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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 09:23

Hier les salariés de la Sotrapp ont été reçus conjointement par le secrétaire général de la préfecture et l'inspectrice générale de la Direccte de l'Aube.

«Les services de l’État mettent tout en œuvre pour que les salariés rencontrent le moins de difficultés possibles notamment en intervenant auprès de la Banque de France ou encore des bailleurs sociaux pour éviter que les salariés rencontrent plus de difficultés. La Direccte va également faire son possible pour débloquer les droits acquis au congés payés auprès de leur caisse».

Les salariés cotisant directement auprès de la CNETP, celle-ci pourra directement leur verser leurs droits acquis en matière de congés payés sans passer par l'employeur. Une somme qui sera une bouffée d'oxygène pour ceux qui n'ont reçu aucune salaire depuis trois mois.

La suite dépendra du tribunal de commerce qui pourra mettre la société en liquidation judiciaire ou en redressement judiciaire.

Tous ont également déposé un recours en référé devant le Conseil des Prud'hommes afin de récupérer les salaires qu'ils n'ont plus perçus depuis février.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 15:02

Tous trois seront en tête de la liste CFDT lors des élections professionnelles du 24 avril. Ils ont tous les trois été convoqués vendredi dernier pour une «procédure disciplinaire».

Depuis plusieurs années, les deux premiers sont en conflit ouvert avec leur employeur, United Savam. La société, dont le site se trouve à Villeneuve-Saint-Germain fait partie du du groupe Norbert Dentressangle.

Le malaise au sein cette entreprise de transport n’est pas nouveau. Plusieurs plaintes ont été déposées pour harcèlement, et une enquête de police est en cours à ce sujet. D’autre part, au moins quatre dossiers de licenciements irréguliers sont examinés à l’heure actuelle au conseil des Prud’hommes.

Stéphane, délégué syndical FNCR, a déjà fait l’objet d’une procédure de licenciement l’année dernière. "J’ai été mis à pied durant quatre mois. Autant de temps sans salaire, ça fait vraiment très mal". En tant que représentant du personnel, cette procédure était soumise à accord de l’inspecteur du travail. Ce dernier l’a estimée non justifiée. L’employeur a alors poussé le dossier devant le tribunal administratif. La juridiction s’est prononcée une nouvelle fois en faveur du salarié en mars dernier. Moins d’un mois après, il est donc de nouveau dans le viseur de la direction. "Lors de l’entretien de vendredi, ils ne m’ont pas exposé les raisons. Je pense qu’ils vont sûrement tenter de m’accuser d’un vol de marchandises".

Brahim, de son côté anticipe d’être désigné comme auteur des dégradations sur un poids-lourd. "Ils m’ont attribué un camion pourri et on me reproche de l’avoir cassé, ce que je n’ai pas fait". Ce dernier a d’ailleurs bien pris soin de prendre des clichés de l’ensemble des parties de l’ensemble routier lorsqu’on lui a attribué...

Concernant Martial, adhérent depuis un peu plus de six mois au syndicat, "il a été convoqué pour s’expliquer sur une agression dont il a été victime". En tout cas, depuis qu’il a rejoint les rangs de la CFDT, "il vit des conditions de travail troublantes : suppression du camion attitré, insultes, irrégularités sur son bulletin de salaire".

Après sa mise à pied dans le cadre d’une procédure de licenciement, Stéphane a téléphoné à l’un des collègues en disant qu’il faudrait «l’enterrer avec un camion rouge». La couleur des poids lourds du groupe. Il a été retrouvé par les sapeurs-pompiers et les gendarmes en Seine-et-Marne. Il n’avait ni bu ni consommé de produits stupéfiants. Il était juste au bout du rouleau. En mars 2013, dans les mêmes circonstances, un autre chauffeur routier de Norbert Dentressangle avait voulu en finir dans son camion. Après une sanction disciplinaire pour une erreur qu’il avait contestée à l’été 2012, les échanges de courrier avec sa direction n’avaient pas cessé. Fin février, il recevait par recommandé une convocation à un entretien préalable à une éventuelle sanction…

"L’attitude revendicative de l’équipe CFDT dérange mais le non-respect, les causes troubles de licenciement et la non reconnaissance de la pénibilité des conditions de travail l’ont poussé à accomplir ses missions". Une tentative de leur hiérarchie d’entraver leur candidature ?

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 15:00

Depuis 8 semaines, les salariés de Bosal-Le-Rapide occupent le site de Beine-Nauroy. Ils veulent obtenir une rencontre avec la direction néerlandaise du groupe pour négocier des primes de licenciement "décentes".

Après la liquidation judiciaire de leur entreprise en février dernier, les ouvriers de Bosal-Le-Rapide restent mobilisés. Sur le site de cette usine de sous-traitance automobile, il reste encore 200 000 euros de machines et de matière première.

Malgré l'intervention de représentants de l'Etat, les salariés et leurs syndicats, CGT et CFDT, n'ont pas pu rencontrer la direction Néerlandaise. 

Jeudi, ils seront au rond-point Prunay pour distribuer des tracts au  public.
Vendredi, ils allumeront un grand brasier sur le site de l'usine.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 09:30

Les ex-Sandvik ont bien négocié leur prime supra-légale. «Les négociations sont terminées. On a obtenu comme Arkema, 50 000 euros net en prime supra-légale pour chacun des 33». C’est une chose, mais…

«Mais le comité d’entreprise a émis un avis négatif sur le plan social et l’organisation de ce qui reste» – à savoir 16 personnes dont 8 pour la gestion des pièces d’usure et 4 du service après-vente de Sandvik meaning construction France.

Ce qui ne passe pas, c’est que les ex-Sandvik doutent de l’arrêt de la fabrication du concasseur chaunois.

«Ils en ont 10 à faire, en sous-traitance dans la région, alors que cela faisait partie de nos produits, avec dans le groupe une machine exclusive à Chauny. Et l’on doute de la réelle économie à faire faire ailleurs les gros cribles (trieurs de cailloux pour les carrières) qui étaient la fabrication principale chaunoise et qui vont être produits en Ukraine, Pologne, Chine, Inde…»

Ce qui ne passe pas, c’est que le groupe Sandvik veut se séparer de l’immobilier «à bas prix, voire l’euro symbolique» au profit de l’entreprise métallurgique de matériel agricole Deboffles «qui abandonne son site de Gauchy pour Chauny, qui entrerait en possession des murs, et louerait à Sandvik des locaux pour son restant de personnel chaunois ainsi qu’à Metal Europe (concasseurs, Tergnier) sur la partie mécanique du site».

Il y aurait à la clé la promesse de reprise parmi les 33 ex-Sandvik de chaudronniers et mécaniciens (une dizaine de personnes) par les deux entreprises entrantes. À suivre…

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 17:32

La grève débutée vendredi chez Calcia, la cimenterie basée à Couvrot, près de Vitry-le-François dans la Marne, s'est s’arrêtée. «Nous avons décidé de suspendre le mouvement pour mieux agir le mois prochain».

Mardi 15 avril, les représentants CGT des usines Calcia en France se réunissent dans les Yvelines afin d’évoquer la stratégie à suivre le mois prochain.

La grève est aussi terminée chez Chamtor à Banabcourt. Les revendications des salariés ont été satisfaites.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:09

Depuis le début de la semaine, les vendeuses du magasin C&A commencent à faire leurs cartons. Implantée rue de Vesle, la boutique de prêt-à-porter va fermer d’ici la fin du mois d’avril.

Une bonne nouvelle concerne la dizaine de salariés de C&A. Tous devraient être mutés dans les deux autres enseignes implantées dans la région rémoise (à Cormontreuil et Saint-Brice-Courcelles), ou dans celle de Soissons (Aisne).

Fin avril, l’histoire entre C&A et la rue de Vesle sera terminée, après une dizaine d’années de hauts, puis de bas...

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:02

A l’appel des organisations syndicales CGT, FO, CFDT et CFE-CGC de l’établissement Nord-Ouest de Véolia eau, les salariés ont été «invités» à débrayer, jeudi matin, pendant 59 minutes.
Le personnel craint un plan social qui pourrait toucher «3 500 emplois sur les14 600 salariés en France».

Sur le site de Chauny, près de la moitié des 60 salariés a suivi le mouvement, de 8 heures à 8 h 59. «Notre groupe veut dégraisser ; c’est une première chez nous. Ce plan de sauvegarde de l’emploi, prévu sur trois ans, pourrait se transformer en plan de départs volontaires. A terme, on sera encore moins pour faire le même travail en sachant que, depuis deux/trois ans, les retraités ne sont plus remplacés. Aujourd’hui, c’est juste pour montrer de manière pacifique notre opposition au projet. D’autres actions ne sont pas à exclure».

Chauny: débrayage chez Véolia eau
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 08:01

Les ouvriers de l’usine Forbo, basée à Reims, spécialistes des revêtements de sols, sont en grève perlée depuis bientôt deux semaines. «Nous souhaitons, comme l’an passé, une revalorisation de nos salaires de 70 euros bruts par mois. Pour l’instant, la direction ne nous propose que 26 euros supplémentaires. Compte tenu de la hausse conséquente des dividendes lâchés aux actionnaires du groupe suisse, +16 % pour l’année 2013, il semblerait logique que la direction nous donne gain de cause».

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 21:30

Grève chez Veuve-Clicquot, Moët, Krug, Mercier, Ruinart c’est-à-dire dans les cinq maisons du groupe LVMH et grève chez Pommery… le monde du champagne a le printemps frondeur. «Les négociations annuelles obligatoires sont en cours, d’où ces mouvements».

Depuis lundi, la production des maisons LVMH est perturbée par des débrayages. «On a commencé par trois heures lundi et depuis mardi, on arrête une heure par jour sous forme de trois arrêts de 20 minutes». Suivi par 95 % du personnel, le mouvement provoque, selon les grévistes, une baisse de la production de 40 %. Cause principale du mouvement : une baisse de la participation aux bénéfices. «Les salariés ont 1  200 euros en moins alors que les résultats de l’entreprise n’ont pas baissé». Cette baisse s’explique notamment par une hausse du budget marketing qui ampute les bénéfices et donc la participation : «Le budget du marketing a augmenté de 10 millions d’euros. On n’a rien contre le développement du marketing mais pas sur le dos des salariés. Et nous demandons à la direction de changer la méthode de calcul pour éviter ces variations. Chez nous, le poids des salaires dans l’entreprise est d’environ 9 %. Dans le textile, par exemple, il représente 40 %». 

Selon le président de la maison Veuve-Clicquot, «La participation est calculée sur le résultat net financier. Son montant est en légère diminution à cause d’une petite baisse de nos volumes et aussi à cause de la hausse de nos investissements à la fois industriels et de développement de la marque à travers le marketing. Il n’est pas prévu de changer son mode de calcul. J’ajoute que l’intéressement ne diminuera pas et que nous avons prévu une hausse des salaires supérieure à l’accord de branche».

Les salariés de chez Pommery sont un peu moins gâtés. Leur intéressement a du mal à atteindre les 300 euros : «Ce sera plutôt entre 150 et 200 euros. Nous réclamons un complément de 1  200 euros. Et nous voulons également une augmentation des salaires de 0,5 % en plus du 1 % obtenu dans l’accord de branche». La direction n’est pas non plus décidée à céder : «L’inflation est de 0,7 %. Donc, une augmentation de 1 % nous semble correcte. Quant à l’intéressement, nous sommes surpris de ce mouvement alors que nous n’étions pas au bout des échanges et que les résultats financiers ne sont pas encore connus».

La fronde aura-t-elle un effet boule de neige ? Le prochain courant d’air pourrait souffler dans certaines caves d’Aÿ.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 21:23

Depuis ce matin, 5 heures, les ouvriers de la cimenterie Calcia, située à Couvrot, sont en grève. Un mouvement de contestation lancé dans toutes les usines du groupe en France. «Nos revendications n’ont pas changé. On se bat toujours pour la même chose».

Les salariés s’étaient déjà mobilisés au cours des mois de février et de mars, choisissant une reconduction de leur mouvement quelques jours par mois, jusqu’à obtenir satisfaction. «Suite à la négociation annuelle obligatoire (NAO), nous avons obtenu 1,3% d’augmentation générale, quand nous réclamons 2,7%», estimant la demande légitime eu égard à la situation de l’entreprise.

«Lors des derniers arrêts du travail, il y a eu entre 55 et 60% de grévistes. Ces jours-là, jusqu’à présent, la direction n’a pas été en mesure de maintenir la conduite du four, l’outil principal de la cimenterie».

Hier matin, les discussions ont repris entre la CGT et la direction générale qui a proposé un supplément d’intéressement de 150 euros net, pour 2013, ainsi qu’une garantie d’un minimum sur la NAO de 2015 de 0,2 % au-dessus de l’inflation. Rien qui ne satisfasse le syndicat, estimant que les réponses apportées ne sont pas à la hauteur des demandes formulées. Une assemblée générale s'est tenue cet après-midi pour décider de la suite à donner à la contestation.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 16:31

Les entreprises de ces déparements annoncent (dans une étude de Pôle emploi publiée hier) envisager de recruter près de 40 000 personnes cette année.

Malheureusement, les chiffres des demandeurs d’emploi ne vont pas chuter d’autant dans les prochains mois. Parmi ces recrutements, si 60 % concernent des «emplois durables» (au moins six mois de contrat), seulement 40 % sont des CDI. De plus, tous ces postes ne sont pas à plein-temps et 39,2 % d’entre eux sont à caractère saisonnier.

Pour rappel, il y a 80 000 chômeurs dans ces 3 départements (36 144 dans l’Aisne, 16 408 dans les Ardennes et 29 115 dans la Marne) !

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 16:27

«Les négociations annuelles obligatoires sont en cours, d’où ces mouvements».

Ce jeudi vers 17 heures, les salariés de Pommery étaient en grève à l'appel de l'intersyndicale. Ils demandaient des revalorisations de salaire de l'ordre de + 0,5 % par rapport à ce qui a été négocié et une prime d'intéressement de 1 200 euros à l'année.

Manifestation devant chez Pommery
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