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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 11:01

Lors de son audience du 14 mars, le Tribunal de commerce de Sedan a converti le redressement judiciaire de l'entreprise Industries Métallurgiques Françaises en liquidation. Mais l'unité carolomacérienne (activité de boulonnerie) a néanmoins obtenu le droit de poursuivre son activité durant trois mois.

Un délai qui doit, en effet, permettre au chef d'établissement de cette ancienne filiale de Bolding Group 43, de finaliser un projet de Société de coopérative ouvrière de production (Scop) afin de pérenniser neuf emplois sur le site carolo et un outil de travail qui existe depuis 1964.

Depuis quelques jours et en collaboration avec l'union régionale des Scops de l'Est qui intervient en Champagne-Ardenne, Lorraine et Alsace, le responsable de l'établissement, se débat donc pour ficeler un projet de sauvegarde industrielle.

Il est accompagné dans cette opération survie par cinq des neufs ex-salariés de l'entreprise - un forgeron, un magasinier, un chef d'atelier, un responsable développement (outillage) et une secrétaire - lesquels ont accepté d'apporter, chacun, 1 000 euros, à un capital de départ initial fixé à 120 000 euros. Trois employés n'ont pas souhaité adhérer à cette stratégie et feront donc l'objet d'un licenciement pour motif économique.

«L'objectif immédiat est de fidéliser la clientèle actuelle, maintenir la continuité de l'activité, assurer les commandes, réembaucher deux ou trois salariés à la production pour combler les postes disparus et tenter de réinvestir».

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:32

Estimant avoir «été mis au placard en septembre 2010, soit juste trois mois après la création du syndicat, à la mairie annexe au 4e étage où il n'y a personne», «écarté des réunions des chefs de service» et «laissé sans travail depuis juillet 2012», Nourredine a poursuivi la commune de La-Chapelle-Saint-Luc devant la justice. Sous la mandature précédante, Nourredine, alors membre de la CFDT locale, avait déjà dénoncé le management social du maire.

Fin décembre, le tribunal administratif rejette finalement la requête. «Considérant que le maire de La Chapelle-Saint-Luc a affecté M. M, rédacteur en chef, qui occupait précédemment l'emploi de responsable adjoint du service "enseignement", au service "démocratie locale", en qualité de responsable de ce service, […] que ce dernier soutient lui-même avoir été affecté sur un poste de catégorie A alors qu'il dépend du cadre statutaire de la catégorie B […] que cet arrêté n'a le caractère ni d'une sanction disciplinaire déguisée ni d'une mutation, […] les conclusions de M. M tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué sont irrecevables et doivent être rejetées».

Un tract estampillé CGT (dont Nourredine est le secrétaire général dans la commune) a été distribué mercredi soir en conseil municipal. Pour le maire, «Il ne faut pas tout confondre. Je trouve qu'on parle un peu trop d'une personne et, malheureusement, les revendications pour le personnel semblent passer après».

Le management social d'un maire de gauche est-il différend d'un maire de droite ?

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:18

Cette firme qui emploie près de 750 salariés dans toute la Champagne-Ardenne fait l'objet d'une procédure de sauvegarde près du tribunal de commerce de la cité des sacres.

«Vebego, le groupe hollandais qui détient Carrard-Services, cherche purement et simplement à se débarrasser de cette entité qui ne rapporte plus assez d'argent. Si l'on peut se rassurer du fait que deux offres ont apparemment été déposées pour une reprise et pour conserver une activité, on ne sait toujours de quoi demain sera fait, ni si cette reprise aura des conséquences sociales. Ce que nous ne voulons pas, c'est de voir un joyau de l'entreprenariat local perdre peu à peu de son employeur et supprimer des emplois à tour de bras à l'approche de l'été. Carrard, c'est l'excellence et une présence historique à Reims. Perdre des dizaines de salariés comme serait un nouveau coup terrible. Nous craignons d'avoir droit à un démantèlement des agences comme cela se fait dans d'autres entreprises spécialisées dans le nettoyage industriel pour éviter les doublons en agences et bien entendu en personnel».

Lors de futurs comités d'entreprise, les salariés devraient en savoir plus quant au nom de l'éventuel repreneur. Quand à une information sur l'impact social, les représentants des salariés devront certainement attendre encore de longues semaines.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:07

Hier, une grande partie des salariés s'est mobilisée aux portes du site Plastique technique Champenois à Reims. Raison rassemblement : un débrayage symbolique en vue des négociations de mardi prochain qui porteront, à n'en pas douter, sur des suppressions de postes. Et pour cause, sur les 82 salariés de l'entreprise, une trentaine devrait perdre leurs emplois dans quelques semaines. Une vague de suppressions de postes qui correspond à une chute chronique des commandes de ce fournisseur de pièces moteur pour le secteur automobile.

La direction, devant les difficultés accumulées depuis plusieurs années a même été contrainte de déposer le bilan en début d'année. Lors du dernier examen de ce dossier, hier matin le tribunal a accordé à l'entreprise de poursuivre son activité jusqu'à la fin du mois de juin. Un temps court durant lequel des solutions concrètes devront être trouvées sous peine de disparition de l'entreprise.

Ce n'est pas la première fois que Plastique Technique Champenois envisage d'avoir recours à des suppressions de postes. Il y a un peu plus d'une année, 34 personnes perdaient leurs postes. En 2007, à l'époque où PTC s'appelait Mediaplast, 98 salariés avaient été remerciés. Depuis sept ans, ce sont donc près de 160 salariés qui auront été licenciés.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:25

Le syndicat CGT de la fédération des activités postales et de télécommunication (FAPT) a appelé les employés de l'entreprise à observer un mouvement de grève de 24 heures, hier, dans les agences et pour les facteurs du département. Un autre préavis, d'une durée illimitée concerne le service courrier.

Près de deux-cent-cinquante facteurs dans le département auraient ainsi signé une pétition pour dénoncer une flexibilité croissante du travail, une mutualisation qui, pour certains services comme la technique et l'informatique, conduit les salariés à se déplacer sur l'ensemble des trois départements picards.

Mais la mobilisation est restée faible.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:12

Le délibéré était attendu. Dans son arrêt rendu hier, la chambre sociale de la cour d'appel de Reims a donné raison aux prud'hommes de Troyes, qui avaient débouté en première instance les anciens salariés d'Olympia.

Quatre-vingt-onze anciens salariés de l'entreprise romillonne, licenciés en décembre 2009 et mai 2010 avaient demandé, en première instance devant les prud'hommes de Troyes, un total de 14 millions d'euros d'indemnités, soit entre douze et quarante-huit mois de salaires selon les cas, au motif que le plan social ayant entraîné leurs licenciements était insuffisant.

Le 28 novembre 2011, les prud'hommes avaient débouté les salariés.

Les attendus des 91 arrêts (un par ancien salarié), rendus hier par la chambre sociale de la cour d'appel de Reims au terme de son délibéré, sont clairs. Tous les moyens soulevés par les anciens salariés d'Olympia sont rejetés. Dans ses arrêts, la cour «confirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions», à une exception près, qui n'apporte pas grand-chose au débat : l'administrateur judiciaire d'Olympia est mis hors de cause, alors qu'il ne l'avait pas été en première instance.

Les salariés ont 2 mois pour se pourvoir en Cassation.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:03

Cauval-20130327.jpgPrès de 300 salariés de Cauval sont, une nouvelle fois, descendus dans la rue hier après-midi. Partis de la zone industrielle, ils se sont agglutinés sous les fenêtres de la sous-préfecture alors que le sous-préfet recevait le vice-pdg de Cauval.

Le maire de Bar-sur-Aube, présent avec ses adjoints dans la manifestation, est monté sur le perron de la sous-préfecture pour annoncer que la ville était prête à racheter les actifs d'Atmospheres Interiors qui comprennent les machines indispensables à la production de canapé. Le groupe Cauval verserait ensuite une sorte de loyer à la ville. Une opération qui pourrait s'avérer risquée si Cauval, en difficulté, venait à ne plus rembourser la Ville…

Tous les salariés n'étaient pas sur la même longueur d'ondes hier matin. Si les syndicats se sont montrés favorables au projet de reprise de Silberman, d'autres ont fait part de leur inquiétude.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 12:25

Pole EmploiPour les personnes inscrites en catégorie A (celles «n'ayant exercé aucune activité durant le dernier mois»), l'augmentation s'avère très mesurée, + 0,1 % en un mois, soit 19 chômeurs de plus. Sur un an, la hausse s'établit à + 7 %, 35 026 personnes au total.

L'Aisne fait mieux que la Picardie dans sa globalité qui accuse encore une hausse de 0,3 % ce mois-ci, totalisant 108 021 personnes inscrites en catégorie A (+ 9,4 % en un an).

Si l'on élargit les chiffres aux catégories (A, B et C, les personnes «sans emploi ou qui exercent une activité réduite mais en recherche d'emploi»), la précarité augmente de manière plus importante dans l'Aisne : + 0,4 % en un mois, avec 50 998 personnes, + 7,7 % en un an. Là encore, le département peut se féliciter d'être -un peu- moins touchées que l'ensemble de la région, maigre consolation, qui compte désormais 160 488 personnes inscrites en catégorie A, B et C (+ 0,5 % en un mois, + 8,9 % en un an soit 13 000 inscrits supplémentaires).

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:46

Pole EmploiLe département des Ardennes fait figure d'exception.

Fin février 2013, dans le département des Ardennes, 16 242 personnes sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A, c'est une diminution de - 0,3 % par rapport à fin janvier 2013 ( - 55). Sur un an, il est en augmentation de 12,0%.

Toutes catégories comprises, le nombre de demandeurs d'emploi est de 23 350, fin février 2013, soit une hausse de 0,1 % (+ 20). Sur un an, il augmente de 9,1 %.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:43

Pole EmploiLes chiffres publiés hier soir viennent donc marquer une nouvelle hausse, +1 % à fin février par rapport à janvier, soit 28 007 inscrits à Pôle Emploi en catégorie A (ceux «n'ayant exercé aucune activité durant le dernier mois»).

Maigre consolation, le plus haut de septembre 1996 (30 883) reste éloigné. Néanmoins, sur un an, le nombre de chômeurs a grimpé de 14,9 %, soit 3 636 personnes de plus. Encore une fois, la Marne peut déplorer des chiffres plus noirs que ceux relevés à l'échelle de la région. La Champagne-Ardenne enregistre des hausses de 0,7 % en février et de 14,4 % en un an, soit 69 816 personnes au total. Au niveau national, on déplore désormais 3,187 millions de chômeurs (+0,6 % sur un mois, sur 10,8 % sur un an).

Si l'on élargit les chiffres aux catégories (A, B et C, les personnes «sans emploi ou qui exercent une activité réduite mais en recherche d'emploi»), la précarité bat cette fois son triste record dans le département avec 43 439 personnes recensées, une augmentation de 1 % ce mois et de 12,9 % en un an. Depuis avril dernier, ce plus haut chiffre est quasiment battu tous les mois. Là encore, la Marne affiche des résultats plus alarmants encore que ceux de la Champagne-Ardenne, bien que 104 653 personnes soient désormais inscrites en catégorie A, B et C dans nos quatre départements (+0,7 % en un mois, +11,6 % en un an, soit près de 11 000 inscrits supplémentaires). A l'échelle de l'Hexagone, ce sont 4,7 millions de personnes qui vivent cette précarité (+9,8 % en douze mois).

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:12

VMC.jpgLe champagne a la cote, c'est une certitude. Mais que serait ce vin effervescent sans ces bouteilles si particulières, conçues pour résister à la pression des bulles.

Il y a encore quelques années, des dizaines de palettes de ces bouteilles sortaient des fours et des chaînes de fabrication rémoises. Aujourd'hui, seule ou presque une usine de la région d'Épernay en produit. Les autres relèvent de l'importation, notamment d'Espagne.

Un élément qui a bien évidemment eu des répercussions sur l'emploi industriel du bassin rémois. À commencer par les ouvriers de Verreries Mécaniques de Champagne dont les fours ont été définitivement «coulés» à la fin de l'année 2009.

«Dans les années 60 et 70, une grande proportion de notre activité était consacrée à la fabrication des flacons de Champagne. Les producteurs et les négociants y trouvaient leurs comptes. Aujourd'hui, certaines bouteilles font des centaines de kilomètres dans des camions avec un taux de casse à l'arrivée et une fragilisation des verres incompréhensibles».

Reims dispose d'une deuxième verrerie. Cette dernière abrite encore des dizaines de salariés. Dans leurs rangs, l'ambiance est à l'inquiétude après qu'un des fours ait été arrêté il y a quelques mois de cela. Sur ce site, on a fabriqué des flacons pour le monde du champagne.

Une bonne nouvelle pourrait intervenir dans les prochaines semaines. En effet, le four arrêté l'année passée pourrait être redémarré. Mais toujours pas pour la fabrication de bouteilles de champagne.

Des VMC, il ne reste plus que quatre murs. Les tags de protestations contre la fermeture du site se sont estompés. Les machines ont été vendues et ont quitté le département.

Mais ce n'est pas pour autant que les propriétaires du site industriel, la direction d'Owen Illinois, ont cédé le terrain à un éventuel repreneur ou même à la collectivité, en l'occurrence Reims Métropole. Devenue une friche industrielle, l'ancienne manufacture de la rue Pierre Maître est encore gardienné. mais pour combien de temps encore ? OI, avant de vendre, se doit de dépolluer entièrement le site. Un travail et un plan de financement titanesques à prévoir pour un site qui a commencé à produire en 1911.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:02

Pole EmploiSi la France n'a pas battu hier son record historique de janvier 1997, l'Aube a battu le sien. Il datait de septembre 1996 : on comptait alors 16 804 demandeurs d'emploi. En février 2013, ils étaient 16 997 très précisément à n'avoir exercé aucune activité (catégorie A, données corrigées des variations saisonnières).

Le département vient sans doute de battre un record absolu. Pour donner une idée de l'importance de la montée du chômage depuis la crise, un seul chiffre : en août 2007, l'Aube ne comptait que 9 947 demandeurs d'emploi.

D'un mois sur l'autre, entre janvier et février 2013, le chômage a augmenté de 1 %. Sur un an, il augmente de 15,1 %. L'Aube voit son marché de l'emploi se dégrader plus vite que la Région (+ 14,4 %) et que la France (+ 10,8 %).

La dégradation du marché de l'emploi touche tous les publics avec une prédilection pour les jeunes femmes de moins de 25 ans (+ 21,5 % sur un an contre + 15,2 % pour les jeunes hommes).

Rien ne permet d'espérer une amélioration rapide puisque les offres d'emploi sont en chute libre. En variation trimestrielle, sur trois glissants, elles chutent de 17,1 %. Les sorties de Pôle emploi sont en net recul aussi (- 8,4 %). Les entrées, heureusement, ralentissent un peu (- 3,8 %).

Au troisième trimestre 2012, le taux de chômage dans l'Aube atteignait les 11,6 %, record absolu depuis 1982 (dernière statistique disponible) et sans doute depuis l'après-guerre.

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