Dans la Région, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A augmente de 0,7 % (+ 508) par rapport à la fin janvier 2013.
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s'établit à 69 816 en
Champagne-Ardenne, fin février 2013. Ce nombre augmente de 0,7 % (+ 508) par rapport à la fin
janvier 2013 (+ 14,4 % sur un an).
En février 2013, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A augmente de 1,0 % pour les hommes (+ 15,5
% sur un an) et augmente de 0,5 % pour les femmes (+ 13,1 % sur un an).
Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 25 ans augmente de 1,0 % (+ 15,4 % sur un an).
Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans augmente de 0,6 % (+ 12,6 % sur un an) et le nombre de ceux âgés de 50 ans et plus augmente de 0,8 % (+ 18,5 % sur un an).
Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A varie de - 0,3 % à + 1,5 % en février 2013
par rapport à fin janvier : Aube (+ 1,0 %), soit 16 997 chômeurs, soit 166 chômeurs de plus qu'en janvier, Ardennes (- 0,3 %), soit 16 242 chômeurs, Marne (+ 1,0 %), soit 28 007
chômeurs, Haute-Marne (+ 1,5 %), soit 8 570 chômeurs.
Alors que le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi, résultant de l'accord du 11 janvier conclu avec
les partenaires sociaux, arrive sur le bureau de l'Assemblée nationale, des chiffres annoncent une fois de plus que travail salarié subit la crise de plein fouet.
Au troisième trimestre 2012, 81,7 % des embauches ont lieu via des contrats à durée déterminée. Dans le
même temps, l'effectif intérimaire a baissé de 16,4 %.
L'embauche par voie de contrat à durée déterminée a atteint, selon la Dares, le taux de 81,7 % au troisième
trimestre de 2012, le plus fort depuis dix ans.
À côté de cela, dans l'intérim, l'effectif a baissé de 16,2 % en France, de 18,4 % en Champagne-Ardenne et
de 15,3 % en Picardie l'an passé, selon l'observatoire Prisme.
En Champagne-Ardenne, le BTP, l'industrie et les transports sont touchés de plein fouet avec des baisses de
38,8 %, 24,3 % et 19,4 %.
Ces deux indicateurs témoignent de la précarisation du travail. En mal de flexibilité, les entreprises ont
tendance trop souvent à oublier les règles du jeu des contrats de CDD et des missions d'intérim.
Comme Mediaco Zeimett qui a employé au moins 3 personnes mission sur mission. Le premier de 1998 à 2011, le
second pendant dix-sept ans et toujours sous intérim, le troisième pendant trente mois. Valéo, entreprise de 550 CDI utilise largement les intérimaires pour faire face aux à-coups des commandes.
Les dossiers des 3 premiers et d'une quarantaine d'anciens intérimaires et d'ex-bénéficiaires de CDD sont passés aux prud'hommes en juin 2012. Les décisions n'ont toujours pas été rendues.
Le code du travail stipule que la durée totale d'une mission d'un travailleur temporaire ne peut excéder
dix-huit mois et qu'elle n'intervient, notamment, qu'en cas absence d'un salarié, de suspension de son contrat de travail ou d'accroissement temporaire de l'activité de l'entreprise.