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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:13

La société ODCF est une entreprise installée à Reims qui fabrique des portes de garage pour les grandes surfaces spécialisées.

À l'issue de l'examen des comptes, le bilan fait froid dans le dos «avec des pertes frôlant les 1,2 million d'euros». La société a été «priée de proposer des solutions de redressement de façon plus complète».

La société ODCF, implantée au cœur de la zone Farman, a l'habitude à chaque fois que son exercice budgétaire est déficitaire, de voir débarquer son sauveur. En l'occurrence, sa maison mère, située aux États-Unis et qui fait elle-même partie d'un consortium basé au Japon.

«Mais jamais les comptes de notre entreprise ne se sont révélés dans le rouge à ce point. Cette fois, nous n'avons pas de nouvelles de nos supérieurs, pas plus de la part de la maison -mère. Si la holding ne nous fournit pas les sommes nécessaires pour rééquilibrer les comptes, nous irons tout droit vers le placement dans une procédure d'un tout autre genre, puisque nous n'aurons d'autre choix que de nous placer en redressement judiciaire et que la gestion des comptes sera confiée à un mandataire».

Le 4 avril prochain, l'ensemble des 65 salariés du site se réunira symboliquement aux portes de son usine afin de sensibiliser le plus grand à leurs difficultés.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 14:45

Le syndicat Sud cheminots appelle les contrôleurs des trains à faire grève dès aujourd'hui jusqu'au mardi 2 avril. Un mouvement ponctuel qui s'ajoute à un débrayage suivi depuis plusieurs semaines par les agents de la gare à Reims qui contestent la suppression de trois postes.

Si près d'un tiers des contrôleurs s'est déclaré en grève jeudi, c'est avant tout pour exprimer leur désaccord avec la décision de la direction, qualifiée «d'excès de zèle». Quatre contrôleurs ont été ou sont sous la menace d'une sanction après qu'ils auraient refusé d'effectuer des tournées comme le leur demandait leur hiérarchie.

Levée des sanctions mais aussi apaisement des relations sociales et fin de la dégradation des conditions de travail, telles sont les principales revendications des grévistes. Il y a deux ans, conducteurs de train, contrôleurs et agents de gare ont été rassemblés dans une seule structure. «Depuis, le climat s'est dégradé, il n'y a plus de discussion, les instances ne sont pas respectées…».

Des perturbations sont à attendre sur les lignes TER de la région, les TGV et trains Intercités n'étant pas touchés par le mouvement uniquement régional. Cela se traduit d'un service normal sur certaines lignes à 1 train sur 4 sur d'autres, ceci étant variable selon les jours.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 14:39

Hier, la CFDT Carrefour appelait tous les salariés à une journée nationale d'action.

À Epernay, sur 151 salariés que compte l'enseigne, 11 employés du magasin participaient à cette action. «Il s'agit pour nous de dénoncer nos conditions de travail et la baisse des effectifs dans les magasins». Une grève motivée surtout par une baisse de 43 % de leur prime de participation. «En 2012, la prime d'intéressement atteignait 1 000 €. En 2013, elle n'excédera pas 450 €».

«Les résultats de l'entreprise doivent profiter à tous et tout de suite !», c'est le message que les délégués CFDT de l'hypermarché Carrefour à Château-Thierry ont tenté de faire passer aux clients, hier matin, devant le magasin. 90 % des salariés du matin qui n'ont pas stoppé le travail portaient cependant un brassard de soutien dans le magasin. Une action bien suivie en somme.

A Laon aussi, un mouvement a eu lieu. « Comment expliquer que notre prime de participation baisse de 43 % pendant que le groupe affiche un bénéfice en hausse de 233 % ! Que les actionnaires du groupe se voient proposer une hausse de 12 % de leur dividende et que les hauts dirigeants de Carrefour management se voient attribuer une prime de participation trois fois supérieure à la nôtre, nous les simples employés ! Les effectifs ont été réduits de plus de 13 000 salariés en cinq ans, et surtout de près de 4 000 en 2012 ! Carrefour annonce vouloir embaucher 10 000 contrats de professionnalisation, mais dans le même temps, refuse de garantir dans son projet, un arrêt de la baisse des effectifs. Plus de 20 000 salariés quittent chaque année le groupe par le biais du turn over !»


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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 14:31

Jeudi, à l'appel de la CGT, une cinquantaine de salariés de la Scapest parmi lesquels de nombreux préparateurs de commandes et caristes ont débuté un mouvement de grève suite à la NAO (Négociation annuelle obligatoire) qui vient de se tenir.

La direction de la Scapest (Société coopérative d'approvisionnement Paris-Est des Centres Leclerc) propose une augmentation de 1,3 % à ses collaborateurs.

«1,3 % ? On se moque de qui quand on sait que le chiffre d'affaires d'E. Leclerc est en hausse de 7,5 % (avec carburant) en 2012. Le document fait état d'une très bonne santé de l'enseigne au niveau national, de performances et de parts de marché conquises sur ses concurrents : 2,1 points depuis 2009. Nous souhaitons une redistribution des richesses car Leclerc ne connaît pas la crise».

Au final, une augmentation de 3 % pourrait de suite calmer le jeu : un scénario visiblement hors sujet selon les dirigeants. Les grévistes insistaient sur l'inflation, le pouvoir d'achat et souhaitaient instamment que les parts du gâteau soient partagées.

Enfin, le projet d'entrepôts automatisés pour 2015 (investissement de 120 M€) à Recy inquiète les salariés.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 14:24

Mise en redressement judiciaire le 17 mars 2011 puis en liquidation avec une autorisation de poursuite d'exploitation le 13 septembre 2012, la société Entourage, première PME à s'être implantée sur le parc Ecovert de Vivier-au-Court en 2007, a récemment été reprise avec l'accord du tribunal de commerce de Sedan par la SARL rémoise Aménagement Equipement Négoce.

Ce holding qui emploie 35 salariés dans la Marne (à La Neuvillette-Reims et Saint-Leonard) possède, déjà, dans son giron deux unités spécialisées dans les clôtures, portails et motorisations : TIM et Ozenfant.

Mais la société rémoise ne réembauchera que quatre des ex-salariés - une secrétaire, un commercial, un serrurier et un motoriste - grâce à une association avec la société aiglemontaise, MFC Jaussaud.

Le reste du personnel - quatorze personnes et essentiellement des métalliers, poseurs-monteurs et automaticiens - a été licencié. Dont trois postes rattachés à la holding dirigeante baptisée Saint-Eloi.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 11:01

Lors de son audience du 14 mars, le Tribunal de commerce de Sedan a converti le redressement judiciaire de l'entreprise Industries Métallurgiques Françaises en liquidation. Mais l'unité carolomacérienne (activité de boulonnerie) a néanmoins obtenu le droit de poursuivre son activité durant trois mois.

Un délai qui doit, en effet, permettre au chef d'établissement de cette ancienne filiale de Bolding Group 43, de finaliser un projet de Société de coopérative ouvrière de production (Scop) afin de pérenniser neuf emplois sur le site carolo et un outil de travail qui existe depuis 1964.

Depuis quelques jours et en collaboration avec l'union régionale des Scops de l'Est qui intervient en Champagne-Ardenne, Lorraine et Alsace, le responsable de l'établissement, se débat donc pour ficeler un projet de sauvegarde industrielle.

Il est accompagné dans cette opération survie par cinq des neufs ex-salariés de l'entreprise - un forgeron, un magasinier, un chef d'atelier, un responsable développement (outillage) et une secrétaire - lesquels ont accepté d'apporter, chacun, 1 000 euros, à un capital de départ initial fixé à 120 000 euros. Trois employés n'ont pas souhaité adhérer à cette stratégie et feront donc l'objet d'un licenciement pour motif économique.

«L'objectif immédiat est de fidéliser la clientèle actuelle, maintenir la continuité de l'activité, assurer les commandes, réembaucher deux ou trois salariés à la production pour combler les postes disparus et tenter de réinvestir».

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:32

Estimant avoir «été mis au placard en septembre 2010, soit juste trois mois après la création du syndicat, à la mairie annexe au 4e étage où il n'y a personne», «écarté des réunions des chefs de service» et «laissé sans travail depuis juillet 2012», Nourredine a poursuivi la commune de La-Chapelle-Saint-Luc devant la justice. Sous la mandature précédante, Nourredine, alors membre de la CFDT locale, avait déjà dénoncé le management social du maire.

Fin décembre, le tribunal administratif rejette finalement la requête. «Considérant que le maire de La Chapelle-Saint-Luc a affecté M. M, rédacteur en chef, qui occupait précédemment l'emploi de responsable adjoint du service "enseignement", au service "démocratie locale", en qualité de responsable de ce service, […] que ce dernier soutient lui-même avoir été affecté sur un poste de catégorie A alors qu'il dépend du cadre statutaire de la catégorie B […] que cet arrêté n'a le caractère ni d'une sanction disciplinaire déguisée ni d'une mutation, […] les conclusions de M. M tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué sont irrecevables et doivent être rejetées».

Un tract estampillé CGT (dont Nourredine est le secrétaire général dans la commune) a été distribué mercredi soir en conseil municipal. Pour le maire, «Il ne faut pas tout confondre. Je trouve qu'on parle un peu trop d'une personne et, malheureusement, les revendications pour le personnel semblent passer après».

Le management social d'un maire de gauche est-il différend d'un maire de droite ?

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:18

Cette firme qui emploie près de 750 salariés dans toute la Champagne-Ardenne fait l'objet d'une procédure de sauvegarde près du tribunal de commerce de la cité des sacres.

«Vebego, le groupe hollandais qui détient Carrard-Services, cherche purement et simplement à se débarrasser de cette entité qui ne rapporte plus assez d'argent. Si l'on peut se rassurer du fait que deux offres ont apparemment été déposées pour une reprise et pour conserver une activité, on ne sait toujours de quoi demain sera fait, ni si cette reprise aura des conséquences sociales. Ce que nous ne voulons pas, c'est de voir un joyau de l'entreprenariat local perdre peu à peu de son employeur et supprimer des emplois à tour de bras à l'approche de l'été. Carrard, c'est l'excellence et une présence historique à Reims. Perdre des dizaines de salariés comme serait un nouveau coup terrible. Nous craignons d'avoir droit à un démantèlement des agences comme cela se fait dans d'autres entreprises spécialisées dans le nettoyage industriel pour éviter les doublons en agences et bien entendu en personnel».

Lors de futurs comités d'entreprise, les salariés devraient en savoir plus quant au nom de l'éventuel repreneur. Quand à une information sur l'impact social, les représentants des salariés devront certainement attendre encore de longues semaines.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:07

Hier, une grande partie des salariés s'est mobilisée aux portes du site Plastique technique Champenois à Reims. Raison rassemblement : un débrayage symbolique en vue des négociations de mardi prochain qui porteront, à n'en pas douter, sur des suppressions de postes. Et pour cause, sur les 82 salariés de l'entreprise, une trentaine devrait perdre leurs emplois dans quelques semaines. Une vague de suppressions de postes qui correspond à une chute chronique des commandes de ce fournisseur de pièces moteur pour le secteur automobile.

La direction, devant les difficultés accumulées depuis plusieurs années a même été contrainte de déposer le bilan en début d'année. Lors du dernier examen de ce dossier, hier matin le tribunal a accordé à l'entreprise de poursuivre son activité jusqu'à la fin du mois de juin. Un temps court durant lequel des solutions concrètes devront être trouvées sous peine de disparition de l'entreprise.

Ce n'est pas la première fois que Plastique Technique Champenois envisage d'avoir recours à des suppressions de postes. Il y a un peu plus d'une année, 34 personnes perdaient leurs postes. En 2007, à l'époque où PTC s'appelait Mediaplast, 98 salariés avaient été remerciés. Depuis sept ans, ce sont donc près de 160 salariés qui auront été licenciés.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:25

Le syndicat CGT de la fédération des activités postales et de télécommunication (FAPT) a appelé les employés de l'entreprise à observer un mouvement de grève de 24 heures, hier, dans les agences et pour les facteurs du département. Un autre préavis, d'une durée illimitée concerne le service courrier.

Près de deux-cent-cinquante facteurs dans le département auraient ainsi signé une pétition pour dénoncer une flexibilité croissante du travail, une mutualisation qui, pour certains services comme la technique et l'informatique, conduit les salariés à se déplacer sur l'ensemble des trois départements picards.

Mais la mobilisation est restée faible.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:12

Le délibéré était attendu. Dans son arrêt rendu hier, la chambre sociale de la cour d'appel de Reims a donné raison aux prud'hommes de Troyes, qui avaient débouté en première instance les anciens salariés d'Olympia.

Quatre-vingt-onze anciens salariés de l'entreprise romillonne, licenciés en décembre 2009 et mai 2010 avaient demandé, en première instance devant les prud'hommes de Troyes, un total de 14 millions d'euros d'indemnités, soit entre douze et quarante-huit mois de salaires selon les cas, au motif que le plan social ayant entraîné leurs licenciements était insuffisant.

Le 28 novembre 2011, les prud'hommes avaient débouté les salariés.

Les attendus des 91 arrêts (un par ancien salarié), rendus hier par la chambre sociale de la cour d'appel de Reims au terme de son délibéré, sont clairs. Tous les moyens soulevés par les anciens salariés d'Olympia sont rejetés. Dans ses arrêts, la cour «confirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions», à une exception près, qui n'apporte pas grand-chose au débat : l'administrateur judiciaire d'Olympia est mis hors de cause, alors qu'il ne l'avait pas été en première instance.

Les salariés ont 2 mois pour se pourvoir en Cassation.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:03

Cauval-20130327.jpgPrès de 300 salariés de Cauval sont, une nouvelle fois, descendus dans la rue hier après-midi. Partis de la zone industrielle, ils se sont agglutinés sous les fenêtres de la sous-préfecture alors que le sous-préfet recevait le vice-pdg de Cauval.

Le maire de Bar-sur-Aube, présent avec ses adjoints dans la manifestation, est monté sur le perron de la sous-préfecture pour annoncer que la ville était prête à racheter les actifs d'Atmospheres Interiors qui comprennent les machines indispensables à la production de canapé. Le groupe Cauval verserait ensuite une sorte de loyer à la ville. Une opération qui pourrait s'avérer risquée si Cauval, en difficulté, venait à ne plus rembourser la Ville…

Tous les salariés n'étaient pas sur la même longueur d'ondes hier matin. Si les syndicats se sont montrés favorables au projet de reprise de Silberman, d'autres ont fait part de leur inquiétude.

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