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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 09:18

Annoncée un peu comme le messie, notamment dans la Pointe qui avait connu les turbulences de l'Agespana, la Croix-Rouge est pourtant dans le collimateur de ses autorités de tutelle, à savoir l'État et le conseil général des Ardennes.

En tant que financeur des volets «hébergement» et «dépendance» des Ehpad (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), le conseil général vient de commander un audit pour contrôler la gestion des trois équipements ardennais gérés par la Croix-Rouge française. Ils sont situés à Givet (60 résidants, 37 équivalents temps plein), Monthermé (74 résidants, 44 ETP) et Carignan (98 résidants et 70 ETP).

Selon les chiffres du conseil général, le déficit atteint 645 000 euros à Carignan, 160 000 à Givet et 82 000 aux Hauts Buttés. Soit près de 900 000 euros au total. Mais l'ardoise pourrait être beaucoup plus lourde : «Aux Hauts Buttés, la Croix-Rouge a bénéficié d'une recette exceptionnelle, liée à la reprise des frais financiers du Prêt locatif social par l'État. En clair cela représente plus de 700 000 euros. Sans cette somme, le déficit serait beaucoup plus lourd».

Si ces chiffres s'avèrent exacts, qui va payer la casse ? Les salariés ? Les personnes âgées ? Ou les 2 ?

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:45

En février dernier, le grand patron de Geci International a assisté impuissant au crash du Skylander en Lorraine avec la liquidation de la société qui portait le projet, Sky Aircraft. L'avion fantôme avait, pour mémoire, coûté la bagatelle de 21 millions d'euros à la Région.

L'avionneur pourrait maintenant perdre les commandes de sa filiale rémoise, Reims Aviation Industries. Car même si les comptes de cette dernière ne sont plus certifiés depuis 2011, il s'avère que son passif serait de plus de 15 millions d'euros. La pérennité de Reims Aviation tient aussi dans sa capacité à régler une forte prime d'assurance. À défaut, la société pourrait courir à sa perte puisqu'elle perdrait purement et simplement sa licence d'avionneur.

Le 29 août 2013, le grand patron de Geci International faisait venir sa garde rapprochée au chevet de la filiale au bord du crash pour prendre les manettes du comité d'entreprise (CE). Et qui était sa garde rapprochée ? Imad Lahoud - l'illustre faussaire de l'affaire Clearstream - était flanqué d'un certain Antoine Bolzinger, un autre «client» des prétoires.

Que voulaient précisément les envoyés très spéciaux du big boss ? Pas grand chose à quelques détails près. Ils auraient escompté repartir les bras chargés de la comptabilité de Reims Aviation et un chèque de banque de plus de deux millions d'euros encaissable par la holding. L'autre souhait concernait la livraison dans les plus brefs délais, fixés il est vrai avant la fin septembre,  du dernier né des F 406 commandé depuis belle lurette par les services secrets britanniques (avion qui est prêt et attend en bord de piste).

Suite à une saisine du comité d'entreprise, devant les difficultés économiques rencontrées par la société, le procureur de la République de Reims a assigné toutes les parties mardi mardi prochain devant le tribunal de commerce.

Les magistrats peuvent débouter le parquet, estimant que la société n'est pas en cessation de paiement. Un autre cas de figure prévoit que le tribunal confie à un mandataire et à un juge le soin de vérifier si l'entreprise se trouve ou pas en état de cessation de paiement avant de prendre une décision. Un troisième scénario consiste à déclarer la cessation de paiement. Le tribunal ordonne alors le redressement judiciaire avec poursuite de l'activité et maintien des emplois pour tenter d'éponger les dettes. Une période d'observation de six mois s'ouvre alors avec la possibilité de mettre un mandataire judiciaire aux manettes.

75 salariés attendent d'être fixés sur leur sort.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 20:48
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 15:31

Les 54 salariés de l'abattoir Sobevir (société du bétail et des viandes du Rethélois) devront encore patienter avant de savoir à quelle sauce ils seront mangés.

Le tribunal de commerce de Sedan ne se prononcera pas avant mardi sur la proposition de reprise qui lui a été présentée hier après-midi. La seule offre formulée depuis son placement en redressement judiciaire à la mi-juillet.

La société financière Himmesoete rachèterait l'ensemble du site (matériel compris) pour la somme symbolique de trois euros mais y investirait jusqu'à 1,7 million d'euros. 12 postes sur les 54 existants seraient supprimés. Mais il y aurait la création d'un poste de directeur commercial.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 15:21

Ils ont travaillé dans un garage ayant pignon sur rue à Hirson. Ils sont au chômage depuis plus plusieurs mois, mais sans un sou. Pôle emploi ne les indemnise pas.

Et pour cause : le patron, pourtant interdit de gestion, ne les a pas déclaré. Ils ont toujours des salaires en dent de scie, n'ont pas cotisé comme ils le pensaient et ne peuvent percevoir d'indemnités de chômage. Le plus âgé a retrouvé un petit boulot, pour compléter son RSA. L'autre rien.

Le parquet requiert six mois de prison avec sursis. Une affaire simple, oui. La situation des deux mécanos pour lesquels leur avocat réclame 3 500 euros de réparation financière et morale l'est moins.

Le tribunal s'est donné jusqu'au 3 octobre pour se prononcer.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 14:57

Depuis le versement de leur salaire de juin à la mi-juillet, les (ex)-salariés des boulangeries Laroche à Saint-Quentin n'ont rien perçu.

Pour rappel, les boulangeries Laroche ont été placées en liquidation judiciaire le 7 juillet dernier. Cinq des treize salariés ont accepté un contrat de sécurisation professionnel (CSP), qui comprend un parcours d'accompagnement pour le retour à l'emploi ou une reconversion. Leur licenciement est effectif depuis le 2 août. Les huit autres sont en préavis de licenciement jusqu'au 16 septembre.

Les 13 se sont présentés hier chez le mandataire judiciaire pour obtenir leurs salaires de juillet. Du fait de la situation de l'entreprise, l'assurance de garantie des salaires (AGS) doit assurer le paiement des salaires et indemnités. Mais encore faut-il que les papiers, signés par le juge-commissaire, lui soient fournis et il y a eu beaucoup de retard.

Pour les 8 en préavis de licenciement, il restera à payer le mois d'août et la première quinzaine de septembre.

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 16:45

Le groupe pharmaceutique Boehringer Ingelheim a annoncé la suppression de 178 postes au sein de la filiale française du groupe allemand dans le cadre d'une réorganisation visant à préserver la compétitivité du groupe allemand.

Selon un délégué, 178 personnes seront touchées par ce plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)  mais ce dernier concerne au total 242 postes de travail, certains n'étant pas affectés.

Cela concerne 143 délégués médicaux, soit 40% des forces de vente, et 35 postes de sédentaires sur les sites de Paris et de Reims.

Les négociations visant à un accord avec les organisations syndicales dans le cadre de la nouvelle loi sur la sécurisation de l'emploi vont durer jusqu'à janvier, selon les syndicats.

Le 31 juillet dernier, le dernier site industriel français du géant pharmaceutique, qui employait 53 personnes à Blanquefort (Gironde), dans la banlieue de Bordeaux, avait fermé ses portes.

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 16:24

ardam-electrolux-revin-20130905.jpgHier, le CE extraordinaire s'est tenu.

Il y a bien un repreneur, une société française (Selni) qui fabrique des moteurs (en autre de machines à laver). Mais rien n'est signé et Selni a jusqu'au 30 octobre pour le faire. La reprise serait alors effective début 2014 et la production de lave-linge s'arrêterait fin 2015. 230  des 400 salariés seraient repris par Selni.

Selon des indiscétions, un second repreneur pourrait s'installer sur le site.

Quoi qu'il en soit, des tensions sont apparues entre salariés et l'intersyndicale.  Une douzaine d'employés, plutôt jeunes, ont décidé de débrayer en signe de mécontentement pendant le CE hier après-midi. Et d'après les images de France 3, il y avait une certaine tension à l'AG de ce matin.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 09:19

Alors que le géant de l'électroménager Electrolux s'est engagé, en octobre 2012, à quitter Revin d'ici 2014 (date repoussée ensuite à 2016, et seulement dans le cas où un repreneur serait trouvé), le cabinet KPMG aurait trouvé une entreprise intéressée par la reprise du site industriel emblématique de la Bouverie.

Ardam emploie aujourd'hui un peu plus de 400 salariés. Les délégués de l'intersyndicale ont rendez-vous cet après-midi à l'occasion d'un Comité d'entreprise extraordinaire.

Pour trouver un repreneur, 77 entreprises ont été démarchées. Un seul se serait révélé avoir les reins assez solides pour opérer cette reprise. Il ne s'agit pas d'une entreprise spécialisée dans l'électroménager, mais d'une «société française d'envergure nationale» qui produit des moteurs électriques pour une large gamme d'applications (notamment l'électroménager). Le projet actuel ferait état de «produits électriques et écologiques de haute technologie».

Le repreneur pourrait conserver 250 emplois (soit 150 de moins que l'effectif actuel).

Réponse cet après-midi.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 08:39

L'histoire débute à Tergnier en octobre 2010, lors d'un piquet de grève contre la réforme des retraites. Un cadre de la SNCF région Picardie déclare s'être fait agresser et voler son téléphone par un conducteur de train. Un autre conducteur est mis en cause par un autre cadre l'accusant d'avoir proféré des menaces de mort.

Le comité d'éthique de la SNCF prononce par la suite une mise à pied de cinq jours. Une sanction qu'ils contestent devant le conseil des Prud'hommes. En août 2011, l'assemblée collégiale de Laon casse les sanctions. En juillet dernier, la juridiction a décidé de leur donner réparation du préjudice subi. Selon leur avocat, ce qui a fait pencher la balance en leur faveur, c'est une déclaration des policiers présents lors de la grève qui «n'ont relevé aucune infraction sur place».

L'issue favorable en leur faveur ne les fait toutefois pas jubiler. «On est fier mais avec un écœurement. Une fois la procédure lancée, j'avais l'impression de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je faisais bien attention à ne pas commettre le moindre écart. Je me dis que si ça était arrivé à un gars de 25 ans, il n'aurait pas osé contredire par peur de représailles. Nous, on a notre carrière derrière nous. On a essayé de faire de nous des exemples».

Une fois la décision tombée, les deux cheminots ont fait le choix de partir à la retraite un peu plus tôt que prévu. Les départs se feront en 2014 pour l'un, rentré à la SNCF en 1982, et en 2015 pour l'autre, cheminot depuis 1990.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 12:24

Elba-aout-2013.jpgPropriété du groupe de papeterie normand Hamelin, également propriétaire des marques Oxford et Canson, l'usine Elba des Écrevolles est spécialisée dans la fabrication d'intercalaires.

La fermeture du site avait été annoncée le 9 juillet lors d'un comité d'entreprise extraordinaire. Une première réunion de négociation avait eu lieu avec les représentants syndicaux le 25 juillet. Une nouvelle réunion doit avoir lieu jeudi prochain.

Ce sera le premier plan social à avoir lieu dans l'Aube en fonction de la nouvelle loi du 14 juin 2013, dite de sécurisation de l'emploi, un des premiers en France avec ceux des usines Elba de La Monnerie, dans le Puy-de-Dôme, et de Villeurbanne, dans le Rhône.

Sur les 62 salariés qui restent aujourd'hui, 25 sont dans l'entreprise depuis plus de trente ans. Les deux tiers ont vingt ans ou plus d'ancienneté. Ils tiennent à constater que le groupe a fait de réels efforts pour proposer des possibilités de reclassement.

Si leur préoccupation principale est d'obtenir les meilleures garanties financières possibles, certaines pratiques du groupe Hamelin en ont irrité plus d'un. Ainsi de la présence sur la table de négociations d'une prime dite de «bonne sortie», ou comme l'appelle un salarié, la prime de «sois sage et tais-toi».

Le groupe souhaiterait que son plan social soit entériné. S'il ne l'est pas, c'est un document unilatéral qui atterrira sur les bureaux de la Direccte. C'est en effet cette administration qui doit désormais homologuer les plans de sauvegarde de l'emploi.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 12:09

La Société champardennaise de travaux publics (SCATP) de Château-Porcien, filiale de la société Perrier à Rethel est en liquidation. Une procédure à l'amiable, décidée par ses actionnaires.

Les 33 salariés de l'entreprise ont appris la nouvelle en rentrant de vacances ce lundi.

Un tiers du personnel pourrait être reclassé sur les autres sites. Le reste des effectifs pourra bénéficier du contrat de sécurisation professionnelle (CSP) pendant 12 mois, qui permet de toucher 80% de la totalité du salaire, en attendant de trouver un autre emploi.

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