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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 10:10

Une quinzaine d’enfants et d’adolescents placés sur ordre judiciaire dorment en ce moment par terre, un peu partout dans les couloirs, le salon ou la cuisine, affirment les employés de la Maison départementale et de la famille (Madef) de Charleville-Mézières. «Il y a aussi des problèmes de locaux. Pour un des groupes, il y a une douche pour vingt jeunes, Dans le groupe de des deux à six ans, les radiateurs ne fonctionnent pas bien. Il fait 10 ºC la nuit. Il y a des enfants qui saignent du nez», témoignent les employés. Les adolescents et les enfants fuguent aussi régulièrement. Les problèmes sont multiples.

Excédés une vingtaine d’employés de la Madef ont manifesté mardi. Ils souhaitent des décisions urgentes concernant l’accueil d’urgence. Actuellement, le centre est débordé par les enfants accueillis en urgence sur ordre judiciaire. Une dizaine d’enfants de trop affluent vers la structure. «Nous souhaitons une solution rapide concernant le sureffectif. On demande aussi de connaître les dates et les échéances pour la construction de la nouvelle Madef».

Les employés ont déjà manifesté pour les mêmes raisons il y a deux ans. «Depuis la dernière grève, certaines choses ont été créées telles que les pavillons extérieurs mais ce n’est pas suffisant. (…) C’est une catastrophe. Lorsque je vais travailler, je me dis que je vais essayer de maintenir un peu d’ordre. Il n’y a plus de projet éducatif. (…) On n’est plus dans la protection de l’enfance, on est dans la maltraitance».

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 20:06
Le chômage augmente dans la région en décembre

Fin décembre 2015, en Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s'établit à 307 081. Ce nombre augmente de 0,3 % sur un mois (soit + 968 personnes), de 0,2 % sur trois mois et de 1,3 % sur un an.

Le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) s’établit à 17 271 dans les Ardennes (+ 156, soit + 0,9 % sur un mois et – 1,1 % sur un an), à 20 318 dans l’Aube (+ 299, soit + 1,5 % sur un mois et + 3,3 % sur un an), à 30 267 dans la Marne (- 69, soit - 0,2 % sur un mois et + 0,5 % sur un an), à 8 834 en Haute-Marne (+ 176, soit + 2,0 % sur un mois et – 0,7 % sur un an)

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A diminue de 0,3 % pour les hommes (+ 0,8 % sur trois mois et + 0,2 % sur un an) et progresse de 1,0 % pour les femmes (+ 1,3 % sur trois mois et + 2,6 % sur un an). Le nombre de demandeurs d'emploi en diminue de 0,1 % pour les moins de 25 ans (– 2,6 % sur trois mois et – 6,3 % sur un an), progresse de 0,1 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans (+ 0,2 % sur trois mois et + 0,9 % sur un an) et de 1,0 % pour ceux âgés de 50 ans ou plus (+ 2,0 % sur trois mois et + 7,6 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant ou non exercé une activité dans le mois (catégories A, B, C), s'établit à 460 895 fin décembre 2015. Ce nombre augmente de 0,5 % sur un mois (soit + 2 318 personnes), de 0,2 % sur trois mois et de 3,8 % sur un an.

Le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A, B, C) s’établit à 25 274 dans les Ardennes (+ 203, soit + 0,8 % sur un mois et + 2,4 % sur un an), à 29 950 dans l’Aube (+ 297, soit + 1,3 % sur un mois et + 4,5 % sur un an), à 40 329 dans la Marne (+ 150, soit + 0,3 % sur un mois et + 3,6 % sur un an), à 13 979 en Haute-Marne (+ 222, soit + 1,6 % sur un mois et + 1,9 % sur un an)

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C augmente de 0,2 % pour les hommes (– 0,2 % sur trois mois et + 3,1 % sur un an) et de 0,8 % pour les femmes (+ 0,6 % sur trois mois et + 4,5 % sur un an). Le nombre de demandeurs d'emploi augmente de 0,2 % pour les moins de 25 ans (– 2,2 % sur trois mois et – 3,0 % sur un an), de 0,4 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans (+ 0,3 % sur trois mois et + 3,7 % sur un an et de 0,9 % pour ceux âgés de 50 ans ou plus (+ 1,4 % sur trois mois et + 8,7 % sur un an).

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B, C depuis un an ou plus augmente de 0,5 % (+ 0,7 % sur trois mois et + 8,6 % sur un an) et celui des inscrits depuis moins d'un an augmente de 0,5 % (– 0,3 % sur trois mois et – 0,1 % sur un an).

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 14:39

Les négociations n’ont pas abouti lundi entre la direction du groupe Courlancy et les représentants du personnel.

Chacun est resté sur ses positions : d’un côté le souhait de faire travailler les salariés 36 heures payées 35 moyennant des compensations et de l’autre le refus de se voir imposer «un recul social».

Les parties n’ont pas prévu de se revoir. Il s’agissait de la dernière réunion dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires).

«Les salariés sont soulagés de cette non signature», réagit la CGT.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:30

Air France, Goodyear, Notre Dame des Landes ...

Une justice de classe au service de l'État et du patronat

- D'un côté 2 900 suppressions de postes, de l'autre la réaction légitime des travailleurs et deux chemises déchirées.

- D'un côté 1 173 suppressions de postes, de l'autre une action ouvrière classique et deux cadres qui repartent comme ils sont venus.

- D'un côté la confiscation de terres au profit de quelques groupes capitalistes, de l'autre d’importantes manifestations de paysans, d’habitants et de nombreuses actions collectives.

Air France, Goodyear, Notre Dame des Landes : qu'ils soient salariés du service public ou du privé, de l'industrie ou des services, qu’ils soient paysans ou porteurs d’une autre façon de vivre et de travailler, c'est au prix fort que l'État et ses alliés du CAC 40 entendent leur faire payer leur résistance à l'exploitation, aux expulsions, à la confiscation de leurs moyens d'existence. La stratégie est bien rodée : les patrons appellent le Préfet qui envoie sa police. S’ensuivent les interpellations et les assignations en justice, les réquisitoires diffamants et la criminalisation de la lutte. A ce moment précis “l’Etat de droit” tombe le masque. Il se donne à voir pour ce qu’il est en réalité c’est à dire le droit de l’Etat à briser quiconque entraverait la bonne marche des affaires du patronat. Et si d’aventure la cour se révèle trop “faible” dans sa condamnation, le Parquet fait appel, et réclame la tête des rebelles. Ces manières de faire ne sont qu’un rappel à l’ordre politique. Elles cherchent à tuer l’espoir chez celles et ceux qui auraient l’envie de relever la tête dans une période ou le ras-le-bol social est profond et les réactions qu’il pourrait engendrer relativement imprévisibles. Car si les médias prennent soin de ne surtout pas en parler, de très nombreuses luttes se déroulent partout sur le territoire. Des luttes souvent isolées et encore parcellaires mais qui pour certaines durent et gagnent ! Les massacres survenus dernièrement à Paris ont offert l’opportunité à des politiciens charognards d’accroître jusqu’au délire l’arsenal sécuritaire, bien moins dans l’espoir d’attraper le terroriste que dans le but de criminaliser toute contestation sociale comme ce fut le cas dès la tenue de la “COP 21”. C’est maintenant le tour des ouvriers de Goodyear d’en faire la douloureuse expérience. Dans ce contexte, on ne peut que se demander qui seront les prochains sur la liste ?

En période d'esbroufe institutionnelle, de destruction du droit du travail, d'osmose décomplexée entre capital et pouvoir politique, d'alliance objective entre “Démocraties” et dictatures sur fond de discours guerrier, il est urgent de se solidariser avec toutes celles et tous ceux qui osent s'engager dans la seule voie possible : celle du conflit social. Si nous sommes solidaires des travailleurs d’Air France, de Goodyear et d’ailleurs, si nous le sommes également des paysans et des habitants de Notre Dame des Landes, nous savons par ailleurs que c’est le capitalisme et son cortège de désastres sociaux et écologiques qui est la seule cause des maux qui les accablent, qui nous accablent tous et toutes.

Et contrairement à ce que les politiciens de tous bords affirment, il y a bien une alternative à la barbarie qui chaque jour nous rattrape. Elle se construit et se construira uniquement par la lutte et la solidarité de classe, sur nos lieux de travail, nos lieux de vie, dans la rue et nulle part ailleurs.

Groupe anarchiste-communiste de Boulogne-sur-Mer

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 18:15
Les salariés de l'Énergie manifestent

Tous les secteurs étaient concernés : la Centrale de Nogent-sur-Seine (CNPE), le transport électrique (RTE) mais aussi la distribution d’énergie (ERDF et GRDF) par cet appel lancé au niveau national par la CGT, FO et la CFE-CGC alors que se déroule aujourd’hui, jeudi 21 janvier, un comité central d’entreprise (CCE) chez EDF SA.

Les salariés dénoncent notamment la suppression annoncée de 4 000 postes sur tout le territoire mais aussi l’ouverture du capital de RTE (Réseau de transport d’électricité) à des capitaux privés. Ils dénoncent ainsi une casse volontaire de l’outil industriel. «L’énergie est un bien vital dont on ne peut plus se passer. Or, on veut la transformer en marchandise et spéculer dessus. Et à l’arrivée, c’est le particulier qui va en faire les frais avec une augmentation de ses tarifs», explique la CGT Énergie Aube.

Ils étaient une cinquantaine à manifester devant le site RT de Creney mais le syndicat estime que près de 30 % des agents du département étaient grévistes.

Au niveau local, ils sont environ 100 agents sur le secteur «commerce» (Troyes), 80 sur le site RTE de Creney et 750 à la centrale de Nogent-sur-Seine.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 18:08

Les anciens laminoirs de Beautor, créés en 1911, vivent peut-être leurs dernières heures. NLMK, le propriétaire de l’usine, n’a pas trouvé de repreneur.

Ils étaient 1 600 ouvriers en 1968. Deux fois moins en 1977. 209 aujourd’hui.

Arcelor, l’Italien Duferco en 2003 et finalement NLMK le Russe se sont succédés dans cette enceinte historique. NLMK, celui-là même qui l’année dernière faisait part de sa décision de céder le site beautorois.

La direction Europe présente hier mercredi dans l’Aisne à l’occasion d’un comité d’entreprise extraordinaire a décidé d’enclencher le dispositif prévu par la loi Florange. Pour résumer, continuer dans la recherche d’un acheteur, même pour une reprise partielle de l’activité, mais engager sans tarder un plan de sauvegarde de l’emploi qui concerna tous les salariés. Direction et syndicalistes se rencontrent à nouveau sur le site ce jeudi.

Date butoir : le 20 avril.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:53
Des manifestant-e-s pour la première pierre de la clinique de Bezannes

La naissance de la future clinique de Bezannes, 47 000 m2, 400 lits, pour un coût de 135 millions d'euros, restera dans les annales du groupe Courlancy. C’est aujourd'hui le plus grand chantier dans le domaine de la santé en France.

Jamais première pierre n’aura été autant perturbée. Elle a été posée, ce jeudi, sous les huées d’une centaine de salarié-e-s de plusieurs cliniques rémoises du groupe.

Au départ, ils n’étaient pas invités à la cérémonie. Ils ont tout bonnement forcé puis contourné les barrières tout en empêchant les invités d’entrer.

Venus protester contre leurs "horaires et bas salaires", ils dénoncent "une dégradation de leurs conditions de travail".

Les salariés des cliniques ont peur de perdre leurs acquis sociaux.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 20:59

Dans l’agenda du groupe Courlancy cette semaine. Il y a un préavis de grève déposé à partir de dimanche soir par les salariés des Bleuets et de Saint-André, deux établissements rémois du groupe. Ceux de la clinique Courlancy n’en ont pas déposé pour l’instant.

«Les propositions que fait la direction dans le cadre de nos négociations annuelles sont inacceptables. Elle veut nous supprimer 5 jours fériés et ajouter une semaine de congé pour compenser. Elle veut aussi nous faire travailler 36 heures payées 35. Leur objectif est d’annualiser notre temps de travail». Et si les salariés refusent, la direction ne s’embarrasse pas de formules : «Elle promet un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi). Ce qui signifie des départs. Nous menacer ainsi, ce n’est pas une façon de faire». Il y a toutefois quelques compensations prévues : «Il nous est proposé une prime d’intéressement sur les économies réalisées et une prime d’assiduité de 200 euros». Le compte n’y est toutefois pas : «Au final, nous sommes perdants. On perd entre 35 et 40 heures rémunérées par an».

Représentants des syndicats et de la direction sont en réunion pour négocier. Même si le mouvement de grève est déjà lancé, les salariés continuent à travailler en attendant le résultat de cette réunion.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 11:10

Fuite des patients, baisse d’activité, crise financière, déficit d’image… Le centre hospitalier Auban-Moët n’affiche pas une forme olympique. Un plan d’action est en cours pour redresser la barre. Il sera présenté aux instances de l’établissement et à l’ARS début février.

L’hôpital d’Épernay vit des heures difficiles. C’est écrit noir sur blanc dans l’un des audits commandé par l’établissement et réalisé par le cabinet EY. Dès les premières lignes, pas d’équivoque, la situation est qualifiée «d’inquiétante, elle appelle un rétablissement urgent indispensable».

Même écho alarmiste de trois représentants syndicaux (CGT-UNSA-CFDT) qui avaient initié un mouvement de grève courant décembre dernier pour manifester contre le troisième PRE, plan de retour à l’équilibre et ses conséquences : «L’hôpital se trouve dans une situation financière catastrophique».

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 11:08

Cette semaine, le ton est monté chez les pompiers professionnels des Ardennes. Deux syndicats, le SNSPP/PATS (FO) et la CGT dénonçaient la mauvaise gestion du président du Sdis.

«Le management du Sdis des Ardennes est devenu déplorable depuis quelques mois». Ils parlent notamment d’une pression morale de la part de l’encadrement supérieur. «Il nous paraît intolérable que de tels agissements restent impunis».

Ce vendredi matin, alors que la cérémonie des vœux aux pompiers devait se dérouler à partir de 11 heures à la salle des fêtes de Prix-lès-Mézières, une cinquantaine de syndiqués CGT ont décidé de bloquer l’accès à cette salle. La cérémonie a été annulée.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 10:50

La chambre sociale de Reims a rejeté ce mercredi le recours en révision déposé par les 47 anciens employés de l'ancienne fonderie de Nouzonville.

C'est un chèque qui va leur faire mal au coeur. Ce 13 janvier, la justice a décidé que les salariés vont chacun devoir redonner la moitié environ de leurs indemnités à leur ancien employeur, malgré la condamnation de leur PDG pour travail dissimulé et escroquerie. Des sommes que ces 47 personnes doivent rembourser sous peine d'amende. Ils avaient pourtant touché ces compensations financières en 2008, suite à une décision des prud'hommes. Mais en appel la justice avait estimé que le motif du travail dissimulé n'était pas valable.

Selon l'ancien délégué du personnel, les trois-quarts des employés d'Ardennes Forge se seraient retrouvés au chômage suite à la fermeture de l'entreprise. Les Anciens Ateliers Thomé-Génot, fondés durant le Second Empire, avaient déposé le bilan en 2006, marquant profondément l'histoire sociale de la vallée de la Meuse. La tentative de reprise d'activité initiée par un ancien cadre, sous le nom d'Ardennes Forge, n'avait duré que quelques mois malgré les aides publiques.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 20:45

Une réunion s’est tenue ce lundi après-midi dans les bureaux du magasin de l’enseigne Lidl de Sainte-Ménehould.

Le directeur régional est venu en personne annoncer la prochaine fermeture aux six employés. Des solutions de reclassement du personnel vont être étudiées afin d’éviter de trop lourds préjudices.

L’activité devrait cesser dans quelques semaines.

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