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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 17:49

Placée en redressement judiciaire le 6 décembre 2012 par une décision du tribunal de commerce de Sedan, la Société Ardennaise d'Essieux a obtenu, hier, une poursuite d'activité jusqu'au 6 juin.

Mais la veille, avant l'entrée dans une période d'observation de six mois, le dirigeant de la CCFM Beteigung qui chapeaute la SAE depuis 2010 avait été obligé de tailler dans les effectifs. «Ce qui nous a amenés avec l'autorisation du juge-commissaire à mettre en place un plan de réduction d'emploi et à licencier 30 des 97 salariés».

Les postes supprimés se répartissent entre le personnel administratif et commercial et des employés de l'atelier de production. Tous ont été dispensés de préavis et quitteront l'entreprise le 2 mars.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 19:03

grandeco 20130207Le 25 janvier dernier, c'est par un simple coup de téléphone de leur direction belge que les 162 salariés châlonnais de l'usine de papiers peints Grandeco (ex-Grantil) apprennent que leur site est en cessation de paiement, et de ce fait placé en dépôt de bilan.

Ce jeudi 7 février, journée cruciale pour les salariés châlonnais : après un comité d'entreprise à 15h, le sort de l'entreprise a été examiné à huis-clos par le tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne. Le tribunal a examiné le dépôt de bilan présenté par le groupe belge propriétaire.

Le tribunal de commerce de Châlons a décidé jeudi soir une prolongation d'activité jusqu'au 21 février prochain., date à laquelle une nouvelle audience aura lieu.

affiche grandeco

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 11:01

Après les fonctionnaires le 31 janvier, et avant l'enseignement, mardi 12 février, ce sont les personnels des organismes sociaux qui sont en grève aujourd'hui.

Ce mouvement de protestation vient porter plusieurs revendications : d'abord le point salaire, «bloqué depuis trois ans», mais aussi «une classification obsolète qui empêche le déroulement d'une carrière».

L'intersyndicale demande «l'arrêt des suppressions d'emplois car pour 10 départs en retraite, seulement 3 postes sont remplacés, et là, nous sommes arrivés au bout, devant absorber des activités nouvelles».

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:45

Implantée depuis plusieurs décennies, l'entreprise fermera définitivement ses portes courant février. La semaine passée, la direction du site basée à Saint-Brice-Courcelles a annoncé qu'elle comptait mettre fin à son activité de transports. 18 salariés, principalement des transporteurs, devraient donc perdre leur emploi.

les salariés ont cessé toute activité de transports de matériaux et de gravats depuis le 1er janvier. Aujourd'hui, ils nettoient les sites, les camions, le matériel pour rendre les locaux dans l'état dans lequel ils les ont trouvés.

Les lettres de licenciement devraient arriver chez les salariés le 8 mars pour une fermeture définitive des portes une semaine plus tard.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:33

Electrolux Revin 2Jonas Samuelson, patron du géant suédois en Europe, vient d'adresser un courrier (en date du 1er février) au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Une missive de deux pages dans laquelle il rappelle que «l'objectif unique (d'Electrolux) est d'élaborer une solution économiquement et socialement responsable dans l'intérêt des salariés, de l'entreprise et des territoires» et donc, qu'à cette fin, «toute procédure sociale» a été suspendue et «aucune préparation de réduction des activités et investissements» n'a débuté.

Jonas Samuelson explique qu'a été désignée une «équipe de haut niveau afin de conduire une analyse approfondie durant trois mois» insiste donc : «Electrolux est clairement et fermement résolu à poursuivre les discussions engagées […]. Soyez assurés que nous mettons tout en œuvre afin de préserver au mieux l'emploi dans l'intérêt de la région ardennaise et du développement industriel en France…»

M. Samuelson confie à M. Montebourg qu'il faut «un dialogue transparent et constructif (et) ne pas nuire à la sérénité des travaux», qu'il faut «respect, confiance, calme et ouverture d'esprit de la part de toutes les parties…». «Je suis déçu d'apprendre que les partenaires sociaux du site ont exprimé leur intention d'engager une procédure d'alerte». Et d'ajouter : «Il n'est pas acceptable que des cadres d'Electrolux fassent l'objet de menaces et d'intimidation sur les réseaux sociaux et dans la presse locale».

Une manière de faire pression alors qu'est prévu lundi 11 février le deuxième acte des discussions pour «sauver» le site revinois (419 salariés) dont le groupe suédois avait annoncé la fermeture en octobre dernier (pour 2014) avant d'accepter, sous la pression de l'Etat, de se remettre autour de la table pendant trois mois pour étudier un projet alternatif (désormais baptisé NiVer) élaboré par les salariés eux-mêmes ?

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:19

VisteonLe groupe Visteon a finalisé dernièrement à l'échelle mondiale un accord avec son homologue coréen Halla climate control, HCC pour les intimes. Un accord taillé sur mesure pour permettre à Visteon de se désengager de l'aspect opérationnel… tout en demeurant actionnaire principal.

Une délégation coréenne a marqué une étape de plusieurs jours à Charleville, courant janvier, afin de dresser un audit. Et elle y a tenu un discours musclé, qui est venu en interne ternir un peu plus l'ambiance déjà plombée par les premiers départs des salariés ayant choisi, à l'appel de la direction, de quitter l'entreprise avec une enveloppe (voir plus bas).

Après avoir visité l'usine et pris connaissance de l'état du matériel de production, les représentants de HCC ont clairement fait connaître leur déception devant l'état d'obsolescence des machines et outillages. Dans la foulée, les Coréens ont ajouté que compte tenu de cet état, plutôt que de moderniser une usine qui aurait une quinzaine d'années de retard, il serait certainement moins coûteux de la fermer et de délocaliser ses activités.

Soit il s'agissait d'un sévère coup de semonce adressé au personnel et destiné, en cas de réorganisation du site carolo, à «fluidifier» les rapports sociaux dans les semaines et les mois à venir, soit les Coréens sont francs comme l'or et ont ainsi voulu préparer le terrain pour une fermeture à terme de l'usine carolomacérienne. Dans un cas comme dans l'autre, l'avenir de Visteon dans les Ardennes s'annonce agité…

112 suppressions de postes aient été envisagées, ce sont donc 98 départs qui vont devenir effectifs d'ici la fin du mois de février. Au terme de ce processus arrêté à la date du 25 janvier, 113 salariés s'étaient déclarés enclins à partir et à profiter des conditions suivantes : obtention d'une prime supra légale de 45 000 euros plus 1 000 euros d'indemnités par année d'ancienneté dans l'entreprise. Avec aussi une éventuelle prime de 6 000 euros en cas de création d'entreprise validée par Anveol, un cabinet conseil travaillant pour Visteon.

Ce dégraissage concernera 75 agents de production travaillant dans les ateliers, trois agents administratifs et comptables, trois caristes et magasiniers, trois opérateurs pool caristes, trois auditeurs qualité, deux techniciens de maintenance travaux neufs, deux ajusteurs outilleurs, deux facilitateurs régleurs et caristes, deux analystes logistiques, un analyste financier, un agent de méthode et, pour finir cette liste à la Prévert, le directeur «Set», responsable des ingénieurs.

Visteon  comptait encore, au 31 décembre 2012, 731 contrats à durée indéterminée et un important volant de… 207 intérimaires.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:11

Après l'épisode des Bosal et la perte de 93 emplois pour la commune de Beine-Nauroy, c'est au tour de PTC à Reims de devoir passer entre les mains des magistrats. Un coup dur pour une entreprise qui a déjà dû se séparer d'un tiers de ses effectifs il y a un an de cela.

La direction a été contrainte de déposer son bilan fin janvier près du tribunal de commerce de la cité des sacres. Avec une autorisation de continuation de l'activité jusqu'au 29 juillet.

Ce n'est malheureusement pas la première fois que Plastique Technique Champenois doit faire face à une dégradation de ses finances. Le prochain plan social envisagé (on ne sait pas encore combien de salariés sur les 82 pourraient être concernés) sera le troisième pour cette entreprise sur les sept dernières années.

Il y a un an, quasiment jour pour jour, 34 personnes étaient licenciées. Début 2007, à l'époque PTC s'appelait Mediaplast, ce sont 98 salariés qui avaient été remerciés. Sous peine de voir toute l'entreprise sombrer.

132 postes perdus sur les six dernières années, un autre plan social à venir, la sous-traitance automobile va mal.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:05

Après deux jours de grogne d’une partie du personnel chargé de surveiller la centrale, le travail a repris. Une position «commune» a en effet été trouvée mardi soir par la direction et le syndicat CGT. Ce protocole d’accord, actuellement soumis à consultation, devrait être finalisé en fin de semaine.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 11:21

Une quinzaine de salariés - sur les vingt que comptent les Ambulances Sainte-Savine et Oméga, gérées par le même directeur ont repris le travail après quatre jours de grève.

Après plusieurs heures de négociation, vendredi, les deux partis ont réussi à trouver un terrain d'entente. Le soir même, vers 20 h 30, les salariés ont décidé de reprendre le travail. Une décision qui n'a été effective que lundi matin, aucune course n'ayant été prévue pour le week-end, après presque une semaine d'interruption.

Les salariés réclamaient une sortie de l'accord-cadre, qui prévoit une rémunération à 90 % des heures travaillées pour les ambulanciers, pour obtenir le paiement de toutes leurs heures passées sur le terrain.

Sur ce plan, le directeur n'a pas cédé. «Mais nous sommes arrivés à une revalorisation du salaire.  Le taux horaire passe de 10,81 % à 11,25 %.»

Le directeur s'est par ailleurs engagé à embaucher du personnel pour faire face à la surcharge de travail que dénonçaient les grévistes. Une salariée serait d'ailleurs déjà arrivée en renfort.

Le reste des discussions a consisté à mettre au clair certaines zones d'ombre qui s'amoncelaient entre le patron et ses ambulanciers, comme le versement des primes, le paiement des congés ou encore les fiches de paie incomprises.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 11:15

En novembre dernier, «à deux jours de mes 60 ans», une troyenne reçoit une convocation pour suivre, le lendemain, «une formation sur l’information des formations en Champagne-Ardenne». Face à l’incongruité de l’invitation, elle refuse d’y aller. «J’ai dû fournir une lettre d’excuse».

La semaine dernière, rebelote. Un simple message vocal laissé sur son téléphone fixe, annonçant là encore une formation pour le lendemain matin. Cette fois-ci, il s’agit d’une «formation d’information sur les formations en Champagne-Ardenne pour obtenir un diplôme, pour avoir un emploi».

Elle a commencé à travailler à 14 ans à l’usine. Toute sa vie, elle enchaînera les petits boulots, tombera en dépression en 1996, se fera opérer d’un cancer du sein deux ans plus tard, reprendra le boulot après, alternant les périodes de chômage jusqu’à aujourd’hui.

«On m’oblige à faire une formation à six mois de la retraite et une autre, avec deux enfants, on lui refuse ! Je veux arrêter de travailler. Alors qu’on arrête les textos et les appels impersonnels ; surtout les appels pour des formations du jour pour le lendemain ! Ceux qui veulent bosser, je veux bien, mais les formations sur les formations à mon âge… Que ça aille à d’autres, que ça aide d’autres personnes ! Moi, je ferai avec ce que j’aurai ; j’ai assez bossé.»

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 11:06

La cour d’appel de Reims a, lundi, entendu la cause de 91 ex-salariés de l’entreprise romillonne, ceux qui ont été licenciés en décembre 2009 et mai 2010. En première instance, devant le conseil des prud’hommes, ils avaient demandé un total de 14 M€ d’indemnités en mettant en cause l’insuffisance du plan social (soit de 12 à 48 mois de salaires selon les cas). Une démarche en beaucoup de points identiques à celle qui avait permis aux quarante-sept salariés licenciés en 2005 d’obtenir 2 M€ d’indemnités. Le conseil des prud’hommes avait néanmoins débouté très vertement les salarié. Le délibéré a été fixé au 27 mars.

Pr contre, le dossier Sodimédical n’a même pas été ouvert. La tierce opposition du comité d’entreprise de Lohmann et Rauscher France au jugement du 11 juillet 2012 qui condamne L & R Allemagne à payer les salaires et à redonner du travail aux salariés de Sodimédical n’était tout simplement pas recevable. Les avocats ont tout simplement oublié de mettre en cause le mandataire de Sodimédical. Affaire réglée, du moins provisoirement. Comme prévu, la liquidation de Sodimédical, elle, sera plaidée au fond lundi prochain.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 17:10

Les 162 salariés de Grandeco (ex-Grantil) se sont mis en scène dans un film au ton volontairement décalé. 

http://www.dailymotion.com/video/xx9tsa_drame-162-personnes-assassinees-par-telephone_news?search_algo=2#.URFFZvKoF8F

Les employés et leur directeur local multiplient les actions afin de sauver leurs postes. Hier matin, une délégation a été reçue par les élus du conseil général, toutes tendances confondues. L'objectif était de s'assurer de la mobilisation de la collectivité à leurs côtés. À 14 heures, un brainstorming sur le statut des coopératives était prévu. Toutes les possibilités sont à l'étude.

Demain, les salariés seront reçus à Bercy à 16 h 30 par le cabinet du ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg. Une opération est prévue sur place à cette occasion. Elle pourra prendre la forme d'une grande manifestation ou d'une simple distribution de tracts.

Jeudi sera le jour de l'audience décisive au tribunal de commerce de Châlons, à 17 heures. «Ce sera soit la reprise de l'activité, ou la liquidation . Nous appelons à un large rassemblement devant le tribunal de commerce à partir de 16 h 30».

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