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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 17:10

Les salariés de l’entreprise de Bazancourt sont postés devant les locaux et réclament une revalorisation salariale. Chamtor emploie deux cents salariés et produit des dérivés du blé comme l'amidon et le glucose.

Une cinquantaine de salariés ont profité d’un arrêt technique pour établir un piquet de grève devant l’entreprise ce mercredi 9 avril. Ils avaient obtenu successivement une augmentation de 0.6% au 1er avril et de 0.4% au 1er novembre dernier. Mais les salariés considèrent que c'est loin d'être suffisant. Ils réclament une augmentation salariale de 3% ainsi qu’une prime de 100€ pour le personnel posté.

C’est la première grève que connaît l’entreprise agro-alimentaire en 22 ans d’existence.

Ils refusent de reprendre le travail tant que leurs demandes ne seront pas satisfaites. La grève pourrait se poursuivre pendant plusieurs jours.

Grève à la société Chamtor
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 17:58

Depuis février, ils n’ont reçu aucun salaire et la situation ne semble pas vouloir s’améliorer.

Hier, en fin d’après-midi, ils manifestaient devant les grilles de la préfecture, espérant une entrevue avec le préfet qui n’aura jamais lieu, ce dernier refusant de les recevoir. «Pourtant, on lui a fait une belle place pavée, c’est pas gentil de sa part», remarquent, amers, les salariés. C’est, en effet, la société chapelaine qui est à l’origine de l’ensemble du pavage de la ville. Mais, en février dernier, suite à de problèmes de trésorerie, le fondateur la vend à Europe Pavage – basée en région parisienne – qui sans être totalement aux abonnés absents reste toutefois plus qu’évasive sur l’avenir des dix salariés. «Des promesses, c’est tout ce qu’on a de sa part. On nous dit qu’on fait tout pour nous payer et, la semaine dernière, il nous a même proposé le licenciement économique, mais vu qu’il ne paie déjà pas nos salaires, comment paierait-il des indemnités ?» poursuivent les salariés.

Bien décidés à ne pas se laisser faire, ils sont allés voir la CFDT afin d’obtenir conseil et soutien. Le syndicat a immédiatement demandé à être reçu par le préfet de l’Aube «pour que les salariés soient écoutés, montrer que, du côté de l’État, on s’intéresse au moins à leur cas». Mais ni le préfet, ni même son directeur de cabinet ne les ont reçus.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 17:19

95% des salariés de la branche production de Vranken-Pommery ont débrayé le 7 avril 2014 à Tours-sur-Marne. Il réclament de meilleurs primes d'intéressement.

1200 euros de prime par an en plus. C'est la revendication principale des syndicats chez Vranken-Pommery. Le mouvement, très largement suivi, demande une harmonisation des rémunérations entre les sites de Tours-sur-Marne et de Reims. Les employés menacent de mener des action plus visibles devant le siège de la maison-mère à Reims.

Pour l'instant les salariés se contentent de faire des débrayages d'un quart d'heure plusieurs fois par jour devant les sites de production.

Mouvements aussi chez Moët & Chandon et Veuve Clicquot qui appartiennent au groupe LVMH.

Grève dans les maisons de Champagne
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:15

En colère, le personnel de la MaDEF (Maison départementale de l’enfance et de la famille) à Warcq, service du conseil général, s’est récemment mis en grève : trente personnes ont débrayé quelques heures, le jour d’une visite du directeur des services.

Selon des éducateurs, la liste des problèmes rencontrés à la MaDEF est aussi longue que la souffrance y est grande. «Les conséquences de ces sureffectifs sont néfastes : mal-être des jeunes, locaux inadaptés, cohabitation difficile, agressivité et violence». Des adolescents fuguent, des adolescentes se scarifient, les problèmes psychiatriques sont en augmentation, trois éducateurs sont à l’arrêt après avoir été frappés…

Les chiffres avancés révèlent, selon les éducateurs, «la paupérisation de la société et la dégradation du tissu social». En sept ans, le nombre de situations gérées par la MaDEF a triplé (de 50 à 145). Sur la même période, le nombre d’agents en équivalent temps plein est passé de 66 à 106. Le bâtiment accueille en moyenne plus de cent jeunes au quotidien, essentiellement des ados.

En théorie ils devraient rester dans ce foyer d’accueil «d’urgence» entre quatre et six mois. «Mais on se retrouve avec des jeunes qui sont là depuis un, voire deux ans ! Notre travail, qui était auparavant très individualisé, est devenu un travail de gardiennage».

Une grande partie du problème aurait dû résolu avec la construction de la nouvelle MaDEF. Mais le chantier, à l’étude depuis 2007, n’a pas encore débuté. La raison tient notamment à la loi sur l’eau, et à la compensation des fameuses «zones humides». Nul ne sait quand le bâtiment verra le jour.

Pour le conseil général, «Il y a un vrai problème de sureffectif, de 15 à 20 jeunes par jour. Les éducateurs font un travail très difficile car les placements se multiplient. Le social est notre compétence numéro 1 et on l’assume. C’est notre responsabilité d’accueillir les enfants du mieux possible. On a trouvé quelques solutions, en plaçant des jeunes aux Vieilles Forges ou à Rethel. On va aussi recruter quinze éducateurs et veilleurs de nuit».

Pour les éducateurs, «Ce que nous voulons, c’est trouver des solutions pérennes pour éviter les sureffectifs et garantir à ces jeunes un accueil digne, un personnel pouvant remplir ses missions éducatives, et des conditions de vie contribuant réellement à l’épanouissement des jeunes».

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 16:12

Vico fait de gros bénéfices et les salariés n’en profitent pas tant que ça.

Deux jours de suite, à l’appel de la CGT, qui a le soutien de Sud solidaire, ils ont cessé le travail durant trois heures. Ils doivent le refaire aujourd’hui, promet un syndicaliste qui évalue la participation à ce mouvement à 70 % des ouvriers, représentant environ la moitié des 300 salariés, auxquels s’ajouteraient d’autres membres du personnel. Des revendications essentiellement salariales ont suscité cette action, notamment parce que les dernières négociations (NAO : négociations annuelles obligatoires) ont abouti à des revalorisations trop peu importantes au goût des représentants : «L’augmentation est moins importante que l’année dernière et nous n’avons eu que trois réunions, nous en aurions voulu cinq».

L’âge du personnel est abordé parmi les revendications puisque au moins 40 départs à la retraite auront lieu d’ici 2017. Ils évoquent des conditions de travail difficiles pour une population vieillissante, s’interrogeant sur l’annonce de la venue d’un «petit robot» pour aider, s’inquiétant pour l’avenir du personnel. Ils se demandent quand allaient intervenir les embauches annoncées «en janvier, en février puis en mars». Quant aux jours fériés travaillés, ils assurent que leur majoration financière n’était pas perceptible car «noyée» dans l’annualisation.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:17

manif-vico-20140404.jpgUne cinquantaine de salariés de la société Vico ont débrayé ce matin. Selon les représentants de la CGT, ils représentaient environ 70 % des ouvriers et ont obversé un arrêt de la production durant trois heures.

Ils devaient ensuite déambuler dans les rues de Vic-sur-Aisne et être visibles sur la nationale 31 comme ils l’ont fait hier et comme ils doivent le faire demain.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:16

Contrairement à ce qui est dit dans l’article précédant, sur les 112 salariés, 92 conserveront leur emploi. 20 ou 19 – le chiffre variait encore d’un interlocuteur à l’autre – feront l’objet d’un licenciement économique. «Dont deux licenciements secs et deux reclassements, les autres s’effectuent en accord avec les personnels concernés».

360 000 euros consacrés à la partie sociale (PSE, congés, primes et 13e mois).

Quant aux victimes de l’amiante, dont la maladie est officiellement liée à leur présence passée sur le site, «leur cas sera pris en charge par l’État, Phoenix ne sera pas responsable du passé».

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:12

Nobel AutomotiveC’est une petite victoire pour les salariés de Nobel Plastiques. Le projet de plan social, présenté unilatéralement, par leur entreprise n’a pas été homologué par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), le service de l’état qui contrôle ce type de procédure.

Présenté le 17 février dernier, le document a été retoqué par le pôle entreprise économie et emploi de cette administration. Ce dernier ne remet pas en cause le motif «économique» du plan de licenciement. Ses observations portent sur «la qualité des mesures de reclassements des salariés».

En clair, Nobel Plastiques n’a pas prévu assez d’argent pour aider les personnes qu’elle va licencier à retrouver un emploi grâce à une formation. «Le plan dépend des moyens de l’entreprise. Comme c’est une entreprise dite in bonis, ni en redressement judiciaire, ni en liquidation, on peut espérer beaucoup plus par rapport aux bases légales», précise le haut fonctionnaire, sans évoquer de chiffre.

La CGT est du même avis : «Au cours des négociations, nous avions estimé que dans le plan, tout reposait sur le Contrat de sécurisation professionnelle. On a essayé de mettre en place des mesures d’aide à la formation sous différentes formes, mais nous n’avons pas trouvé de terrain d’entente avec la direction». Ceci est pourtant primordial : «On sait que notre région est sacrifiée, que les salariés ne trouveront pas un emploi dans l’industrie, et qu’ils devront se reconvertir. Il faut redonner les moyens aux gens de devenir employables dans les plus brefs délais, c’est de la responsabilité de l’employeur».

Le plan ne contient pas non plus de mesures de mobilité, permettant par exemple la prise en charge de frais de déplacement des personnes qui engagent une recherche d’emploi dans d’autres villes.

Autre reproche fait par la Direccte, l’absence d’engagements clairs sur la recherche de reclassements à l’intérieur du groupe Nobel. «Habituellement, on organise une bourse à l’emploi. On publie les postes disponibles, et éventuellement des propositions en adéquation entre le poste recherché et celui du salarié concerné. Cela doit être balisé, là ce n’est pas fait». «La Direccte a raison de pointer cela du doigt, se félicite la CGT. Aujourd’hui, le groupe recrute et les postes ne sont pas affichés. Ils ne sont pas proposés aux salariés de Vitry. C’est un comble !»

La non-homologation du plan a été officialisée le 7 mars. Depuis, des négociations sont menées par l’unité territoriale de la Marne de la Dirrecte, «afin de donner à Nobel Plastiques, des éléments pour refaire un plan de sauvegarde de l’emploi adequat. L’entreprise est en train de travailler à quelque chose d’un peu plus correct».

Ce deuxième plan sera à nouveau présenté au comité d’entreprise et soumis à l’administration. Cela reporte de plusieurs semaines les licenciements, qui n’interviendraient pas avant le mois de juillet. Toujours ça de gagné pour les 56 salariés en sursis.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 19:22

Deville et ses 120 emplois sont préservés à Charleville-Mézières. Le tribunal de Commerce de Sedan a confirmé la reprise de l'usine par le groupe Phoenix, spécialisée dans les poêles à bois. Placée en redressement judiciaire en 2013, la menace de fermeture planait sur l'entreprise, datant de 1846.

Les syndicats ont ainsi validé le volet social de l’offre déposée par Phoenix, qui préserve les 120 emplois existants. Il s’agissait de lever les obstacles administratifs et financiers qui risquaient de faire obstacle à une reprise de l’entreprise.

L’offre de reprise de Deville par Phoenix apparaît également porteuse d’avenir, la société sera recapitalisée et 1,4 millions d’euros seront investis dans la modernisation de l’usine.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 08:11

Bure.jpgL'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) estime peu probable que la demande d'autorisation pour le projet de stockage géologique des déchets radioactifs (Cigéo) à Bure (Meuse) puisse être présentée d'ici à 2015, comme le prévoyait le calendrier.

"Le dossier ne nous paraît pas dans un stade suffisamment avancé du fait des incertitudes techniques pour que l'Andra ait le temps de déposer un dossier de demande d'autorisation d'ici 2015", a déclaré mercredi un commissaire de l'ASN. Il s'exprimait lors d'une audition à l'Assemblée nationale devant la commission d'enquête sur la filière nucléaire.

Le calendrier actuel du projet Cigéo, fixé par une loi de 2006, prévoit une demande d'autorisation en 2015 de la part de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), en vue d'un décret d'autorisation en 2018 et une mise en service industrielle en 2025. Est également prévu entre 2015 et 2018 le vote d'une loi fixant les conditions de réversibilité du stockage.

"Il nous paraîtrait plus logique, pour la consistance du dossier de l'Andra, que le dossier de l'Andra arrive après le débat" au Parlement sur la réversibilité, soulignant que "ce qui va en sortir peut conditionner des choix techniques".

Egalement auditionné par la commission mercredi, le directeur général de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a aussi plaidé pour que la loi sur la réversibilité précède le dépôt du dossier. "Il nous semblerait raisonnable que l'Andra soit en situation de proposer un dossier sur la base d'une contrainte législative connue et non pas venant derrière".

Sur la question des coûts du projet, qui fait débat, il a jugé qu'il "n'est pas raisonnable de connaître le montant de l'addition tout de suite. Les choix qui seront retenus en phase pilote auront une influence sur le montant de a facture".

"On s'assurera que les hypothèses qui sont prises pour évaluer ce coût soient bien cohérentes avec celles sur lesquelles ont travaille techniquement pour se prononcer d'un point de vue sûreté", a affirmé de son côté le directeur général de l'ASN.

Le rapporteur de la commission d'enquête avait rappelé que la Cour des Comptes a donné des chiffres "largement plus élevés que ceux qui étaient initialement prévus, puisqu'on est passé de 16 milliards à 35 milliards".

L'IRSN serait favorable à ce que l'on encourage "un dialogue avec les acteurs de la société" sur le projet. "Des questions sont souvent assez pertinentes", même si elles ne concernent pas directement la sûreté, comme la question des ressources géothermiques existantes sur le site.

"Le débat public (qui s'est "tenu" entre le printemps 2013 et le début 2014) a montré que l'acceptabilité (du projet Cigéo) n'allait pas de soi", a souligné le directeur de l'IRSN.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 17:28

bosal-20140402.jpgUne réunion était organisée ce mercredi en mairie de Beine-Nauroy (Marne) mais la direction du groupe n'est pas venue.

Les salariés occupent leur usine depuis le 20 février et comptent bien continuer à se faire entendre.

L'Etat, représenté par le sous-préfet de Reims et les représentants politiques locaux étaient présents lors de cette rencontre. Ils vont faire remonter le dossier au gouvernement.

En attendant, les salariés s'impatientent et vont continuer à occuper leur usine spécialisée dans la fabrication de galeries de toit.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 09:06

«On est à la veille de deux échéances » Deux «réformes» sont en cours et elles menacent le nombre d’emplois dans le secteur ferroviaire.

Tout d’abord, il y a la réforme au niveau national. «C’est l’éclatement de l’entreprise actuelle en trois». La SNCF se diviserait alors en trois entreprises publiques industrielles et commerciales (EPIC) : la «maison mère» ; l’infrapôle et RFF (Réseaux ferrés de France) actuel ; le TER et les filiales pour finir.

En filigrane de ce redécoupage, la volonté de réduire la dette. Sauf que la CGT, ce qui sous-tend ces EPIC c’est la volonté de davantage de «productivité» et donc de «baisse des effectifs». Et les acquis sociaux des employés ferroviaires seraient remis en cause.

En sus de cette réforme, une convention TER 2013-2018 a été signée entre la SNCF et la Région. «La SNCF voudrait faire 38 millions d’euros de gain de productivité» sur l’ensemble de la Picardie. Et pour cela, plusieurs moyens ont été mis en œuvre, tout du moins sont testés.

Et c’est là que le bât blesse. «Depuis cette année, Laon-Hirson circule au moins une fois par mois sans contrôleur». L’idée serait d’effectuer une vérification des titres de transport avant la montée dans le train. «Il n’y aurait plus de contrôleurs roulants mais des contrôleurs d’accès». Pour la CGT, cela se ferait «au détriment de la sécurité dans les train» qui représente, à leur sens, «70 % du travail» des agents.

Autre essai qui hérisse les syndicalistes : «la réduction des amplitudes horaires» dans de nombreuses gares, voire leur fermeture complète pour certaines. «C’est la désertification des zones rurales». La Fère voit ainsi ses guichets fermés le week-end ; Laon sa semaine réduite à trois jours et le week-end également supprimé…

Enfin, il reste la question des ateliers, dont l’avenir est toujours en suspens. La menace d’une privatisation du technicentre ternois revient régulièrement. «Ce sont 60 emplois en moins cette année». Mutation ou non remplacement des départs à la retraite, l’effectif continue à se réduire. Alors que la SNCF fait appel aux intérimaires pour répondre à «une charge de travail». Soit 30 personnes par an chaque année.

Pourtant, «on a les moyens humains et techniques de faire l’entretien des rames voyageurs à Tergnier» plutôt qu’elles soient envoyées… à Paris.

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