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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:21

Comme dans de nombreuses villes de nos régions, les cheminots grévistes de Reims, réunis en assemblée générale, ont décidé la poursuite de leur mouvement. Sébastien, un des secrétaires régionaux CGT-Cheminots de Champagne-Ardenne, et Stéphane, secrétaire adjoint de Sud-Rail Champagne-Ardenne, détaillent les raisons de cette grève, débutée mardi soir.

Tout part d'un projet de loi de «réforme ferroviaire», discuté en première lecture à l'Assemblée les 17, 18, 19 et 24 juin. Le but de ce texte est de stopper les couacs et les dérives financières entre la SNCF et RFF. Scindées en 1997, les deux activités, circulation et infrastructures, vont à nouveau être réunies au sein d'une même entité. Enfin, plus exactement trois : la SNCF, société mère, chapeautera la SNCF Réseau, chargée des infrastructures (comme RFF), et la SNCF Mobilité, qui exploitera les installations. «Actuellement, la SNCF est divisée en cinq activités et cela fonctionne mal en interne ! Après, cela fonctionne mal entre la SNCF et RFF. Demain, avec trois entités, cela fonctionnera encore plus mal. Et le service rendu aux voyageurs sera moins bon !».

L'autre but de cette réforme est de «stabiliser progressivement la dette.  Ces 40 milliards d'euros, ce sont les cheminots et les voyageurs qui vont la payer !». «On nous rétorque que nous tenons des raisonnements simplistes et réducteurs. Face aux propos alambiqués de notre direction, c'est normal...»

Cette réforme ferroviaire porte aussi la volonté gouvernementale de créer «un cadre social commun à tous les travailleurs de la branche ferroviaire». Actuellement, à côté des 160 000 salariés de la SNCF, «3 000 cheminots travaillent dans des entreprises privées en France. Et nous sentons la volonté d'aligner tout le monde vers le moins-disant socialement». «Les salaires, les 35 heures, les suppressions de postes qui vont s'accentuer, cette réforme recèle un gros volet social qui va mettre en danger notre statut».

«Il faut revoir complètement le projet de loi, que l'on en débatte en interne, avec les représentants, avec les associations d'usagers, avec la direction, avant d'envoyer le texte au Parlement».

SNCF : grève reconduite
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 10:24

Les représentants des syndicats FO et CGT du fabricant de moquette Tecsom ont rendez-vous cet après-midi à 15 heures avec le procureur de la République. Pour le délégué FO, cette réunion sera l’occasion de faire valoir leurs revendications concernant notamment la prime supralégale mais surtout d’alerter le procureur sur la conduite du dossier. Il dénonce un manque de transparence dans l’attitude de l’administrateur judiciaire et n’hésite pas à parler de «mascarade».

Alors qu'une nouvelle audience est prévue au tribunal de commerce jeudi, le piquet de grève est maintenu à l'usine. 

Fo et CGT assurent par ailleurs que, contrairement à ce qu’avait précisé le sous-préfet de Sedan, l’inspection du travail n’a toujours pas reçu de nouvelle version du plan de sauvegarde de l’emploi.

G Groupe X n’a pas encore versé le salaire entre le 27 et 31 mai pour les 67 employés restants. «Si vous n’avez rien en fin de semaine, vous pouvez penser à exercer votre droit de retrait», a expliqué hier leur avocat. Une solution apportée aux salariés conservés, mais démissionnaires.

FO et la CGT de Tecsom chez le procureur
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:27

A une semaine de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de réforme ferroviaire, quatre syndicats de cheminots appellent à une grève nationale reconductible, à partir de ce mardi 10 juin au soir, pour obtenir des améliorations au texte de loi.

La SNCF s'attend à d'importantes perturbations ce mercredi.

En Champagne-Ardenne, 2 TGV sur 5 devraient rouler et 3 intercités sur 10 en moyenne seraient maintenus. Au niveau des TER, les perturbations seront non négligeables : 2 trains sur 5 seront maintenus en moyenne.

En Picardie, une moyenne de 4 trains sur 10 en circulation (TER, Intercités et TGV) est annoncé.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:20

Ce mardi matin, Aurélie Filippetti était en visite au Familistère de Guise dans l’Aisne.

A sa sortie du site peu après 12 heures, une surprise l’attendait  : une trentaine d’artistes et acrobates venus de Châlons-en-Champagne dans la Marne lui avaient réservé un «spectacle» original  : des pyramides d’hommes et de femmes totalement dénudés. Une façon de dénoncer le dénuement dans lequel la réforme de leur statut risque de les plonger.

Interpellée, la ministre de la Culture a expliqué que le dossier était entre les mains d’un médiateur et qu’aucune décision ne serait prise avant une quinzaine de jours. Elle a par ailleurs annoncé la visite prochaine, dans la région, de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

Colère des intermittents : manif dénudée
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:06

Le festival Furies à Châlons-en-Champagne célèbre cette année ses 25 ans d’existence. Un anniversaire qui s'annonce mouvementé. Plusieurs spectacles ont d'ores et déjà été annulés en raison de la grève des intermittents du spectacle.

"Le festival est solidaire avec les artistes et techniciens du spectacle et Furies se déclare en lutte à partir d'aujourd'hui", a précisé le directeur artistique du festival.

Les intermittents présents sur le festival doivent se prononcer mardi en fin de journée sur la suite à donner au mouvement. Un point sur la programmation sera fait "au jour le jour".

Le communiqué du festival, à retrouver sur le site officiel : 

10 juin – Festival en lutte
Furies, Festival en lutte

Le Festival Furies tient à exprimer sa solidarité avec les professionnels artistes et techniciens du spectacle vivant qui dénoncent les derniers accords de l’UNEDIC.
Cet accord national interprofessionnel relatif à l’indemnisation du chômage du 22 mars 2014 signé par le MEDEF/CGPME/UPA et la CFDT/CFTC/FO, est le prolongement redouté de celui de 2003. Il n’est donc pas adapté aux pratiques d’emploi discontinu.
En solidarité avec toutes les manifestations culturelles qui se sont engagées depuis la fin du mois de mai dans un mouvement radical de contestation, Furies se déclare en lutte à partir de ce jour.
Cette décision fait suite à diverses rencontres entre les salariés permanents et intermittents de Furies et résulte de concertation avec l’ensemble des artistes et compagnies présents pour y jouer.
Le festival se met à la disposition des artistes et techniciens intermittents pour soutenir leurs actions et revendications, il assure le chantier de mise en place des représentations en préconisant certains débrayages.
L’ensemble des salariés de Furies demande solennellement à Monsieur François Rebsamen Ministre du travail de ne pas agréer cet accord du 22 mars.

Châlons en Champagne
10 juin 2014

Si vous souhaitez signer la pétition «Non à l’agrément de l’accord UNEDIC signé dans la nuit du vendredi 21 mars», rendez-vous sur ce site :
http://www.change.org/petitions/monsieur-le-ministre-du-travail-non-à-l-agrément-de-l-accord-unedic-signé-dans-la-nuit-du-vendredi-21-mars


Une surprise pour la Ministre

Mardi matin, les intermittents des Furies ont fait le déplacement dans l'Aisne pour interpeller la Ministre de la Culture Aurélie Filipetti, qui visitait le Familistère de Guise. Une trentaine d'artistes lui a réservé une surprise sous la forme d'un spectacle original : des pyramides d'hommes et de femmes totalement nus. Une manière de dénoncer le dénuement dans lequel la réforme de leur statut risque de les entraîner.

 
 
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 18:29

C’est une sanction contre un salarié de Krug qui a déclenché l’ire du personnel : une mise à pied conservatoire, première étape vers le licenciement pour faute. Cette décision, jugée abusive par les syndicats, intervient alors qu’une expertise aurait révélé des souffrances au travail.

La grève a débuté hier après-midi, elle concerne toute la société de production de champagne Veuve Clicquot-Krug. Il concerne les pôles production, administratif et la partie vignobles. En tout, plus de 300 salariés ont quitté leur poste de travail.

Deux autres employés pourraient faire l’objet de telles mesures : l’un fait partie du CHSCT, l’autre du CE.

Si le conflit s’enlise, le mouvement pourrait s’étendre aux autres sociétés du groupe.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:40

20131025-Mission-locale.jpgHier matin et ce matin, les salariés de la Mission Locale pour la Jeunesse de Reims sont en grève.

Ils dénoncent la méthode retenue pour préparer le regroupement des trois structures : Mission Locale pour la Jeunesse / Centre régional d’information jeunesse / Maison de l’Emploi et en particuliers :
- un calendrier intenable compte tenu de la surcharge de travail.
- le manque de transparence sur les objectifs de travail, avec l’obligation d’une «production» pour le 15 décembre 2013.
- l’absence de concertation préalable avec les salariés des deux autres structures concernées.
- l’absence de représentation de certains services indispensables à la mission d’accompagnement des jeunes : le social, le logement, la santé, le support administratif.

"Par cette action, nous exprimons notre inquiétude quant à notre avenir et notre mal être au travail. Nous n’acceptons plus le mépris dont nous faisons l’objet. Nous n’acceptons plus la dégradation «programmée» du Service rendu aux jeunes."

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 21:00

Manif-Cartier-20131018.jpg43 des 70 salariés grévistes de Cartier Joaillerie International à Reims sont partis en car, vendredi matin, de la zone Farman. Direction le 13 rue de la Paix, la très prestigieuse adresse parisienne du joaillier Cartier, où ils ont, une nouvelle fois, réclamé une augmentation de salaire de 200 euros nets.

«Les négociations entamées depuis mardi n’ont pas abouti. Nous voulons donc taper plus haut. Nous sommes payés au Smic alors que le groupe se porte très bien !».

La direction «fait part de sa forte déception et de son incompréhension après l’échec des discussions», d’autant qu’elle a «fait des propositions d’augmentation très significatives des rémunérations. Ces propositions se traduisent, dès janvier prochain, à des niveaux de salaires supérieurs de près de 40 % au cadre de la convention collective de la BJO qui régit le secteur».

Elle fait aussi savoir que si les ouvriers parisiens sont mieux payés que les rémois, c’est parce qu’ils ont des qualifications supérieures.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:02

Les sapeurs-pompiers professionnels de l'Aisne se sont mobilisés vendredi soir devant la caserne de Saint-Quentin, afin de dénoncer l'application de la réforme de la filière dans le département.

Certains gradés pourraient perdre une partie de leurs attributions sur le terrain si la réforme est appliquée. «Par exemple, alors que j'y suis autorisé actuellement, je n'aurai plus le droit de prendre un fourgon pour aller en intervention. Et le Département refuse de faire des nominations comme l'ont fait le Pas-de-Calais et le Val d'Oise. Cela pourrait, à la rigueur, sembler juste si, dans le même temps, les officiers supérieurs n'étaient pas eux proposés pour des nominations. Il y a une dévalorisation du métier, un blocage de carrière et une perte financière allant jusqu'à 800 euros par an».

S'ils doivent maintenir leurs interventions, les sapeurs-pompiers restent «en grève illimitée».

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 10:14

Mobilisation des élus, courriers à la SNCF, organisation d'une réunion publique. Un collectif d'usagers de la SNCF en colère est en constitution à Romilly-sur-Seine. En effet, en raison des perturbations actuelles qui ont lieu sur la ligne, causées par des rappels en maintenance de nombreuses locomotives, une dizaine d'usagers réguliers - pour le moment - ont décidé de se constituer en collectif pour tenter de faire entendre leur voix auprès de la SNCF et des politiques.

Beaucoup d'habitants du secteur de Romilly et de Nogent se rendent quotidiennement à Paris pour travailler. Dans bien des cas, cette ligne est même une des raisons qui ont poussé ces Parisiens, à la recherche d'un cadre de vie meilleur, à venir s'installer dans le département.

Or, en ce moment, les suppressions de train qui touchent la ligne exaspèrent et inquiètent les usagers quant à l'avenir. Le train de 22 h 12 au départ de Paris a disparu des fiches horaires.

«Le problème, c'est qu'il y a des gens qui finissent très tard, comme le personnel hospitalier. Or, on nous a dit qu'il pourrait être supprimé jusqu'en septembre».

«Il faut agir avant que ça ne prenne des proportions trop importantes. Certains envisagent de bloquer les TGV à Paris. Il faut agir avant d'arriver à de telles extrémités».

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 09:23

En fin de matinée, les 140 salariés de Baxi ont décidé de ne pas s'avouer vaincus. Lors d'un vote à main levée, dans la salle du centre socioculturelle de Villeneuve-Saint-Germain, ils ont décidé de suivre l'intersyndicale et de se battre.

Deux options leur ont été présentées par les délégués syndicaux et l'avocate du comité centrale d'entreprise (CCE).

La première : décider de partir avec un chèque, après négociation et finalisation du PSE et valider ainsi le projet de fermeture de l'usine à l'horizon 2014 par le groupe BDR Therméa.

La seconde : lutter, défendre une alternative à cette fermeture avec 90 à 100 emplois sauvés. Présentée dans différents rapports, cette alternative préconise une restructuration et une réorganisation du site, un investissement qui serait absorbé en moins d'une année en terme de trésorerie. Cette solution maintiendrait «encore cinq ans une centaine d'emplois sur le site pour le coût du plan de sauvegarde de l'emploi».

Les salariés ont été prévenus : choisir la seconde option, celle que défend l'intersyndicale, c'est s'engager dans une lutte âpre, longue. À trois exceptions près, l'ensemble des salariés a décidé de sauver le site et, pour le faire savoir, de monter dans les bus, vendredi 14 juin en direction du siège social du Blanc-Mesnil pour soutenir leur élus lors du comité central d'entreprise extraordinaire.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 09:29

S'ils ne sont qu'une petite dizaine sur 52, ils paralysent toute l'entreprise. Depuis mardi, les employés du secteur découpe et façonnage de Vetrotech Condren sont en grève.

Le petit groupe revendique une hausse de salaire de 2, 5 % (avec une marge de négociation), mais, selon eux, la direction ne souhaite faire aucun effort. En fait, la direction ne souhaiterait pas augmenter une seule partie des salariés. «Elle a proposé 0, 2 % pour tout le monde mais ce n'est pas assez. Y en a marre de suer et de devoir dire à nos enfants à la fin du mois que pour un paquet de gâteaux, il faudra attendre le mois d'après. En plus nous sommes passés de 100 à 200 découpes par jour et par poste, ce qui est énorme. Résultats ? Nous ne sommes pas payés en retour».

Le mouvement est parti spontanément sans l'encouragement des syndicats. Pour ces hommes, aller au bout c'est entamer une grève de la faim dès lundi, à l'intérieur de l'entreprise. «Pour l'instant aucune discussion n'est possible avec la direction. Nous ne reculerons pas et sommes prêts à nous battre. La grève ne sera pas levée».

Pour la direction du site, il est toutefois primordial que les employés reprennent le travail avant tout démarrage de négociations.

Une visite des dirigeants du groupe devrait intervenir aujourd'hui. La situation pourrait peut-être se débloquer. La direction devra visiblement faire un pas vers les salariés, si elle ne veut pas compter parmi ses employés une dizaine de grévistes de la faim lundi matin.

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