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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 21:06

Les délégués FO et CGT sont actuellement en réunion avec le nouveau directeur de l’usine et par téléconférence avec le gérant de G Groupe X et repreneur de Tecsom. FO et la CGT ont demandé à ce que la CFDT n’assiste pas à cette réunion. Le fossé se creuse toujours un peu plus entre d’un côté FO et la CGT et de l’autre, le syndicat majoritaire CFDT et la CFE-CGC. FO et la CGT reprochent à la CFDT d’être «trop proche» de l’ancien directeur de Tecsom.

Pendant ce temps, une partie des salariés continue de brûler le stock de moquette et l’usine Tarkett est toujours bloquée. Le CGT de Tarkett a d’ailleurs envoyé un tract de soutien à FO et la CGT.

Seule petite éclaircie : les 36 salariés identifiés par le plan de reprise ont reçu leur salaire de la fin mai.

La sous-préfecture vient d’annoncer qu’elle allait organiser une nouvelle de réunion de médiation ce vendredi après-midi dès 15 heures. «Tous les syndicats sont conviés», insiste de sous-préfet de Sedan. Pourtant d’après FO et la CGT, «les discussions avec l’État sont au point mort». «À chaque fois, je convie l’ensemble des syndicats aux réunions. CFDT et la CFE-CGC y participent. Si FO et la CGT ne veulent pas venir, c’est leur problème» Le sous-préfet assure continuer de dialoguer avec G Groupe X, le repreneur de Tecsom : «L’État discute avec tout le monde. Par ailleurs, l’État est très vigilant aux actions de FO et de la CGT. Nous veillons au respect de l’ordre public».

Une autre réunion est prévue le dimanche pour préparer l’accompagnement des 53 salariés de Tecsom qui vont être licenciées.

En fin d’après-midi, une partie des salariés Tecsom, emmenés par FO et la CGT et rejoints par la CGT cheminots et la CGT Tarkett, se dirige vers le centre commercial Leclerc. Ils vont y distribuer des tracts. Les manifestants ont installé un barrage filtrant.

Vers 18 h, le barrage filtrant est levé. D'autres actions sont envisagées, sans lieu ni date pour le moment.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 09:44

Plusieurs salariés de Tecsom bloquaient jeudi soir les accès à l'usine Tarkett de Glaire. Une dizaine de camions de marchandises étaient bloqués dans l'enceinte de l'usine. Le mot d'ordre était de ne laisser entrer ni sortir aucun véhicule.

Depuis 6 heures ce vendredi matin, une partie des salariés de Tecsom ont commencé à brûler le stock de moquettes et de tapis de leur entreprise. Ils continuent de bloquer depuis jeudi soir, l'accès au parking et à l'enceinte de l'usine Tarkett. 

FO et la CGT menacent toujours de bloquer la ligne de TGV qui passe derrière l'usine Tecsom.

Tecsom : les stocks brulent
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 19:00

Mardi, le syndicat SDU (Syndicat démocratique unitaire) collectivités territoriales, qui fédère 130 des 350 employés de la Ville de Sedan, lance un préavis de grève illimitée qui aurait dû frapper les restaurants scolaires dès aujourd’hui.

En cause : les conséquences de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires sur les conditions de travail des employés communaux dans les écoles maternelles. Depuis un an, de nombreuses réunions de travail avaient été organisées, réunissant élus et représentants du personnel pour dessiner les contours de la nouvelle organisation. «On nous a remis un document en comité technique paritaire (CTP) le 6 juin qui ne tenait pas compte de tout ce travail. On n’a pas compris».

C’est le sort de deux catégories d’agents qui a ému le syndicat : les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), qui accompagnent les enfants tout au long de la journée, et les agents de restauration chargés de faire fonctionner les cantines.

Selon le syndicat, dans le scénario présenté le 6 juin, les Atsem assuraient désormais des journées continues, comprenant la prise en charge des enfants durant les repas et les nouvelles activités périscolaires. Ceux-ci démarraient leur journée à 8 h 15. «Impossible. Les enfants arrivent à 8 h 20. Ça ne laisserait que cinq minutes pour préparer les classes». Et pendant les vacances, ils étaient amenés à intervenir dans les crèches et les accueils de loisirs. Une aberration aux yeux du SDU. «C’est comme demander à un maçon de faire de la plomberie».

Même constat pour les agents de restauration, qui héritaient des tâches de ménages des salles de classe, dont on aurait délesté les Atsem. «Il fallait pour ça réduire le temps en cuisine. Ça revient à considérer qu’ils peuvent faire autant en moins de temps»/

Hier, le dossier devait à nouveau être évoqué lors de deux réunions : l’une le matin avec les Atsem, l’autre l’après-midi avec les syndicats et les agents de restauration. Des rencontres placées sous la menace d’un mouvement de grève pour le lendemain. «Nous n’étions pas conviés à la première, mais nous nous y sommes invités». Présence acceptée par les représentants de la municipalité.

Et les échanges ont été fructueux, puisque dans l’après-midi, le préavis de grève était levé.

Si la journée continue des Atsem reste d’actualité, avec une pause, ces derniers commenceront leur journée à 8 heures et non 8 h 15. Ils ne devraient finalement pas être amenés à travailler dans les crèches et les centres de loisirs durant les vacances scolaires. En ce qui concerne les agents de restauration, selon le syndicat, il ne serait plus question de leur faire faire le ménage des classes.

«Tout cela sera acté lors du prochain CTP, le 30 juin».

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:37

Mercredi en début d'après-midi, le mouvement des ouvriers de NPL à Gespunsart (fabrication de pièces automobiles, groupe Defta) a pris fin, après deux jours de débrayage.

Le premier débrayage a eu lieu mardi matin, les ouvriers réclamaient, entre autres, le retour sur une perte de salaire de 5 % consécutive à un accord de flexibilité signé l’an passé. Dans la soirée de mardi, les ouvriers de l’usine décidaient de poursuivre leur mouvement. Finalement, après «des péripéties avec le groupe, avec la direction», un accord a été trouvé. «Nous avons finalisé la négociation annuelle obligatoire (NAO)».

Selon la direction, l’accord «est strictement confidentiel et n’a pas à être communiqué ». Du côté du personnel, on explique cependant que l’accord porterait sur «un retour à 38,5 heures et sur la perte de 5 %, avec une augmentation générale de 1,3 % et le paiement de 50 % des heures de grève».

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:21

Comme dans de nombreuses villes de nos régions, les cheminots grévistes de Reims, réunis en assemblée générale, ont décidé la poursuite de leur mouvement. Sébastien, un des secrétaires régionaux CGT-Cheminots de Champagne-Ardenne, et Stéphane, secrétaire adjoint de Sud-Rail Champagne-Ardenne, détaillent les raisons de cette grève, débutée mardi soir.

Tout part d'un projet de loi de «réforme ferroviaire», discuté en première lecture à l'Assemblée les 17, 18, 19 et 24 juin. Le but de ce texte est de stopper les couacs et les dérives financières entre la SNCF et RFF. Scindées en 1997, les deux activités, circulation et infrastructures, vont à nouveau être réunies au sein d'une même entité. Enfin, plus exactement trois : la SNCF, société mère, chapeautera la SNCF Réseau, chargée des infrastructures (comme RFF), et la SNCF Mobilité, qui exploitera les installations. «Actuellement, la SNCF est divisée en cinq activités et cela fonctionne mal en interne ! Après, cela fonctionne mal entre la SNCF et RFF. Demain, avec trois entités, cela fonctionnera encore plus mal. Et le service rendu aux voyageurs sera moins bon !».

L'autre but de cette réforme est de «stabiliser progressivement la dette.  Ces 40 milliards d'euros, ce sont les cheminots et les voyageurs qui vont la payer !». «On nous rétorque que nous tenons des raisonnements simplistes et réducteurs. Face aux propos alambiqués de notre direction, c'est normal...»

Cette réforme ferroviaire porte aussi la volonté gouvernementale de créer «un cadre social commun à tous les travailleurs de la branche ferroviaire». Actuellement, à côté des 160 000 salariés de la SNCF, «3 000 cheminots travaillent dans des entreprises privées en France. Et nous sentons la volonté d'aligner tout le monde vers le moins-disant socialement». «Les salaires, les 35 heures, les suppressions de postes qui vont s'accentuer, cette réforme recèle un gros volet social qui va mettre en danger notre statut».

«Il faut revoir complètement le projet de loi, que l'on en débatte en interne, avec les représentants, avec les associations d'usagers, avec la direction, avant d'envoyer le texte au Parlement».

SNCF : grève reconduite
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:06

Les tensions internes – qui rajoutent aux difficultés du métier – deviennent de plus en plus insupportables.

Premier élément d’instabilité : l'ancien chef du pôle urgences – devenue simple urgentiste à la mi-avril – vient de déposer plainte contre X pour harcèlement moral. «Ce sera à l’enquête de déterminer le responsable de cette situation. J’œuvrerai auprès du procureur de la République pour que l’Inspection générale des affaires sociales fasse une descente in situ pour constater les dysfonctionnements au sein de cet hôpital et au service des urgences, en particulier... Ce sont des méthodes de management soviétiques et dictatoriales», délare son avocat.

Un autre élément envenime le climat au sein du service : il s’agit des mutations et d’un non-renouvellement de contrat, pas toujours bien perçus. En l’espace de quelques semaines, un cadre supérieur de santé, une référente de l’accueil administratif et le secrétaire administratif du Centre d’enseignement des soins d’urgences (Cesu) ont soit changé de poste pour les titulaires ou se sont vu proposer un mi-temps pour la secrétaire du Cesu.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 17:57

Une réunion de médiation est en cours à la sous-préfecture de Sedan entre l’administrateur judiciaire de Tecsom, les services de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et une partie des syndicats. Seuls la CFDT et la CGC ont souhaité se joindre à la réunion. FO et la CGT ont décliné.

Elle fait suite à l’audience de tribunal de commerce de Sedan qui s’est soldée par le report au 19 juin de la liquidation du fabricant de moquette de Glaire dans le cadre de sa reprise par G Groupe X. Aucun repreneur ne s'est manifesté, même pas G Groupe X dont le plan de sauvegarde avait été invalidé par l'Inspection du Travail.

L’objectif de cette réunion est de préparer le prochain comité d’entreprise qui devra proposer une version revue et corrigée du PSE. Le comité d’entreprise se réunira mardi prochain.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 15:16

Dans ses ambitions pour 2014, NLMK coating (Novolipetsk) avait annoncé mi-décembre vouloir «retrouver [sa] rentabilité en augmentant [ses] performances, en s’appuyant sur [ses] compétences, en diminuant [ses] dépenses et en produisant plus en augmentant [ses] volumes». Pour ce qui est de la réduction des coûts, l’entreprise spécialisée de laminage à froid et l’électrozingage de l’acier, a notamment choisi de réduire sa masse salariale en se séparant de plusieurs employés.

Depuis le début de la semaine, huit salariés de Beautor ont reçu une lettre de licenciement. «Il s’agit de licenciements pour des raisons économiques et non de licenciements secs».

Quasiment tous les secteurs administratifs sont concernés. «On les déplore fortement, mais on est sur huit personnes et pas sur quatre-vingt-dix». Sur le site de Clabeq en Belgique, en début d’année la direction avait l’intention de supprimer 90 postes, selon une source syndicale. Pour le site beautorois, si depuis 2009, l’entreprise a pu principalement compter sur les non-remplacements des départs à la retraite et sur du chômage partiel en 2012, «aujourd’hui on est arrivé à des licenciements».

Malgré un regain d’activité en 2011, pas vraiment profitable en termes de rentrées directes du fait de la hausse du coût des matières premières, l’usine continue de perdre des emplois. Des 1 500 dans les plus belles heures, l’entreprise est passée à 280 salariés en 2013, à 260 aujourd’hui. La crise structurelle de la sidérurgie et de l’acier, cumulée à une production encore forte malgré des demandes en baisse, affecte la charge de travail du site.

D’ici 2015, le plan mis en place prévoit une diminution de 40 employés, cette fois-ci dans tous les secteurs (administratif et production), selon la CFDT.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 10:24

Les représentants des syndicats FO et CGT du fabricant de moquette Tecsom ont rendez-vous cet après-midi à 15 heures avec le procureur de la République. Pour le délégué FO, cette réunion sera l’occasion de faire valoir leurs revendications concernant notamment la prime supralégale mais surtout d’alerter le procureur sur la conduite du dossier. Il dénonce un manque de transparence dans l’attitude de l’administrateur judiciaire et n’hésite pas à parler de «mascarade».

Alors qu'une nouvelle audience est prévue au tribunal de commerce jeudi, le piquet de grève est maintenu à l'usine. 

Fo et CGT assurent par ailleurs que, contrairement à ce qu’avait précisé le sous-préfet de Sedan, l’inspection du travail n’a toujours pas reçu de nouvelle version du plan de sauvegarde de l’emploi.

G Groupe X n’a pas encore versé le salaire entre le 27 et 31 mai pour les 67 employés restants. «Si vous n’avez rien en fin de semaine, vous pouvez penser à exercer votre droit de retrait», a expliqué hier leur avocat. Une solution apportée aux salariés conservés, mais démissionnaires.

FO et la CGT de Tecsom chez le procureur
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:27

A une semaine de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de réforme ferroviaire, quatre syndicats de cheminots appellent à une grève nationale reconductible, à partir de ce mardi 10 juin au soir, pour obtenir des améliorations au texte de loi.

La SNCF s'attend à d'importantes perturbations ce mercredi.

En Champagne-Ardenne, 2 TGV sur 5 devraient rouler et 3 intercités sur 10 en moyenne seraient maintenus. Au niveau des TER, les perturbations seront non négligeables : 2 trains sur 5 seront maintenus en moyenne.

En Picardie, une moyenne de 4 trains sur 10 en circulation (TER, Intercités et TGV) est annoncé.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:20

Ce mardi matin, Aurélie Filippetti était en visite au Familistère de Guise dans l’Aisne.

A sa sortie du site peu après 12 heures, une surprise l’attendait  : une trentaine d’artistes et acrobates venus de Châlons-en-Champagne dans la Marne lui avaient réservé un «spectacle» original  : des pyramides d’hommes et de femmes totalement dénudés. Une façon de dénoncer le dénuement dans lequel la réforme de leur statut risque de les plonger.

Interpellée, la ministre de la Culture a expliqué que le dossier était entre les mains d’un médiateur et qu’aucune décision ne serait prise avant une quinzaine de jours. Elle a par ailleurs annoncé la visite prochaine, dans la région, de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

Colère des intermittents : manif dénudée
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:17

Au terme d’un long feuilleton à rebondissements, la nouvelle est enfin tombée  : l’ancienne librairie Chapitre de reims va rouvrir ses portes. Le dossier présenté par Cédric Thirel, libraire à Rouen, a reçu le feu vert, vendredi soir, du tribunal de commerce de Paris.

Une dizaine d’anciens salariés devraient reprendre le travail dès la mi-juillet. Parmi eux, l’ancien directeur, qui codirigera cette nouvelle librairie indépendante avec Franck Thirel.

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