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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 10:53

Toujours en redressement judiciaire, Atmospheres interiors, la société de Cauval industries spécialisée dans le canapé, est à la recherche d'une solution pour pérenniser l'activité et les emplois. Cette solution ne viendra pas du fonds d'investissement Montefiore Investment.

Dans un communiqué, l'entreprise, qui se présente comme le fonds indépendant spécialiste de l'investissement dans les PME de services de l'économie présentielle en France, indique qu'elle «n'a pas effectué et n'a pas l'intention de faire d'offre pour la reprise - d'une partie ou de la totalité - des activités du Groupe Cauval».

Cette décision ne surprend pas les syndicats qui s'en remettent donc à l'unique offre qui devrait être présentée par le vice-P-DG de Cauval Indutries. Mais celle-ci devra auparavant être autorisée par le procureur de la République du tribunal de commerce de Meaux.

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:18

Dans les couloirs de l'imprimerie Allardin à Givet - reprise fin 2010 par le Belge Damien Tanase - on commence sérieusement à se demander si l'entreprise n'est pas maudite.

Il faut dire que son placement en redressement judiciaire le 7 février a inévitablement ravivé le spectre des déchirantes liquidations de 2006 et 2008.

Les employés reprochent notamment à la direction une organisation «défaillante», «des machines pas forcément au top» et un manque criant de communication.

Enfin, autre source de colère ces dernières semaines : les salaires. En panne de trésorerie, l'imprimerie n'a en en effet pas pu régler les primes de fin d'année, ni les payes de janvier.

Le patron a versé 600 euros d'acompte sur les payes de février à chacun des employés. «Le reste sera débloqué à la fin du mois. Quant à la période allant du 1er janvier au 6 février, elle sera réglée d'ici mi-mars par le fonds de garantie des salaires».

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 12:50

A Origny-en-Thiérache, l'entreprise de bâtiment Daniel De Gryse, qui est en redressement judiciaire depuis 2008, n'existe plus depuis le 15 février.

Le mandataire du liquidateur et représentant le syndic de l'entreprise, a désormais tous les pouvoirs et affirme cependant ne rien pouvoir faire avant la semaine prochaine.

Pourtant la situation est dramatique, aucun salaire n'a été versé depuis le début de l'année et des avances urgentes sur salaire ont été demandées. L'entraide commence à se faire jour, Hirson a offert des colis alimentaires, des chèques alimentaires, dans l'attente d'aides plus substantielles. Les communes d'Origny-en-Thiérache, Vervins et la Bouteille ont été sollicitées et ont fait savoir qu'elles apporteraient une aide indispensable.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:13

L'administrateur judiciaire du groupe Divin-Pressoirs de France (branche champagne) a lancé un appel d'offres de reprise de contrats de travail et d'éléments d'actifs de ce négoce champenois qui est en redressement judiciaire depuis le 8 janvier dernier.

Mettant en avant une partie des actifs, soit les 10,67 hectares de vignes (estimés entre 11 et 15 millions d'euros) en propre auxquels s'ajoutent les 165 hectares de contrats d'approvisionnements (dont 84 ha ont une durée de plus de quatre ans), l'administrateur judiciaire espère recevoir des offres.

Le patron du groupe Divin-Pressoirs de France (Faverolles & Coëmy), ne veut pas abandonner sans se battre : «Nous travaillons sur un plan de continuation. Nous essayons de trouver des solutions car je n'envisage pas de céder l'activité. On peut considérer que cet appel d'offres nous permettra de voir ce qui va se passer».

Malgré la grogne de ses créanciers, particulièrement celle des livreurs de raisins qui ont été avertis par l'administrateur judiciaire qu'ils ne seront pas payés pour l'échéance du mois de mars prochain, une échéance qui se monte à 2,5 millions d'euros, il reste optimiste. «De toute façon, nous avons encore du temps devant nous en terme de redressement judiciaire. De plus, notre activité commerciale se poursuit sur le site. Et nous n'envisageons pas de restructuration au sein la société».

L'entreprise compte 34 salariés.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:03

On croyait le site de Mouzon épargné par la vague de 1 500 suppressions de postes programmée par le groupe, en 2013, en Europe de l'Ouest. Mais l'usine de formage de Faurecia Automotive Industrie a finalement été rattrapée et impactée, elle aussi, par la crise du marché automobile.

Depuis quelques semaines, les salariés ardennais du plus gros employeur de la cité du feutre - 490 personnes au total réparties dans deux bâtiments distincts, le formage (184) et le revêtement (212), plus la recherche et développement (94) - ont été avisés par leurs syndicats que la direction œuvrait à un plan de dégraissage.

A l'origine de cette mesure, survenant après le départ, en 2009, en ruptures conventionnelles et dans l'anonymat le plus complet, de cent personnes, une situation économique de plus en plus dégradée et l'arrivée, en fin de vie, de plusieurs marchés qui ne seront pas renouvelés fin 2013. S'ajoute à cela, le transfert déjà annoncé de l'Opel Zaphyra à Silux (Luxembourg), une filiale de Faurecia, paraît-il mieux placée géographiquement pour les constructeurs automobiles.

La conjugaison de ces éléments négatifs a donc amené la direction à présenter, dès la fin 2012, un plan de suppression visant, initialement, 78 postes et l'ensemble des intérimaires (45) employés à l'usine de formage.

Un projet qui, en raison de la possible implantation, à Mouzon, de deux nouvelles lignes de production, a finalement été ramené, ces dernières semaines, à un réajustement des effectifs visant 39 postes de travail : 24 concernant la main-d'œuvre directe et 15 la main-d'œuvre indirecte, auxquels il faut ajouter le volant de 45 intérimaires actuellement embauchés sur la zone industrielle de Mouzon. Soit une menace ciblée sur 84 emplois.

La CGT, syndicat majoritaire dans l'entreprise, persuadée que la directrice des ressources humaines ne trouvera pas 39 candidats volontaires au terme des discussions, craint donc que les tractations du moment se concluent par l'élaboration d'un plan de sauvegarde pour l'emploi.

L'unité de Mouzon est la seule de la branche Faurecia Automotive Industries à «trinquer». Les autres sites, Marckolsheim et Evreux, étant passés à travers les mailles du filet.

Les Ardennes n'avaient vraiment pas besoin de cette nouvelle coupe sombre après celles déjà enregistrées, entre autres, depuis le début de l'année chez Tecsom (24 emplois en péril), Drumel (11 licenciements), à la Société Ardennaise d'Essieux (30 licenciements), Visteon (98 départs volontaires) et aux Fonderies Collignon (25 à 30 postes menacés). Sans oublier les menaces en suspens sur KME, Deville, Visteon et Electrolux…

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:57

Grandeco-20130221.jpgL'avenir des 162 salariés de Grandeco (ex-Grantil) s'est joué hier, en fin d'après-midi, au tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne.

«Malgré les réticences, nous avons réussi à convaincre. Nous avons gagné une semaine supplémentaire pour honorer nos clients et les informer que nous travaillons sur un projet de Scop sérieux et viable».

La cessation d'activités de la filiale française du groupe Grandeco, qui est basé à Tielt en Belgique, sera prononcée ce jeudi 28 février par le tribunal de commerce.

«Le liquidateur judiciaire reprendra alors la main, lançant une procédure de licenciement économique collectif . Les actifs de l'usine seront ensuite mis aux enchères. Montée dans les temps, la Scop pourrait s'en porter propriétaire». Au même titre que d'autres repreneurs, certains d'entre eux ayant pris contact avec l'administrateur judiciaire durant ces dernières semaines. Le nom du groupe anglo-saxon Graham & Brown circulait notamment. «Un acteur reconnu dans le marché du papier peint».

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:46

En juin 2011, la Sirc de Marigny-le-Châtel procède au licenciement de 130 salariés. Elle est en liquidation judiciaire après une interminable agonie devant le tribunal de commerce. Une nouvelle société va reprendre l'activité, la SAS Sirc industries, qui ne conserve que 88 salariés.

Un plan social est négocié rapidement avec l'administrateur judiciaire. Les salariés licenciés le contestent presque immédiatement devant les prud'hommes de Troyes.

Le conseil des prud'hommes de Troyes vient de leur accorder un total de 1,350 million d'euros d'indemnités. Les quarante-trois salariés vont donc percevoir en moyenne vingt mois de salaire d'indemnités, soit autour de 25 000 € chacun.

La décision du conseil des prud'hommes est assortie d'une exécution provisoire portant sur onze mois d'indemnités. Les sommes seront réglées par l'assurance garantie des salaires (AGS) puisque la Sirc, version historique, a été liquidée.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:40

Les 17 chauffeurs de l'entreprise de transport Brulport et fils n'ont pas pris le volant et ont entamé une grève. Motif : depuis plusieurs mois leurs salaires sont payés avec beaucoup trop de retard.

«Théoriquement nos salaires sont virés le 15 du mois, or depuis plusieurs mois, ils sont réglés avec 5 jours de retard en moyenne. Financièrement et moralement c'est dur pour nous. Des prélèvements sont refusés, à cela viennent s'ajouter des frais bancaires et c'est un dialogue de sourd avec la direction !».

Le partron explique que les demandes de virements des salaires des chauffeurs sont faites le 15 de chaque mois, puisque les charges sont payées à cette date et qu'ensuite, il faut un délai de 4 à 5 jours pour que les salaires soient virés sur les comptes de son personnel.

Les chauffeurs de l'entreprise sont bien décidés à attendre que leurs salaires soient réellement crédités sur leur compte en banque pour reprendre le volant.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:42

Le tribunal de commerce rouvre aujourd'hui à 17 heures le dossier Grandeco (ex-Grantil), quize jours après leur avoir octroyé un sursis. Les 162 salariés espèrent toujours voir leurs emplois sauvegardés, alors que l'usine de papiers peints est en cessation de paiement depuis le 25 janvier.

Un rassemblement de soutien est prévu devant le tribunal, à 16h30.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:21

KME, comme l'ensemble de la filière cuivre, n'échappe pas à la morosité ambiante. Même si cette fois encore, la restructuration voulue par les responsables du groupe va s'opérer sans «licenciement sec» à Givet. La plupart vont être reclassés, notamment au sein de l'atelier «tuberie». «Ils bénéficieront tous d'un plan de formation adapté». L'autre partie bénéficiera de son côté d'une «dispense d'activité». En clair : ils seront invités à rester à la maison, «tout en percevant leur salaire et en continuant à faire partie des effectifs». La procédure est en cours et les discussions continuent. En sursis depuis fin octobre, dix membres du personnel administratif (cadres, employés, secrétaire…) vont devoir quitter l'entreprise d'ici fin juin. Là encore, aucun licenciement sec n'est envisagé. Les départs se feront sur la base du volontariat, mais aussi via des pré-retraites et des «dispenses d'activité».

Un moindre mal. Mais en filigrane, la question de la pérennité de l'usine se pose toujours. La fonderie sera mise en veille au début de l'été. L'activité (100 000 tonnes par an ces dernières années) sera transférée (de façon temporaire, si le nouveau four d'affinage voit le jour) au sein de l'usine allemande de Osnabrück.

Reste qu'au cœur de la grisaille, une éclaircie vient toutefois de redonner espoir à une grande partie du personnel. En l'occurrence, la perspective de voir un four d'affinage flambant neuf être mis en service. Dans cette optique, une étude de faisabilité va prochainement être lancée, afin d'analyser en détail le projet porté par les partenaires sociaux et la direction locale de l'entreprise.

Cette analyse, qui devrait durer environ un mois et demi, va passer en revue les différents volets du projet (technologie à utiliser, contraintes environnementales, coût d'investissement et d'exploitation, rentabilité, délais…). Dans le même temps, tous les acteurs économiques, industriels et politiques vont être sollicités, afin de déterminer les possibilités de financement qui existent. Une première rencontre est d'ailleurs prévue dès demain avec les responsables de la com'com.

Une décision définitive devrait ensuite être prise «courant avril» par les dirigeants de KME.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:52

Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) du mois de décembre a vu le départ de vingt et une personnes, concernant le pôle commercial et la logistique.

Un plan social qui a ranimé les inquiétudes concernant la bonne santé de la société et qui a été suivi d'une annonce du maire de Romilly, indiquant l'investissement de 3 millions d'euros à Romilly-sur-Seine de l'actionnaire suédois Grimadi. Une annonce faite à la surprise des représentants des salariés qui n'en avaient, jusqu'à présent, jamais entendu parler et qui espèrent qu'il ne s'agit pas seulement d'un effet d'annonce sans suite, visant seulement à calmer les inquiétudes des salariés restants.

Après le plan social et l'annonce de ces investissements, nouvel épisode cette semaine avec l'annonce de l'embauche de personnes en CDD (contrats à durée déterminée), ce qui ne manque pas d'alimenter encore plus les rumeurs.

Pourquoi licencier en décembre pour embaucher en février ? Pour la CGT, ces CDD concernent la production.  Des reclassements dans les ateliers de peinture, décoration et assemblage qui «ne sont pas menacés» avaient été proposés aux cadres licenciés, mais que ceux-ci avaient été refusés. «On a des vélos électriques à faire, on a besoin actuellement de douze à quinze CDD en production. Tous les ans, on a une période de saison haute». Une période qui nécessite régulièrement l'embauche de CDD. Par contre, elle espère que le maire de Romilly n'a pas suscité de l'espoir chez les salariés pour rien.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:28

Cauval 20121212Les salariés du fabricant de canapés Atmospheres Interiors restent dans le flou, dans l'attente, subissant la pression qu'imposent la situation et les incertitudes sur leur avenir.

Mardi soir, la réunion au ministère du Redressement productif n'a pas levé leurs craintes. Ils n'en espéraient d'ailleurs pas grand-chose hormis être fixés sur leur sort. Ils devront attendre.

La discussion a porté sur deux points principaux : l'offre de reprise proposée par l'actuel vice-P-DG, et l'éventuelle offre du fonds Montefiore Investment.

Le premier a réitéré son offre : il se propose de reprendre les activités d'Atmospheres Interiors pour 700 000 € et de conserver 80 emplois à Bar-sur-Aube. Le montage juridique n'est pas encore tout à fait établi. il a évoqué le regroupement des activités du siège (Atmospheres Interiors à Bar-sur-Aube et Confort et Systeme à Séverac-le-Château, dans l'Aveyron) sous l'égide de Diva, une autre société du groupe installée, quant à elle, à Roanne (Loire). Il porterait cette offre avec trois autres actionnaires et proposerait une ouverture du capital aux salariés. Cela se fera-t-il dans le cadre d'une cession en phase de redressement judiciaire ou après la liquidation, la question reste posée.

Dans les deux cas, le procureur de la République devra donner son accord à ce montage. Les liens entre l'acheteur et l'entreprise rachetée étant en principe proscrits.

Seconde piste : une offre de Montefiore Investment. Pour le moment, rien de concret. Ce fonds d'investissement devrait rendre sa réponse en fin de semaine prochaine. Mais les salariés restent pour le moins sceptiques sur cet investisseur. «Ils sont intéressés par les marques, pas par l'outil industriel».

Le tribunal de commerce de Meaux prendra sa décision lundi 18 mars et non le 25 février comme initialement prévu.

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