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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 16:19

Plusieurs associations (ACCUS, ADULT et CDIU) appellent les usagers du TER Vallée de la Marne à débuter une grève de présentation des titres de transport du lundi 26 juin au vendredi 30 juin. C’est à cette date que ces associations rencontreront la SNCF et le Conseil Régional. Les usagers de la ligne seront en règle et en possession d’un titre valide mais refuseront de le montrer au contrôleur.

«Vous, usagers vivez un cauchemar depuis plus de 3 semaines : Incidents majeurs (arbres sur les voies, feux aux abords des voies, trains en panne) engendrant des retards conséquents. Vous souffrez également des suppressions de train, des mises en place tardives des locomotives, d’une prise en charge en situation perturbée et d’informations voyageurs chaotiques voire inexistantes…»

Ces associations réclament auprès de la SNCF et du Conseil Régional, en plus d’un service de qualité sur la ligne, «une indemnisation rapide et conséquente» ainsi que «des mesures fortes et immédiates pour que des enseignements soient tirés de ce que l’on vit actuellement notamment en termes de prises en charge voyageurs et communications au regard du prix de l’abonnement sur notre ligne (TGV, BUS, TAXIS)».

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 09:29
130 salariés sur le carreau avec la fermeture de la Matt fin 2019

Après des mois de langue de bois, c’est désormais officiel : l’usine Matt, implantée depuis 40 ans à Chaourse, en périphérie de Montcornet sera définitivement fermée par son propriétaire Trèves, fin 2019. L’annonce en a été faite hier lundi en fin de journée aux membres de l’intersyndicale lors d’une rencontre avec le médiateur désigné par le préfet et le directeur départemental du travail.

 

Aujourd’hui, les 130 salariés poursuivent un 7e jour de grève. Mais ils ont été sommés par le groupe Trèves de laisser pénétrer deux camions dans l’entreprise, faute de quoi les négociations en cours seraient interrompues. En fait de discussions, les représentants de l’intersyndicale en sont à solliciter les meilleures conditions de départ pour les salariés qui seraient licenciés. Il y a quelques jours, la prime supra légale proposée par Trèves se limitait à 25 % de mois de salaire par année d’ancienneté. Les syndicalistes exigent 3 000 euros par année de présence dans l’entreprise.

 

À 14 heures aujourd’hui, une manifestation rassemblera salariés, et collègues de Goodyear et de Toyota. En revanche, il a été expressément demandé aux élus, défaillants selon les salariés, de ne pas se joindre au cortège «afin d’éviter tout débordement». Ceci à la suite de la venue dimanche sur le site des maires de Chaourse, Montcornet, du président du conseil départemental et de l'ex député de le Laon qui a déclaré qu'il ne les soutiendrait pas tant qu'ils seront dans l'illégalité avec le blocage du site.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 12:56
Accueil des mineurs isolés : le licenciement de l'éducatrice refusé

Mise à pied le 30 janvier 2017 pour avoir dénoncé les conditions d'accueil des mineurs étrangers après le décès du Malien Denko Sissoko, l'éducatrice risquait d'être licenciée.

 

Cette éducatrice spécialisée, par ailleurs déléguée du personnel - ce qui impliquait l'accord de l'administration pour la licencier - travaille depuis 16 ans pour La Sauvegarde de la Marne, une association financée par le Conseil départemental et dont l'une des missions est l'accueil des mineurs isolés étrangers. Cette association avait demandé son licenciement pour faute grave suite à des "déclarations irraisonnables et fallacieuses".

 

L'Inspection du travail a refusé le licenciement d'une éducatrice spécialisée demandé par son employeur pour avoir dénoncé publiquement les conditions d'accueil des mineurs isolés étrangers dans le foyer d'hébergement qu'il gère à Châlons-en-Champagne (Marne) et où un jeune Malien s'est suicidé en janvier..

 

Les faits sont survenus "en dehors de l'exécution de son contrat de travail" et elle s'est exprimée "en sa qualité de représentante du personnel", a souligné l'Inspection du travail pour motiver son refus, dans un courrier daté du 29 mars dont l'AFP a eu copie.

 

Un soulagement pour elle : "Déjà la première chose à laquelle j'ai pensé c'est que j'avais envie de saluer l'indépendance de l'Inspection du travail qui dans ce conflit a remis du droit entre les deux parties...". L'éducatrice poursuit : "j'ai été soulagée, heureuse de retrouver mon poste lundi prochain au sein des miens et ça me conforte dans l'idée que j'avais raison de parler au moment où j'ai parlé".

 

Dans le même temps, on apprenait que plus de deux mois après la mort de Denko Sissoko à Châlons-en-champagne, les parents du jeune migrant malien portent plainte contre X pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui et non assistance à personne en danger. Les parents de Denko Sissoko ne croient pas au suicide de leur fils, l'aîné d'une fratrie, âgé de 16 ans, parti du Mali à leur insu et arrivé dans la Marne en novembre dernier. "Ils n'y croient pas et surtout ils veulent connaître la vérité, ou tenter de la connaître... ils sont animés d'aucun esprit de vengeance", précise Maître Emmanuel Daoud leur avocat. "Oui il y a eu un défaut de protection, oui il a été exposé à un danger, mais comme d'autres, et peut-être comme d'autres encore aujourd'hui...".

 

A noter également que le défenseur des droits a été saisi dés le mois de janvier et une enquête a été confiée au pôle de défense des droits de l'enfant pour tenter de savoir s'il y a eu ou non des dysfonctionnements dans la prise en charge du jeune malien.

 

Quoiqu’il en soit, le combat continue. La prochaine réunion du comité de soutien Denko Sissoko Ne tournons pas la page aura lieu le jeudi 6 avril à 18 h à la Maison des syndicats de Reims.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 16:52
Pourquoi marcher le 19 mars ?

Nous marcherons d’abord à l’appel des familles des victimes de violences policières. Nous marcherons parce que nous ne pouvons pas accepter la violence policière ordinaire qui sévit dans les banlieues, nous ne pouvons pas accepter les contrôles au faciès, les humiliations et les violences qui accompagnent les contrôles d’identité dont sont régulièrement victimes les habitant-e-s des quartiers. Nous marcherons parce que nous n’acceptons pas qu’une partie d’entre nous soient systématiquement présumé-e-s coupables pour le simple fait de leur origine et de leur appartenance de classe. Nous marcherons parce que nous ne pouvons accepter la violence raciste d’état qui va jusqu’à tuer et l’impunité des assassins lorsqu’ils ou elles portent un uniforme.

 

Nous marcherons contre l’état de guerre que le pouvoir nous impose. Cette guerre a de multiples dimensions dont aucune n’est dissociable de l’autre. Ce sont des guerres impérialistes avec la multiplication des interventions militaires françaises en Afrique et au Moyen Orient. Rappelons que les motivations soit-disant humanitaires ne sont que le fait du pompier pyromane, comme l’intervention française pour « protéger » le Mali contre des forces armées que le pouvoir français avait auparavant contribué à fabriquer par son intervention en Libye ; comme les interventions au Moyen Orient qui ne sont que la conséquence de la situation fabriquée par les guerres contre l’Irak. Ces guerres se situent en réalité dans la continuation des guerres coloniales pour le pillage des matières premières (pétrole, uranium...).

 

Ces guerres se font au nom de la « lutte contre le terrorisme », et c’est bien aussi contre l’état d’urgence que nous marcherons le 19 mars. « Là-bas », les populations déjà prises en étau entre les dictatures « classiques » et la dictature de l’état islamique, déjà victimes de massacres et d’atrocités, sont en plus quotidiennement bombardées, pour leur salut bien sûr. « Ici », l’état d’urgence s’est traduit dès le début par de nombreuses perquisitions et arrestations arbitraires visant particulièrement, outre les militant-e-s, notamment écologistes, de nombreuses personnes connues pour leur appartenance à la communauté musulmane. Et c’est « pour notre salut », « pour nous protéger » que l’état d’urgence a été utilisé pour réprimer les manifestations que ce soit à l’occasion de la COP 21 ou contre la loi travail.

Cet état de guerre est un état de guerre de classe, ou plus exactement de guerre préventive de la bourgeoisie pour maintenir son pouvoir. C’est ce qui relie les humiliations dont sont victimes les habitant-e-s des quartiers, la répression contre le mouvement social, la chasse aux migrant-e-s, la criminalisation de toute solidarité, le pouvoir accordé à la police dans les récentes lois...

 

Nous marcherons parce que l’habillage idéologique de cet état de guerre de classe est insupportable. On ne cesse de nous bassiner avec « les lois de la république ». Où sont les lois de la république lorsque les chibani sont obligés de faire un procès contre la SNCF pour se voir verser la retraite pour laquelle ils ont cotisé ? Où sont les lois de la république lorsqu’on s’apprête à voter une loi qui autorise les milices privées des entreprises à porter une arme ? Quelle est cette laïcité au nom de laquelle les politiciens interdisent des tenues vestimentaires alors que dans le même temps ils font valoir leur appartenance catholique et leur soutien à la famille sacrée dans leurs campagnes électorales ?

 

La chasse aux migrant-e-s et la situation des sans papiers sont emblématiques de ce discours. Non seulement on les enferme dans des camps d’internement afin de mieux organiser leur déportation, mais on le fait au nom d’une soit-disant aide humanitaire. On justifie une armée en Méditerranée spécialisée dans la chasse aux migrant-e-s... par leur naufrage en mer, ces mêmes naufrages provoqués par cette politique. On multiplie les obstacles à leur régularisation pour mieux s’assurer d’une main d’oeuvre sous payée contrainte d’accepter les travaux les plus pénibles et les plus dangereux.

 

Nous marcherons parce que nous ne pouvons pas supporter qu’une partie de la population soit totalement mise à part, comme les roms à qui aucun droit n’est reconnu malgré qu’ils et elles soient citoyen-ne-s européen-ne-s, comme les prisonnier-e-s enfermé-e-s dans la misère la plus totale, et pour la plupart à cause de la misère, dans des prisons surpeuplées, victimes quotidiennes d’humiliations et de maltraitances.

 

Nous marcherons parce que dans cette guerre de classe, nous savons de quel côté nous sommes et où sont nos frères et sœurs.

 

OCL

 

Egalement dans le 4 pages :

  • Les luttes immigrées, une composante essentielle des luttes ouvrières
  • Le combat pour l’émancipation des femmes ne doit pas légitimer le racisme !
  • L’Europe Forteresse
  • La chasse aux sans papiers
  • C’est le racisme qui divise le prolétariat, pas l’inverse
  • J’ai la mémoire qui flanche..
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:07

A Paris, la préfecture de police interdit la manif de demain. D'autres villes sont menacées de la même interdiction.

Voici un appel provenant de Nantes

VALLS A DIT : INTERDIT DE MANIFESTER !!!

Ce gouvernement est impopulaire ! Ce gouvernement est isolé ! Les Valls, Hollande et toute la clique de larbins des grandes fortunes dont ils sont, n'ont plus que la répression et le mensonge pour faire face à un mécontentement populaire qui résonne toujours plus fort !

L’État et ses laquais médiatiques ne font même plus semblant d'avoir un minimum de neutralité… C'est le mensonge médiatique et l'instrumentalisation permanente ! Ainsi tous les grands médias s'accordent unanimement pour annoncer l'échec de la mobilisation nationale du mardi 14 juin… Mais quiconque était dans les cortèges ce mardi a pu s'en rendre compte, ce ne sont pas 80 000 personnes qui défilaient mais des centaines de milliers !

L’État veut instrumentaliser la casse de quelques vitrines de l'hôpital Necker pour réprimer le mouvement en lutte contre la casse sociale. Lui qui organise la casse méthodique des hôpitaux publiques, lui qui impose aux aides-soignantes, infirmières et personnels des cadences de travail infernales et par là met en dangers la santé des patients, lui qui supprime lits après lits des différents services hospitaliers rallongeant d'autant les listes d'attente pour être pris en charge et alimentant ainsi le secteur hospitalier privé… Mais de qui se moquent-ils ?! Prétextes ! Vulgaires prétextes !

Alors ça y est, c'est dit : la promulgation d'une loi rejetée par 3 français sur 4 ne suffisait pas, le recours au 49.3 ne suffisait pas non plus, les interventions musclées des CRS pour débloquer les dépôts de carburants, violenter les manifestants ne suffisait toujours pas…

Ces messieurs du pouvoir voudraient purement et simplement : nous interdire de manifester ! C'est un nouveau cap qui est franchi dans le virage autoritaire et sécuritaire de l'Etat.

Cette démocratie n'est pas notre démocratie, c'est celle de la finance et des actionnaires ! Tant qu'il se tait, le peuple peut jouir d'un semblant de démocratie. Mais lorsqu'il s'exprime, on lui ferme sa gueule ! Trop facile !

C'est tout le mouvement et c'est tout­ le peuple que le gouvernement Valls-Hollande veut humilier. Il nous reste 2 choix : accepter le dictat gouvernemental et baisser la tête, ou relever le défi et gagner notre dignité !

JE REFUSE LE DICTAT DE VALLS

J'IRAIS MANIFESTER

Et aussi une analyse sur Paris luttes info

https://paris-luttes.info/manifestation-interdite-est-ce-que-6239

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 10:10

Une quinzaine d’enfants et d’adolescents placés sur ordre judiciaire dorment en ce moment par terre, un peu partout dans les couloirs, le salon ou la cuisine, affirment les employés de la Maison départementale et de la famille (Madef) de Charleville-Mézières. «Il y a aussi des problèmes de locaux. Pour un des groupes, il y a une douche pour vingt jeunes, Dans le groupe de des deux à six ans, les radiateurs ne fonctionnent pas bien. Il fait 10 ºC la nuit. Il y a des enfants qui saignent du nez», témoignent les employés. Les adolescents et les enfants fuguent aussi régulièrement. Les problèmes sont multiples.

Excédés une vingtaine d’employés de la Madef ont manifesté mardi. Ils souhaitent des décisions urgentes concernant l’accueil d’urgence. Actuellement, le centre est débordé par les enfants accueillis en urgence sur ordre judiciaire. Une dizaine d’enfants de trop affluent vers la structure. «Nous souhaitons une solution rapide concernant le sureffectif. On demande aussi de connaître les dates et les échéances pour la construction de la nouvelle Madef».

Les employés ont déjà manifesté pour les mêmes raisons il y a deux ans. «Depuis la dernière grève, certaines choses ont été créées telles que les pavillons extérieurs mais ce n’est pas suffisant. (…) C’est une catastrophe. Lorsque je vais travailler, je me dis que je vais essayer de maintenir un peu d’ordre. Il n’y a plus de projet éducatif. (…) On n’est plus dans la protection de l’enfance, on est dans la maltraitance».

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 11:24
Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Journée de mobilisations sur Nantes et ailleurs, le 9 janvier 2016

Le gouvernement trahit les accords obtenus par la lutte selon lesquels ni les travaux de l'aéroport ni les expulsions ne commenceraient avant l'épuisement des recours juridiques.

En effet, les habitants et paysans dits «historiques», qui étaient propriétaires ou locataires avant la déclaration d'utilité publique (DUP), ont été assignés en référé expulsion le 10 décembre. AGO-Vinci demandait l'expulsion immédiate des habitants, avec pour contrainte une astreinte financière de 200 à 1000 € par jour. Et mise sous séquestre des biens et cheptels.

Le moment était sans doute malvenu sur le plan politique : COP21 et élections régionales. Les deux avocats ont accepté la mise en suspens de la procédure, celui d'AGO-Vinci affirmant sa volonté de la relancer en janvier.

Après que les tentatives de vider la ZAD par les forces policières ont échoué en 2012, l’État essaie maintenant de le faire sous la pression financière sans même avoir à se risquer à venir sur le terrain.

Il n'est pas question de laisser l’État expulser une partie d'entre nous, ni même de laisser peser une telle menace sur l'ensemble des habitants de la zone. Notre perspective est l'abandon du projet, cependant notre force collective doit arracher immédiatement l'engagement de l’État à renoncer à toute procédure d'expulsion jusqu'à ce que tous les recours soient menés à leur fin.

Le 30 décembre, AGO-Vinci a relancé la procédure pour une audience contradictoire le mercredi 13 janvier.

Une AG le soir même a décidé d'avancer la mobilisation au samedi précédent.

Nous appelons donc à une forte mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, en convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour un grand banquet partagé au pied du pont, victuailles tirées des sacs.

Le tout dans une ambiance enthousiaste, conviviale et sereine, celle que nous avons su conserver pendant les huit jours de notre convoi «CAP sur la COP» malgré l'état d'urgence. L'action de cette journée autour de Nantes sera assumable par tous et toutes et gérée ensemble de bout en bout. Nous nous portons collectivement garants de son succès.

Nous ne laisserons jamais disparaître les terres de la zad et tous ceux qui la font vivre.

Nous appelons donc à nous rejoindre pour une mobilisation le 9 janvier 2016, que ce soit :

- à la tracto-vélo de Notre-Dame-des-Landes à 8h30, qui ira jusqu'au périphérique de Nantes

- si vous n'avez pas de vélo : à la manifestation piétonne (les deux se rejoindront)

et si vous êtes trop loin, à des manifestations, blocages, occupations et autres formes d'actions près de chez vous en solidarité contre les expulsions, (plutôt) le 9 ou le 16 janvier, selon possibilités locales appréciées par les comités de soutien... Rennes, Toulouse, d'autres villes... ont déjà annoncé des actions.

À l'appel des composantes de la lutte contre l'aéroport :

des membres de la Coordination (ACIPA, ADECA, Agissons Pour l’Avenir, ATTAC, CANVA, CéDpa, CELA, Confédération Paysanne 44, décroissanceS-MOC, GAB44, PG44, NPA, UD44 Solidaires, EELV, ENSEMBLE !, Nature-Avenir, Natur-Action, OBSLAB, Vertou Écologie Solidarité, Sèvre Propre 2015, Solidarités Écologie), le COPAIn, Naturalistes en lutte, des habitant-e-s de la ZAD, des comités de soutien...

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:19

Alors que le compte des noyés dans la Méditerranée, cette mer cimetière, s’accroît tous les jours, les médias tournent en boucle et assènent que les pays européens et leurs polices s’affairent à «sauver» les migrants irresponsables qui – non content d’enrichir des passeurs véreux – prennent des risques inconsidérés pour traverser les frontières sur des bateaux surchargés et dangereux.

Il n’en reste pas moins qu’ils sont toujours de plus en plus nombreux à se noyer et quand la police en intercepte, les «sauver» veut dire, au mieux, les enfermer et tenter de les expulser. La présentation sous les oripeaux de l’humanitaire du type de gestion qui leur est imposé n’est que le complément du contrôle des migrations, et ne sert qu’à amoindrir l’effet d’intolérable de la violence de ce qui se passe, à dépolitiser ce qui est en jeu. Si de très nombreuses personnes paient cher pour des traversées dangereuses et souvent mortelles, c’est parce que, pour eux, il n’est pas possible de traverser les frontières tranquillement et légalement. C’est donc bien le système de contrôle et de gestion des flux migratoires, dont l’humanitaire est un des rouages, qui est responsables de ces morts, de ces dettes et de ces épopées souvent tragiques.

Pendant ce temps, dans Paris, plusieurs groupes de migrants accompagnés par quelques associations humanitaires, et désormais soutenus par un grand nombre de voisins et militants, subissent un harcèlement policier intolérable. Si les migrants de La Chapelle et d’Austerlitz sont expulsés de leurs campements de fortune, arrêtés, mis en rétention, ou «dispersés» comme on fait de poussières indésirables, c’est parce que, comme aux frontières extérieures et intérieures de l’Europe, l’objectif est de les rendre invisibles, à fortiori dans la capitale, première destination touristique mondiale, eux qui contestent par leur existence même le bien fondé des politiques migratoires mises en œuvre en Europe depuis plusieurs dizaines d’années. Aux migrants dont la force tient principalement au fait qu’ils restent ensemble et agissent collectivement, il n’est proposé par les associations humanitaires et la plupart des partis politiques que des «hébergements précaires» (quelques nuits au maximum) et dispersés (on a même vu des bus emmener les migrants... nulle part).

Poser politiquement et collectivement les enjeux. Politiquement, vous avez dit politiquement ?

Face à cette situation, il est urgent de reprendre l’initiative et de s’organiser sur des objectifs précis élaborés collectivement pour obtenir des avancées réelles pour tous. En effet la gestion humanitaire et la gestion gouvernementale ont pour point commun d’empêcher de poser les enjeux politiques liés à la question des migrants et de contribuer à gérer leur invisibilité. Contre cette logique, à nous de les aider à rester ensemble et à accroître leur visibilité.

Comme dans toutes les luttes, un certains nombres de questions ou de problèmes se posent, il y a un certain nombre de choses à affronter. Pour permettre qu’un peu de tactique se dessine, que le rapport de force soit travaillé de manière plus fine et efficace, il faut que les migrants puissent discuter collectivement afin qu’ils soit en situation d’énoncer ce qu’ils veulent et faire en sorte de l’obtenir. Et c’est aussi cela qui permettra, en les articulant et en les posant de la manière la plus adéquate possible, de résoudre les problèmes multiples auxquelles leur situation les confronte (papiers, logement, amélioration des conditions de santé...).

Nécessaires et réciproques auto-organisations

Il est grand temps de commencer à gagner, et pour ça il faut sortir de la mauvaise urgence, du temps de l’humanitaire, pour rentrer dans le temps de la lutte, qui doit être un moment d’amélioration des conditions de vie de tous et de chacun. La lutte, il faut que ça commence à payer.

Pour ne pas laisser les migrants à la merci de la gauche, la meilleure chose que l’on puisse faire c’est de, nous aussi, être organisés, non pas pour montrer l’exemple mais parce qu’il nous faut également sortir de l’impuissance et trouver comment fonctionner pour sortir des relations de soutien interindividuelles.

Certains d’entre nous ont en mémoire qu’après l’expulsion de Saint-Ambroise lors du mouvement des sans-papiers de 1996, SOS Racisme (en tant que relais de la politique d’immigration du Parti Socialiste) avait déjà voulu sélectionner 50 sans-papiers qu’ils se proposaient «d’héberger» temporairement dans leur local, cherchant ainsi à casser la lutte par la dispersion de ses participants. Si ceux-ci ont pu refuser efficacement cette division très concrète, c’est parce qu’ils s’étaient déjà organisés dans la lutte, mais aussi parce qu’ils ont compris qu’ils pouvaient compter, hors de la logique humanitaire, sur l’aide et l’assistance de composantes de la lutte qui avaient des papiers.

Ne restons pas désarmés et ne nous laissons pas reléguer au rang de témoins des «réunions unitaires» qui sont en train de s’organiser. Pour ne pas laisser le monopole de l’organisation – et surtout de l’initiative – aux structures, partis et humanitaires, c’est un espace pour discuter, réfléchir, élaborer et agir qu’il faut commencer à construire. Un tel lieu permettrait par exemple de tirer le bilan croisé des tentatives des derniers jours parmi lesquelles l’occupation de l’ancienne caserne et des conditions dans lesquelles elle a été levée, ainsi que des premières arrestations et des mises en centre de rétention.

Nous, voisins bienveillants, militants têtus, passants assidus, nous les «irresponsables» qui empêchons Valls de «bien travailler avec Emmaüs et France Terre d’Asile», il nous appartient de trouver le moyen de nous organiser pour agir au côté des migrants dans cette lutte pour la liberté de circulation et d’installation pour tous.

Paris, le 16 juin 2015

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:36
Des puéricultrices manifestent à Reims

A Reims, 2 crèches sont gérées par le CCAS. Faute de moyen, la municipalité évoque une éventuelle privatisation.

Une trentaine de puéricultrices ont manifesté leur inquiétude ce jeudi ce matin à Reims. Elles se disent surchargées, en sous-effectif.

Pour l'heure, les négociations avec la municipalité n'ont pas abouti.

Les deux crèches pourraient rester fermées jusqu'à samedi prochain inclus.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 19:29

Ils étaient hier sur le site de la Scapest près de Châlons-en-Champagne. Ce matin, c'est sur le site de l'entrepôt Leclerc à Witry-lès-Reims que les routiers ont décidé de manifester, aux côtés des salariés grévistes de l'entrepôt.

Hier, lundi, les salariés de l'entrepôt Leclerc ont reçu une lettre d'huissier leur demandant de cesser le blocage des camions. Leur occupation étant illégale.

Objectif commun : peser sur les négociations salariales.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:07

Depuis un an que l'EPSM de Caen est en lutte contre un plan de redressement financier, celle-ci est devenue un symbole de la résistance aux politiques de restriction imposées par les différent-es ministres de la santé, pour faire payer aux hospitaliers la pénurie de moyens, et maintenant du refus de la criminalisation de l'action syndicale.

Ce n'est que grâce aux efforts consentis quotidiennement par les hospitaliers, que les hôpitaux continuent à fonctionner. Partout la même dégradation des conditions de travail (baisse des RTT, glissement de tâches, diminution d’effectifs, travail en 12h...), déqualification des personnels, remisés au rang de simple variable d’ajustement budgétaire. La qualité des soins, est reléguée au négligeable, face au rouleau compresseur totalitaire des protocoles et du process qualité. Pas question d'humanité, mais de rentabilité!  

Face à cette attaque frontale, les hôpitaux en lutte sont nombreux  (Sarlat, Angers, Beauvais, Digne, Sète, Saint-Avé, St Jean d’Angely, Marseille, Plaisir-Grignon, Korian, Maison Blanche à Paris, Guillaume Régnier à Rennes, Paul Guiraud à Villejuif, EPSM à Caen, CHUM en Martinique...) et chaque jour de nouvelles mobilisations voient le jour partout en France. Malgré la révolte qui gronde, les revendications des hospitaliers restent peu visibles. (...)

La suite dans Courant alternatif de n° 242 de juillet 2014

Interview de 2 salarié-e-s de l'EPSM de Caen

20140630 Luttes dans les hôpitaux
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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 19:49

Une manifestation a eu lieu devant la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) de Reims alors qu'avait lieu un conseil d'administration.

Une centaine de salariés de l'association des maisons de quartier, accompagnés par quelques usagers et bénévoles des structures, manifestent bruyamment alors que se déroule un conseil d’administration de la Caf. Ce piquet de grève fait suite à la décision de la Caisse de réduire de 25 % le montant de leur subvention sur fonds propres. Soit une baisse de 137  000 euros.

Salariés et bénévoles craignent des coupes dans les effectifs et une possible fermeture de structures.

Selon le directeur de la CAF, «Nous ne pouvons malheureusement pas faire autrement. Nos propres crédits sont également en baisse. Il faut aussi savoir que si la subvention en fonds propres est amputée, les financements de prestations de services ont eux quasi-doublé depuis 2007».

Mouvement de grève devant la CAF de Reims
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