Banque de France emploie 41 salariés à Troyes.

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:35

Sur les 148 salariés mis à la porte le 22 avril 2011, lorsqu'Ideal Standard a fermé Porcher, 124 ont décidé de se battre en justice. Parmi eux, seuls 22 ont retrouvé un emploi en CDI et trois ont créé leur entreprise.

La salle du conseil de Prud'hommes de Charleville n'étant pas assez grande pour accueillir tout le monde, le procès tant attendu a lieu au TGI, dans le cadre de ce qu'on appelle une «audience foraine».

Cette audience vise à faire reconnaître deux fautes : primo un licenciement sans cause réelle et sérieuse, secundo un «préjudice d'anxiété» liée à l'amiante.

Dans le premier cas, l'employeur «a manqué à son obligation de reclassement». En clair, il aurait fallu proposer des postes aux salariés dans l'ensemble du groupe ISI (11 000 salariés dans le monde, dont ceux d'Ideal Standard), et couvrant tout le secteur d'activité du groupe. Au lieu de ça, sept postes seulement ont été proposés en France, et 33 en Europe (sur 4 400), tous requérant un haut niveau d'études, et tous destinés à ne produire qu'une seule catégorie de produits (la céramique).

Ensuite il y a eu «violation de l'ordre des départs». Par exemple : «Pour le personnel cadre, a été prise en compte l'ancienneté du salarié, et pour le personnel non cadre a été pris en considération le niveau de qualification […]. Le choix des salariés à licencier n'a pu qu'être entaché d'irrégularités».

Le second motif de plainte des salariés concerne l'amiante. Entre 2008 et 2010, trois d'entre eux sont tombés malades à cause d'elle. Tous les autres ont peur. «Alors que l'entreprise a tout fait pour empêcher une expertise des lieux, l'administration du travail, lorsqu'elle s'est enfin rendue sur place en 2011 et 2012, a rédigé un rapport édifiant : il y avait de l'amiante partout et tous les salariés ont été exposés. Le rapport a clairement pointé la «carence de l'entreprise» sur ce sujet».

Pour le licenciement économique sans cause réelle et sérieuse, leur avocat demande entre 12 et 48 mois de salaires en fonction de l'ancienneté et de la difficulté à retrouver un emploi. Pour la violation de l'ordre des départs, deux ans de salaires. Et 30 000 euros pour le préjudice d'anxiété.

Le délibéré a été fixé au 25 juin.

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