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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 21:46

De Bure à la loi Travail

Nous ne sommes pas les poubelles du Capital! Rencontrons-nous, .organisons-nous.

 

Nous vous parlons depuis Bure, où depuis près de 25 ans de nombreuses personnes résistent à l'implantation d'une méga-poubèlle nucléaire et la transformation du territoire en désert social. Depuis quelques années, plusieurs dizaines de personnes se sont installées dans les villages alentours pour renforcer le combat. Nous occupons une forêt pour bloquer les travaux, retapons des maisons dans les villages, cultivons des terres agricoles, participons à la vie culturelle locale, avec tous-tes les habitant-es qui refusent la mort de leur territoire.

 

Ce que nous ressentons, depuis Bure, ce sont les contradictions d'un modèle de développement arrivé à bout de souffle. D'un côté, les villages déserts, les maisons en ruine, des agriculteurs sans cesse moins nombreux, les usines qui ferment les unes après les autres, et autant de drames humains ... De l'autre, une nucléarisation du territoire sous couvert de promesses d'emploi et de subventions massives - Cigeo à Bure, EDF à Velaines, SOCODEI à Saint-Dizier, etc. Les chiffres sont sans appel : en 20 ans, malgré des centaines de millions d'euros distribués, à peine 500 emplois ont été créés, Le ratio investissement/emploi se situe entre 400 000 et 1,2 M d'euros. Cette mono-industrie est une arnaque qui promet de faire revivre le tissus économique local mais en approfondit la destruction et la dépendance.

 

À Velaines, les salariés de SODETA ont tenté de reprendre leur usine en SCOP depuis deux ans, mais aucun financement conséquent ne les a accompagné. Le nucléaire finance une machine-outil par-ci, une maison de retraite par-là, mais sûrement pas l'auto-organisation des travailleurs et travailleuses. Depuis l'usine a fermé, et EDF s'apprête à racheter le bâtiment vide : la boucle est bouclée.

 

Le projet CIGEO à Bure, comme la loi travail XXL sont les deux facettes d'un même système capitaliste qui transforme en déchet tout ce qui s'oppose à sa marche forcée. Le capitalisme version Macron ne s'embarrasse plus d'aucune médiation et sacrifie, à coup de bottes, de matraques, de procès, de loi scélérates, des millions de vie sur l'autel du profit. «En Marche», ou crève. «Ceux qui ne sont rien», pour Macron, c'est nous tous-tes: qui luttons contre le patronat dans la. rue à Bar-le-Duc et partout en France, qui luttons pour défendre la paysannerie, qui luttons et s'installons à Bure pour qu'un territoire vive.

                                 .                                                                            

À Chooz, dans les Ardennes, en 1980, les sidérurgistes en lutte de Vireux s'étaient alliés aux antinucléaires pour affirmer leur volonté de vivre au pays. Aujourd'hui, à Nantes, les habitant-e-s de Notre-Dame-des-Landes et les travailleurs-euses de la CGT Vinci, Aéroport Grand Ouest, Nantes Métropole, etc., font front commun contre le projet d'aéroport, et commencent à prendre la rue ensemble lors des luttes sociales. Idem à Rennes et dans d'autres villes. Face à l'offensive générale qui nous est faite, il est temps de dépasser la méfiance mutuelle. Partout, rencontrons-nous directement, au-delà des étiquettes, apprenons à nous connaître pour relier nos vies et nos luttes face au rouleau compresseur qui s'annonce dans les temps à venir !

 

À très bientôt,

 

Quelques habitant-e-s de Bure et des environs.

 

Nos vies, nos activités, nos territoires ne sont pas les poubelles du capitalisme !

 

Contact : bureloitravail@riseup.net

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 09:54
Les salariés de la SCIAE en grève

À Dienville (Aube), les salariés de la Société Commerciale et Industrielle d'Ameublement Européen (SCIAE) soupçonnent leur direction de vouloir vendre le site. Ils ont entamé mercredi leur second mouvement de grève depuis juillet dernier.

 

Ils ont cessé toute activité. Les 140 salariés sont massés devant leur entreprise. Tous se mobilisent contre leur direction, le groupe Vivonio. Les salariés soupçonnent la société allemande de vouloir vendre ce site de fabrication de meubles en kit sans les en informer officiellement.

 

Le dialogue étant coupé, les salariés ont choisi le vote pour s'exprimer. À la question : "Souhaitez-vous changer de direction ?" 90% d'entre eux ont repondu positivement. Un suffrage sans aucune valeur légale mais pour ces salariés qui ne se sentent pas écoutés, c'est avant tout un moyen de faire entendre leur voix. 

 

Déterminés, les salariés de la SCIAE mènent aujourd'hui leur second mouvement de grève. En juillet dernier, juste avant leur départ en congés, ils avaient fait grève face à une menace 70 licenciements rt à un non paiement des salaires. Face à leur défiance, le directeur avait promis de quitter ses fonctions si une majorité s'exprimait en ce sens. Un discours qui ne semble plus tenir aujourd'hui.

 

La direction a convoqué hier jeudi une réunion extraordinaire du comité d’entreprise qui n’a rien donné. Le secrétaire du comité d’entreprise, qui était contre le vote, y a annoncé la démission de ses fonctions.

 

Les salariés défilent ce vendredi dans les rues de la commune pour sensibiliser la population à leur cause.

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:35

Placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Troyes le 1er juin 2017, l’entreprise basée à Saint-Phal, fabricant de chariots chauffants, employait encore 57 salariés.

 

Elle va être racheté avec, toutefois, 32 licenciements annoncés.

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:32

Les travailleurs de l’usine Nobel Automotive de Vitry-le-François étaient en grève depuis le 19 juillet contre le plan de licenciement annoncé début mai de 120 personnes sur les 277 que compte l’entreprise et ont bloqué tous les accès au site. Ils votaient la grève générale le 21 juillet. Une décision prise suite à l’annonce par la direction de la suppression de 120 postes (60 cette année .et le reste avant fin2018). Depuis le rachat en 2007 par le groupe turc Orhan, les effectifs n’ont cessé de fondre. Ils sont passés de 700 personnes, intérimaires compris, à 277, du fait du non-remplacement des départs en retraite, du licenciement des intérimaires et d’un premier plan dit social en 2014. Lors de ce dernier, la mobilisation des travailleurs était parvenue à réduire le nombre de suppressions de postes de 96 à 40, en exigeant de la direction le maintien de l’activité.

 

Ce sous-traitant automobile, dont les donneurs d’ordres sont PSA et Renault qui affichent une santé financière au beau fixe, a d’ailleurs réalisé 2,3 millions d’euros de bénéfice l’an dernier. Quant au carnet de commandes, il est plein, avec notamment des commandes pour les modèles haut de gamme de Peugeot que sont les 3008 et 5008. La direction voudrait imposer de venir travailler le samedi et remettre en cause les congés face à la forte demande de pièces. Un comble : demander de venir travailler plus, alors que dans le même temps le groupe veut licencier !

 

Les ouvriers en grève se battaient en premier lieu pour le maintien des emplois, et ensuite pour des indemnités supra-légales de sept mois de salaire et 1 000 euros supplémentaires par année d’ancienneté, avec un congé de reclassement, payé à 100 % du salaire net, de 18 mois pour les plus de 45 ans et de 13 mois pour les autres. Ce sont ces mêmes conditions qu’ils avaient obtenues lors du précédent plan social de licenciements.

 

Après une semaine de grève, ils ont repris le travail. Des avancées ont été obtenues par l’intersyndicale mais la direction n’a pas cédé sur les principales revendications. Quatre-vingt-onze salariés seront licenciés au lieu de 120. L'intersyndicale a aussi obtenu des congés de reclassement et des primes supra-légales pour les partants. Neuf mois de salaires et 1 000 euros par année d'ancienneté.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 10:18

Grogne chez Piper-Heidsieck

Depuis novembre  2016, une quarantaine de salariés de la production (sur 50) de la maison de champagne Piper-Heidsieck observent 6 arrêts journaliers de 10 minutes. Depuis le 9 juin, ils arrêtent leur tâche chaque vendredi pendant 15 min toutes les 30 min au démarrage de leur service et au nettoyage. Ce conflit est du aux conditions de travail et à la pression des chefs.

 

Débrayage chez ArcelorMittal à Reims

Salaires, charges de travail, le mouvement de protestation continue chez ArcelorMittal à Reims. Alors que se déroulent les négociations, des salariés ont débrayé pendant 4 heures hier. Il n’y a pas d’augmentation de salaires pour ces ouvriers alors que l’entreprise réalise des bénéfices et que les cadres bénéficient d’augmentation individuelle. De plus, il y aurait une dégradation des conditions de travail.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:24

La direction de l’entreprise Sedanaise vient de signer le protocole de fin de conflit. Cela met fin à trois semaines de blocage. Une partie des employés avait installé un piquet de grève devant le dépôt de Sedan depuis le 11 juin. Un autre dépôt situé à la Marfée à Donchery était bloqué depuis lundi dernier. Les salariés entendaient par ses actions mettre la pression sur la direction afin d’obtenir une prime supralégale de licenciement.

 

Le président de l’entreprise a accepté samedi d’étudier le protocole de fin de conflit rédigé par l’avocat des représentants du personnel. Les 54 salariés qui se sont mobilisés tout au long du conflit vont donc percevoir chacun 5 555 euros comme surprime de licenciement. En échange, ils vont lever le blocus des deux sites concernés.

 

Pour rappel, les transports Michaux ont été mis en liquidation judiciaire le 15 juin, ce qui a entraîné la suppression de 82 emplois.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:23

Le fabricant de toilettes en céramique Allia fermera ses portes le 27 juillet prochain. L’annonce est tombée cette semaine, après le vote des salariés favorables à 92 % aux mesures du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). L’épilogue d’un combat social acharné entamé en mai 2016, à l’annonce de la fermeture du site par la direction du groupe.

 

Un an de bataille entre les représentants des salariés et la filiale du groupe suisse Geberit. Douze mois durant lesquels la multinationale aux 2,5 milliards de chiffre d’affaires a tout fait pour fermer le site industriel aubois (81 salariés) et son homologue de Digoin (176 salariés, dont 40 sont conservés au final). Elle est finalement parvenue à ses fins pour l’usine auboise, mais à un prix bien plus élevé qu’elle ne l’envisageait initialement.

Les salariés vont bénéficier d’un congé de reclassement de 15 mois pour les moins de 50 ans et de 18 mois pour les plus de 50 ans. Durant cette période, ils recevront 85 % de leur salaire brut, soit leur salaire net. Chaque ouvrier recevra également une indemnité de licenciement variable selon son ancienneté (1/5e d’un mois de salaire multiplié par le nombre d’années d’ancienneté. Au-delà de 10 ans d’ancienneté, 2/15ème  d’un mois de salaire par année supplémentaire). À cela s’ajoutera une indemnité supra légale de 24 000 €. Les salariés âgés entre 55 et 62 ans auront le choix entre ces indemnités et la possibilité de bénéficier d’une pré-retraite (85 % du salaire net jusqu’à leur retraite, jamais en dessous du Smic)

 

Enfin, une enveloppe de 3 000 € par salarié sera disponible pour effectuer des formations courtes (permis poids-lourd, certificat d’aptitude à la conduite en sécurité, etc.) et une autre de 13 000 € pour des formations plus longues (reconversion). Les salariés qui souhaitent créer leur entreprise bénéficieront d’un apport de 15 000 €. Pour une Scop (société coopérative et participative), le montant est plafonné à 45 000 €.

 

L’avenir du site ? Un pôle d’attractivité autour de la distribution de produits locaux selon des circuits courts, notamment des produits maraîchers, est en projet. Une douzaine d’anciens salariés d’Allia pourraient faire partie de l’aventure dans un premier temps. Une petite activité céramique devrait également être pérennisée.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 16:22

Ce jeudi matin, dès 7h30, une dizaine d'anciens salariés d'Ardennes Forge en colère se sont rassemblés devant la direction du travail des Ardennes à Charleville-Mézières.

Ils refusent de rembourser une partie des indemnités obtenues après la fermeture de l'entreprise en 2008. Ils ont reçu un courrier leur demandant de rembourser sous 15 jours des sommes allant de 12 000 à 20 000 euros.

Ils ont décidé de mener plusieurs actions jusqu'à être reçus par le Préfet.

La plupart de ces anciens salariés n'ont pas retrouvé de travail.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 16:21

Leur entreprise, endettée à hauteur de 6 millions d’euros, est mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Sedan.

81 employés, dont 55 chauffeurs, les membres du service administratifs ainsi que les agents de quai, vont perdre leur emploi. Les «Michaux» espèrent obtenir une prime supra légale de licenciement. Ils bloquent le dépôt de leur entreprise depuis dimanche soir.

 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 16:19

Placé en redressement judiciaire en juillet 2016, Chemery, entreprise spécialisée dans les installations électriques ; semblait remonter la pente en décembre, lorsque le tribunal de commerce de Saint-Quentin lui avait donné un nouveau sursis.

Alors que la société comptait encore 29 salariés en septembre 2016, dernièrement ils n’étaient plus que 19. Des licenciements, ainsi que des démissions, des départs volontaires et un départ en retraite avaient largement diminué les effectifs depuis novembre 2016.

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 09:29
130 salariés sur le carreau avec la fermeture de la Matt fin 2019

Après des mois de langue de bois, c’est désormais officiel : l’usine Matt, implantée depuis 40 ans à Chaourse, en périphérie de Montcornet sera définitivement fermée par son propriétaire Trèves, fin 2019. L’annonce en a été faite hier lundi en fin de journée aux membres de l’intersyndicale lors d’une rencontre avec le médiateur désigné par le préfet et le directeur départemental du travail.

 

Aujourd’hui, les 130 salariés poursuivent un 7e jour de grève. Mais ils ont été sommés par le groupe Trèves de laisser pénétrer deux camions dans l’entreprise, faute de quoi les négociations en cours seraient interrompues. En fait de discussions, les représentants de l’intersyndicale en sont à solliciter les meilleures conditions de départ pour les salariés qui seraient licenciés. Il y a quelques jours, la prime supra légale proposée par Trèves se limitait à 25 % de mois de salaire par année d’ancienneté. Les syndicalistes exigent 3 000 euros par année de présence dans l’entreprise.

 

À 14 heures aujourd’hui, une manifestation rassemblera salariés, et collègues de Goodyear et de Toyota. En revanche, il a été expressément demandé aux élus, défaillants selon les salariés, de ne pas se joindre au cortège «afin d’éviter tout débordement». Ceci à la suite de la venue dimanche sur le site des maires de Chaourse, Montcornet, du président du conseil départemental et de l'ex député de le Laon qui a déclaré qu'il ne les soutiendrait pas tant qu'ils seront dans l'illégalité avec le blocage du site.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 09:10
L’angoisse des salariés de Primagaz de Reims face à un plan social

Primagaz, créée en 1934, est la filiale française du hollandais SHV Gas réalise 460 millions d'euros de chiffre d'affaires. Elle est associée à AVIA et Engie pour le développent du GNV (gaz naturel véhicule).

Primagaz est en pleine restructuration. Annoncée le 10 mai, cinq sites sont touchés, soit 82 emplois. Primagaz avait inauguré son pôle énergie nord-est à Reims le 8 novembre 2011 et va fermer ses portes le 1er octobre prochain. 20 salariés sont concernés.

Les vingt salariés se sont regroupés devant leur entreprise vendredi après-midi pour manifester contre un projet de regroupement de certaines activités de leur groupe sur les sites de Nantes et Lyon. Des négociations sont en cours, mais les représentants du personnel des sites concernés estiment que les propositions de reclassement sont insuffisantes.

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