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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:40

En début d’après-midi, les désormais ex-salariés de Deville ont allumé un véritable brasier devant le site de l’entreprise, avenue Forest, à Charleville-Mézières.

Ce feu traduit la colère des salariés, qui assiste impuissant à la mort de leur entreprise vieille de 170 ans. Jeudi, le tribunal de commerce a en effet validé l’offre de reprise par le groupe Ardennais Invicta. 38 salariés devraient être repris et délocalisés sur les sites de Vivier-au-Court et Donchery dans le Sedanais, dès lundi.

Ce baroud d’honneur est un cri du cœur lancé par ces salariés : cette reprise c’est la disparition de la marque. C’est bien de conserver son emploi, mais c’est la fin de l’histoire de l’entreprise, la flamme bleue qui s’éteint

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 08:34

Fortes tensions ce matin au sein de l’usine MATT à Chaourse, près de Montcornet.

Le personnel de l’usine, confronté à un désengagement du groupe Trêves a entrepris de bloquer les accès à l’entreprise.

Un huissier a été sollicité par la direction pour constater les faits et faire procéder à la réouverture des grilles.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 13:04
La pression se poursuit dans la rue

Les sénateurs examinent jusqu’au 24 juin le projet de loi El Khomri que le gouvernement avait fait adopter à l’Assemblée nationale via l’article 49-3. Au Sénat, où cette arme constitutionnelle ne peut pas être utilisée, un vote solennel est programmé le 28 juin.

Le texte fera ensuite l’objet d’une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat chargée de trouver un accord. En cas d’échec, attendu, c’est l’Assemblée nationale qui aura, in fine, le dernier mot. Manuel Valls y utilisera très probablement à nouveau le 49-3.

Le Sénat va maintenir le principe contesté d’inversion de la hiérarchie des normes, avec primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche (article 2).

Des dizaines de bus d’opposants de la région à la loi Travail ont convergé vers Paris ce mardi. Des manifestant-e-s sont parti-e-s en train et en covoiturage.

Dans l’Aisne

Dans l’Aisne, sept cars affrétés par la CGT, 3 par FO et 1 par l’union syndicale de la santé. Il n’y a pas du tout de transport scolaire aujourd’hui en Thiérache. Dans l’Aisne, seul le secteur de Château-Thierry échappe totalement à la grève des conducteurs. Selon le Département, le service est assuré à moins de 30 % sur Montcornet et Saint-Gobain et à moins de 50 % à Laon et La Fère. Des préavis de grève ont été déposés par la CGT, FO ou Solidaires dans des entreprises privées (dont Volkswagen à Villers-Cotterêts, Godin ou Majencia à Guise), d’autres l’ont été dans le public ou assimilé (La Poste, le Département, les hôpitaux). Une partie des salariés de l’usine William Saurin de Pouilly-sur-Serre a cessé le travail.

Dans les Ardennes

Depuis les Ardennes, huit bus ont été affrétés (cinq par la CGT, deux par FO et un par Solidaires). «Tous les jours, entre 100 et 150 personnes sont dans l’action contre la loi El Khomri. Elles attendaient cette journée avec impatience». Des appels à la grève ont été lancés dans les entreprises privées (Citroën à Charleville-Mézières, par exemple) mais aussi à la CAF, à la Poste ou la CPAM, entre autres… «Je note que les métallos sont particulièrement mobilisés».

Dans L’Aube

Environ 450 Aubois participent à la manifestation, montés dans 7 bus. «D’autres partiront en train et en covoiturage, ce sera une très forte mobilisation, une action historique».

Dans la Marne

Quinze cars ont, en effet, été affrétés ce matin depuis le département pour se rendre à Paris. Un appel à la grève a été lancé à la Citura. À la Poste un préavis a été déposé par FO, la CGT et Sud. Du côté de l’Académie de Reims, on indique qu’un seul syndicat, le CNTF-TE, a déposé un préavis de grève pour cette semaine.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 15:21

Alors que le tribunal de commerce de Sedan doit se prononcer ce jeudi après-midi sur les offres de reprise de Deville (trois propositions sont à l’étude, dont une émanant de l’actuel directeur général), une trentaine de salariés sont dans la rue.

Ils réclament une baisse du loyer que l’entreprise carolo paie chaque mois au conseil départemental, qui a racheté les murs. Ce loyer est actuellement de 300 000 euros. Somme trop importante, dénonce l’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC) qui demande à ce que le montant soit divisé par deux, l’entreprise n’occupant plus que la moitié des locaux. Sans cela, seule l’offre de reprise émanant d’Invicta serait viable (puisqu’Invicta prévoit de déménager les salariés sur son site de Donchery, abandonnant ainsi les locaux historiques de Charleville). Les salariés souhaitent, eux, que toutes les offres puissent être étudiées.

Ils vont être reçus par le conseil départemental pour en discuter.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 12:03
Opération péage gratuit à Saint-Thibault

Ce mercredi 8 juin, la CGT de l'Aube poursuit sa lutte contre la loi Travail. Très tôt, les syndicalistes ont bâché plusieurs radars de l'agglomération troyenne qu'ils ont recouvert d'affiches.

Puis, vers 11h30, une opération escargot a commencé au départ de la Maison des syndicats jusqu'au péage de Saint-Thibault, à l'entrée de l'autoroute A5. Les militants permettent aux automobilistes de passer sans payer. Cette opération "péage gratuit" doit se prolonger jusqu'à 13h30.

Par ailleurs, les cheminots de Troyes ont voté le prolongement de la grève jusqu’à la prochaine assemblée générale, demain matin.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:40
20160606 Retour sur le mouvement social

Ce soir nous revenons sur le mouvement contre la loi travail et notre implication dans ce lui ci à travers l'action du comite de lutte à Reims.

Puis avec l'interview de Sébastien secrétaire de la CGT Cheminots nous ferons le point sur la lutte des cheminots à l'occasion des négociations entre la SNCF et les syndicats pour l'élaboration de leur convention collective.

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 07:50

A l’appel du syndicat FO, que la CFDT a rejoint dans le mouvement, une grève touche le magasin Carrefour Romanette de Laon.

Ce sont surtout des raisons plus locales qui ont motivé ce mouvement, notamment, selon FO, les «pertes d’emplois enregistrées depuis 2013, l’effectif étant passé de 221 salariés, cette année-là, à 199 personnes aujourd’hui», mais aussi le «climat délétère qui entraîne une démotivation du personnel».

La direction de Carrefour indique que le magasin «a recruté 4 CDI en 2015 et 2 CDI en 2016» et qu’elle est «attentive aux conditions de travail» de ses salariés.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 21:05

Ainsi, après des années passées à refuser d'accorder la moindre augmentation aux enseignant-e-s, le gouvernement se déclare prêt à lâcher un milliard d'euros à leur intention (enfin, un milliard sur quatre ans, c'est-à-dire à peine plus que le rattrapage du pouvoir d'achat perdu ces dernières années, et le tout à partir de... 2017 bien sûr !).

Après des années à réduire le budget de la recherche, le gouvernement annonce qu'il revoit à la baisse les nouvelles coupes qu'il projetait.

Après des années à s'acharner contre les cheminots et leur statut, le gouvernement tente de déminer le conflit à la SNCF en «imposant» à sa direction, selon la presse, des concessions sur la future organisation de leur travail (cette nouvelle n'est néanmoins pour l'heure que de l'enfumage, puisque la revendication des cheminots grévistes est non seulement que le décret socle fixant les règles relatives à la durée du travail et la convention collective en négociation soient au même niveau que la réglementation actuelle, pour éviter le dumping social, mais aussi que la loi travail soit retirée).

Et, de même, après l’annonce par les syndicats de pilotes d’une grève unitaire à Air France au début de l’Euro, il ne tardera sans doute guère à leur faire quelques promesses…

Mais pourquoi tant de «largesses» ou de «compréhension» soudaines ?

Certes pas parce que Hollande et sa clique ont brusquement découvert les vertus d'un socialisme dont ils n'ont revendiqué, un temps, l'étiquette que pour mieux en fouler aux pieds les principes et objectifs. Et pas seulement parce que la présidentielle approche. C'est aussi et avant tout parce que le mouvement en cours, dans la rue et ailleurs, a établi un certain rapport de forces avec le pouvoir que celui-ci opère ces reculs dans sa politique d'austérité.

Alors, loin de relâcher la mobilisation, renforçons-la pour contraindre le gouvernement et le patronat à céder complètement et durablement. Car ne nous leurrons pas : sans un rapport de forces conséquent pour maintenir la pression sur eux, les «conquêtes» sociales sont toujours fragiles. D’autant que l’on ne peut compter sur les centrales syndicales, dont la «stratégie» dépend toujours de leurs intérêts particuliers – depuis deux mois, elles ont suivi la dynamique sociale contraintes et forcées par la peur de la voir leur échapper, et à présent elles n’appellent plus qu’à une nouvelle journée nationale (c’est-à-dire parisienne) dans deux semaines, quand il s’agirait d’amplifier le blocage des raffineries, la grève dans les transports et les autres actions menées.

Si un rapport de force un peu moins défavorable aux salariés, chômeurs et précaires d'en bas (le prolétariat !) doit s’instaurer, il y a un axe important à développer, c'est que naisse le désir de se battre dans les petites entreprises, celles où règne le paternalisme, la peur et où se syndiquer est difficile. Relever la tête en somme... et dans cette perspective, les comités et assemblées peuvent tenter des choses par une solidarité, chose que les grosses structures syndicales font peu. Et n'oublions pas que ce genre d'entreprise c'est la majorité de la classe ouvrière.

Soyons toutes et tous, plus que jamais, déterminés, unis et lucides sur les enjeux de la lutte pour exprimer – par tous les moyens et partout où c'est possible – notre refus de la loi travail comme du système d'exploitation qui lui sert de fondement. En 2006, la lutte de la jeunesse scolarisée contre le contrat première embauche (CPE) a été victorieuse parce que les autres générations l'ont accompagnée afin que son avenir ne soit pas plus difficile encore que leur propre vie ne l'a été. Aujourd'hui, pour qu'un rapport de forces un peu moins défavorable aux salarié-e-s, chômeur-se-s et précaires puisse se développer, il faut que naisse le désir de se battre dans les petites entreprises, celles où travaille la majorité de la classe ouvrière mais où règnent le paternalisme, la peur, et où il est difficile de se syndiquer. Comités et assemblées de lutte ont là également un rôle à jouer, pour affirmer une solidarité en actes. Multiplions donc les initiatives locales sans attendre la manifestation du 14 juin à Paris.

Enterrons la loi El Khomri… et le capitalisme avec !

Ne lâchons rien !

OCL, le 3 juin 2016

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 10:46

Un mouvement de grève à l’appel de la CGT et de FO a touché jeudi, et jusqu’à ce vendredi 6 h, l’usine Saipol de Nogent-sur-Seine.

Une trentaine de salariés, sur les 90 que compte le site, ont débrayé alors que se tenait un comité central d’entreprise à Paris, au siège du groupe Avril, auquel appartient Saipol.

Des négociations sont en effet en cours dans le cadre d’un plan social d’entreprise (PSE) qui touche 29 personnes sur l’ensemble des sites du groupe, dont une à Nogent.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 16:06
Le mouvement social ce jour

La lutte contre la loi Travail se poursuit, encore et toujours.

Dans les Ardennes, dès 5 heures ce matin, une bonne soixantaine de personnes ont investi le giratoire de Chooz, qui relie la départementale 8051 à la centrale nucléaire. Drapeaux de la CGT, barbecue installé au milieu de la route et rubalise ne laissent pas le moindre doute : l’objectif est bien de bloquer l’accès au CNPE. Pas une voiture ne filtre et la file de voitures progresse petit à petit. La plupart des automobilistes finissent par rebrousser chemin ou prendre leur courage à deux mains, se garer sur le bas-côté et terminer la route à pied jusqu’à leur lieu de travail. Le barrage a été levé bers 15 h 30.

Dans la Marne, des membres du syndicat CGT ont empêché tous les camions d’accéder à la zone de La Veuve mais également d’en sortir.

Dans l’Aube, environ une trentaine de syndicalistes CGT ont bloqué le site du Medef à Troyes vers 14 h 30. Des pneus de camions et de tracteurs ont été enflammés devant le portail empêchant l’accès des véhicules au site. Le portail électrique du site a été endommagé et l’électricité coupée. Une opération péage gratuit a eu lieu à Saint Thibault sur l’A5. L'hôtel des impots de Troyes a été privé d'électricité a été privé d'élecricité. 200 personnes o,t manifesté à Troyes.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 12:57

Ce ne sont pas moins de 88 salariés qui pourraient devoir quitter le site de Reims de Valeo d’ici deux ans. Depuis quelques semaines déjà, le représentant syndical de Force ouvrière craignait pour les emplois de près de 70 personnes. La menace s’est précisée hier : Valeo s’apprêterait mettre en place un dispositif de «départs volontaires».

Ce mercredi 1er juin, un comité d’entreprise prendra place pour informer les quelque 460 employés rémois de Valeo. Ce sera également l’occasion de présenter un plan de réorganisation.

Les syndicats dénoncent le jeu de «communication» qui serait mené par la direction. En présentant les départs comme fondés sur la base du volontariat, un plan de sauvegarde de l’emploi est évité. Pour le secrétaire de la section Force ouvrière, «la direction a une stratégie de communication autour de ces renvois, qui camoufle la réalité, essayant de faire oublier qu’il s’agit de licenciements secs». Certains postes seraient plus particulièrement visés par les départs volontaires. «Des postes visés ne sont occupés que par une personne, donc le système du volontariat est un mensonge».

Sur les 88 emplois sur la sellette, 39 concernent des ouvriers, 18 des cadres et des ingénieurs et 28 des départs à la retraite qui ne seraient pas remplacés. Pour motiver la libération des postes, Valeo miserait sur une prime «très peu élevée».

Selon les informations du délégué syndical, ces départs sont motivés par une logique de délocalisation. Pour assurer sa compétitivité, l’entreprise se délocalise progressivement vers des sites en Pologne, où la main-d’œuvre coûte moins cher. «Valeo se porte très bien, de même que le marché».

Du côté du service communication de Valeo, «nous démentons l’existence d’un projet de licenciements. C’est faux». Tout en ajoutant que plus d’informations pourront être données à la suite du comité d’aujourd’hui.

FO émet des réserves quant à une réaction des employés. Lorsque la question de la grève est évoquée, il répond que «peu de salariés seront volontaires, tout du moins, pas dans la foulée».

Les différentes mesures pourraient débuter au cours du dernier trimestre de l’année.

Valeo Reims employait encore plus de 1 000 salariés en 2006 avant la suppression de 294 postes dont 233 pour les personnels de production et 61 pour les structures.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 11:34
Grève de 4 heures jeudi à la centrale de Nogent

Suite à l’assemblée de mardi, il a été voté que les salariés du CNPE restent mobilisés contre la loi travail et seront dans l'action le jeudi 2 juin prochain. Les modalités retenues sont un appel à la grève de 4h ce jeudi après-midi. Diverses actions locales et départementales seront organisées.

Il n’y a pas d'appel à la baisse de puissance sur les unités de production de prévu.

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