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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 17:04

arkema-20131008.jpgAfin de montrer d'une manière ironique leur mécontentement, les salariés de Chauny ont accueilli ce matin des représentants du groupe Arkema par une haie d'honneur.

 Ils les ont aussi applaudis. Pour rappel, le site doit cesser toute production le 31 mars 2014 avant de fermer progressivement ses portes.

71 salariés sont concernés par cette mesure.

Une nouvelle réunion de négociations entre la direction de l'entreprise et les partenaires sociaux se tient aujourd'hui, à Chauny.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 17:00

Nouveau coup de force des salariés de l'entreprise Spartech de Donchery ce mardi 8 octobre : ils bloquent leur usine.

Cette usine de plasturgie emploi 56 salariés.

Ils entendent mettre la pression au directeur des ressources humaines en visite sur le site ce 8 octobre, pour dénoncer la fermeture de leur entreprise.

C'est en août dernier qu'ils ont appris de leur direction américaine cette fermeture qui devrait être effective en janvier prochain.

Les salariés ont cessé leur activité et tiennent un piquet de grève depuis plus de deux semaines.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 09:10

La cour d'Appel d'Amiens vient de confirmer le jugement du juge départiteur des Prud'hommes, rendu, en mai 2012 : la société Paté, spécialisée dans le recyclage de verre et basée à Crouy, est condamnée pour harcèlement moral.

L'affaire a éclaté en 2008, lorsque Brigitte a fait un malaise au travail, après «trois ans de calvaire». La cour d'Appel a résilié son contrat aux torts de la société Paté Green Solution. Quant à Sabine, elle a été licenciée en 2008. La cour d'Appel a prononcé la nullité de ce licenciement. En réparation du préjudice moral, mais aussi financier, lié à la perte de leur emploi, Paté a été condamnée à leur verser des dommages et intérêts.

Ce harcèlement était principalement exercé par le directeur général (DG) de la société, et accessoirement par son adjoint. L'affaire sera examinée en audience correctionnelle, le 14 octobre prochain.

La société Paté peut toujours se pourvoir en cassation.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 08:36

Il y a un an jour pour jour, la direction de Nobel Automotive à Vitry-le-François (rachaté par le groupe turc Orhan en 2007) annonçait sa volonté de supprimer 200 emplois, à raison de 50 par an, à partir de 2013. Hier, les salariés ont finalement reçu une liste de 96 postes que l’équipementier automobile veut supprimer  : 56 à la production, et 40 dans l’administration et la technique.

L’activité «finition» qui consiste à former des tubes et à monter des canalisations est la plus touchée. Deux activités clés de l’usine marnaise devraient toutefois être renforcées  : l’injection et l’extrusion.

Au moins dix réunions sont prévues du 7 octobre au 14 novembre pour négocier le plan social. Les critères proposés pour l’ordre des licenciements devraient être la situation familiale, l’ancienneté dans l’entreprise, l’éventuel handicap, l’âge, etc.

La direction souhaiterait ouvrir un plan de départ volontaire dès janvier 2014, et échelonner les départs tout au long de l’année prochaine (61 au second trimestre, 15 au troisième et 20 au quatrième).

Le projet, dans l’état, du plan social prévoit seulement les indemnités inscrites au code du travail, mais l’intersyndicale attend d’avoir plus de détails avant d’envisager d’éventuelles grèves ou manifestations. Elle a fait appel à un expert comptable pour veiller à la légalité de la procédure. L’objectif est aujourd’hui de«limiter la casse et de faire en sorte que ceux qui partent, partent dignement».

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 14:34

Depuis vendredi matin, les salariés de Milonga se relaient par tranches de huit heures pour une occupation pacifique des locaux du magasin d’instruments de musique, situé à Cormontreuil.

Mercredi 2 octobre, le tribunal de commerce de Marseille prononçait la liquidation judiciaire, entraînant les licenciements.

Rapidement, une «action symbolique», destinée à «protester contre une fermeture qui, pour nous, n’avait pas lieu d’être», est décidée.

«Dans les dix jours, notre situation sera réglée. La semaine prochaine, le comité d’entreprise va négocier des indemnités avec Sodival.»

L’actionnaire de Milonga est durement pointé du doigt : «Bénéficiaire financièrement depuis de nombreuses années (…), le groupe Sodival-Cultura, après nous avoir volé nos métiers, nos produits et notre savoir-faire, sans nous donner la moindre contrepartie, va nous laisser tomber. Les banques, nos fournisseurs, nos élèves de l’école de musique ont été remboursés. Et nous ? On n’a plus rien à perdre».

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 14:26

Sous le coup d'une procédure de liquidation à l'amiable, la société champardennaise de travaux publics (SCATP) à Château-Porcien, filiale de la société DL, a fermé ses portes le mercredi 2 octobre.

La direction a décidé de supprimer la totalité des effectifs, soit 33 postes. 29 propositions de reclassement ont été faites aux salariés : 14 en interne, dans les filiales de la société DL Perrier et Lavorie, et 15 en externe.

«Les salariés avaient jusqu'au 25 septembre pour rendre leur décision. Au final, seules deux personnes ont accepté la proposition de reclassement. Les 23 autres employés ont préféré accepter un contrat de sécurisation professionnelle (CSP), ainsi que le versement de leurs indemnités licenciement».

Le CSP permettra donc aux salariés de toucher pendant 12 mois 80 % de leur salaire journalier de référence (équivalent au salaire net). La direction a annoncé qu'elle donnerait 500 euros supplémentaires à chaque salarié pour leurs formations dans le cadre du CSP.

Par ailleurs, un contrat d'apprentissage sur les deux présents sur le site de la SCATP a été reclassé dans la filiale Perrier à Rethel, alors que le deuxième a trouvé une autre entreprise.

L'avenir n'est en revanche pas décidé pour les huit postes restants. «Nous avons une secrétaire technique spécialisée en marchés publics que nous n'avons pas su reclasser, ainsi qu'un chargé d'étude».

Les délégués du personnel, ainsi que leurs deux suppléants doivent attendre l'autorisation de l'inspection du travail pour pouvoir obtenir leur licenciement.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 14:50

A Revin, une équipe de l'Esat (Établissement et service d'aide par le travail) travaille en sous-traitance pour Ardam-Electrolux dans la confection de durites ou de vérins.

En 2008, une convention avait été signée entre l'association et Electrolux pour avoir une entreprise adaptée. Aujourd'hui, ce sont 38 «salariés de l'association détachés à Electrolux» qui œuvrent sur quatre chaînes de montage, dont trois dédiées à la confection de panneaux arrières des machines à laver. Sans oublier un cariste.

Si des discussions ont bien lieu actuellement entre l'entreprise revinoise et son homologue de Nevers, les travailleurs handicapés ne se sentent, pour l'heure, pas concernés.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 14:41

BSL-20131003.jpg«On est là pour faire vivre l'entreprise, pas pour réclamer de l'argent, nous souhaitons simplement bénéficier d'une organisation et de conditions de travail décentes». Une quarantaine de salariés était en grève jeudi matin sur le parking de BSL (Entreprise spécialisée dans la fabrication de tubes et de raccords) à Soissons.

Pour comprendre ses origines il faut remonter au début du mois de septembre lorsque la direction a décidé de ne pas renouveler trois CDD du secteur de production et de ne rien proposer aux huit intérimaires. Un premier mouvement social s'est mis en place aboutissant à une réunion d'information infructueuse le 11 septembre dernier. Une première grève s'en est suivie jusqu'au conseil d'entreprise du 18 septembre qui a mis en évidence des difficultés, de part et d'autre, à trouver un consensus.

Après un court répit durant les tractations, la grève a repris le 25 septembre. En cause cette fois des problèmes d'organisation et des mauvaises conditions de travail. «La gestion sur le site de production est un méli-mélo épouvantable. Les nouvelles machines sont moins productives, nos effectifs ne permettent pas de tenir les délais. Il arrive que les livraisons débarquent avant les commandes. Il n'est pas non plus rare que les salariés reçoivent un ordre et son contraire quelques instants plus tard. Avec six personnes qui donnent des directives, il n'y a pas de quoi s'étonner… Tout cela réunit, ça fait beaucoup».

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:41

Donneur d'ordre depuis plus de trente ans de l'ESAT (établissement et service d'aide par le travail - ex CAT), principalement dans le domaine des espaces verts, Arkema n'a pas reconduit son partenariat, alors que les équipes des ESAT de La Fère et de Chauny intervenaient sur le site pour les applications de produits (désherbants sur 19 hectares) et l'entretien des espaces verts (tonte et taille).

Ce sont tout de même 30 000 euros par an qui s'envolent. 50 % d'une des sept équipes espaces vertes qui composent l'ESAT.

Autre mauvaise nouvelle pour l'ESAT : la fabrication des hors-bords Yamaha va partir en Thaïlande l'an prochain. Soit une équipe 16 personnes qui ne travailleront plus là-bas.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:26

arkema-20131002.jpgVendredi dernier, l'intersyndicale, avec l'accord des salariés, établissait une demande de prime mensuelle pour le maintien des activités. En effet, puisqu'il faut continuer à faire tourner la boutique jusque mars, une prime pour motiver les troupes dans ce climat social tendu, était la bienvenue. Un premier montant était avancé par les syndicats dès vendredi donc. Si la direction ne se montrait pas hostile au principe de la prime, elle n'était pas d'accord avec le montant.

Suite à une assemblée générale «à laquelle ont assisté 85 % des salariés», une nouvelle proposition était faite lundi, par les syndicats à la direction locale, qui devait en faire part à la direction générale de Colombes avant de décider. C'est donc hier après-midi que la décision est tombée. La direction faisait à son tour une contre proposition sur le montant de la prime, certes en dessous de celle faite par les syndicats, mais jugée satisfaisante tout de même.

Ainsi, chacun des salariés présents dans l'effectif à l'annonce de la fermeture le 11 septembre dernier, bénéficiera de cette prime jusque mars (le mois de septembre étant lui aussi compris). Par ailleurs, les intérimaires de longue date qui occupent des postes organiques pourront eux aussi en bénéficier.

Cette prime est motivée par «le maintien des activités en fonctionnement jusqu'en mars 2014, par la continuité du projet Ambition, par la production atypique causant plusieurs arrêts et démarrages d'ateliers, la formation des ETT et la reconnaissance du Professionnalisme de l'ensemble des salariés».

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:11

Le vendredi 27 septembre, la Direction d'Ardam-Electrolux et les syndicats se sont rencontrées pour faire le point sur l'avenir de l'entreprise à Revin. À l'issue de cette réunion, quelques éléments de réponse ont été fournis aux représentants syndicaux. Reste à savoir si les intentions seront suivies d'actes. Toujours est-il que, d'après l'intersyndicale, ce rendez-vous a permis à Electrolux de «réaffirmer que le projet de Selni est bien posé sur deux lignes de moteurs avec une production annuelle prévisionnelle de 2,3 millions».

Lors de la réunion, il leur a été annoncé que le projet de reprise par Selni concernerait entre «191 personnes minimum à 238 personnes maximum». Soit, à peu près, les chiffres dont les syndicats avaient eu vent précédemment. Parmi les annonces rassurantes, selon les syndicats, «Electrolux a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de départ forcé jusque fin 2014».

Pour toutes les catégories de personnel (ouvriers, ETAM et cadres), un plan de préretraite a été abordé pour 135 personnes (jusqu'à l'année 1960 incluse).

Toutefois, des zones d'ombres persistent. Elles n'ont pas été éclaircies lors de la rencontre. S'il est assuré qu'Electrolux s'engagerait pour la première ligne de montage, aucun nom de client ne leur a été donné pour la seconde. Pour cette dernière, le contrat ne concernerait pas uniquement les moteurs de lave-linge, mais pourrait donner accès à d'autres types de moteurs.

Autre inquiétude : le collège cadres et ETAM. Les syndicats craignent que «25 à 30 emplois» de ce collège ne soient pas repris s'il s'avérait que l'effectif finale de reprise comprend 238 personnes.

Enfin, la prudence reste de mise sur la verticalisation du projet visant à fabriquer les pièces en plastique, les flasques en aluminium, le décolletage, l'arbre à poulie dans la mesure où «l'investissement reste à étudier».

La visite d'un groupe de travail à Nevers, mardi dernier, puis celle des membres de l'intersyndicale prochainement devraient permettre d'en savoir plus sur la faisabilité du projet Selni.

En attendant, les syndicats ont nommé un avocat au CE afin de vérifier que les prochaines négociations s'effectuent dans des conditions légales.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 21:48

Le Tribunal de commerce de Marseille a prononcé ce mercredi la liquidation et la cessation d’activité de l’enseigne Milonga. A Cormontreuil, le magasin et école de musique employait 14 salariés (7 vendeurs et 7 professeurs de musique).

En cause : les finances déficitaires du groupe Sodival, propriétaire de Milonga. La société Milonga était en redressement judiciaire depuis la fin du mois de Juillet 2013. En France, 12 enseignes sont concernées. 

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