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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 20:57

Vendredi en début de soirée, une quarantaine d'ex-salariés retenaient toujours un actionnaire belge de la holding GIMVF, Marc Jacquet.

Une séquestration avec comme décor les locaux de la pépinière d'entreprise de Châlons en Champagne. Les 68 salariés partants pour la création d'une SCOP pour la reprise du fabriquant de papiers peints ne supportent plus l'attente.

Le bras de fer semble avoir payé pour les ex Grantil-Grandeco. Une réunion à la Préfecture de Région était programmée vendredi soir, avec dans la foulée la perspective d'une nouvelle réunion de négociation mardi 30 avril autour du projet de SCOP.  

"Nous avons fait une offre de reprise globale pour la création de notre scop  qui préserve près de 80 emplois il y après de 15 jours et la holding belge qui nous a liquidé ne veut pas nous répondre. Plus le temps passe plus la création de notre scop est compromise car les clients qui nous soutiennent ne vont pas attendre indéfiniment. Nous sommes déterminés à mener cette action jusqu'à ce qu'on nous réponde. Nous avons fait sortir tout le monde sauf l'actionnaire belge, une cadre de Grandéco Wallfashion qui nous sert d'interprète et un commercial que nous allons prochainement libérer".

Début mars, les ex-salariés de Grandéco annonçaient la création d'une scop (société coopérative et participative) qui maintiendrait près de la moitié des effectifs. Grandéco Wallfashion Group, dont l'actionnaire principal est le fond d'investissement privé GIMV côté à la bourse de Bruxelles, a été fondé en juin 2007 à l'issue de la fusion entre l'entreprise belge Ideco et l'usine française Grantil, installée à Châlons-en-Champagne depuis 1870.

Dernière minute ; il a été libéré vers 22 h.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 11:41

Ardam-20130308.jpgLes salariés d'Electrolux ont décidé de poursuivre leur mobilisation, après la manif « surprise » de la veille et suite à l'annonce du rejet du projet niVer. Ils l'ont répété et répété encore hier matin : «Nous ne lâcherons rien !».

Dès 6 heures, ils ont ainsi commencé à bouger, au sein même de l'usine. Plus de deux cents salariés, réunis autour d'un grand feu régulièrement alimenté par des palettes en bois et des pneus. L'enseigne est taguée : «Voyous, vendus, assassins»

À 9 h 45, l'arrivée de la directrice du site revinois encadrée de trois gardes du corps est huée et applaudie par les salariés, formant une haie d'honneur. Quelques minutes plus tard, le cortège se dirige vers la gare où les salariés en colère ont arrêté symboliquement deux trains : celui de 10 h 31 en direction de Givet et celui de 10 h 46 à destination de Charleville. Puis, vers 11 heures, retour à l'usine.

«S'ils pensaient qu'en faisant leur annonce mercredi au lieu de lundi comme prévu à Bercy, ils allaient démotiver les gens, ils ont eu tort. Maintenant, ils sont encore plus déterminés ! Nous avons été patients depuis le 22 octobre. La fête est finie. Ce n'est qu'un début, maintenant, on ne rigole plus !».

La direction du groupe a décidé de fermer le site revinois, lundi, vu le nombre assez important, semble-t-il, de salariés, accompagnant l'intersyndicale à Bercy (8 bus)?

«Comme ils veulent la fermeture de l'usine, nous, nous voulons qu'ils paient tout le monde et nous, jeunes, nous verrons avec le repreneur et avec des garanties. Il faut qu'ils s'attendent à ce que nous prenions un avocat. Par contre, nous ne voulons pas être repris comme nos voisins d'Oxame, ça, il est hors de question».

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 13:02

Greve-Joliot-20130124.jpgÇa ne s'arrange pas au lycée professionnel Joliot-Curie. Après un «droit de retrait» exercé le 11 octobre pour dénoncer le climat délétère au sein de l'établissement, 100 % des personnels ont observeré une journée de grève ce jeudi 24 janvier.

Harcèlement, humiliation, intimidation, les profs du lycée Joliot-Curie demandent le départ de la proviseure.

Cette proviseure, titulaire d’un DEA de sociologie de l’éducation et d’un CAPET d’économie gestion, a été proviseur-adjoint au lycée Libergier de 1998 à 2001, principale au collège du Vieux-Port à Vitry-le-François et au collège de Colombey-les-deux-Eglises et ensuite à la direction du lycée polyvalent Philippe-Lebon, à Joinville.

Courant septembre, les élus alertent le recteur sur la situation rencontrée avec leur proviseure depuis la rentrée. Le 10 octobre 2012, suite à une bagarre a éclaté entre quatre élèves en plein cours, les enseignants décident d'exercer leur droit de retrait l'après-midi. Le recteur prend alors position en faveur des enseignants.

Hier, 100 % des enseignants était en grève.  "Les conditions de travail matérielles et surtout psychologiques, se sont totalement dégradées depuis la rentrée de septembre 2012 et ne permettent plus aux enseignants et aux membres de l’équipe éducative de travailler sereinement".

Ils dénoncent des "méthodes imposées sans cohérence avec le fonctionnement de l’établissement, des propos inadmissibles tenus dès la pré-rentrée, des pressions importantes exercées sur certains collègues, amènent des souffrances au travail qui s’expriment quotidiennement".

Les représentants des élus rappellent avoir alerté le recteur à l'occasion de deux courriers, d'une audience au rectorat et d'une enquête administrative, entre fin septembre et début janvier.

«Cinq mois après la rentrée, toujours rien de concret, aucune mesure n'a été prise, ce qui fait qu'aujourd'hui, le mal est trop important. Les enseignants souhaitent donc alerter l'opinion publique et particulièrement les parents d'élèves, que la scolarité de leurs enfants est mise en péril par ce type de fonctionnement».

Le recteur confirme bien qu'une enquête administrative a bien été engagée pour comprendre à partir de faits précis les difficultés relationnelles pouvant exister entre ces adultes. «Je vais recevoir le compte rendu et après une réunion avec le directeur départemental de l'Éducation nationale, nous verrons quelle suite nous donnerons à cette affaire». Et de préciser en direction des familles de l'établissement que «les difficultés que les uns et les autres rencontrent à Joliot-Curie ne transparaissent pas sur l'enseignement dispensé aux élèves. Ce qui est à l'honneur de tous».

Cette proviseure,  ancien officier de réserve, est présidente d’honneur de l’association régionale de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN). Elle a été décorée «Chevalier de la Légion d’honneur» en 2005 et «Chevalier de l'ordre du mérite» en 2006.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:01

Environ 150 élèves du lycée de Bazeilles ont à nouveau manifesté, hier, d'abord devant leur établissement, puis dans les rues de Sedan, afin de protester contre le projet de transfert des filières d'enseignement générales vers le lycée Pierre-Bayle.

L'annonce de ce projet de transfert remonte à janvier 2012. Plusieurs manifestations avaient été aussitôt organisées afin de protester contre cette réorganisation jugée par les élèves comme «incohérente».

Ce transfert, qui, au départ devait se faire par étapes dès la rentrée 2012, avait finalement été différé à la suite d'une intervention, auprès du rectorat, par le député Jean-Luc Warsmann.

Toutefois, les jeunes manifestants semblent persuadés que ce n'est là que partie remise.

Une nouvelle manifestation, organisée cette fois par les parents d'élèves, aura lieu ce samedi 19 janvier.

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 18:19

Les salariés de la Maroquinerie des Ardennes ont repris le travail ce jeudi matin. Un protocole d'accord de sortie de grève est en cours d'écriture.

ls ont obtenu : une hausse de salaire de 41 euros brut/mois, une prime mensuelle de 10 euros brut/mois, une prime individuelle d'environ 30 euros (varie selon les salariés)

Depuis mardi matin, une centaine de salariés étaient massés devant l'usine ardennaise, en faisant brûler des pneus. Cette grève déclenchée de manière spontanée portait sur les augmentations de salaires.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 22:32

Deuxième jour de conflit chez Hermès. La direction semble jouer l’usure alors que les revendications ont été revues à la baisse.

Les salariés demandent à la direction une hausse générale des salaires de 60 euros brut par mois. Les négociations sont dures. Les employées, en majorité des femmes, sont décidées à continuer le mouvement.

Déjà des signes de tension entre grévistes et non-grévistes, notamment quand les salariés qui ont effectué normalement leur journée de travail sont sortis hier vers 16 heures sous les quolibets.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 12:09

Nantes-20121215.jpgCyril s’est fait condamner à 5 mois ferme en comparution immédiate fin novembre après s’être fait arrêter sur la zad par des gendarmes infiltrés sur une barricade.

Pour lui écrire : Comite de soutien aux inculpees «le gue» 44220 coueron.

Vous pouvez aussi soutenir Cyril financièrement en envoyant un chèque à la meme adresse. Merci pour lui.

Mes chers camarades,

Un très grand merci pour votre soutien et celui des autres camarades zadistes. Pas une journée ne se passe sans que je pense à vous tous. Merci pour ces infos non muselées que tu m’apportes, cela renforce encore plus mes convictions déjà fortes et ne me désespère pas pour notre cause qui est juste, elle. Nous ne sommes peut-etre qu’une épine dans le pied de ce gouvernement mais elle est assez profonde pour qu’il puisse la retirer. Remplie d’un venin qui se mourit d’amour et de solidarité, elle envenime ceux qui sont pour la destruction, la repression violente et les constructions capitalistes inutiles pour une population pacifiste mais resistante qui ne demande que de vivre en paix et en harmonie avec la mère nature. Ils ne sont pas à leur premier coup d’essai. Mais la resistance est toujours là. Nous faisons partie de la nouvelle et de l’ancienne génération qui lutte depuis tant d’années contre ces multiples projets inutiles. Ils depassent les bornes. Ces souffrances qu’ils infligent à nous et à la mère nature sont malheureusement irreversibles et nous ne les oublieront jamais. Qui sont-ils pour penser que la valeur de l’argent est plus importante que celle de l’être humain et de son environnement. Pour moi c’est un devoir envers les miens de crier mon opposition à tout celà. La destruction massive de notre mère la terre doit cesser car les conséquences en sont désastreuses. Que laisserons-nous à nos enfants ? Une chose est sûre, nous ne sommes pas des lâches. Nous nous battons pour des valeurs sûres, justes et ils en seront fiers. L’Etat ne peut en dire autant, car il en est pas à sa première erreur. Mes grands parents et mon père ont subis les memes erreurs à un’échelle differente et leur etait reproché à l’epoque le simple fait d’etre juifs et de vouloir protéger cette terre qui est la nôtre. Refusant de partir de leur terre pendant la guerre, ils en ont payé le prix fort. Fusillés par les collabos de l’époque devant mon père qui n’avait que 5 ans. Certaines choses ont changés mais le gouvernement lâche et hypocrite reste ferme devant les cris et les pleurs de ses enfants qu’il dit capricieux. Je pense que le caprice vient d’eux et que la Raison vient de notre passion et de notre amour pour ces nombreuses causes justes et défendables. Ils ne l’entendent pas de même et nous poussent dans l’illegalité et la rébellion. Ma peine est celle d’un être humain qui ne se soumet pas. Comme la vôtre. Faut-il pourtant subir ? Ma réponse est Non. Nous ne lâcherons rien. Car peu importe le temps , ce qui compte ce sont les messages et le résultat ainsi que les erreurs flagrantes que le peuple voit. Ne changez rien, reste comme vous êtes, libres ! Mes bottes me manquent, vous me manquez camarades et ami-e-s et je continue la lutte d’une autre manière. Grace à vous j’ai assez de contacts à l’exterieur pour me faire entendre. Cela fait plus de dix ans que je me bas pour differents causes. Je suis originaire de cette région et je le resterais malgré mon interdiction de séjourner dans le 44 pendant 2 ans. Sauf Avessac où j’ai acheté un petit corps de ferme que je rénove pour tous ceux qui aiment la nature et la liberté. Je suis tailleur de pierre et cela me plait. Ma lutte se fait aussi dans la musique depuis 12 années et passera ces messages grace à l’aide exterieure, étant à l’heure actuelle prisonnier. Je suis sur le projet d’un nouveau CD destiné à notre cause. Car il me semble nécessaire de faire passer ces messages. Je vous fais donc part du premier jet de la première chanson que je vous offre en espèrant votre participation future d’une verité qu’on nous demande de cacher. J’aimerais si possible que cette lettre ainsi que cette chanson soient mises sur Indymedia. Merci. Je compte sur vous et vous remercie tous pour le soutient que vous m’apportez et surtout pour cette cause juste. La terre de nos parents est la future terre de nos enfants, ne l’oublions pas. V.D.R et S

Je vous embrasse,

Cyril n°ecrou 57360 prison de Nantes

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 17:56

Hier matin, les FOCAST et les Baxi ont bloqué la N31. L'après-midi, ils manifestaient devant la sous-préfecture de Soissons.

Environ une centaine de manifestants de la société FOCAST était de nouveau dans la rue ce matin, pour protester contre l'éventuelle fermeture de la fonderie.

130 salariés pourraient en effet rester sur le carreau.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 10:42

La Poste aurait prévu de passer le bureau situé place d'Erlon à une automatisation quasi complète. Mais ce ne serait pas tout puisque le bureau de Poste-Congrès, situé tout en bas de la rue de Vesle, serait lui carrément menacé de fermeture.

La Poste de la place d'Erlon ainsi que le bureau Congrès n'ont carrément pas hier ouvert leurs portes de la journée. 100 % de grévistes sur les deux bureaux.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 16:24

Toute la matinée, la ville de Rethel aHopital-Rethel-11-oct-2012.jpg assisté au défilé de plus de 200 salariés de l'hôpital de Rethel. Fait rare : des médecins faisaient partie du cortège. Le personnel soignant et administratif s'inquiète de l'avenir du groupement Hospitalier Sud-Ardennes (GHSA) qui regroupe les établissements de Vouziers et de Rethel.

Première source d'inquiétude des salariés : la fermeture de la maternité en 2010 de Vouziers. L'hôpital connaîtrait de grosses difficultés financières. Les employés redoutent désormais l'arrêt du bloc chirurgical de Rethel, équipement pourtant flambant neuf.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 09:16

Visteon.jpgLe 4 mai dernier, à la veille du second tour des élections présidentielles, le président du conseil régional jetait un sacré froid en préambule d'une réunion tenue à Sedan, en annonçant «Une énième mauvaise nouvelle pour les Ardennes». En l'occurrence : la suppression d'une centaine d'emplois au sein de l'entreprise carolomacérienne, Ardennes Visteon Industries, via des départs négociés. Information aussitôt démentie.

Quatre mois plus tard, ce projet de dégraissage a bel et bien été officialisé par le second employeur du département au cours d'un comité d'entreprise extraordinaire tenu, hier, sur le site de l'avenue de l'Industrie. L'élu avait donc raison : ce conséquent plan de départs volontaires a, en effet, été présenté par les dirigeants de Visteon.

L'effectif actuel (747 salariés plus 140 intérimaires) étant trop important par rapport au futur volume d'activité, le fabricant d'appareils de climatisation pour l'automobile entend se séparer de 112 personnes, afin d'être plus compétitif à l'avenir. Une coupe qui passera soit par des départs volontaires négociés avec des enveloppes financières à la clé - 1 000 euros par an avec un plafond de 10.000 euros en plus de l'indemnité légale de licenciement - pour les candidats éventuels, soit par le non-remplacement de départs naturels. 77 opérateurs des ateliers aluminium et plastique et 35 employés indirects sont d'ores et déjà ciblés par cette mesure drastique.

Seule note positive au cours des trois heures de réunion, l'annonce d'un plan d'investissement sur trois ans de 15 à 18 millions d'euros, destiné à former le personnel et à moderniser un outil de travail devenu trop vétuste. Ce qui débouchait sur certains dysfonctionnements fâcheux et à des rebuts. La crise que traverse le secteur automobile, la forte concurrence régnant entre les sites automobiles pour décrocher des marchés et le non-renouvellement de produits de la gamme Ford jusqu'alors fabriqués à Charleville-Mézières (comme par exemple la Mondeo CD3 X) semblent être à l'origine de cette très mauvaise nouvelle pour l'économie ardennaise, laquelle pourrait d'ailleurs connaître d'autres feux de détresse au cours des prochaines semaines.

Actuellement, les salariés de Visteon fabriques des appareils de climatisation pour la Fiesta, la Focus, l’ancienne formule Mondeo et le Cmax. Soit 84 % de porudction consacrés à la gamme Ford. Pour le reste, ils travaillent aussi pour Nissan, Volvo, Jaguar et Land Rover. Mais l’avenir reste incertain au cours d’une période sensible marquant le renouvellement des marchés.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 11:57

Plysorol 2012Moins de 24 heures après l'annonce de la liquidation de l'ex-leader européen du contreplaqué par le tribunal de commerce de Lisieux, aucun des 94 salariés ne manquait à l'appel.

«On ne se laissera pas piller !  Il faut protéger notre outil de travail. Pas question de laisser sortir les stocks sans l'accord des salariés !».

A l'unanimité, les ex-salariés de Plysorol votent l'occupation de l'usine.

Catégorique, l'élue du CCE affirme : «Actuellement, nous avons pour 1 million d'euros de produits finis en stock. On occupera l'usine jusqu'à sa reprise».

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