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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 20:38
20171211 Révolution russe

Présentation-débat à Toulouse du hors série n° 21 de Courant alternatif sur La révolution russe a 100 ans Un regard anarchiste. Numéro que vous pouvez commander (6 €) à OCL/Egrégore, BP 81213, 51058 Reims cedex.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:02
Espagne : mémoires de 36-39

La guerre civile espagnole reste une tragédie idéologique et humaine, mais au cours de cette période des utopies libertaires furent réalisées, en particulier à Barcelone.

Frank Mintz, spécialiste des mouvements anarchistes , évoquera cette éradication temporaire du capitalisme au cœur même d’une Espagne déchirée et abandonnée par les puissances occidentales.

Au terme de cette conférence, suivie d’un débat, on proposera d’entendre quelques extraits d’auteurs ou poètes engagés dans ce conflit.

Vendredi 3 mars

Théâtre du Chemin vert à Reims

à partir de 18 h 30

Espagne : mémoires de 36-39
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:02
IL Y A  38 ANS : RADIO MANIEVESLE …

Radio Primitive fête ses 35 ans d’existence. Cette radio associative qui émet légalement depuis 1981 a intégré dans son histoire la période de clandestinité de Radio Manievesle puisqu’une partie de son équipe de départ était issue de celle-ci.

38 ans après, que reste-t-il dans les mémoires de cette période où l’Etat avait le monopole de l’émission radiophonique (et évidemment télévisuelle) sur son territoire ?

La répression

En 1978, une radio libre baptisée “Radio Manievesle” émettait, pendant une heure maximum, certains vendredis soirs à partir de 19h 30.

Etant interdite, nous étions recherchés dès la première minute d’émission. Après avoir été repéré par des agents de la DST équipés d’un matériel permettant rapidement de localiser l’émetteur, toute l’armada de la Police Judiciaire rémoise intervenait. Les risques encourus étaient une peine d’amende pouvant aller jusqu’à 10 000 FF et une peine de prison ferme maximum de 1 an.

Sur Reims une douzaine de personnes furent inculpée de fin 78 à 1980. Les deux premières (dont l’auteur de cet article) eurent un contrôle judiciaire des plus sévères : suppression du permis de conduire, interdiction de quitter le département de la Marne et obligation de pointer deux fois par semaine au commissariat central. Ce contrôle judiciaire ne fut levé que 6 mois plus tard par décision de la Cour d’appel. Mais, il n’y eût aucun procès car l’instruction ne fut jamais close étant donné qu’après chaque arrestation et saisie de matériel, une nouvelle équipe se mettait en place et ré-émettait le plus rapidement possible sans oublier qu’une cinquantaine de rémois et de rémoises demandaient d’être aussi inculpés pour émissions radiophoniques illégales. A cette époque, ces demandes d’inculpations collectives étaient très en vogue, cela permettait d’ennuyer le juge d’instruction, d’engorger les services de police si le juge décidait de poursuivre, et surtout de revendiquer le plus collectivement possible un acte illégal.

Le monopole de l’Etat sauta en 1981 après les élections présidentielles et législatives. Certains diront que c’est grâce à la gauche qui avait gagné ces élections ; en fait c’est déjà grâce à la mobilisation et à la multiplication des radios libres que le pouvoir, qui commençait à être ridicule sur cette affaire, céda et aurait cédé même si Giscard avait été réélu ! En effet ce monopole devenait désuet et n’oublions pas que les projets de créations de grosses radios indépendantes de l’Etat fleurissaient car la “libération des ondes” pouvait devenir un créneau commercial générant des masses de capitaux importants grâce aux recettes publicitaires et aux produits dérivés.

La naissance de Radio Manievesle

C’est déjà là que certaines mémoires fléchissent.

Si l’on en croit “Marne Hebdo Reims” dans son édition du 4 décembre 2003 : “Un groupe de personnes voulant diffuser des musiques qu’on ne pouvait pas entendre sur les grandes ondes et un autre voulant faire de la radio un média citoyen fondent Radio Manievesle” AIE ! AIE !!!!

Qui a raconté ce genre d’ineptie à un journaliste ?

L’idée d’une radio libre sur Reims naît, en 1977, dans un groupe très affinitaire de quelques personnes, en majorité étudiant en fin d’étude (mais pas seulement), qui se réunit, certains soirs, autour d’une bouffe bien arrosée dans un appartement de la rue de la Briqueterie à Reims. Ce groupe rentre en contact très rapidement, sur des bases d’affinité idéologique, avec le groupe anar de Reims, membre de l’OCL, plus connu sous le nom de l’association Egrégore (en dehors du troupeau dans le vieux français), déclaration associative dans la loi de 1901 qui lui permet de louer des locaux de réunion (municipaux ou privés).

Ce groupe existe toujours puisqu’il publie entre autres ce Chat Noir, qu’il a un local sur Reims au 51 rue de Landouzy, et qu’il produit toujours une émission radiophonique d’une heure par semaine sur Radio Primitive, émission reprise par l’Eko des Garrigues sur Montpellier et Canal Sud à Toulouse.

Mais à cette époque des membres de ce groupe ont été à l’origine (avec d’autres) d’un journal de “libre-expression” intitulé “Le Pavé dans la Marne”. Ce canard rémois, tiré à 1000 exemplaires, a eu, dans ces années 70, un certain succès puisqu’il se vendait, exclusivement par ventes militantes, à plusieurs centaines d’exemplaires sur Reims. Ses réunions hebdomadaires regroupaient jusqu’à 40 personnes animées d’un même désir de contre et de libre information/expression.

De là est née Radio Manievesle et pas d’ailleurs !

Ce collectif radio n’a regroupé quasiment que des anars individuels ou membres du groupe OCL, des sympathisants, jeunes, plus ou moins proches du mouvement anar ! Une seule personne, seulement motivée par le fait de faire de la radio, sera présente dans ce collectif et assumera la répression. Ce copain sera à l’origine de Primitive et deviendra journaliste (apprécié par tous ceux et toutes celles qui ont quelque chose à dire contre l’organisation et le fonctionnement de notre société capitaliste ! Encore aujourd’hui !) et quittera la région après avoir été contraint de quitter “Primitive” pour des raisons qui me sont restés obscures. Il va sans dire que nous étions tous branchés “musiques nouvelles”, rock ou chansons françaises engagées.

Passons au contenu !

Et c’est là que certaines mémoires flanchent !

Radio Manievesle était une petite radio comme des centaines d’autres en France, mais aussi en Belgique... Elle faisait partie d’un mouvement qui se battait contre le monopole de l’Etat (français, belge, …). Dans ce mouvement il y eût en gros trois tendances importantes :

  • les radios qui n’aspiraient qu’à la libération des ondes afin d’espérer faire du fric pour quelques personnes branchées qui semblaient avoir trouvées là un “ créneau porteur ”
  • Les radios qui émanaient de partis politiques dont évidemment le Parti Socialiste (mais aussi des militants de droite) … qui préparaient les élections de 1981.
  • Les radios associatives composées de militants libertaires ou d’extrême gauche ou de travailleurs en lutte contre des licenciements liées à une restructuration capitaliste (comme par exemple dans la sidérurgie à Longwy) ou d’habitants en lutte contre l’implantation d’une centrale nucléaire (comme à Chooz dans les Ardennes) ….

Radio Manievesle faisait évidemment partie de cette troisième tendance qui émettait afin qu’une parole différente, dissidente ou de lutte soit entendue. A cette époque, le vocable de “citoyen” n’existait pas pour la bonne et simple raison que nous étions globalement en dissidence avec l’Etat et son monopole de propagande. A Radio Manievesle il y avait 3 objecteurs de conscience qui étaient dans une situation d’insoumission à l’armée française, l’un des piliers de l’intégration citoyenne ! Nos émissions furent consacrées à l’antimilitarisme, l’antinucléaire avec notre participation à la lutte de Chooz dans les Ardennes et le soutien à des tas de luttes ouvrières, d’employées, d’intérimaires ou de travailleurs immigrés. C’est ainsi que Radio Manievesle réalisa une émission d’une heure sur la lutte des résidents des 2 foyers SONACOTRA de Reims début 1979. Cette émission fut reçue 5 sur 5 sur la ville malgré la répression et un résident interviewé, dont la voix fut identifiée par la police, fut le troisième inculpé de Radio Manievesle !

Nous n’avions donc rien à voir avec une quelconque démarche citoyenne qui est de nature intégratrice par rapport à la société telle qu’elle est. Un bon citoyen est celui qui vote, qui participe à ce monde immonde, qui y cherche sa place. Très peu pour nous, HIER comme AUJOURD’HUI !

IL Y A  38 ANS : RADIO MANIEVESLE …
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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 09:50
Primitive fête ses 35 ans

35 ans de L'EGREGORE sur Primitive (depuis 1981), mais aussi 3 ans sur Manie Vesle (1978-1981); ça se fête...

Le 23 octobre au Temps des Cerises à partir de 13h30

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 12:53

De 1790 à 1801

Les cantons redécoupent la France selon un maillage qui se veut d’une absolue régularité et uniformité pour mettre fin aux multitudes de statuts particuliers de l'Ancien régime. Avec ses «quatre lieues carrées», le canton est la première circonscription au-dessus de la commune mais surtout le ressort du juge de paix. Avant de connaître son heure de gloire sous le Directoire qui en fait des municipalités de plein exercice chargées de gérer les communes de leur territoire.

La loi du 22 décembre 1789 prescrit la création dans chaque département d'une assemblée composée de 36 membres élus : le conseil de département. Mais celui-ci est supprimé par la loi du 14 frimaire an II (4 décembre 1793). Il sera rétabli sous le nom de conseil général par la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800). Cependant, les membres n'en sont plus élus mais nommés par le gouvernement.

De 1801 à 1960

Napoléon restructure à la serpe la carte des cantons (on passe d'environ 4 600 à 3 066 cantons) et les prive de leurs pouvoirs municipaux. La carte cantonale ne bougera quasiment pas jusqu'à la deuxième moitié du XXe siècle, ancrant le canton dans la réalité, particulièrement dans les campagnes où le chef-lieu de canton devient la petite capitale avec sa poste, son tribunal d'instance, sa gendarmerie, son marché.

Après une tentative abandonnée de réforme à la fin de la Restauration, ce n'est qu'en 1833 que les conseils généraux deviendront à nouveau des corps élus, au suffrage censitaire. L'élection au suffrage universel ne sera instituée qu'après la loi du 3 juillet 1848.

Sous le Régime de Vichy, les conseils généraux ont été remplacés en août 1942 par des conseils départementaux dont les membres étaient désignés par le Gouvernement.

Le président de l'assemblée était à l'origine renouvelé chaque année. Depuis la loi du 10 août 1871, le conseil général élit son président lors de chaque renouvellement des conseillers généraux.

De 1960 à 2009

A partir des années 1960, l'État entame un redécoupage graduel des cantons les plus peuplés pour que les conseils généraux reflètent un petit peu plus la réalité démographique des départements, les déséquilibres entre cantons étant devenus énormes du fait de l’exode rural, Une nécessité devenue criante avec la décentralisation qui fait des conseils généraux de véritables pouvoirs locaux chargés de l'essentiel des aides sociales, des routes, des collèges ...

Jusqu'à la loi de décentralisation du 2 mars 1982 (dite loi Defferre), le préfet de département était à la fois le représentant de l'État dans le département et l'exécutif départemental, le président du conseil général n'ayant alors comme unique tâche que la présidence de l'assemblée départementale. Cette situation cessant en 1982, le président du conseil général est le chef des services départementaux.

De 2009 à 2015

En 2009, une première réforme préconisait la création des conseillers territoriaux (fusion des conseillers généraux et régionaux) élus dans les cantons largement redécoupés. En 2012, avec le changement de majorité présidentielle, cette réforme est remplacée par un nouveau système paritaire (binômes homme-femme) qui suppose un nouveau redécoupage avec 2 fois moins de cantons.

Avant 2015

En 2015

 

1 conseiller général par canton, renouvelé par moitié tous les 3 ans

2 conseillers départementaux par canton. de sexe différent, élus pour 6 ans

 

3 971 cantons

3 971 conseillers généraux

2 068 cantons

4 136 conseillers départementaux

 

Le nouveau canton est défini sur des bases essentiellement démographiques. Le territoire de chaque canton est continu. Une commune de moins de 3 500 habitants doit être sur un seul canton.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 08:36

Parmi les terribles stigmates de la guerre 14-18, les munitions chimiques commencent tout juste à être éliminées de manière adéquate, alors que 10 à 20 tonnes sont encore découvertes chaque année dans nos terres.

Jusqu'en 1994, la France, comme d'autres pays, les faisaient exploser en mer, en Baie de Somme. Pratique mais pas vraiment développement durable... Désormais, en vertu de la convention sur l'interdiction des armes chimiques ratifiée par la France en 1995, le procédé de démantèlement doit être propre. Sauf que pendant des années, les autorités ont tergiversé. Alors le stock de ces munitions particulières, recelant gaz moutarde ou phosgène pour les plus connus, a enflé pour atteindre désormais 267 tonnes, 18 000 engins.

Ces armes doublement atroces sont stockées depuis 2001 dans le camp de Suippes.

Devant le stock grandissant, et comme le projet Secoia ne poussait pas, décision fut prise de commencer à éliminer les munitions les plus fragiles sur place. Du coup, depuis septembre 2012, le Centre de coordination sur les chargements chimiques (C4) accueille une unité mobile de démantèlement (UMD). Le principe est «simple». Le chargement toxique des munitions est vidangé par perçage de l’enveloppe. «Les produits qui sortent sont toujours chimiques mais plus toxiques de guerre. Ils ont été neutralisés par ajout d'autres substances et retournent dans l'industrie». La partie pyrotechnique des munitions est pour sa part détruite sur le terrain de Suippes avec les munitions conventionnelles. En 2013, l'UMD a neutralisé 117 munitions. Au total, l'UMD devrait seulement éliminer 1 500 munitions.

A Suippes, on guette l'ouverture de Secoia en 2016 pour entrer dans une nouvelle phase. Quatre camions effectueront au total, chaque année, 135 transports de munitions vers le camp de Mailly, leur cellule blindée pouvant résister à une charge de 13 kg de TNT. «Au rythme de 42 tonnes éliminées chaque année par Secoia, il faudra dix à douze ans pour éliminer notre stock, compte tenu du flux de découverte annuelle».

Signe que le C4 de Suippes n'est pas prêt de disparaître, les bâtiments de la zone vie vont être réhabilités.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:30
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 12:26

Fusillés pour l'exemplePendant la première mondiale, deux décrets du 2 août et du 6 septembre 1914 furent promulgués qui instituaient des Conseils de guerre spéciaux, s'ajoutant aux Conseils ordinaires qui continuaient de se tenir. Avec une procédure simplifiée et expéditive, s'inspirant des Cours martiales de 1870, ces conseils s'exercèrent jusqu'à leur suppression en 1917.

En France 2 400 «poilus» auront été condamnés à mort et plus de 600 fusillés pour l'exemple, les autres voyant leur peine commuée en travaux forcés. Ces condamnations ont été prononcées pour refus d’obéissance, mutilations volontaires, désertion, abandon de poste devant l'ennemi, délit de lâcheté ou mutinerie (en 1917).

Le 5 novembre 1998, à Craonne, Lionel Jospin, alors Premier ministre, vient inaugurer une statue d'Haïm Kern. Dans son discours, il est alors beaucoup plus prudent. «Certains des soldats, épuisés par des attaques condamnées à l'avance, glissant dans une boue trempée de sang, plongés dans un désespoir sans fond, refusèrent d'être des sacrifiés. Que ces soldats «fusillés pour l'exemple», au nom d'une discipline dont la rigueur n'avait d'égale que la dureté des combats, réintègrent aujourd'hui, pleinement, notre mémoire collective nationale», avait-t-il alors déclaré.

Quelques mois plus tard, en mai, la statue est vandalisée. Selon le sous-préfet de Soissons de l'époque, cet acte semble être l'œuvre de personnes hostiles à la réhabilitation des mutins. Un panneau portant l'inscription «Vive Pétain» avait été retrouvé devant la stèle renversée.

Le secrétaire d'Etat à la Défense a indiqué mardi à l'Assemblée nationale qu'une commission serait mise en place pour examiner au cas par cas, en vue de leur réhabilitation, les 620 soldats français condamnés à mort et fusillés, «pour l'exemple», pendant la Première Guerre mondiale.

«Pour ce qui est des soldats tirés au sort alors qu'ils n'avaient rien à se reprocher, la République devra tirer les conséquences de l'injustice du traitement qui leur a été réservé en réhabilitant ces soldats et leurs familles».

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:57

pga510200-250x98-copie-1.jpgDire que Reims fut pionnier de la Presse Gratuite n’est sans doute pas exagéré. 

A la fin des années 70, Daniel Watelet  lance Canal 51. Il rejoint dans la Cité des Sacres Atout fondé en 1976 par Jean-Louis Gourion, un commerçant du centre-ville.  Inspirés par leur succès, Jacques Moretti et Marc Moine créent à leur tour Reims-Magazine. Très vite ces deux derniers fusionnent pour devenir Atout-Magazine.

Les deux titres – Canal 51 et Atout Magazine – font partie du paysage. Les annonceurs se bousculent pour y insérer leurs publicités : Marchands de meubles, concessionnaires automobiles, Agences immobilières… Les frontières de Reims sont vite franchies et des éditions s’ouvrent à Epernay et à Châlons.

Un tel succès intéresse des groupes qui veulent prendre des positions nationales sur ce marché de la Presse Gratuite qui s’annonce très prospère.

Canal 51, le premier, est cédé à Havas, qui détient par la Comareg un pôle déjà important dans ce domaine.

Atout-Magazine  succombera, en  1989, aux sirènes de France Antilles, le groupe de presse dirigé par Philippe Hersant et déjà  propriétaire du quotidien régional L’Union.

Les deux groupes vont se faire une guerre commerciale sans merci dans un marché toujours aussi prometteur. Atout Magazine comptera jusqu’à plus de 15 agences dans la région et même en Picardie. Aucun concurrent ne se risque en terre champenoise.  

Le Galibot, pourtant très puissant dans le Nord, ne réussira pas à s’implanter.

En 2003, Hersant rachète la COMAREG. A Reims, les anciens frères ennemis vont devoir cohabiter au sein du même groupe.  Alors qu’Atout Magazine a toujours revendiqué sa proximité avec la région, Canal 51 a, depuis, longtemps, intégré un schéma de réseau national en abandonnant son titre pour une marque ombrelle «Bonjour» qui ne sera jamais vraiment adoptée par les annonceurs et les lecteurs, puis pour le titre Paru-Vendu.

Les années qui suivent vont voir la vague Internet se profiler puis déferler sur la publicité. Le pôle Presse gratuite du Groupe Hersant Média (GHM) n’y résistera pas. De plans de licenciement et plans de relance rien n’y fera. Cet été, c’est Atout-Magazine qui disparaît. Paru-Vendu ne survivra que quelques mois supplémentaires. 

La saga d’Atout et de Canal 51 est définitivement terminée.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:50

Affiche Chooz 1 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIREUX anti nucleaires
par lechatnoir51

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 14:39

barricade.AyAu début du XXe siècle, la révolte gronde dans le vignoble champenois, et surtout parmi les vignerons de la Marne qui doivent faire face au prix élevé de la terre et au poids des impôts alors que, depuis près de dix ans, les récoltes sont mauvaises : le phylloxéra, le gel et les orages ravagent la vigne. Et quand les années sont bonnes, la surproduction fait chuter les prix. Le vigneron marnais subit en effet la loi du Négoce, qui achète le raisin des petits exploitants pour fabriquer le champagne, mais aussi négocie durement ses prix d’achat. Et certains de ces négociants préfèrent les vins venus d’ailleurs à moindre prix. Jean Nollevalle, dans “L'Agitation dans le vignoble champenois”, écrit que “ces vins se précipitaient à flot, du moins dans bon nombre de maisons de commerce, arrivant du Saumurois, du Midi de la France et même d'Algérie.” Le prix du raisin baisse et la mévente menace.

Suite :

http://www.lechatnoir51.fr/pages/Il_y_a_100_ans_la_revolte_des_vignerons_champenois-5691287.html

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 22:38

02 Charlie BauerCharlie Bauer naît dans le quartier de l’Estaque à Marseille, fils d’ouvriers juifs, communistes staliniens et résistants.

Adhérent des Jeunesses communistes, il rompt avec celles-ci au moment du vote par le PCF de crédits militaires pour la guerre d'Algérie. Il déserte l’appel sous les drapeaux, rejoint le FLN, tente de gêner les actions de l’armée française.

Il est arrêté et condamné à plusieurs reprises pour des vols, qu’il considère comme une «pratique politique» (entre autre : pillages de containers pour alimenter le FLN algérien).

Durant son incarcération au quartier de haute sécurité de la prison de la Santé dans les années 70, il rencontre Jacques Mesrine (qui fut pourtant parachutiste pendant la guerre d’Algérie).

Charlie Bauer a passé vingt-cinq ans de sa vie en prison, dont neuf en Quartier de haute sécurité.

Lors son séjour en prison, il passe deux licences universitaires, en psychologie et en philosophie, et un doctorat d’anthropologie sociale.

Farouche opposant des prisons et des QHS Charlie Bauer deviendra un défenseur acharné des droits des prisonniers, en luttant notamment pour qu’ils aient droit à la télévision dans les cellules et puissent avoir accès aux livres et aux journaux.

Libéré en 1988, Charlie Bauer rédige deux ans plus tard une autobiographie, Fractures d'une vie.

Charlie Bauer nous a quittés ce dimanche 7 août 2011. Au combattant pour l'émancipation, au critique du "bureaucratisme" qu'il a toujours dénoncé avec véhémence et clairvoyance, notamment dans la dénonciation du stalinisme et de toutes ces dérives à peine voilées qui aujourd'hui perdurent, nous lui disons : adieu camarade.

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