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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 15:59

Des salariés du groupe Keria, l'enseigne de luminaires qui possède 94 magasins dans toute la France, sont venus manifester dès l'ouverture hier matin devant le magasin de Charleville-Mézières, La Croisette.

Jusqu'à l'année dernière, le travail du dimanche était payé double et en heures supplémentaires, soit avec une majoration de 25 %.

A partir de 2012, la direction a annoncé le maintien de la majoration de 100 % (7 h 30 comptent 15 heures) mais l'abandon du régime des heures supplémentaires.
Hier, tout le personnel du Keria de La Croisette, soit quatre personnes, y compris la responsable du magasin, étaient en grève et manifestaient devant la grille, distribuant des tracts aux clients et leur expliquant la situation.

Hier, tout le personnel gréviste rémois (le magasin de Cormontreuil est resté fermé) est venu manifester devant le Keria de La Croisette.

Les deux magasins de Reims et de Charleville-Mézières font un peu figure d'irréductibles Gaulois dans ce groupe qui emploie environ 500 personnes et qui reste le leader français des grandes surfaces spécialisées dans le luminaire, notamment après avoir racheté l'enseigne Laurie (50 magasins) il y a trois ans.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:34

Chez Baxi, les salariés ont allumé un grand bûcher. C'est ainsi qu'ils communiquent aux Soissonnais leur désarroi devant les emplois menacés et leur solidarité pour leurs camarades de Focast qui reçoivent ces jours-ci leur lettre de licenciement. 129 salariés sur le carreau, juste avant les fêtes. Une sorte de comité d'accueil pour réchauffer l'atmosphère et accueillir la DRH, qui devait arriver de bon matin pour le comité d'entreprise mensuel. Elle n'est pas venue.

Devaient pourtant être étudiés les aménagements du temps de travail 2013, dans le cadre de la modulation, et les congés payés. Si les salariés de Baxi savent qu'ils seront en congés le 21 décembre prochain, ils ne connaissent pas le jour de leur retour à l'usine. Déstabilisant quand, par ailleurs, les salariés reçoivent une note interne de leur PDG pour le moins déconcertante.

«Depuis plusieurs semaines, et indépendamment du blocage des salariés focast et des jours de grève Baxi, nous avons constaté un ralentissement manifeste des cadences de nos lignes de production […] ce ralentissement significatif désorganise gravement notre entreprise qui est déjà confrontée à des difficultés économiques importantes […] cette situation de pénurie de nos produits fabriqués à Villeneuve-Saint-Germain entraîne une baisse massive de commandes de chaudières au sol de nos clients […] La baisse de prises de commandes est le résultat de ce phénomène d'une grande gravité pour la pérennité de l'entreprise dans son ensemble.Cette situation a été portée à la connaissance du groupe BDR Thermea qui est forcé d'étudier toutes mesures visant à permettre de compenser la défaillance de Villeneuve-Saint-Germain».

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:18

afpaAprès une première mobilisation à Reims, le 6 décembre, le mouvement pour sauvegarder l'Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) arrive dans l'Aube et notamment à Romilly-sur-Seine où pas moins de vingt-trois formateurs aident les demandeurs d'emploi et les salariés à retrouver un emploi ou à assurer leur reconversion professionnelle.

L'Afpa de Romilly-sur-Seine accueille chaque année plus de 700 personnes. Un organisme aujourd'hui menacé et pour la sauvegarde duquel les personnels se mobiliseront lundi dans toute la région Champagne-Ardenne.

«Les Régions ne peuvent pas alimenter le dispositif tel qu'il était alimenté par l'État. Fin 2009, l'Afpa, c'était un milliard d'euros de chiffre d'affaires, en grande partie des subventions de l'État. C'étaient 11 000 salariés et 200 000 stagiaires. Fin 2011, ce n'étaient plus que 850 000 000 € de chiffres d'affaires, 9 500 salariés et 160 000 stagiaires. Ça a baissé de 20 % : est-ce que le chômage a baissé de 20 % ?»

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:14

Combien des 154 salariés d'OC Management de Bar-sur-Aube quitteront cet établissement de Cauval industries pour rejoindre Pôle emploi ? Nul ne le sait encore précisément. Le chiffre de 70 personnes est évoqué mais il est à prendre avec précaution. La procédure de discussion autour du plan de sauvegarde de l'emploi ne débutera en effet que lundi à l'établissement de Lognes et se poursuivra mercredi à Bar-sur-Aube.

Des ordres de grandeur sont déjà connus : une soixantaine d'offres de reclassement dans les autres entités installées à Bar-sur-Aube pourraient être proposées et une quinzaine de personnes opteraient pour un départ volontaire Ce qui laisserait donc environ 70 personnes sur le carreau à Bar-sur-Aube. Pour ces derniers, le risque est clair : le licenciement sec.

Mais OC Management, ce n'est pas que Bar-sur-Aube. Les sites de Lognes et de Mantes-la-Jolie qui emploient 180 personnes sont logés à la même enseigne. Pour eux aussi, la liquidation judiciaire avec une poursuite d'activité de deux mois pourrait être synonyme de licenciements secs.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:11

Neuf salariés sur les treize du site chapelain d'ArcelorMittal ont répondu hier à l'appel national à la grève lancé par la CGT. Ce mouvement s'inscrit en solidarité avec leurs collègues des sites de Florange et Basse-Indre en Loire-Atlantique, deux sites fortement menacés de fermeture.

Ce geste de solidarité se déroule au moment même où l'avenir des salariés est compromis. Depuis mais 2011, ils savent que leur site va fermer. Dans le cadre d'une restructuration, leur entreprise installée rue Lazare-Carnot à La Chapelle-Saint-Luc devrait être transférée près d'Auxerre, à Chemilly-sur-Yonne, déjà dirigée par le même directeur. Seuls quatre employés - dont deux commerciaux - resteraient et intégreraient de nouveaux locaux sur le boulevard de l'Ouest.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 15:50

Après plusieurs mouvements de grève enregistrés ces derniers mois, le personnel a une nouvelle fois débrayé de 10 h 30 à 11 h 30 ce mardi, afin de montrer sa totale opposition à la suppression annoncée de 2 500 postes au niveau national, dont 500 au siège, sans oublier la fermeture d'une quarantaine de caisses sur les 70 qui maillent le territoire.

Le mercure monte chez le personnel puisqu'une journée entière de grève est d'ores et déjà annoncée le 22 janvier prochain, jour du comité central d'entreprise extraordinaire. Nombreux devraient être les agents de toutes les caisses de province à gagner la capitale ce jour-là…

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 15:09

Cauval-20121212.jpgEnviron 500 personnes ont défilé hier dans le centre-ville de Bar-sur-Aube pour défendre les emplois des salariés de Cauval Indutries.

Aux côtés des salariés de Cauval industries, on retrouvait ceux de Manoir industries, de Pons, des élus locaux mais aussi de simples habitants venus témoigner leur solidarité. À la veille du comité d'établissement où doit être présenté le plan de sauvegarde de l'emploi, les salariés ont voulu montrer toute leur détermination à sauver un maximum d'emplois et à éviter les licenciements secs.

À ce jour, les 157 emplois de la société OC Management, qui a été mise en liquidation judiciaire, sont les plus directement en danger. Des reclassements pourraient être proposés dans les autres entités du groupe mais elles aussi sont en difficulté, à l'image d'Atmospheres interiors, placée en redressement judiciaire et pour laquelle un repreneur est actuellement recherché. Mais cette dernière, qui emploie 196 personnes à la fabrication de canapés, enregistre une perte de 12 millions d'€, dette abyssale qui laisse peu d'espoir à sa reprise.

«C'est bien tout le site de Bar-sur-Aube qui est en danger. Latfoam arrivera tout juste à l'équilibre à la fin de l'année. Mais si du personnel n'était pas employé sur d'autres sociétés du site ou ne faisait pas de la sous-traitance, on peut estimer le sureffectif à 40 salariés sur 95. Quant à Logibar (expéditions) et Cipal (matelas), leur avenir est étroitement lié à l'existence des autres», déclare la CGT.

Pour le maire de Bar-sur-Aube, «On ne peut pas rester indifférents. Il faut maintenant trouver des solutions. Les collectivités locales et l'État débloqueront un million d'euros pour l'unité de matelas sans marques. Il faudra trouver bien plus d'argent, de l'ordre de 20 à 30 millions pour l'unité de recyclage des matelas. Et sans cette usine de recyclage, c'est tout Valco qui n'est pas viable».

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:56

Materne Boué 20121211La journée d'hier s'est déroulée autour d'une table pour les délégués du personnel CGT de l'usine de Boué et pour le délégué syndical FO. Hier, en fin d'après-midi, un accord était en cours d'élaboration. Direction, syndicats et ouvriers, notamment ceux du service de la maintenance, semblent donc avoir trouvé un accord.

A l'initiative des syndicats FO et CGT, une manifestation s'était déroulée lundi face à l'établissement. Les manifestants prévoyaient même d'organiser un débrayage illimité. Il semblerait qu'ils aient été entendus. Et que la direction ait fait d'autres propositions, plus «convenables» pour ceux-ci.

Hier, représentants des salariés du service maintenance et direction ont donc retravaillé ensemble sur les critères d'attribution des coefficients intermédiaires. A l'issue de la journée, un accord semblait avoir été trouvé…

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:25

La cour d'appel d'Amiens a examiné, mercredi dernier, un recours intenté par cent cinquante-cinq ex-salariés. Elle doit statuer sur le sort des agents de maîtrise qui avaient été déboutés par le conseil de prud'hommes de Soissons et sur celui des autres salariés qui n'ont pas obtenu de jugement en première instance.

Décidée en fin 2008, la fermeture d'Impress (boîtes, aérosols) à Laon est effective en mars 2009. Cent soixante-dix-huit personnes ont été licenciées. Cinq ont été reclassées dans le groupe.

Les 155 contestent le motif économique de leur licenciement, le plan social, et dénoncent le non-respect des obligations de reclassement par le groupe néerlandais.

Les salariés, qui ont touché une indemnité de licenciement basée sur les accords d'entreprise Carnaud, réclament 24 mois de salaire. Ils attendent l'arrêt de la cour d'appel qui rendra son délibéré le 20 février.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 20:23

La Sopal, le 21 octobre 2008, annonce lors d'un CE (comité d'établissement) de groupe de la fermeture du site givetois, annonce officialisée 9 jours plus tard ; une grève illimitée est aussitôt déclenchée, qui se poursuit 53 jours durant avec occupation du site, barrages filtrants et actions div erses ; le 31 décembre, l'usine ferme définitivement.

S'ensuit l'inévitable et interminable bataille juridique entre les salariés et la direction, les premiers nommés contestant devant les Prud'hommes le bien-fondé des licenciements économiques. Les ex-Sopal obtiennent satisfaction en mai 2011, obtiennent des dommages et intérêts allant de 3 000 à 30 000 euros par personne, mais leur ancien employeur fait appel : aux dernières nouvelles, l'audience devant la cour d'appel est prévue pour mai 2013, soit 4 ans et demi après les faits…

Une autre action en justice vient d'aboutir, plus originale cette fois, puisqu'émanant du conseil général. Estimant avoir été floué par la direction, le Département a en effet demandé à cette dernière le remboursement d'une subvention s'élevant à 1,5 million d'euros, demande validée par une décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. La justice considère en effet que le million et demi d'euros versé à la Sopal en janvier 2006 «doit être regardé comme une subvention dont le bénéfice restait conditionné, notamment, au maintien de l'activité pour une durée d'au moins 5 ans sur le site de Givet». Or dans le même temps, le tribunal constate que « Gascogne a annoncé la fermeture du site de Givet moins de trois ans après. Gascogne n'a donc pas tenu un engagement qui constituait l'une des contreparties essentielles au versement de la somme.

Une démarche rare, mais qui n'est pourtant pas une première : de la même façon, la justice a condamné les ex-patrons de Thomé-Génot à rembourser au Département un total de 2,8 millions d'euros de subventions perçues avant la fermeture du site de Nouzonville, dans les conditions dont chacun se souvient. Dans le cas de Thomé-Génot cependant, la décision du tribunal administratif risque fort de demeurer lettre morte, alors que la situation est bien différente avec le dossier Sopal.

Le groupe Gascogne Laminates, à qui appartenait la Sopal, a 2 273 collaborateurs assurant son développement dans 70 pays et 5 continents, à travers 18 filiales et 20 unités de production. Cette société affichait en 2011 un chiffre d'affaires de 320,1 millions d'euros.

Si la décision du tribunal administratif est exécutoire, le groupe Gascogne est intervenu auprès de l'Etat pour faire pression sur nous, prétextant sa mauvaise santé financière. Le préfet des Ardennes confirme avoir reçu, via Paris, un appel indirect du pied visant à le solliciter pour tenter d'arrondir les angles entre le conseil général et l'actuelle direction de Gascogne, anciennement propriétaire du site givetois de la Sopal.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 19:04

Materne-Boue-20121210.jpgUne manifestation s'est déroulée ce lundi face à l'établissement bouésien : barrage, palette incendiée… Le service Maintenance et ses 50 salariés ont souhaité se faire entendre de concert par la direction.

«L'activité de la compote est en plein essor, les bénéfices sont au là. L'entreprise a vu une augmentation importante de ses volumes. Elle a amélioré sa compétitivité et sa productivité, elle a su évoluer par des techniques de fabrication de plus en plus complexes et robotisées. Depuis deux ans, le service maintenance de l'entreprise réclame une revalorisation des salaires et une reconnaissance de son métier technique. En vain…»

Suivant la grille de cotation ADEPAL, deux coefficients existent au sein du service maintenance : 175 pour les électro-mécaniciens de niveau 1 et 185 pour ceux de niveau 2. La direction propose une grille de cotations avec 4 coefficients, de 185 à 215. Actuellement le litige concernerait les coefficients intermédiaires 195 et 205.
Une proposition a été faite aux représentants des salariés du service maintenance : retravailler ensemble sur les critères d'attribution des coefficients intermédiaires.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 18:56

Sans surprise, le tribunal de commerce de Meaux a prononcé, hier, la mise en liquidation judiciaire de la société OC Management (emplois de service), déjà placée en redressement judiciaire depuis le 29 octobre dernier. La poursuite de l'activité a été accordée pour une durée de deux mois, même si le plan social pourrait être mis en place bien avant, peut-être en janvier, après les fêtes de fin d'année.

Cette mise en liquidation judiciaire devrait permettre aux salariés baralbins de percevoir leur solde de novembre par l'intermédiaire du Fonds de garantie des salaires. Pour rappel, OC Management compte 337 salariés répartis sur les sites de Lognes, Mantes-la-Jolie et Bar-sur-Aube. Le site aubois regroupe à lui seul 157 emplois.

«Pour l'instant, nous sommes incapables de déterminer le nombre de licenciements secs et le nombre de reclassements. Nous allons lancer les consultations auprès des comités d'établissement de chaque site pour faire le point», souligne l'administrateur judiciaire en charge du dossier.

Des pancartes «Usine à vendre» ont été installées depuis quelques jours à Bar-sur-Aube. L'une d'elles a été placée à l'entrée de l'usine, deux autres aux panneaux d'entrée de ville sur la D619.

La CGT de Cauval Industries va organiser demain mercredi après-midi une inauguration bien particulière. Elle va déposer la première pierre d'une usine Cauval devant le futur bâtiment de Pôle emploi actuellement en construction près de la gare.

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