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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 09:28

La fermeture du hall de presse a été confirmée samedi matin lors d'une réunion avec le personnel. Même si elle était attendue, la nouvelle a démoralisé les 25 employés des deux librairies Chapitre Guerlin. «Le groupe Actissia ne garde qu'un magasin sur les deux. La papeterie rejoindra la librairie en face et le rayon presse disparaît totalement».

Il n'y aura pas de licenciements secs : «La direction va lancer un appel à 6 départs volontaires. Certains veulent partir».

Il reste une inquiétude pour le personnel du magasin France-Loisirs : «Il nous a aussi été annoncé la création d'un département France Loisirs dans la librairie. On en déduit que le magasin de la rue de Talleyrand fermerait et on se demande ce que vont devenir les 7 salariés qui sont là-bas». A France Loisirs, les employés ne sont au courant de rien.

Ces mesures sont le résultat d'une restructuration décidée à un niveau national. L'enseigne Chapitre, qui a racheté la maison rémoise Guerlin, en est à son troisième plan social. «La prochaine fois on disparaît totalement».

Aucune date n'a encore été précisée pour la fermeture : «On sait seulement que le bail du hall de presse s'arrête fin mai».

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 11:09

L'ancienne et unique salariée de l'association Devoir à Saint-Quentin de mémoire a saisi le conseil des prud'hommes. Elle réclame plus de 20 000 euros à son ancien employeur pour licenciement en novembre 2011 sans cause réelle ni sérieuse, des indemnités et des irrégularités de procédure.

Embauchée en 2008 en CDI à temps partiel, à 30 heures par semaine, la demandeuse a été licenciée quand le conseil régional a arrêté de verser sa subvention à l'association, qui s'élevait à plus de 49 000 euros, dont «92 % servait à rémunérer la salariée», selon l'association. Un licenciement économique dont «le seul motif, c'est la fin de la subvention».

Avant d'évoquer une «rémunération nettement inférieure à ce qu'indiquait le contrat de travail». Et de souligner des «manquements» dans la recherche de reclassement ou encore l'absence de mention de priorité de rembauchage et de ses conditions de mise en œuvre, qui doivent selon lui figurer dans la lettre de convocation à l'entretien préalable de licenciement.

«C'est marrant, c'est une association qui lutte contre les discriminations et Mme N. en a subies quelques-unes là-bas».

Le jugement sera rendu le 10 juin.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:19

grandeco- 20130212«Ca commence vraiment à faire long. Vivement que nous soyons fixés !», insistaient plusieurs ex-Grantil ayant travaillé sur le projet de Scop (Société coopérative et participative). Car leur usine (historique à Châlons puisqu'elle date de 1838) : ils y tiennent, se donnent les moyens de la sauver et de sauver par là même 68 emplois sur les 162 que comptait l'entreprise il y a peu.

Forme de fébrilité et de détermination à la fois dans les rangs car les clés du site de production et son avenir étaient hier entre les mains de curateurs Belges et de liquidateurs Français qui avaient été convoqués par le préfet de 8 h 30 à 9 h 30. À suivi une seconde phase de négociations avec les puissances publiques réunies autour de la table : conseil régional, conseil général, élus locaux, URScop (Union régionale des sociétés coopératives et participatives de l'Est), Cac (Communauté d'agglomération de Châlons), Chambre de commerce… Bref, une mobilisation venue de tous les horizons afin que Grantil puisse continuer à fonctionner sous la forme coopérative.

À la condition que la Scop soit créée, une nouvelle page pourrait donc se tourner, mais nous n'en sommes pas là car la procédure est longue. À l'issue des rencontres cruciales d'hier matin, une forme d'optimisme était tout de même de mise.

Si un montant confidentiel de reprise a été donné (les Domaines estiment à 2,7 M€ rien que l'immobilier), certains aspects bloquent encore. «Nous sommes partis dans la bonne direction. Restons confiants. Sous huit jours, nous devons obtenir une réponse des curateurs».

La procédure est d'autant plus compliquée que selon la procédure belge de mise en faillite, le tribunal de commerce de Bruges a nommé des curateurs qui traitent des actifs immatériels : marques, propriété intellectuelle, produits. Une procédure secondaire, française cette fois, a été déposée avec la nomination de liquidateurs mandatés par le tribunal de commerce de Châlons qui gèrent le matériel : outil de production, bâtiments, cylindres de fabrication…. Les acteurs de la seconde devant toujours rendre compte aux curateurs.

Le lease-back sur les bâtiments et les machines (procédure par laquelle Grandeco a cédé l'ensemble à deux sociétés de crédit-bail qui ont remis mobilier et immobilier immédiatement à la disposition de la société châlonnaise) est devenu immatériel dans le dossier Grandeco, la liquidation permettant de répondre aux créanciers.

Avec le projet de Scop présenté tant aux curateurs Belges qu'aux liquidateurs Français, immobilier, matériel et lease-back sont totalement regroupés, une offre d'achat globale a donc été présentée lors de la négociation d'hier, où la carte de la sauvegarde de l'emploi a été jouée à 100 %, les actifs servant de projet.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:01

Le groupe Actissia, qui possède Chapitre mais aussi France Loisirs, compte fermer des librairies dans 9 villes (Lyon, Nancy, Narbonne, Grenoble, Calais, Cagnes, Boulogne-sur-mer, Évreux et Dax) et trois établissements dont le droit au bail sera cédé (Belfort, Colmar et Toulouse).

A Reims, le groupe possède 2 librairies sur la place d'Erlon. Si Reims ne fait pas partie des 2 premières listes (fermeture ou vente), elle serait dans une troisième catégorie de magasins concernés par des suppressions de rayons, notamment le rayon presse.

Il est tout à fait plausible qu'une restructuration implique la réunion des deux magasins en un. Au hall de presse, les employés s'attendent à cette fermeture. Ils ignorent si leur département, et leur emploi, sera transféré en face.

Selon la CGT, «Sur les deux magasins, nous sommes 25 salariés. On imagine qu'il y aura une réduction de postes. Pour l'instant on entend parler de deux personnes en moins mais est-ce le bon chiffre ?...»

Créée en 1887, la librairie Guerlin est une institution à Reims. Une institution menacée.

Le comité d'entreprise du groupe Actissia, propriétaire de l'enseigne, a été réuni hier à Paris pour évoquer le sujet. Officiellement, la décision n'est pas confirmée, mais n'a pas non plus été démentie.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 09:47

Une quarantaine de salariés  employée par l'entrepreneur saint-quentinois spécialisé dans la rénovation, Xavier Bou, a été convoquée hier après-midi, salle Paringault, pour «un entretien préalable au licenciement».

Malgré la présence de l'administrateur judiciaire, de Xavier Bou et des représentants de Pôle emploi, «les salariés n'ont pas eu d'explications claires sur les futurs licenciements».

«On sait que l'entreprise est en difficulté, que des chantiers ont été arrêtés. Mais, c'est tout. La totalité des employés convoqués devrait désormais être remerciée. Ils vont recevoir leur lettre de licenciement en fin de semaine ou en début de semaine prochaine et devront choisir s'ils désirent être reclassés en contrat de sécurisation professionnelle ou pas (procédure permettant aux demandeurs d'emplois d'obtenir des formations)».

En redressement judiciaire depuis le 11 mars, les sociétés de Xavier Bou (notamment BO pure, XS finances et l'Entreprise générale de l'Aisne) auraient un passif de «800 000 à un million d'euros». Elles étaient pourtant à l'origine des rénovations de La Cotonnière, du relais de poste napoléonien, de la résidence des Canonniers et notamment de l'ex-Babou (renommé résidence Augusta). Le promoteur de ce dernier projet a décidé de relancer différents appels d'offres pour achever la réhabilitation du site.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 16:43

Lorsqu'il est arrivé à Reims, l'union, dans son édition du 8 février 2012, écrivait : "S'il y a bien un poste à refuser à Reims, c'est celui de président de la compagnie de bus/tram. Pascal Lemaître a commis la folie de l'accepter".

Celui-ci déclarait alors : «J'ai hérité à Reims d'un travail d'équilibriste. Il me faut contenter une collectivité qui a des attentes techniques et politiques de la part de son système de transport. Il me faut veiller au bon usage des deniers publics qu'on m'attribue. Il me faut gérer des partenaires sociaux particulièrement exigeants. Enfin je dois tenir compte d'actionnaires qui ne sont pas spécialement désintéressés». «Reims a très mauvaise réputation et cela dure depuis plus de 20 ans. En général, les dirigeants choisissent une autre affectation. Sauf à aimer être harcelé en permanence».

Il vient d'être débarqué et sera remplacé dès la fin du mois par Arthur Nicolet venu du réseau de Nancy.

Aucune explication n’'a été donnée à son départ forcé après 18 mois de présence à Reims. La direction nationale du groupe a peut-être considéré que Pascal Lemaître tardait à résorber le déficit structurel de Transdev Reims évalué à environ 8 millions d’'euros. «Le déficit était là à son arrivée. Il n’'y est pour rien». Le nombre de grèves ne peut pas non plus lui être reproché pour la bonne raison qu’'il n’'y en a pas eu plus que d’'habitude sous son règne. Elles ont même peut-être été mieux organisées grâce à un dialogue avec la CGT qui n’'a pas toujours existé dans cette maison.

«Peut-être qu’ils veulent nous mettre un tonton flingueur. On va voir». La nouvelle ne fait pas plaisir à beaucoup de monde.

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:55

Selon une étude réalisée par l'Insee, 177 000 Champardennais - soit 13,2 % de la population - vivent dans un quartier prioritaire. Un chiffre qui place notre région au 5e rang des régions métropolitaines où cette proportion est la plus élevée, et qui renvoie vers un autre chiffre, extrait d'une étude intitulée L'observation sociale des territoires de Champagne-Ardenne, qui révélait que 14,6 % de la population champardennaise se situe sous le seuil de pauvreté. Une pauvreté essentiellement liée aux évolutions du marché du travail, concrétisée par une fragilité sociale inégalement répartie sur le territoire de la région, et qu'on retrouve essentiellement dans les grandes agglomérations, et notamment dans les quartiers prioritaires.

Avec la mise en place des Cucs, 31 nouveaux quartiers prioritaires (NQP) se sont ajoutés aux 30 zones urbaines sensibles (Zus) définies en 1996. Parmi ces 61 quartiers, 25 sont classés en priorité 1, degré de difficulté le plus élevé, 19 sont en priorité 2 et 17 en priorité 3. La région compte également une Zus à Rethel créée en 1996, mais pour laquelle la ville n’a pas contractualisé avec l’État lors de la mise en place des Cucs en 2007.

Pour l’ensemble des onze indicateurs étudiés, plus des trois quarts des quartiers prioritaires de Champagne-Ardenne ont une situation plus dégradée que celle de l’ensemble de la population habitant dans les unités urbaines englobantes. En s’intéressant aux indicateurs de revenu, d’emploi et d’éducation, à la surface des logements et à la part des ménages locataires, ce sont plus de neuf quartiers sur dix qui connaissent une situation plus défavorisée.

Les difficultés sont les plus marquées sur le revenu, la structure familiale et les conditions de logement. Pour plus de la moitié des quartiers, les habitants disposent d’un revenu médian de 11 800 euros, 1,5 fois inférieur à celui perçu par la population résidant dans les unités urbaines englobantes (16 600 euros). Les écarts sont similaires pour la part de familles monoparentales (6,2 % contre 4,1 %), les ménages d’au moins six personnes (3,2 % contre 2,1 %) et les ménages locataires (87,1 % contre 58,0 %). Ils sont encore plus accentués pour la part des ménages à bas revenu (25,7 % contre 12,2 %) et la part des ménages locataires en HLM (77,3 % contre 33,6 %).

Le revenu résume à lui seul les difficultés d’un quartier prioritaire. Plus un quartier dispose d’un revenu médian par unité de consommation faible, plus il connaît des difficultés importantes dans tous les domaines. Ainsi, les cinq quartiers les moins pauvres ont aussi le moins de difficultés liées à la famille, au logement ou à l’emploi et l’éducation. À l’inverse, les cinq quartiers les plus précaires en terme de revenu cumulent les difficultés : taux d’activité et part de diplômés les plus faibles, chômage le plus élevé, logements les plus petits. Ils regroupent également à la fois les quartiers où la part de familles monoparentales est la plus élevée, et ceux dont la part des ménages d’au moins six personnes est la plus importante, les deux situations se compensant en moyenne.

Un quart des quartiers est en moindre difficulté par rapport à l’ensemble des quartiers prioritaires de Champagne-Ardenne fin 2009. Ce groupe est constitué des 15 quartiers de la région dont le revenu médian excède 13 000 euros, qui sont principalement des grands NQP de priorité 2 ou 3 : 13 ont plus de 2 000 habitants, 13 sont des NQP et 14 sont classés en priorité 2 ou 3. Ne comptant aucun quartier de ce type, l’Aube est sous-représentée dans ce groupe avec un seul quartier concerné sur les 11 du département, au contraire des trois autres départements de la région.

Un quart des quartiers est en plus forte difficulté que les autres quartiers prioritaires régionaux fin 2009. Au sein de ces quartiers, le revenu médian est inférieur à 9 000 euros, soit presque moitié moins que le revenu médian de l’ensemble de la population de la région (17 400 euros). Les Zus de priorité 1 constituent les deux tiers de ce groupe de quartiers. Avec 7 quartiers Zus de priorité 1 parmi ses 12 quartiers, le département des Ardennes est le département le plus impacté avec 42 % de ses quartiers dans ce groupe. Les quartiers de l’Aube y sont également surreprésentés (4 des 11 quartiers du département).

Fin 2009, la moitié des quartiers de la région est en situation intermédiaire, avec un revenu médian compris entre 9 000 et 13 000 euros. Dans ce groupe, l’Aube connaît la situation la plus dégradée, avec 5 quartiers sur 6 disposant d’un revenu inférieur à 11 800 euros. À l’inverse, les 3 quartiers de la Haute-Marne ont tous un revenu supérieur à 11 800 euros. La répartition des quartiers de ce groupe est équilibrée dans la Marne. Les Ardennes comptent, en proportion, moins de quartiers dans cette tranche (33 %) que les autres départements.

Degré de priorisation des actions de l’État, tel qu’établi lors de la mise en place des Cucs en 2007, et difficultés observées sur les quartiers en 2009 concordent dans les situations les plus extrêmes, les plus favorables comme les plus dégradées. Cependant, l’objectif pour la politique de la ville, affirmé par la loi du 1er août 2003, vise à «réduire les inégalités sociales et les écarts de développement entre les territoires». Aussi, l’intensité des actions de l’État sur un quartier ne dépend pas uniquement du niveau absolu de ses difficultés, mais également de l’ampleur de la divergence entre la situation socio-économique de ce quartier et celle de la ville où il est inséré, ainsi que des inégalités au sein même du quartier.

Pour en savoir plus :

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=13&ref_id=19682#inter4

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:52

Dans les couloirs des urgences, rien n'a changé depuis une semaine. Rien ou presque. Le service aux patients est assuré. Un service minimum, imposé aux grévistes par la loi. En réalité, et selon la CGT, syndicat à l'initiative de la grève des urgentistes, le service est assuré, presque comme si de rien n'était. «Du personnel a été réquisitionné en effet. Mais ces réquisitions équivalent à ce qui est inscrit sur les plannings, en temps normal. Aux urgences, on n'est pas en sureffectif. Ce sont donc les grévistes qui travaillent depuis une semaine».

La seule différence est que ces agents - ils sont 25 médecins, infirmiers et aides-soignants à l'hôpital Brisset- portent aujourd'hui, une étiquette «en grève» sur leurs blouses. D'autres signes ne trompent pas : à l'entrée des urgences, des banderoles sont balayées par le vent. Mercredi dernier, un piquet de grève a été installé sur le parvis du service.

Tous en ont plein le dos. Mutations d'un service à un autre et jeu de chaises médicales depuis plusieurs mois, blocage des formations de cadres par la directrice des soins infirmiers, intimidations, pressions… Et une unité, celle de l'hospitalisation de courte durée de quatre lits, qui dépend des urgences. C'est dangereux  : «Ce service tourne avec le personnel des urgences. Il faut créer un poste avant qu'il n'arrive une catastrophe. D'autant que cette unité rapporte 800 000 euros par an».

Depuis la nomination du nouveau directeur par intérim, rien n'a changé. «Cela fait des mois que cela dure. Certains membres de l'ancienne équipe dirigeante étaient déjà néfastes. La plupart ont gardé leurs postes».

Seule note positive pour les cégétistes : l'arrivée d'une directrice adjointe, début mai, à Hirson.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:41

En mars, le vendeur, avait laissé entendre qu'il apposerait une signature sur le document qui permettait de débloquer des fonds pour verser les salaires.

Moins d'un mois après cette heureuse péripétie, on apprend, et le conseil des prud'hommes itou, que les quatorze salariés de la SARL Aisne Iso, à Bruyères-et-Montbérault, n'ont toujours pas reçu le moindre euro.

La justice prud'homale se réunissait, hier, en référé, pour obtenir de l'employeur des quatorze maçons et poseurs, qu'il verse à ses anciens salariés leur solde de tout compte, leur certificat de travail et toutes les pièces indispensables pour être accueilli par Pôle emploi.

Les anciens salariés - non encore officiellement licenciés - n'ont pas reçu de salaire depuis trois mois. L'un d'eux a même obtenu de l'ancien gérant  un chèque de 1 571 euros…. sans provisions.

Le dirigeant, convoqué au tribunal par lettre avec accusé de réception, n'est pas allé chercher ce courrier. «Nous sommes obligés de reconvoquer les parties», indique la greffière en fin d'audience après avoir incité les salariés à saisir un huissier pour faire citer l'employeur.

Administrateur ou pas, la main-d'œuvre d'Aisne Iso reste ballottée par ses «gérants» en conflit. «Vous devez aller à Saint-Quentin à la rencontre de cet administrateur» conseille un juge. «C'est encore la meilleure façon d'obtenir vos documents et d'enclencher le processus qui permettra à l'assurance de garantie des salaires de vous verser ce qui vous est dû».

Une autre procédure est en cours, au tribunal de commerce cette fois, pour examiner la situation économique de la société. Il y a fort à parier ce jour là (le 19 avril) qu'un administrateur judiciaire sera officiellement nommé pour suivre les opérations de redressement ou, plus sûrement, de liquidation d'Aisne Iso.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:31

Suite à un nouveau mouvement national de protestation contre la diminution de l’offre de soin biologique voulue par les autorités, les biologistes médicaux de l’Aube informent leurs patients que l’ensemble des laboratoires de biologie médicale du département est fermé au public depuis hier, tous les après-midi, jusqu’au mardi 16 avril inclus.

Cette grève pourra être reconductible. Seules les urgences seront assurées, sur appel préalable du médecin.

Dans l’Aube, les treize laboratoires sont concernés.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:24

«Pierre André nous a reçus ce matin - vendredi - et a pris en compte nos revendications».

La CGT réclamait pour les agents de ce service une revalorisation du régime indemnitaire. Elle dénonçait qu'à grade équivalent, les primes soient plus faibles que dans d'autres services. «Pour certains, le manque à gagner pouvait être de 80 à 100 €».

Le mouvement de grogne des agents du service assainissement de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin entamé le 5 mars vient tout juste de trouver une issue favorable.

Des groupes de travail doivent être mis en place pour étendre les revalorisations à l'ensemble des services de l'agglo au 1er janvier 2014. Celle du service assainissement prenant effet au 1er avril de cette année.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:02

Plysorol 2Un ancien dirigeant de sites de Plysorol, d'anciens cadres, ainsi qu'un associé africain acteur du secteur du bois, proposent la reprise des usines d'Epernay-Magenta et Lisieux, le troisième site de Fontenay-le-Comte (Vendée) n'étant pas concerné.

Environ 35 des 94 ex-salariés sparnaciens seraient repris dans le cadre d'une activité de production de «contreplaqué spécifique» à forte valeur ajoutée. Lisieux reprendrait un peu moins de 30 salariés, avec du contreplaqué à base d'okumé, un bois tropical particulièrement adapté poussant notamment au Gabon.

Le tribunal de commerce devrait répondre à la proposition de reprise le 29 mai. Les repreneurs devront engager près de dix millions d'euros pour relancer les activités du groupe sur les deux sites français ainsi qu'au Gabon, où Plysorol possède encore une usine.

En parallèle, les ex-salariés de Plysorol International demandent des indemnités à leur ex-employeur. Les Sparnaciens ont engagé une procédure devant le conseil des prud'hommes de Reims. Ils estiment qu'il y a eu un «manquement aux obligations de reclassement» de la part de l'entreprise et que les licenciements sont «sans cause réelle et sérieuse».

Si les prud'hommes donnaient raison aux Plysorol, ce serait non pas l'actionnaire de l'entreprise mais le régime de garanties des salariés (AGS) qui financerait les dommages et intérêts. Les 205 ex-salariés du groupe, demandent, selon leur ancienneté, autour de 65 000 € à leur ex-employeur. Une audience initialement fixée à mardi dernier, a été reportée à juillet.

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