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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 07:59

Hiver 2016, des températures glaciales contraignent l’État à débloquer des hébergements pour des exilés. À l’automne 2017, il a fallu que des exilés occupent le campus de l’université à Croix-Rouge pour être logés. Début 2019, peu après un démantèlement, il a fallu la mort d’une vieille dame, dans le froid. Courant été 2019, c’est la chaleur infernale de la canicule qui oblige les autorités à une mise à l’abri… Les mêmes causes produisent les mêmes effets, et des camps se reconstituent sans cesse, toujours aussi misérables. Aujourd’hui plus de cinquante personnes – un nombre sans cesse croissant – survivent sous des bâches, ou pour les plus chanceux des abris de fortune près du terrain de football avenue Henri Paris, face à l’Armée du salut.

Nous dénonçons une absence de volonté des États (français mais aussi européens et américain) à donner la priorité aux droits humains sur les logiques d’exclusion. Cela prend la forme de lois de plus en plus restrictives (en particulier la Loi Asile et immigration), mais aussi de pratiques de moins en moins conformes à la législation (alors que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence », (Code de l’action sociale et des familles). Tant qu’aucune solution durable – pas au cas par cas – n’est apportée, à la fois en termes d’hébergement et d’intégration, des situations similaires se reproduiront. Pour cette raison nous appelons à un rassemblement

Contre toutes les mesures qui aggravent la répression contre les exilés ! Contre les pratiques discriminatoires ! Réquisition des logements vides ! Des papiers pour tous ! Liberté de circulation !

Mardi 10 septembre à 16h30

Place Royale

(devant la sous-préfecture)

Collectif Sövkipeu (sovkipeu@lists.riseup.net)

Signataires : ATMF, Femmes relais 51, FSU 51, Génération.s, GMI 51, LFI, OCL, RUSF 51, Solidaires 51

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 17:36
Date du procès de l’accident de QUENTIN enfin fixée!

La date du procès de l'accident de Quentin est tombée. Ce sera le vendredi 5 avril au TGI de Reims.
 

Tout s'est accéléré, ce procès arrive bien plus rapidement que dans le cas de l'accident d'Arthur et Vincent (accident en 2012 et procès en 2019 !).

 

Pour le procès du 5 avril, ça semble pour l'instant moins bien engagé que pour le précédent. Cette fois-ci, seule l'entreprise de travaux en hauteur serait inculpée (ETH) et non Cristal Union !! 

Date du procès de l’accident de QUENTIN enfin fixée!

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 13:02
Cristal Union et Carrard Services condamnés 7 ans après la mort de 2 cordistes

«Cordiste», ce métier méconnu à très haut risque

Pour le peu qu'elle fasse parler d'elle, la profession cordiste est associée aux travailleurs des montagnes, des buildings ou des monuments. On imagine les cordistes sécuriser des falaises, réparer le mât des voiliers ou repeindre la Tour Eiffel, par tous les temps, en contrepartie d'une liberté, d'un regard sur la ville qui n'a pas de prix.

On les imagine moins, en revanche, mourir ensevelis sous des centaines de tonnes de sucre ou de résidus de céréales dans les silos obscurs et étouffants de l'agro-industrie...

En cinq ans, trois accidents graves, dont deux mortels, ont eu lieu sur le site du deuxième plus gros groupe sucrier français Cristal Union et sa filiale Cristanol, à Bazancourt, dans la Marne.

Quentin Zaraoui-Bruat, 21 ans, est mort le 21 juin 2017.

Jérémie Devaux, plombier, a été brûlé au troisième degré alors qu'il procédait à un dépannage dans un malaxeur, le 3 juin 2015.

Arthur Bertelli, 23 ans, et Vincent Dequin, 33 ans, sont morts le 13 mars 2012.

Même lieu, même société donc.

Mais surtout mêmes circonstances...

À chaque fois, à l'origine de ces accidents, l'ouverture de mystérieuses trappes de vidange pendant que les ouvriers travaillent à l'intérieur des silos ou des malaxeurs.

 

Dernières pièces d'un immense jeu de poupées russes interchangeables

Quentin, Arthur et Vincent étaient intérimaires, comme 4 200 des 8 625 cordistes du pays (Chiffres provenant du dernier recensement de la profession, effectué en 2016 par le Syndicat français des entreprises de travaux en hauteur - SFETH.).

Dernières pièces d'un immense jeu de poupées russes interchangeables, ils travaillaient pour un donneur d'ordres (Cristal Union ou sa filiale), qui déléguait le travail à une entreprise de travaux en hauteur, qui passait elle-même par une boîte d'intérim, qui pouvait passer elle-même par sa filiale spécialisée en travaux sur cordes.

Payé 10 euros de l'heure, Quentin cassait toute la journée, à la pioche, à la houe, à la pelle, au marteau-piqueur, les résidus de céréales qui colmatent le long des parois des silos.

Arthur et Vincent, eux, c'est du sucre qu'ils cassaient à la pioche. Ils sont morts lors de leur première mission, première journée à Bazancourt. Dans les dix premières minutes de travail. Ils n'ont pas reçu la moindre formation de sécurité pour les informer des risques liés au travail en milieu confiné.

Pour répondre à des impératifs de rendement, éclairés par une simple lampe frontale, ils ont été envoyés à la mort sous la chaleur étouffante, l'atmosphère poussiéreuse de ces silos, qui ne comportaient aucun moyen d'évacuation en urgence.

Germinal, la corde et le baudrier en plus. L'exploitation en suspension.

 

Plan de prévention non adapté

Suite à la mort d'Arthur et de Vincent, l’inspection du travail notera dans son rapport que le «plan de prévention [n’était] pas adapté aux lieux» ni à «l’action réelle».

Suite à la mort de Quentin, l’inspection du travail dressera un procès-verbal au procureur de Reims, qui fait état d’une «exécution de travaux (...) sans plan de prévention des risques préalables conforme», de «mise à disposition (...) d’équipement ne préservant pas la sécurité du travailleur», ou encore d’«emploi de travailleur (...) sans dispense d’une formation pratique et appropriée en matière de santé et de sécurité».

Depuis, les deux inspectrices du travail, en charge de ces deux enquêtes, ont été mutées hors de Champagne-Ardenne par la Direccte Grand Est...

Le 11 janvier 2019, les responsables de Cristal Union et de la société de nettoyage qui embauchait Arthur et Vincent ont été jugés au tribunal correctionnel de Reims. (Sont mises en cause et encourent jusqu'à sept ans de prison : deux personnes morales et les directeurs de Cristal Union et Carrard Services de l'époque.)

Soit sept ans après les faits...

Ce procès reste toutefois un évènement, une première pour la profession ! Car les accidents de Bazancourt ne sont malheureusement pas des cas isolés…

 

Énormes lacunes en matière de formation

Les lacunes sécuritaires qui entourent cette profession sont désormais plus que jamais mises en lumières. Mais là où le bât blesse aussi, c'est au niveau de la formation. Le CQP1, diplôme minimum pour travailler en hauteur, ne dure que deux mois... et n'est pas obligatoire. Pis, il ne correspond pas au «vrai» diplôme de cordiste, qui «Le problème de la formation est d'autant plus important que les cordistes envoyés dans les silos sont en général les moins expérimentés, employés en tant qu'intérimaires, précise-t-il notamment. La plupart ont choisi le métier pour la corde, comme un prolongement de leur passion pour l'escalade ou l'alpinisme…»

Ces lacunes en matière de formation et de sécurité sont accentuées par une réglementation très floue : la plupart des contrats des intérimaires ne mentionnent les risques du travail en silo. Les procédures de sauvetage, elles aussi, sont douteuses: il existe des portes de sortie de secours dans les silos... mais qui se révèlent souvent inaccessibles. «Certaines consignes de sécurité relèvent aussi de l'absurde. On leur demande par exemple de rester corde tendue, mais la pratique montre qu'il est très compliqué de casser la matière corde tendue». Un ensemble de lacunes que le Syndicat français des entreprises de travail en hauteur cherche à combler via des guides de bonnes pratiques.

 

Cristal Union et Carrard Services condamnés 7 ans après les faits

Cristal Union et Carrard Services viennent d'être condamnés le 1er mars 2019 par le tribunal correctionnel de Reims à 100 000 euros d'amende chacune pour «homicide» et «blessures involontaires», sept ans après le décès de deux cordistes ensevelis dans un silo à sucre à Bazancourt (Marne). La société de nettoyage Carrard Services et la coopérative Cristal Union ont aussi été condamnées à publier le jugement dans le quotidien Les Échos et l'hebdomadaire Le Moniteur ainsi qu'au siège de chaque société. Le tribunal a également ordonné le placement sous surveillance judiciaire pendant deux ans des deux entreprises.

Par ailleurs, les responsables des deux sociétés ont été déclarés coupables et condamnés à six mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende chacun.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:14
Fin du machinisme agricole à Saint-Dizier

Yto va supprimer 80 des 118 derniers emplois de son usine de Saint-Dizier. L'usine comptait 2 800 employés au plus fort de son activité en 1982 et seulement 223 en 2011 au moment du rachat par le groupe chinois Yto.

 

Un peu d’histoire.

En 1924, la famille Champenois créé une nouvelle entreprise de machinisme agricole (râteaux faneurs hippotractés et machines de récolte) au Clos Saint-Jean, à Saint Dizier, profitant ainsi de la proximité de la voie ferrée et du canal. Celle-ci fonctionnera jusqu’en 1940.

Les bâtiments sont endommagés pendant la Seconde Guerre mondiale puis le site est acheté par les américains de C.I.M.A. (Compagnie Internationale de Machine Agricole) en 1950. En 1949, le seul bâtiment antérieur à 1950 a été entièrement transformé en bureaux et en 1950 l’usine comprend 14 300 m2 bâtis et 70 000 m2 en 1964.

I.H.F. (International Harvester France) succède à la C.I.M.A. vers 1965 et c’est de cette époque l’usine va porter le nom de Mc Cormick. En 1975, un tracteur estampillé du label «International Harvester» sort de l’usine de Saint-Dizier toutes les sept minutes. En 1989, l'usine de Saint-Dizier ne se consacre plus désormais qu'à la fabrication de transmissions.

En 2001, l’usine Case (nouveau nom de IH depuis 1984) de Saint-Dizier est cédée à l’italien Landini. Une opération qui résulte des conditions imposées par Bruxelles pour autoriser la fusion, annoncée le 12 novembre 1999, de l'américain Case avec New Holland.

En redressement judiciaire, l'usine est reprise par le chinois Yto en 2011. Propriété de Sinomach, colosse de l’industrie chinoise, Yto promettait, à travers son offre d’acquisition du site de Saint-Dizier de maintenir 206 emplois, et même d’en créer 400 supplémentaires à l’horizon 2015.

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 20:19

La lutte que mènent actuellement les cheminots est décisive. Non en regard de la défense d’un “Service Public” qu’on ne nous vendra pas pour ce qu’il n’est pas et n’a jamais été, mais parce qu’aucun travailleur, quel que soit son patron ne peut accepter l’aggravation de ses conditions d’exploitation. En cela, la lutte à la SNCF est notre lutte à toutes et à tous.

 

Quant au fameux “Service Public”, hier pilier de la réorganisation de la production capitaliste, il est aujourd’hui le champion toutes catégories dans la déréglementation de l’embauche et la diffusion de la précarité au travail. Les travailleurs et la population en générale, n’ont jamais eu aucun pouvoir, ni de contrôle sur l’organisation, le fonctionnement et la finalité des dits “Services Publics”. Qui parmi vous a eu son mot à dire sur le choix de l’énergie nucléaire, par exemple ? Aujourd’hui, les étudiants se mobilisent contre la sélection à l’entrée de l’Université ; là encore, il est primordial qu’ils fassent plier l’Etat, mais de tous temps, la sélection et le tri social ont été la mission première de l’Education Nationale. Le voyage en train n’est plus un mode de transport populaire depuis des lustres, hormis lorsqu’il s’agit de nous traîner au turbin et l’hôpital public n’a jamais traité sa clientèle sur un pied d’égalité, ni hier, ni aujourd’hui.

 

Evidemment, la situation dans l’ensemble de ces secteurs n’a cessé de se dégrader. Comme dans n’importe quelle PME pourrie, le travail y est subi, il y est source de douleur, d’exploitation accrue. Alors, ce n’est certainement pas en ravivant, comme le font certains, de vieilles rengaines “nationales étatistes” que l’on déjouera les pièges de la division qui laissent les mains libres aux patrons et à l’Etat. Pour les surmonter, il est indispensable de nous reconnaître entre nous. Nous qui n’appartenons ni à Good-year, ni à Findus, ni à la SNCF ou à EDF, mais bien à la même classe de ceux qui doivent se vendre pour vivre au quotidien, sans savoir de quoi demain sera fait. Il en va de notre propre devenir : retrouvons nous et agissons !

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 21:46

De Bure à la loi Travail

Nous ne sommes pas les poubelles du Capital! Rencontrons-nous, .organisons-nous.

 

Nous vous parlons depuis Bure, où depuis près de 25 ans de nombreuses personnes résistent à l'implantation d'une méga-poubèlle nucléaire et la transformation du territoire en désert social. Depuis quelques années, plusieurs dizaines de personnes se sont installées dans les villages alentours pour renforcer le combat. Nous occupons une forêt pour bloquer les travaux, retapons des maisons dans les villages, cultivons des terres agricoles, participons à la vie culturelle locale, avec tous-tes les habitant-es qui refusent la mort de leur territoire.

 

Ce que nous ressentons, depuis Bure, ce sont les contradictions d'un modèle de développement arrivé à bout de souffle. D'un côté, les villages déserts, les maisons en ruine, des agriculteurs sans cesse moins nombreux, les usines qui ferment les unes après les autres, et autant de drames humains ... De l'autre, une nucléarisation du territoire sous couvert de promesses d'emploi et de subventions massives - Cigeo à Bure, EDF à Velaines, SOCODEI à Saint-Dizier, etc. Les chiffres sont sans appel : en 20 ans, malgré des centaines de millions d'euros distribués, à peine 500 emplois ont été créés, Le ratio investissement/emploi se situe entre 400 000 et 1,2 M d'euros. Cette mono-industrie est une arnaque qui promet de faire revivre le tissus économique local mais en approfondit la destruction et la dépendance.

 

À Velaines, les salariés de SODETA ont tenté de reprendre leur usine en SCOP depuis deux ans, mais aucun financement conséquent ne les a accompagné. Le nucléaire finance une machine-outil par-ci, une maison de retraite par-là, mais sûrement pas l'auto-organisation des travailleurs et travailleuses. Depuis l'usine a fermé, et EDF s'apprête à racheter le bâtiment vide : la boucle est bouclée.

 

Le projet CIGEO à Bure, comme la loi travail XXL sont les deux facettes d'un même système capitaliste qui transforme en déchet tout ce qui s'oppose à sa marche forcée. Le capitalisme version Macron ne s'embarrasse plus d'aucune médiation et sacrifie, à coup de bottes, de matraques, de procès, de loi scélérates, des millions de vie sur l'autel du profit. «En Marche», ou crève. «Ceux qui ne sont rien», pour Macron, c'est nous tous-tes: qui luttons contre le patronat dans la. rue à Bar-le-Duc et partout en France, qui luttons pour défendre la paysannerie, qui luttons et s'installons à Bure pour qu'un territoire vive.

                                 .                                                                            

À Chooz, dans les Ardennes, en 1980, les sidérurgistes en lutte de Vireux s'étaient alliés aux antinucléaires pour affirmer leur volonté de vivre au pays. Aujourd'hui, à Nantes, les habitant-e-s de Notre-Dame-des-Landes et les travailleurs-euses de la CGT Vinci, Aéroport Grand Ouest, Nantes Métropole, etc., font front commun contre le projet d'aéroport, et commencent à prendre la rue ensemble lors des luttes sociales. Idem à Rennes et dans d'autres villes. Face à l'offensive générale qui nous est faite, il est temps de dépasser la méfiance mutuelle. Partout, rencontrons-nous directement, au-delà des étiquettes, apprenons à nous connaître pour relier nos vies et nos luttes face au rouleau compresseur qui s'annonce dans les temps à venir !

 

À très bientôt,

 

Quelques habitant-e-s de Bure et des environs.

 

Nos vies, nos activités, nos territoires ne sont pas les poubelles du capitalisme !

 

Contact : bureloitravail@riseup.net

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 09:54
Les salariés de la SCIAE en grève

À Dienville (Aube), les salariés de la Société Commerciale et Industrielle d'Ameublement Européen (SCIAE) soupçonnent leur direction de vouloir vendre le site. Ils ont entamé mercredi leur second mouvement de grève depuis juillet dernier.

 

Ils ont cessé toute activité. Les 140 salariés sont massés devant leur entreprise. Tous se mobilisent contre leur direction, le groupe Vivonio. Les salariés soupçonnent la société allemande de vouloir vendre ce site de fabrication de meubles en kit sans les en informer officiellement.

 

Le dialogue étant coupé, les salariés ont choisi le vote pour s'exprimer. À la question : "Souhaitez-vous changer de direction ?" 90% d'entre eux ont repondu positivement. Un suffrage sans aucune valeur légale mais pour ces salariés qui ne se sentent pas écoutés, c'est avant tout un moyen de faire entendre leur voix. 

 

Déterminés, les salariés de la SCIAE mènent aujourd'hui leur second mouvement de grève. En juillet dernier, juste avant leur départ en congés, ils avaient fait grève face à une menace 70 licenciements rt à un non paiement des salaires. Face à leur défiance, le directeur avait promis de quitter ses fonctions si une majorité s'exprimait en ce sens. Un discours qui ne semble plus tenir aujourd'hui.

 

La direction a convoqué hier jeudi une réunion extraordinaire du comité d’entreprise qui n’a rien donné. Le secrétaire du comité d’entreprise, qui était contre le vote, y a annoncé la démission de ses fonctions.

 

Les salariés défilent ce vendredi dans les rues de la commune pour sensibiliser la population à leur cause.

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:35

Placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Troyes le 1er juin 2017, l’entreprise basée à Saint-Phal, fabricant de chariots chauffants, employait encore 57 salariés.

 

Elle va être racheté avec, toutefois, 32 licenciements annoncés.

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:32

Les travailleurs de l’usine Nobel Automotive de Vitry-le-François étaient en grève depuis le 19 juillet contre le plan de licenciement annoncé début mai de 120 personnes sur les 277 que compte l’entreprise et ont bloqué tous les accès au site. Ils votaient la grève générale le 21 juillet. Une décision prise suite à l’annonce par la direction de la suppression de 120 postes (60 cette année .et le reste avant fin2018). Depuis le rachat en 2007 par le groupe turc Orhan, les effectifs n’ont cessé de fondre. Ils sont passés de 700 personnes, intérimaires compris, à 277, du fait du non-remplacement des départs en retraite, du licenciement des intérimaires et d’un premier plan dit social en 2014. Lors de ce dernier, la mobilisation des travailleurs était parvenue à réduire le nombre de suppressions de postes de 96 à 40, en exigeant de la direction le maintien de l’activité.

 

Ce sous-traitant automobile, dont les donneurs d’ordres sont PSA et Renault qui affichent une santé financière au beau fixe, a d’ailleurs réalisé 2,3 millions d’euros de bénéfice l’an dernier. Quant au carnet de commandes, il est plein, avec notamment des commandes pour les modèles haut de gamme de Peugeot que sont les 3008 et 5008. La direction voudrait imposer de venir travailler le samedi et remettre en cause les congés face à la forte demande de pièces. Un comble : demander de venir travailler plus, alors que dans le même temps le groupe veut licencier !

 

Les ouvriers en grève se battaient en premier lieu pour le maintien des emplois, et ensuite pour des indemnités supra-légales de sept mois de salaire et 1 000 euros supplémentaires par année d’ancienneté, avec un congé de reclassement, payé à 100 % du salaire net, de 18 mois pour les plus de 45 ans et de 13 mois pour les autres. Ce sont ces mêmes conditions qu’ils avaient obtenues lors du précédent plan social de licenciements.

 

Après une semaine de grève, ils ont repris le travail. Des avancées ont été obtenues par l’intersyndicale mais la direction n’a pas cédé sur les principales revendications. Quatre-vingt-onze salariés seront licenciés au lieu de 120. L'intersyndicale a aussi obtenu des congés de reclassement et des primes supra-légales pour les partants. Neuf mois de salaires et 1 000 euros par année d'ancienneté.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 10:18

Grogne chez Piper-Heidsieck

Depuis novembre  2016, une quarantaine de salariés de la production (sur 50) de la maison de champagne Piper-Heidsieck observent 6 arrêts journaliers de 10 minutes. Depuis le 9 juin, ils arrêtent leur tâche chaque vendredi pendant 15 min toutes les 30 min au démarrage de leur service et au nettoyage. Ce conflit est du aux conditions de travail et à la pression des chefs.

 

Débrayage chez ArcelorMittal à Reims

Salaires, charges de travail, le mouvement de protestation continue chez ArcelorMittal à Reims. Alors que se déroulent les négociations, des salariés ont débrayé pendant 4 heures hier. Il n’y a pas d’augmentation de salaires pour ces ouvriers alors que l’entreprise réalise des bénéfices et que les cadres bénéficient d’augmentation individuelle. De plus, il y aurait une dégradation des conditions de travail.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:24

La direction de l’entreprise Sedanaise vient de signer le protocole de fin de conflit. Cela met fin à trois semaines de blocage. Une partie des employés avait installé un piquet de grève devant le dépôt de Sedan depuis le 11 juin. Un autre dépôt situé à la Marfée à Donchery était bloqué depuis lundi dernier. Les salariés entendaient par ses actions mettre la pression sur la direction afin d’obtenir une prime supralégale de licenciement.

 

Le président de l’entreprise a accepté samedi d’étudier le protocole de fin de conflit rédigé par l’avocat des représentants du personnel. Les 54 salariés qui se sont mobilisés tout au long du conflit vont donc percevoir chacun 5 555 euros comme surprime de licenciement. En échange, ils vont lever le blocus des deux sites concernés.

 

Pour rappel, les transports Michaux ont été mis en liquidation judiciaire le 15 juin, ce qui a entraîné la suppression de 82 emplois.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:23

Le fabricant de toilettes en céramique Allia fermera ses portes le 27 juillet prochain. L’annonce est tombée cette semaine, après le vote des salariés favorables à 92 % aux mesures du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). L’épilogue d’un combat social acharné entamé en mai 2016, à l’annonce de la fermeture du site par la direction du groupe.

 

Un an de bataille entre les représentants des salariés et la filiale du groupe suisse Geberit. Douze mois durant lesquels la multinationale aux 2,5 milliards de chiffre d’affaires a tout fait pour fermer le site industriel aubois (81 salariés) et son homologue de Digoin (176 salariés, dont 40 sont conservés au final). Elle est finalement parvenue à ses fins pour l’usine auboise, mais à un prix bien plus élevé qu’elle ne l’envisageait initialement.

Les salariés vont bénéficier d’un congé de reclassement de 15 mois pour les moins de 50 ans et de 18 mois pour les plus de 50 ans. Durant cette période, ils recevront 85 % de leur salaire brut, soit leur salaire net. Chaque ouvrier recevra également une indemnité de licenciement variable selon son ancienneté (1/5e d’un mois de salaire multiplié par le nombre d’années d’ancienneté. Au-delà de 10 ans d’ancienneté, 2/15ème  d’un mois de salaire par année supplémentaire). À cela s’ajoutera une indemnité supra légale de 24 000 €. Les salariés âgés entre 55 et 62 ans auront le choix entre ces indemnités et la possibilité de bénéficier d’une pré-retraite (85 % du salaire net jusqu’à leur retraite, jamais en dessous du Smic)

 

Enfin, une enveloppe de 3 000 € par salarié sera disponible pour effectuer des formations courtes (permis poids-lourd, certificat d’aptitude à la conduite en sécurité, etc.) et une autre de 13 000 € pour des formations plus longues (reconversion). Les salariés qui souhaitent créer leur entreprise bénéficieront d’un apport de 15 000 €. Pour une Scop (société coopérative et participative), le montant est plafonné à 45 000 €.

 

L’avenir du site ? Un pôle d’attractivité autour de la distribution de produits locaux selon des circuits courts, notamment des produits maraîchers, est en projet. Une douzaine d’anciens salariés d’Allia pourraient faire partie de l’aventure dans un premier temps. Une petite activité céramique devrait également être pérennisée.

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