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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 18:28

L'Agespana (l'association chargée, entre autres, de gérer, jusqu'à sa reprise par la Croix-Rouge, les maisons de retraite de Givet et des Hauts Buttés), n'en finit pas de ne pas finir.

Le conseil de Prud'hommes de Charleville devait se prononcer, hier, sur le licenciement pour faute lourde, le 5 janvier 2012, de l'ex-directeur. Un licenciement que ce dernier a toujours contesté.

Or l'affaire, déjà reportée il y a quelques mois, a été renvoyée au 8 novembre. La demande de report a été formulée par l'avocate de l'ex-direcreur, dans le but de «faire condamner solidairement l'Agespana et la Croix-Rouge, la seconde ayant repris les activités de la première, qui est aujourd'hui financièrement exsangue».

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 18:21

Les conducteurs des transports de l'agglomération de Chauny-Tergnier étaient, hier matin, en piquet de grève devant le site de leur entreprise, avenue Jean-Jaurès, à Chauny, plutôt que dans leurs bus (à l'exception des employés en CDD et intérimaires).

Les conducteurs en grève veulent être payés au-dessus des points UTP (union des transports publics) qui régissent les situations salariales dans le secteur. «Pour une situation actuelle à 8,27 euros le point, la direction nous a proposé 8,41 euros. De notre côté, au départ des négociations, nous demandions 9 euros le point et nous étions descendus à 8,50 euros».

La rencontre d'hier midi entre les conducteurs et Eric Patoux, directeur opérationnel, n'ayant rien donné de plus, la situation demeurait bloquée à la grève. Hier, les bus conduits par les non grévistes assuraient les heures de pointe et scolaires. Priorité aux cartables.

Aujourd'hui, changement de stratégie côté direction : Priorité aux cabas.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 18:09

La guerre est déclarée entre les différents syndicats de l'usine Ardam Electrolux de Revin dans les Ardennes. Jusqu'à présent, une intersyndicale menait le combat, désormais 2 syndicats la CGT et FO envisagent de prendre, chacun, un avocat pour défendre leurs intérêts.

La semaine dernière, le groupe aurait procédé au «licenciement de Jean Ferry, l'un des experts qui a défendu le projet en Suède» et plus inquiétant encore, la direction aurait déjà fait savoir «qu'il y aura la délocalisation programmée d'une partie de la fabrication de machines à laver par le dessus à Olawa, en Pologne, en fin d'année et ce, sans contrepartie. La direction ne tient pas les engagements qu'elle a pris à Bercy. On parle déjà de réduire la cadence sur la ligne B et de suppression de postes».

Aux dires des salariés, une polémique serait née, en interne à l'entreprise, à la seule évocation de la présence d'un avocat. C'est pourquoi, l'union départementale FO a choisi de faire appel à Xavier Medeau pour prodiguer ses conseils juridiques. Or, l'avocat ardennais a déjà été mandaté par la CGT Electrolux. 

Lors d'une réunion convoquée par FO, une remise en cause de la légitimité de l'intersyndicale, voire même un désaveu contre le syndicat majoritaire qu'est la CFDT, ont clairement été exprimés.

En juin 2014 se dérouleront les élections du personnel : «Sur l'ensemble des délégués de l'intersyndicale, il y en a beaucoup qui vont partir dans le cadre de mesure d'âges. Ils vont quitter le navire, quand le bateau va couler. C'est inadmissible».

Il y a «urgence à se mobiliser car la situation est en train de basculer».

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:59

Les salariés de Baxi ont fait le siège de leur siège social au Blanc-Mesnil durant le comité central d'entreprise extraordinaire. Une nouvelle réunion qui ne sert, selon l'intersyndicale, que de prétexte à la direction, «pour dire qu'elle maintient le dialogue social».

Une nouvelle fois, les représentants du personnel et leur expert-comptable ont tenté de faire revenir la direction sur sa décision de fermeture du site à l'horizon 2014. L'argument économique ne serait pas fondé et il existerait surtout une possibilité, en réorganisant et en restructurant l'usine de montage de chaudières, de sauver près d'une centaine d'emplois sur les cent quarante. «La direction nous a dit que quoique l'on fasse, sa volonté était de fermer. Ils essaient par tous les moyens juridiques d'ouvrir le livre II du PSE (Plan sauvegarde de l'emploi».

Le prochain comité central d'entreprise se réunira le 26 juin. L'entreprise fermera ses portes le 19 juillet pour les congés annuels et rouvrira le 23 août. L'intersyndicale promet d'être vigilante durant cette période de «trêve».

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:53

Placée en redressement judiciaire le 19 avril, la SA Ducher, propriétaire de la librairie Rimbaud à Charleville, bénéficie actuellement d'une période d'observation de six mois. Sa situation a été examinée vendredi dernier par le tribunal de commerce de Bar-le-Duc (Meuse).

L'administrateur judiciaire et le PDG ont brièvement présenté le plan destiné à améliorer les comptes de la société, qui compte 86 salariés (dont 20 à Charleville), dans six boutiques (Verdun, Nancy, Thionville, Bar-le-Duc et Charleville).

De source judiciaire, le plan consisterait d'une part à vendre rapidement deux magasins en difficulté, ceux de Thionville, qui emploient plus de vingt salariés, puis à licencier entre cinq et dix personnes parmi le personnel restant.

Ces licenciements devraient affecter, entre autres, la librairie Rimbaud. L'avenir du magasin n'est cependant pas menacé, le site bénéficiant, parmi d'autres atouts, d'une situation privilégiée et d'un volume d'activité qui demeure important.

Le 24 juin doit se tenir un comité d'entreprise. Toujours de source judiciaire, le prochain rendez-vous au tribunal de commerce de Bar-le-Duc est fixé au 4 octobre prochain.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:03

«Deux licenciements pour insuffisance professionnelle depuis janvier !». «Ce sont des licenciements abusifs» dénoncent d'une seule voix les syndicats (CGT, la CGT-UGICT, Sud-Solidaire). La pétition réclamant la «réintégration» d'au moins un de leur collègue a obtenu en quelques jours, 148 signatures (sur 270 salariés).

Certes, des licenciements, il y en a eu auparavant, mais «comme le veut la procédure» pour des personnes déclarées médicalement «inaptes», jamais pour insuffisance professionnelle. La CGT dénonce un motif fourre-tout et observe que le jeune audiencier en poste depuis un an et la fondée de pouvoir (service comptabilité), embauchée depuis 5 ans, n'ont eu aucune seconde chance.

Les syndicats comprennent d'autant moins la décision du directeur qu'il a procédé lui-même à l'embauche du jeune homme et que les états de service de la fondée de pouvoir étaient excellents jusqu'à son arrivée. «Comment a-t-elle pu devenir incompétente du jour au lendemain ? Grâce à son travail la caisse a été certifiée et le personnel (directeur compris) voit sa prime d'intéressement exploser».

Avant d'en arriver au pire, reclassement et conseil de discipline sont des étapes possibles. Dans le cas du jeune salarié de 24 ans, «des mesures d'accompagnement» auraient dû être prises pour l'aider à plaider ses dossiers. «Or ça ne lui a pas été proposé. Il n'a été qu'en période d'observation et faute d'effectifs, n'a bénéficié d'aucune formation en interne».

En quelques jours, son cas était réglé. Le 26 décembre, il était convoqué par mail pour un entretien professionnel ; quelques jours plus tard, il refusait la transaction proposée pour une rupture conventionnelle de contrat (2 500 euros) et pointait au chômage.

La fondée de pouvoir aurait vu sa situation se dégrader plus lentement, à l'arrivée du nouveau directeur en septembre 2011. Exclue de réunions de service, pointée du doigt pour des erreurs, elle s'est rapidement retrouvée en dépression et arrêtée. Un an plus tard, à son retour, on lui propose 30 000 euros pour son départ. Elle retombe immédiatement malade… ce qui est interprété comme un refus. Mi-mars, l'insuffisance professionnelle est retenue contre elle.

L'affaire se poursuivra aux Prud'hommes.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 09:20

L'entreprise de fabrication d'appareils de chauffage à bois Deville (poêles, cheminées, foyers et inserts, fourneaux) implantée à Charleville-Mézières a vu sa période de sauvegarde prolongée jusqu'au 14 octobre prochain par le tribunal de commerce de Sedan. Cette étape d'observation, peut permettre d'éviter le redressement judiciaire pour cette entreprise de 123 salariés. Son directeur est à la recherche d'un partenaire pour consolider les fonds propres de la société.En attendant, quatre postes d'encadrement ont été supprimés cette semaine.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 09:33

Au quatrième jour du conflit qui oppose les chauffeurs à leur direction, des solutions pourraient être trouvées. Hier matin, les salariés ont haussé le ton en bloquant la sortie du responsable du site. «Il n'y a pas eu de séquestration mais nous avons demandé à avoir des réponses dans la journée».

Des réponses, les chauffeurs en grève en ont eu. Ces derniers ont obtenu l'installation de sanitaires dignes de ce nom sur le site ainsi que la régularisation de leur salaire basé sur 186 heures. Seul point qui coince encore, le cas de trois chauffeurs pour lesquels la direction refuse d'appliquer le protocole.

Solidaires, les chauffeurs grévistes ont choisi de continuer le mouvement jusqu'à ce que l'ensemble des salariés obtiennent satisfaction.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 14:51

À l'issue d'une enquête préliminaire longue de plusieurs mois, le chef d'entreprise de la société DRI construction, implantée à Sainte-Maure, a été placé en garde à vue.

Tout démarre dans le courant de l'année 2011 par un contrôle inopiné des agents de l'inspection du travail. Quatre chantiers sont directement ciblés à Troyes et dans l'agglomération troyenne. À l'issue des constatations, quatre procès-verbaux sont dressés et transmis au parquet. Et c'est dans le cadre du comité opérationnel départemental anti-fraude que les investigations sont menées. Au fil de mois, il apparaît qu'il a installé un système particulièrement bien rodé. Un système qui lui permet de contourner tranquillement, mais sûrement, l'ensemble des réglementations sociales par le biais de fausses sous-traitances.

«Il a recours à des prestataires de services alors qu'en réalité, ils n'ont aucune indépendance ni autonomie». En fait, des «tâcherons» souvent sous-payés assument des tâches inhérentes à la société. Des pseudo-salariés qu'il évite ainsi d'embaucher. Selon ce mode opératoire : pas de charges salariales et pas plus de charges patronales. Adieu le SMIC ou les horaires de travail, «les prestataires sont censés travailler pour eux tandis que le chef d'entreprise augmente sa marge».

À l'issue de son audition, le chef d'entreprise est ressorti libre. Le 20 novembre prochain, il aura à répondre en son nom propre et au nom de sa société de prêt illicite de main-d'œuvre, de marchandage et de travail dissimulé.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 14:41

Le 31 octobre 2012, un postier de 56 ans a mis fin à ses jours, en se pendant dans la salle de pause au bureau de poste de La Fère.

À la suite de ce drame, le comité hygiène sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de La Poste avait souhaité une expertise des risques psychosociaux des postiers à l'échelle de la région. La direction nationale voulait restreindre ce périmètre à la zone de Tergnier-La Fere et avait attenté une action en référé devant le tribunal de Beauvais. La décision a été rendue le 31 mai dernier.

Le tribunal a débouté La Poste de ses demandes. Elle a même été condamnée à verser 2 000 € de dommages et intérêts au CHSCT. Concernant la restructuration de l'entreprise, le juge estime que «tous les guichetiers de Picardie sont impactés de la même façon». La décision va même plus loin en affirmant que le geste désespéré «trouve manifestement sa cause dans les conditions de travail et la souffrance en résultant».

Comme le souhaitait donc le CHSCT, une nouvelle demande d'expertise à l'échelle de la Picardie devrait être relancée.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 09:30

6 salariés de l'entreprise Braga, spécialisée en travaux de maçonnerie et mise en liquidation judiciaire en mars dernier, sont désarmés. Après le salaire de mars, plus rien n'a été versé par la société, alors qu'elle doit leur assurer une rémunération jusqu'au 19 avril. Pire encore : les certificats d'employeurs n'ont pas été transmis à Pôle Emploi, ce qui signifie que les six licenciés ne peuvent ni s'inscrire, ni suivre de formation payée, ni même toucher la moindre indemnité.

Il revient pourtant au mandataire liquidateur d'assurer, dans le cas de la cessation totale d'activité, le règlement des sommes dues aux salariés et le processus de licenciements. Reste à savoir ce que les huissiers rémois attendent pour sortir ces travailleurs de la gabegie.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 09:24

Les chauffeurs de la société de transport et de logistique Lor à Reims, filiale du groupe Brun/Invest, basé en Isère, ont refusé de reprendre le travail après ces premiers échanges avec la direction.

«Nous avons appris que notre atelier d'entretien et de mécanique allait fermer. On a tous peur pour notre avenir. On voit bien que notre direction prend des décisions mais il y a un manque d'informations criant. Le comité d'entreprise n'a, par exemple, pas été averti lors de la fermeture de notre atelier, ce qui constitue une faute dans une boîte qui dépasse la barre des cinquante salariés».

Aux dires des salariés grévistes, la direction se prépare désormais à fermer les postes du secrétariat d'exploitation. Menaçant ainsi deux équivalents «temps plein».

Pêle-mêle, les chauffeurs réclament l'installation de «toilettes décentes» (ils ne disposent aujourd'hui qu'un d'un seul urinoir), «le respect de la convention collective», le paiement des chauffeurs à 186 heures, ainsi que la mise à disposition d'un local digne de ce nom afin que les réunions du comité d'entreprise se déroulent dans des conditions normales.

Par ailleurs, les chauffeurs s'interrogent sur «les récentes visites médicales, demandées par l'entreprise, durant lesquelles les chauffeurs doivent se soumettre, sans avis préalable, à des tests de dépistage d'alcool et de drogues».

Ils ont décidé à une extrême majorité de continuer le mouvement jusqu'à ce qu'ils obtiennent des réponses claires de la part de leur direction.

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